
Camille est passionnée depuis toute petite par les océans. Et c’est tout naturellement qu’elle œuvre aujourd’hui pour les fonds marins. C’est aussi sous l’eau qu’elle a rencontré celui qui deviendra l’amour de sa vie, Morgan. Féru de plongée, il trouve en Camille une complice, une partenaire pour les escapades en mer. Mais c’est aussi là qu’il va y « laisser sa peau ». Alors que ni l’un ni l’autre n’avait pour envie de devenir parents, Camille va pourtant découvrir avec surprise qu’elle est enceinte. A la naissance d’Ambre, la jeune femme se transforme littéralement. Protectrice, elle se métamorphose en une mère accomplie, et lui voue un amour inconditionnel.
Le dernier roman d’Aurélie Valognes se lit aussi vite que ses prédécesseurs. Comme pour « La fugue » ou encore « L’envol« , l’autrice se détache du registre comique/feel good qui la fait connaitre et opte pour un ton beaucoup plus dramatique, mais aussi plus poétique. « L’émerveillement » est un manifeste pour la nature, qui va à l’essentiel, sans fioritures.
Encore une fois, la relation mère-fille est le point central du livre. Camille parvient à transmettre à Ambre ses valeurs et son dévouement pour la protection des océans. Mais à trop vouloir garder en cage les siens, ne risquons nous pas de nous brûler les ailes ?
Un beau roman, presque une fresque poétique, une plume touchante et des phrases qui nous émerveillent.
