Le goût du bonheur

Le goût du bonheur

Valentina travaille dans un bar, sur une petite île au large de l’Italie, avec pour compagnons Ferdinand, son acolyte à quatre pattes, et Nikola, son ami d’enfance. A Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste. Et elle est prête à tout pour se faufiler dans les bons papiers de son boss. A priori, ces deux jeunes femmes n’ont rien en commun, jusqu’à ce qu’une photo bouleverse leur existence.

« Le goût du bonheur » est un roman feel-good imaginé par Angéline Michel, disponible aux éditions J’ai Lu. C’est un livre très simple à lire car :

  • L’histoire est légère
  • Le récit est bref
  • Tout est couru d’avance.

En effet, aucune surprise à l’horizon, je parie même qu’à la lecture de mon résumé, vous savez déjà ce qu’il va se passer (et vous avez raison). Néanmoins, ça fait du bien de temps en temps de lire ce genre de roman, notamment entre deux gros pavés, ou après un livre qui a demandé pas mal de réflexion et/ou de concentration.

“Le gout du Bonheur”, c’est l’ouvrage typiquement girly, plein de bons sentiments, de gens gentils. Malgré une impression de déjà-vu et un côté un peu naïf, il plaira à tous les lecteurs qui n’ont pas envie de se prendre la tête et de se déconnecter un peu du quotidien.

Max

Max

Allemagne, 1936 : A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, un bébé s’apprête à naître, le 20 avril très précisément ; une date idéale puisqu’elle coïncide avec l’anniversaire d’Hitler. Max (ou plutôt Konrad) est un bébé prototype du programme Lebensborn qui a été initié par Himmler. Ce programme consiste en la chose suivante : des femmes sont sélectionnées par les nazis pour concevoir un enfant et ainsi mettre au monde des purs représentants de la race aryenne, ce pour régénérer l’Allemagne. Max n’est même pas encore né qu’il est déjà conditionné. A sa naissance, le petit est examiné sous toutes les coutures ; il est baptisé par le Führer en personne. De son côté, la mère biologique est simplement remerciée. L’enfant est ensuite confié aux plus hautes autorités pour devenir le parfait allemand nazi.

« Max » est une lecture qui fait froid dans le dos, car si l’on connait ne serait-ce que de nom le programme Lebensborn, il est glaçant d’entendre (ou plutôt de lire) les paroles d’un bébé nazi, dénué de tout sentiment, prêt à tuer. Ce bébé, le lecteur va le suivre jusqu’à l’âge de 12 ans et découvrir l’ensemble de son endoctrinement.

Pour écrire ce livre, l’auteure, Sarah Cohen-Scali s’est énormément documentée. Cette fiction, basée sur des faits réels est destinée dans un premier temps aux ados de 15-16 ans, à condition que ces derniers soient accompagnés d’un prof ou d’un parent pour les introduire à la Seconde Guerre mondiale. Mais ce roman, vous pouvez tout aussi bien le lire si vous êtes un adulte et que vous appréciez les romans historiques.

Midnight Sun

Midnight sun

« Midnight Sun » a été écrit il y a quelques années par Stephenie Meyer. Il s’agit en fait du tome 1 de la saga Twilight, c’est-à-dire « Fascination », mais rédigé du point de vue d’Edward (dans la version originale, nous sommes en effet dans la peau de Bella). « Midnight Sun » reprend donc les mêmes événements en donnant au lecteur une toute autre vision des choses.

Rappel des faits : Bella Swan, une adolescente ordinaire mais quand même assez maladroite, vient vivre chez son père à Forks, bourgade pluvieuse des Etats-Unis. Sur place, au lycée, elle se fait rapidement des amis et tombe sous le charme d’Edward Cullen. Une attirance réciproque mais qui n’est pas sans danger. Le jeune homme cache en effet un profond secret (pour ne pas en dire davantage, même si la saga est aujourd’hui bien connue).

Avec « Midnight Sun », les mystères sont donc levés et on en sait un peu plus sur Edward, qui se montre si discret durant les premiers chapitres de Twilight.

Ce que l’on sait moins, c’est que « Midnight Sun » a failli ne jamais voir le jour. En plein succès, alors qu’elle s’attelait à l’écriture de ce nouvel ouvrage, Stephenie Meyer s’est fait dérober son travail et les 12 premiers chapitres ont été dévoilés sur Internet sans son consentement. L’auteure a alors stoppé net et n’a repris la plume que très récemment. Au final, le roman est paru cet été, soit 15 ans après le premier volet.

A l’époque, lorsque le début de l’histoire avait fuité, j’avais décidé de ne pas la lire ; j’espérais qu’elle terminerait l’ouvrage. Et puis les mois et les années sont passés ; le livre semblait avoir été mis aux oubliettes et j’ai fini par me pencher sur le sujet. Au printemps 2020, Hachette annonçait la sortie imminente du roman que j’attendais comme des millions de fans. Lors de la parution, je suis vite allée me procurer mon exemplaire en librairie et je peux vous dire que je n’ai pas boudé mon plaisir. Quel régal de pouvoir retourner à Forks ! Et même si l’on connait l’histoire, il y a certains éléments, certaines scènes que l’on découvre sous un angle inédit. Les quelques 800 pages n’ont pas été dévorées en une nuit ; j’ai bien entendu fait durer la lecture exprès. Car, même si j’apprécie la saga, et même s’il est question d’autres projets autour de Twilight, j’aimerais bien m’arrêter là. Il faut savoir mettre un point final aux histoires. C’est là qu’elles sont les plus belles.

Rebecca

Rebecca

Manderley : un an après sa mort, Rebecca de Winter hante encore le manoir et ses habitants. Veuf, Maxim de Winter a retrouvé l’amour et s’installe avec sa nouvelle concubine sur le domaine. La nouvelle épouse, jeune et timide, a cependant du mal à y trouver sa place. Mrs Danvers, la gourvernante, ne lui fait aucun cadeau. Elle qui adulait Rebecca ne lui témoigne qu’hostilité et cruauté. Dans cette maison rongée par les secrets, la jeune femme vit un quotidien plus que mouvementé.

Pourquoi avoir choisi de lire « Rebecca » de Daphné du Maurier ? Trois raisons :

  • Une collègue qui en dit beaucoup de bien ;
  • Un roman noir incontournable selon les dires de professionnels du livre ;
  • La lecture de « Manderley for ever » de Tatiana de Rosnay.

Alors cela faisait un petit moment que « Rebecca » trainait dans ma PAL. Il faut dire que le petit poche de 600 pages me rebutait un peu et puis j’ai fini par me dire que l’été était propice pour se lancer dans cette lecture ! Les cent premières pages m’ont paru atrocement longues. Je lisais sans lire, ne comprenais pas grand-chose, reprenais l’ouvrage sans me souvenir du début, bref, c’était mal barré ! Et puis une fois que les protagonistes s’installent à Manderley, ma lecture devient fluide, limite prenante. On se pose de nombreuses questions : Qui était vraiment Rebecca ? Son fantôme est-il vraiment présent ? Comment est-elle morte ? A deux reprises, on est surpris par la tournure que prennent les événements et cela ne fait qu’accentuer l’envie d’en savoir plus. Au final, « Rebecca » est bel et bien un roman sombre, mystérieux, à la limite du thriller psychologique. Il ne me reste plus qu’à regarder l’adaptation qu’en a faite Hitchcock en 1940 !

Marie d’en haut

Marie d’en haut

Olivier, lieutenant de gendarmerie a demandé sa mutation et débarque dans l’Arriège. Au cours de sa première enquête, il fait la connaissance de Marie, une fermière basée en haute montagne, qui élève seule sa fille Suzie, et qui se montre un brin agressive. Au quotidien, Antoine, son meilleur ami homosexuel, lui donne un coup de main, victime lui aussi de la solitude et de la méchanceté d’autrui. Ce trio de personnages au caractère bien trempé va se découvrir, s’apprécier, pour ne plus se quitter.

Après avoir eu un véritable coup de coeur pour « Juste avant le bonheur » d’Agnès Ledig, je me suis penchée sur un autre ouvrage de l’auteure, intitulé « Marie d’en haut ». J’avoue que je ne l’aurai pas forcément ouvert si ma Mamie ne me l’avait pas prêté, avec un sourire jusqu’aux oreilles, en me disant : « Qu’est-ce qu’il est beau et qu’est-ce qu’il est drôle ! » Comment refuser un conseil pareil. Hop, je l’ai embarqué chez moi et dévoré en l’espace de deux jours. Et vous savez quoi ? Elle avait raison ! Il y a effectivement dans le récit des comportements et des phrases très drôles. La petite Suzie a toujours le mot qui faut, quitte à mettre mal à l’aise les plus grands. Et puis je suppose que par l’adjectif « beau », ma Mamie faisait référence à l’histoire d’amour au centre de l’intrigue. Celle-ci est un peu « facile » je dirai, dans la mesure où ça se concrétise assez rapidement, et du fait que les deux protagonistes s’embarquent tout de suite dans une relation sérieuse avec des projets de déménagement, bébé et j’en passe…Mais bon, ça reste toujours sympathique et divertissant à lire, surtout quand les personnages sont touchants.