C’est où le nord ?

femme sur la plage

C’est où le nord ?

Ella est une jeune prof de français de 24 ans, un peu paumée dans la vie. Originaire de Dunkerque, elle trouve enfin sa place à Paris. Mais avec Victor, son compagnon de toujours, ça ne colle plus trop. Alors Ella se sépare de lui, et reste en tête à tête avec Klaus, son poisson rouge. Et puis, elle n’est pas si seule que ça, il y a Lou, sa meilleure amie, et Théo, son pote homosexuel. Assez tourmentée d’être à nouveau sur le marché des célibataires, Ella décide de se lâcher au bout de quelques semaines. Lors d’un voyage, elle fait la rencontre de Cléo, une femme qui ne la laisse pas insensible. Avec elle, la jeune femme va découvrir les folles nuits parisiennes. Mais Ella se demande : est-elle lesbienne ? Cléo est-elle l’amour de sa vie ou est-ce une histoire purement sexuelle ?

« C’est où le nord ? » de Sarah Maeght, figurait sur la liste des livres que j’avais envie de lire. On y suit Ella, une prof qui doit faire face à des élèves en difficulté et à une vie de couple de plus en plus chaotique. Elle qui était en couple depuis son adolescence doit regarder la vérité en face : entre elle et son amoureux, ça ne colle plus. Alors après avoir repoussé l’inévitable, Ella provoque la rupture. On imagine à peu près tout sauf ce qui va se réellement se passer : Ella s’entiche d’une autre femme. Personnellement, ce fut un peu choc, j’étais loin de me douter du tournant qu’allait prendre l’histoire, mais après tout, pourquoi pas ! J’aime quand l’auteure nous emmène en dehors des sentiers battus et nous réserve des surprises. Le roman est en tout cas original et sort de l’ordinaire ! On ne pourra définitivement pas le classer dans l’univers de la chick-lit !

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Il est grand temps de rallumer les étoiles

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Anna, 37 ans, est serveuse dans un restaurant, et maman de deux filles : Chloé et Lily. La première a 17 ans, et si elle a des rêves plein la tête, elle espèce surtout trouver de l’affection auprès des garçons. Quant à la seconde, elle est plutôt renfermée et a pour meilleur ami un rat qu’elle a prénommé comme son père qui a quitté la maison.

Alors qu’Anna croule déjà sous les relances des huissiers, voilà qu’elle se fait licencier par son patron, qui décide d’embaucher sa maîtresse à la place. Au même moment, elle apprend la détresse de ses filles et prend alors la décision de les embarquer pour une longue escapade en camping-car. Destination : la Scandinavie, pour s’éloigner de tout mais aussi pour admirer les aurores boréales. Si les filles sont d’abord réticentes à l’idée de ce voyage, il se pourrait bien que toute la famille y prenne goût.

Avec « Il est grand temps de rallumer les étoiles », Virginie Grimaldi nous livre un roman choral sur la famille. Le titre fait allusion à la citation du poète Guillaume Apollinaire et prend tout son sens au fil du récit. Dans cet ouvrage, trois générations sont présentes. Trois générations tourmentées par la vie et par l’amour, dans lesquelles chaque lecteur pourrait se reconnaître. Une femme endettée qui essaie de subvenir aux besoins de sa famille, une adolescente qui a peu confiance en elle et une jeune fille qui semble se plaire dans sa solitude. A elles trois, elle forme un trio de choc qui nous démontre que l’amour des siens peut déplacer des montagnes.

Même s’il ne s’agit pas de mon favori de Virginie Grimaldi (j’ai vraiment une préférence pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande« ), je pense que ce feel good book est une bonne initiation au voyage, qui peut permettre à tous de faire le point sur ce qui nous semble essentiel dans notre vie.

A la lumière du petit matin

femme en terrasse

A la lumière du petit matin

Hortense est une brillante professeur de danse parisienne, âgée d’une quarantaine d’années. A la tête d’une grande école qu’elle partage avec deux autres amis danseurs, Sandro et Bertille, Hortense pense être heureuse dans la vie. Mais sa liaison avec un homme marié lui met tantôt du baume au cœur, tantôt la submerge. Et puis un jour, le destin va trancher pour elle. La danseuse est mise au repos d’office pour l’été, suite à une foulure à la cheville. C’est l’occasion pour elle de retrouver sa maison d’enfance et de faire enfin le point sur sa vie.

J’attendais avec impatience le nouveau roman d’Agnès Martin-Lugand et, encore une fois, je n’ai pas été déçue du résultat.

« A la lumière du petit matin » nous plonge dans le monde de la danse. Un univers fascinant, passionnant, mais qui demande parfois beaucoup de sacrifices. Cela n’est pas un souci pour Hortense qui a la danse dans la peau. La seconde étoile qui fait briller sa vie, c’est Aymeric. Mais c’est un homme marié, un père de famille qui ne semble toujours pas prêt, malgré les années, à divorcer. On a de la peine pour Hortense qui s’attache malgré tout à cette relation. Et puis, ce n’est pas tout. La danseuse étoile a du mal à se remettre du décès de ses parents, partis il y a 4 ans. Avec l’été qui arrive et sa foulure à la cheville, c’est l’occasion idéale pour faire le tri dans la maison familiale. Sur place, Hortense retrouve sa meilleure amie, mais aussi tout un tas de souvenirs. Et pour rompre avec la solitude, mais aussi avec Aymeric une bonne fois pour toutes, Hortense décide de faire chambre d’hôtes. De quoi redonner vie à la Bastide et prendre un nouveau départ.

Bien que je ne sois pas en accord avec le personnage principal, la plume d’Agnès Martin-Lugand m’a tout de même permis de m’attacher à Hortense et aussi et surtout, à la Bastide, un lieu nostalgique, qui ne demandait qu’à être habité à nouveau. Voilà un roman qui nous donnerait presque envie de repartir de zéro et d’ouvrir un gîte ! Avec ce sixième ouvrage, l’auteure nous prouve une nouvelle fois qu’elle peut nous aider à nous évader du quotidien en à peine quelques lignes. Un livre quatre étoiles, à savourer sur un banc, sous un saule-pleureur par exemple !

Dépêche-toi, ta vie n’attend que toi !

femme sur divan

Dépêche-toi, ta vie n’attend que toi !

Stella a 43 ans, elle est maman de deux enfants et vit à Montpellier dans un très bel appartement. Elle a pour manie de jouer les psychologues sur les forums en ligne à défaut de vivre de ce métier, et d’être une pro du shopping en ligne. Mais Stella est aussi une grande maniaque qui souffre d’agoraphobie. Impossible pour elle d’aller à l’extérieur, ne serait-ce que pour faire les courses à la supérette au bout de la rue. Alors lorsque César, son mari, se volatilise du jour au lendemain en ne lui laissant que très peu d’argent, Stella se retrouve au bord du gouffre. Lâchée aussi par sa meilleure amie mais soutenue par ses enfants, la quadragénaire va devoir faire face à ses angoisses pour survivre.

C’est la première fois que je lis un roman dans lequel l’un des personnages est agoraphobe. J’avais déjà pu lire des témoignages sur Internet mais jamais me plonger dans le quotidien de quelqu’un qui en souffre. C’est désormais chose faite avec le roman de Sandrine Catalan-Massé, « Dépêche-toi, ta vie n’attend que toi ! » et j’en profite pour remercier les éditions Eyrolles pour m’avoir permise de lire son livre.

L’ouvrage peut se découper en plusieurs parties. Dans la première, le lecteur découvre Stella, ses tocs et sa façon de vivre. Il se rend compte que malgré la maladie, la femme au foyer semble plutôt bien vivre sa vie et parvient, grâce à son entourage, à ne pas faire face à ses phobies. Dans la seconde partie, la vie de Stella bascule du jour au lendemain : son mari quitte l’appartement, sa meilleure amie la laisse tomber et elle se retrouve presque sans le sou. Ses enfants la mettent face au mur : il va falloir sortir pour acheter à manger, voire même travailler pour gagner de l’argent. Enfin, dans la dernière partie, Stella lutte contre son agoraphobie et ses angoisses.

J’ai trouvé le roman vraiment intéressant car c’est un mal dont on parle peu et qui touche pourtant 2% de la population française. Cela permet d’avoir de l’empathie pour les personnes qui en souffrent, car si vous trouvez que c’est une phobie qui n’a pas lieu d’être, elle est tout de même difficile à vaincre, et handicape énormément au quotidien. Le fait de se retrouver dans de grands espaces, dans des lieux publics ou de quitter le domicile peut causer des douleurs, des crises de panique, des nausées ou encore des palpitations.

Le seul point négatif du roman réside dans le fait que j’ai trouvé que Stella arrivait « trop facilement » à combattre son agoraphobie. Il ne lui faut que quelques pages pour arriver à sortir de chez elle, faire des courses, trouver un job, s’éclater, tomber amoureuse… Cela me semblait un peu irréaliste la vitesse à laquelle elle parvenait à changer. Peut-être est-ce possible lorsqu’un événement soudain a lieu… Je laisse le soin aux personnes souffrant de ce mal d’y répondre…

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane

Viviane tient depuis toujours une boutique de glaces au bord de la mer, à Brighton. A son décès, ce sont Imogen et Anna, ses deux petites filles qui héritent de la boutique. Une annonce qui va chambouler leur vie. Les sœurs n’ont jamais fait de commerce et vont devoir se lancer dans l’aventure, pour faire honneur à leur grand-mère. Anna se met alors à la cuisine, un rêve de petite fille, tandis qu’Imogen se voit contrainte de quitter son paradis en Thaïlande.  Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’une partie de la famille met en doute leur manière de travailler.

J’ai lu ce livre dans le cadre de la lecture de juillet du Book Club du blog. « La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane » est le feel-good book idéal pour l’été. Imaginez un peu : une boutique de glaces en front de mer, rien de tel pour avoir l’impression d’être déjà en vacances, surtout si comme moi, vous vous installez dehors pour bouquiner.

On est dans la feel good littérature, car il s’agit d’une lecture légère et d’un nouveau départ pour les personnages. Abby Clements dépeint à merveille la boutique de crèmes glacées et tous les efforts des protagonistes pour faire fonctionner le commerce. Cela passe de la décoration, à l’achat d’une camionnette, en passant par la création de nouveaux parfums, et c’est limite si cela ne nous met pas en appétit. Si tel n’est pas le cas, l’auteure a pensé à tout, y compris à achever le roman avec quelques idées de recettes si l’on possède une sorbetière.  Alors bien entendu, l’histoire n’est pas surprenante. Nous savons à l’avance, au fur et à mesure de notre lecture, comment tout cela va se finir. Mais cela ne gâche en rien l’histoire et le roman est idéal si on ne veut pas se prendre la tête avec une lecture trop sérieuse.

Et sinon, quel est votre parfum de glace favori ?