la surprise de Noël

couple hiver

La surprise de Noël

A l’approche des fêtes de fin d’année, Merry Smith est une jeune femme débordée. Si elle prend soin de sa famille, et notamment de son frère autiste, elle se donne aussi corps et âme dans son travail, bien que son contrat se termine prochainement. Et si elle peut rester en dehors de la ligne de mire de son patron, tant mieux ! Ce dernier est en effet imbuvable, stressé, et ne jure que par le boulot. Côté cœur, c’est le désert pour Merry. Sa maman et son frère n’ont rien trouvé de mieux que de lui créer un compte sur le dernier site de rencontres à la mode, en guise de cadeau d’anniversaire. Un cadeau empoisonné ? Peut-être pas après tout…

Rien de tel qu’une romance de Noël pour bien terminer l’année ! Je remercie les éditions Charleston pour cette lecture pleine de douceur et de tendresse. « La surprise de Noël » est un roman signé Debbie Macomber, qui traite de l’amour 2.0. Merry se lance dans les rencontres en ligne sur Lucky Wing, sous la houlette de son frère, qui n’hésite pas à l’aider à sélectionner des profils. De l’autre côté, il y a Jay, un patron débordé, qui aimerait, comme son meilleur ami, trouver la femme de sa vie.  Si entre les deux personnages, l’osmose est au rendez-vous sur Internet, Merry va vite déchanter lorsqu’elle se rendra compte que Jay n’est autre que son boss. Se pourrait-il que Jay ne soit pas l’homme au visage fermé qu’elle croise tous les jours ? S’il n’y a aucune suspense en termes de contenu ou de fin, « La surprise de Noël » reste tout de même un ouvrage plaisant à lire. C’est tout à fait le genre de livres qu’on lit au coin du feu, armé de son plaid pilou-pilou et de son chocolat chaud, en attendant le 24 décembre !
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Journal d’une fille débordée

Journal d’une fille débordée / Suzy K. Quinn

Journal d’une fille motivée / Suzy K. Quinn

 

Juliette a des rêves plein la tête : une belle maison avec jardin, se marier dans une robe blanche, avoir sa petite famille bien à elle, mais la réalité est toute autre. La jeune femme est maman d’une petite Daisy. Elle fait 10 kg de plus qu’avant sa grossesse, et se retrouve à squatter une chambre chez ses parents depuis que son fiancé l’a trompée avec sa meilleure amie. Pas vraiment très glamour comme vie !

 

Juliette est l’héroïne typique d’un roman chick-lit : elle est à un tournant de sa vie, sa belle-mère est constamment sur son dos, elle vit en ville (à Londres plus précisément) et son futur mari n’a rien trouvé de mieux que d’avoir une relation extra-conjugale. La comédie romantique idéale me direz-vous ! Ecrit sous la forme d’un véritable journal, « Journal d’une fille débordée » est un ouvrage écrit par Suzy K. Quinn, qui fait partie de la toute nouvelle collection romantique LJ des éditions J’ai Lu. Le format du livre est bien sympathique, puisqu’on oscille entre le grand format et le livre de poche, l’ouvrage est souple et puis la couverture est super colorée et bien dessinée. Le contenu quant à lui, fait beaucoup penser à l’histoire de Bridget Jones, même si Juliette est beaucoup moins maladroite que Bridget. C’est drôle, léger, divertissant. On se prend d’affection pour la petite Daisy, on a envie de mettre quelques baffes à Nick (sérieusement, qu’est-ce qu’elle pouvait bien lui trouver ?) et à la belle-maman et de se jeter dans les bras d’Alex qui, (et ça tombe bien) aimerait bien lui aussi quelques câlins. C’est le roman sur lequel il faut se pencher quand on n’a pas envie de réfléchir et de prendre du bon temps.

Et pour prolonger le plaisir, Suzy K. Quinn a écrit un second opus : « Journal d’une fille motivée ». On y retrouve Juliette bien entendu, mais aussi Nick et Alex qui vont se battre pour son cœur, et la petite Daisy. A cette galerie de personnages s’en ajoutent d’autres, beaucoup moins présents dans le premier tome, mais qui ont le mérite d’exister. Dans cet ouvrage-ci, Juliette doit se prendre en main si elle veut avoir la garde exclusive de Juliette. A elle donc de trouver un bon job et une maison qui tient debout. Un véritable challenge pour la jeune femme plus motivée que jamais à parvenir à ses fins. Un grand merci à LJ pour ces deux lectures.

Boom

bus londonien

Boom

Étienne est fêtard, gaffeur. Timothée est le garçon bien éduqué qui, pour une raison que l’on ignore encore aujourd’hui disait « Boom » à tout bout de champ. « Disait », oui, car Timothée n’est plus de ce monde. Étienne a perdu son meilleur ami trois ans après avoir fait sa connaissance. C’est lors d’un voyage scolaire à Londres que tout a basculé. L’adolescent s’est fait faucher sur le pont de Westminster par un terroriste. Et depuis la tragédie, Étienne ne s’en sort pas. Alors dans un long monologue, il raconte leurs souvenirs, ressasse le passé et parle à son ami disparu pour toujours.

D’une seule traite, Julien Dufresne-Lamy raconte l’histoire d’Étienne et Timothée. Sous forme de monologue, Étienne évoque tout ce qui est arrivé, de la naissance de son amitié avec Étienne jusqu’au tragique accident. Il évoque aussi l’enterrement, l’hommage dans l’établissement scolaire et revient parfois en arrière pour raconter les meilleurs souvenirs qu’il a de son copain. Le garçon culpabilise de la mort de l’adolescent, se remet en cause, se dit que s’il n’avait pas agi de cette façon, Timothée serait encore en vie. Touchant, « Boom » est un récit intense, empreint de poésie, où les mots ont été choisis avec beaucoup de soin. Fort et sensible, il peut être lu aussi bien par des adolescents que des adultes.

Mohammad ma mère et moi

Mohammad, ma mère et moi

Alors que Donald Trump accède au pouvoir, Benoît Cohen, cinéaste installé aux États-Unis, apprend que sa chère mère a décidé d’héberger Mohammad, un migrant afghan. Inquiet, il revient à Paris et décide de rencontrer ce nouveau locataire. Mohammad lui raconte son déracinement, la guerre, et sa volonté de fuir le pays. Entre les deux hommes, une relation se noue, et l’idée d’un livre pour raconter cette histoire, émerge.

Merci à Benoît Cohen de m’avoir fait parvenir son ouvrage. C’est avec une grande curiosité que j’ai lu ce dernier, tant le résumé m’intriguait. Il faut dire que la question des migrants et un thème hautement d’actualité, et l’idée qu’une personne lambda décide un jour de prendre un migrant sous son aile, de l’héberger, de lui trouver un travail, est plutôt rare. Ce qui m’a plu d’emblée dans ce récit, c’est le contexte : voilà qu’une dame seule décide, sans aucune arrière-pensée, de venir en aide à sa manière aux migrants. On comprend tout de suite le désarroi et l’inquiétude de sa famille face à cette décision. Ce qui est intéressant à lire ici, c’est bien évidemment le parcours de Mohammad. Ce dernier a vécu une vie plus qu’intense : la jeunesse en Iran, son métier d’interprète auprès des militaires, les centres d’accueil en France… en somme un parcours chaotique qui ne s’arrête pas à l’Hexagone. Heureusement, l’histoire de Mohammad va finir par se transformer en un joli conte. Voilà un moment plaisant de lecture, qui nous fait ouvrir les yeux sur la cause migratoire, qui met en lumière ces individus qui viennent en aide à ceux qui sont dans le besoin, et qui dénonce ce président raciste et mégalomane qu’est Donald Trump.

Paris est tout petit

tour eiffel

Paris est tout petit

Inès n’a qu’un objectif en tête : être admise à Sciences-Pô. En parallèle à ses cours, elle vient de dénicher un job de femme de ménage chez la famille Brissac, dans le 7e arrondissement de Paris. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était de tomber amoureuse de Gabin, le fils aîné des employeurs. Malgré leurs différences, les deux adolescents ne peuvent plus se passer l’un de l’autre. Jusqu’au jour où ils deviennent des victimes collatérales des attentats du 13 novembre.

Le titre « Paris est tout petit » fait référence à une citation de Prévert qui dit : « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment, comme nous, d’un aussi grand amour ». Dans le cas présent, elle symbolise l’histoire naissante entre Inès et Gabin, une histoire qui va devoir traverser une grosse épreuve : l’attentat au Bataclan.

Le roman de Maïté Bernard est hautement d’actualité : on y évoque les attentats en France bien entendu, mais aussi le fait que les Musulmans soient directement pris pour cibles suite à ces derniers, sans oublier les différences sociales en règle générale. Si l’intrigue peut paraître très clichée au départ (une jeune fille modeste qui tombe amoureuse d’un riche adolescent), on s’en éloigne très vite pour se concentrer sur les sentiments, les espoirs et les rêves de chacun. Avec les attentats qui se multiplient aux quatre coins du monde, la question de profiter de l’instant présent est également sur toutes les lèvres. Et même si l’ouvrage reste profondément dramatique, il est aussi un hymne à la ville de Paris.