La mécanique de l’instant

fille dans un train

La mécanique de l’instant

A 15 ans, Jess fait partie d’un groupe de jeunes filles populaires dans son lycée mais peu appréciées par les professeurs. L’adolescente s’amourache de son prof de maths, Matthew, âgé de dix ans de plus qu’elle. Les sentiments étant réciproques, le couple entame une liaison, essayant tant bien que mal de se faire discret, mais l’histoire tourne mal. Dix sept ans plus tard, Matthew revient sur les lieux du drame, sous une nouvelle identité, marié et père d’une petite fille. Lorsqu’il croise par hasard le regard de Jess, la passion refait surface.

« La mécanique de l’instant » est le tout premier roman de Rebecca Done. Si l’on ne compte plus les histoires d’amour entre un élève et son professeur dans les rayonnages, l’ouvrage de Rebecca Done est pourtant différent dans la mesure où l’on a droit à la suite des événements. Nous sommes en effet dix sept ans plus tard, la vie a repris son cours et c’est au moment où Matthew revient dans la vie de Jess que les éléments du passé sont dévoilés petit à petit. L’arrogance de l’adolescente, le désir, la drague, le début de la relation, la passion et la fin. On pourrait penser qu’après toutes ces années, les sentiments n’existent plus mais ils sont toujours là et toujours plus forts. Le lecteur se demande ce qu’il va alors advenir des personnages : vont-ils reprendre chacun leur chemin ? Tout quitter pour se retrouver ? Entamer une nouvelle histoire secrète ?  

Malgré les allers-retours incessants passé-présent qui peuvent lasser, le roman reste très agréable à lire. Difficile de ne pas s’attacher aux personnages principaux et ce, malgré le contexte. Nous n’avons cependant qu’une hâte en nous plongeant dans l’histoire : découvrir ce et ceux qui ont mis fin à une relation interdite, relation qui a eu de multiples conséquences désastreuses sur les protagonistes.

J’ai toujours cette musique dans la tête

femme avec main dans le dos

J’ai toujours cette musique dans la tête

A quarante ans, Yanis et Vera forment un couple heureux que tout le monde envie. Parents de trois beaux enfants, ils vivent dans un appartement correspondant totalement à leur art de vivre. Yanis travaille dans un cabinet d’architecture avec Luc, qui n’est autre que le frère de Vera. Alors qu’un sublime chantier se profil à l’horizon, Yanis, enthousiaste, fait part de son coup de cœur à son collaborateur. Mais comme à chaque fois, Luc, plus pragmatique, refuse la proposition. Lassé de devoir faire face à un patron qui compromet à chaque fois ses plans, Yanis décide tout simplement de claquer la porte et de voler de ses propres ailes. Grâce à l’aide de Tristan, un nouveau client qui ne jure que par son talent, Yanis se met à travailler sur le fameux chantier pharaonique. Ce qu’il ignore encore, c’est que Tristan ne souhaite pas que son bien…

Difficile de vous faire un résumé du dernier roman d’Agnès Martin-Lugand sans vous spoiler ! Mais dès le début de l’histoire, on se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond dans l’esprit de Tristan. En effet, cette affection soudaine qu’il a pour Yanis et l’ensemble de sa famille ne semble pas saine, c’est d’ailleurs ce que pense Vera elle-même. Mais au fur et à mesure des rendez-vous, des propositions de Tristan, des vacances, le couple se laisse charmer par ce nouvel ami qui les aide au quotidien. Pourtant, depuis que ce dernier est entré dans leur vie, Yanis et Vera ne côtoient plus leurs meilleurs amis, et Yanis en vient même à s’éloigner de sa femme et de ses enfants. Un changement pas si anodin que cela.

Le titre du roman d’Agnès Martin-Lugand, « J’ai toujours cette musique dans la tête » n’est autre qu’une petite phrase amoureuse que le couple se dit régulièrement. Comme à chaque fois, j’attendais avec impatience le dernier ouvrage de l’auteure et je n’ai point été déçue. Le livre a été vite avalé et même si mon préféré reste « Les gens heureux lisent et boivent du café », je prends toujours autant de plaisir à me plonger dans son écriture, dans ses histoires empreintes de réalisme.

Le testament de Ryan

Le testament de Ryan

Cara et Ryan sont les meilleurs amis du monde. Mais lorsque ce dernier décède, Cara est toute chamboulée. Non seulement elle vient de perdre son confident, mais en plus elle apprend que Ryan lui a légué sa part du ranch familial qu’il possède avec son frère au Texas. La jeune femme doit en plus respecter les dernières volontés de son ami, à savoir : partir y vivre durant un an. Souhaitant exaucer son dernier vœu, Cara s’envole pour le pays des cowboys et y fait ainsi la connaissance de Jeth, le frère ainé. Un frère autoritaire et arrogant qui ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de la jeune femme sous son toit.

« Le testament de Ryan » est l’un des premiers romans de l’auteure à succès Leila Meacham, que j’ai lu en avant-première en tant que lectrice Diva Romance aux éditions Charleston. Il s’agit là d’une romance située sur les terres du Far West, où le quotidien tourne essentiellement autour du fonctionnement du ranch. Les deux personnages principaux que sont Cara et Jeth n’ont pour ainsi dire rien en commun, excepté leur lien affectif avec Ryan. Si Cara met tout en œuvre pour que son séjour se passe mieux, Jeth n’hésite pas à lui mettre des bâtons dans les roues et à faire part de ses plus profondes pensées. Entre les deux protagonistes, on ne peut pas dire que les relations sont au beau fixe. Pourtant, de temps à autre, une trêve de quelques heures est signée. Une trêve durant laquelle on peut aisément imaginer ces deux jeunes gens en couple. Car, derrière les sarcasmes et la méchanceté se cache un amour qui ne cesse de grandir. Une bien jolie histoire dans laquelle la rivalité laisse petit à petit la place à des sentiments forts. Une rencontre bien organisée pour deux êtres solitaires qui ne peuvent que tomber amoureux l’un de l’autre.

 

L’écrivain national

regard de femme

L’écrivain national

Serge est un écrivain qui a plusieurs livres à son actif, mais qui ne figure pas dans le top des ventes.  Alors qu’il arrive en résidence d’écriture dans une ville du centre de la France, l’auteur se prend de passion pour un fait divers local. Fasciné par l’une des protagonistes, Serge se rapproche de ceux que tout le monde soupçonne et va enquêter à sa façon.

Après la lecture de « L’amour sans le faire » qui ne s’était pas avérée très concluante, j’ai décidé de donner une seconde chance à Serge Joncour en m’attaquant à « L’écrivain national ». Le pitch semblait plutôt plaisant : un petit écrivain qui débarque en Province et qui s’intéresse d’un peu trop près à un fait divers.  Le roman ne comporte pas beaucoup d’action si vous voulez mon avis, mais il reste intéressant à lire ! L’écrivain est accueilli comme une star dans le village, aussi bien par le Maire que par les libraires et l’événement en question permet de mettre au second plan des questions bien plus importantes pour les habitants. En fouinant un peu trop dans les affaires locales, Serge (le personnage) ne semble plus aussi sympathique qu’il en avait l’air, et l’on aimerait bien finalement que cet écrivain de seconde zone mette les voiles un peu plus vite que prévu. « L’écrivain national » n’est ni un polar, ni un roman noir, mais une histoire contemporaine assez divertissante qui plaira forcément aux amateurs de faits divers, ainsi qu’aux curieux observateurs.

Bridget Jones Baby

femme enceinte

Bridget Jones Baby

La vie de Bridget Jones est bien remplie. Désormais, la fameuse héroïne endosse la casquette de productrice TV. Elle n’a pas changé d’amis, elle s’en est aussi fait d’autres. Ses parents sont en pleine forme. Le seul point noir, c’est que Bridget est célibataire. Et l’horloge interne tourne, chose que ne manque pas de lui rappeler son entourage. Au détour de soirées arrosées, Bridget se retrouve finalement enceinte. Mais une question cruciale se pose : qui est le père du futur bébé ?

De prime abord, je me suis dit qu’Helen Fielding avait fait au plus vite (voire bâclé l’écriture) pour pouvoir sortir son livre peu de temps après la sortie du film au cinéma. Mais non ! Alors bien sûr, ce qui m’a profondément manqué dans ce nouvel opus, ce sont les quelques lignes écrites chaque jour avant les « faits », qui relatent l’état de Bridget, à savoir le nombre de kilos pris/perdus, de cigarettes fumées, de verres, et qui donnent l’aspect d’un journal intime.

Au début, j’ai cru que j’allais m’ennuyer, et puis au final j’ai été agréablement surprise. Helen Fielding reste assez fidèle au film (film qui m’a beaucoup plu et que je me permets de souligner au passage). Bridget n’est effectivement plus avec Mark Darcy, elle est bel et bien productrice TV, et…enceinte. Ce qui change (et attention c’est un sacré changement), c’est que Daniel Cleaver n’est pas mort. Je ne vous spoile pas l’histoire, rassurez-vous, mais Helen Fielding n’avait aucune raison de faire mourir le personnage. Les réalisateurs l’ont inclus, eux, dans le scénario car Hugh Grant ne voulait pas participer au film. Cela fait que dans le livre, les protagonistes ne sont pas les mêmes. Pour le reste de l’histoire, je vous laisse les points en suspension !

Autre changement : la taille du livre. Contrairement aux précédents, « Bridget Jones Baby » n’est pas très épais ; en deux bonnes heures, c’est lu ! Enfin, il reste à noter que si on veut suivre l’histoire dans son ordre chronologique, « Bridget Jones Baby » se situerait entre « L’âge de raison » et « Folle de lui ». En somme, malgré les introductions manquantes, ce nouvel épisode des aventures de Bridget s’avère aussi divertissant que les précédents !