Un si petit oiseau

ailes

Un si petit oiseau

Après un accident de voiture avec sa maman qui lui a fait perdre un de ses bras, Abigaïl vit recluse chez elle. La jeune fille a laissé tomber ses projets de devenir vétérinaire et a coupé les ponts avec ses amis. Heureusement, elle peut compter sur le soutien de sa famille et l’arrivée d’un ancien ami dans sa vie pour repartir sur de bonnes bases.

C’est la première fois que je lis un roman où il est question d’amputation, et je dois avouer que le sujet est très bien traité. Comment rester de marbre face à cette histoire plus que touchante ? Face à Abigaïl qui doit totalement repenser ses gestes du quotidien et son futur. Face à sa mère qui se sent coupable et qui sombre, elle aussi dans la dépression. Face à sa sœur qui devient totalement transparente.

Hymne à la vie et à l’amour, « Un si petit oiseau »  est un ouvrage qui se destine aussi bien aux adolescents qu’aux adultes. Avec ce dernier, Marie Pavlenko nous démontre bien que l’espoir meurt en dernier, et que l’amitié peut nous donner des ailes. Car, c’est bien grâce au retour d’un ami d’enfance que la jeune fille va parvenir à remonter à la pente et à se reconstruire. Avec lui, Abigaïl va réapprendre à vivre, se découvrir une nouvelle passion pour les oiseaux, se faire de nouveaux amis et tourner la page sur cet accident qui l’a marquée à jamais. Bien que le sujet évoqué soit sensible, le roman n’en est pas sombre pour autant. Légèreté et humour font partie intégrante du récit. Il se peut bien sûr que vous ne le trouviez pas original, que l’ornithologie ne vous intéresse guère, qu’il y ait ce sentiment de déjà-vu avec ce garçon qui débarque et qui va mettre soudainement du baume à l’âme de la jeune fille, mais j’ai envie de dire : « Et alors ? » Et alors, ça fait du bien de lire ce genre d’ouvrages, de constater que l’amour peut soulever des montagnes. C’est un roman que je ne peux que recommander à ceux qui apprécient les happy-end. Et qui sait ? Il se pourrait bien qu’en le lisant, vous versiez votre petite larme…

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Eva Braun – Un jour mon prince viendra

Eva Braun

Eva Braun – Un jour mon prince viendra

Eva Braun grandit dans une Allemagne affaiblie par la Grande Guerre. Désireuse de subvenir à ses propres besoins, la jeune femme finit par dénicher un emploi à la boutique de Heinrich Hoffmann, qui n’est autre que le photographe officiel du Parti national-socialiste. Au détour d’une conversation, la voilà qui est présentée au Führer. Les jours passent et Hitler commence à courtiser Eva Braun. Baise-main, dîners, séances de cinéma, opéras, le futur dictateur multiplie les rendez-vous, mais toujours en compagnie d’Herta, l’amie d’Eva Braun, qui leur sert de chaperon. En 1932, alors qu’Hitler se lance dans les élections, Eva devient sa maîtresse.

Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour m’avoir proposé de lire le premier tome de cette saga historique sur Eva Braun, écrite par le romancier et historien Jean-Pierre Charland. L’intitulé du premier volet, « Un jour mon prince viendra » prête à sourire, puisqu’il fait référence aux contes de fées. Mais nous savons que l’histoire d’amour qui va nous être racontée n’est pas ordinaire. Il s’agit de celle d’une jeune Allemande et du Führer. D’une fille en apparence saine, et d’un monstre.

Aimant lire et voir de temps en temps des documents et des fictions en rapport avec la Seconde Guerre Mondiale, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la genèse de l’histoire entre Hitler et Eva Braun. On y découvre une jeune femme en manque de confiance, et un homme aux idées bien arrêtées, qui semble bien sous tous rapports. Une part de la vie privée de deux personnages importants de l’Histoire dévoilée au grand jour.

A fleur de peau

maison au bord du lac

A fleur de peau

Etudiante à l’université du Wisconsin, Jane est une jeune femme brillante mais victime de fugues temporelles depuis l’âge de 11 ans, année où elle a été enlevée dans des circonstances bien mystérieuses, jamais élucidées. En vacances dans le chalet familial au bord du Lac Mendota, Jane se retrouve seule avec Richard, son beau-père, tandis que sa mère est à Chicago pour le travail. En pleine nuit, la jeune femme se réveille, les mains ensanglantées, un couteau à ses pieds, et non loin d’elle, Richard, égorgé. L’étudiante est alors déférée devant la Cour Criminelle. Et si elle a tout de la coupable idéale, l’est-elle véritablement ?

Un grand merci tout d’abord aux Editions de Borée pour m’avoir proposé de lire le polar de James Barnaby, « A fleur de peau ». Si vous me suivez, vous devez savoir qu’en règle générale, je ne lis jamais, voire peu de polar. Je ne suis guère fan de la dimension enquête. Mais en lisant le résumé de cet ouvrage, je me suis laissée tenter.

La première phrase que l’on peut lire en ouvrant le roman attire forcément la curiosité : « Lorsque vous lirez l’histoire de Jane McLeone, vous ne laisserez plus jamais vos enfants regarder seuls un dessin animé de Walt Disney… » Cela jette un froid, n’est-ce pas ? Car Jane est en effet imbattable sur les dessins animés de Walt Disney. Mais elle en est aussi traumatisée. A la vue de « Blanche Neige et les Sept Nains » ou « Alice au Pays des Merveilles », Jane entre en transe, perd connaissance et fait des choses dont elle ne se souvient pas. Avec la mort de son beau-père sur les bras, et au vu du contexte dans lequel il a été retrouvé dans une mare de sang, Jane ne peut qu’être une criminelle. Mais Joseph Sleuth, agent local du FBI, plaide plutôt pour un assassinat politique maquillé, Richard souhaitant briguer le poste de Sénateur. Au fur et à mesure des rencontres et des séances d’hypnoses auxquelles Jane va avoir droit, la vérité va se dévoiler petit à petit.

« A fleur de peau » est un thriller vraiment original. La cabane isolée au bord du lac et le passé de Jane plongent tout de suite le lecteur dans l’ambiance. Et que dire de la manipulation psychologique, omniprésente dans le récit ? Elle nous maintient en haleine tout du long. Enfin, il ne fait aucun doute qu’en refermant ce livre, vous ne verrez plus les dessins animés de Walt Disney de la même manière.

Smartphone panique

smartphone

Smartphone panique

Cléa a 15 ans et comme la plupart des jeunes de son âge, elle dispose du smartphone dernier cri. Mais ce qui l’insupporte au plus haut point, c’est le logiciel de localisation que sa mère vient d’installer pour savoir où elle se trouve en permanence. Mais grâce à l’un de ses amis, elle a trouvé LA solution : une application dénichée sur le Dark Web qui indique de mauvaises localisations. Une liberté oui, mais qui a un prix. Une application payante à l’année, puis des factures exorbitantes et enfin des sanctions lorsque telle ou telle action n’est pas réalisée ; Cléa est prise dans un engrenage dont elle ne ressortira pas indemne.

Arthur Ténor est un auteur connu pour aborder des sujets d’actualité. Après les théories du complot ou la liberté de la presse, le voici qui s’attaque au graal des adolescents : le smartphone. Une manière pour lui de les alerter sur les dangers auxquels ils peuvent être confrontés au quotidien. L’ouvrage est aussi une mise en garde pour les parents qui veulent surprotéger leurs enfants. J’ai trouvé l’histoire intéressante mais un peu « too much ». Et puis j’ai lu les notes de l’auteur et j’ai appris que le récit était tiré d’une histoire vraie. Et là, petite claque ! Je ne pensais pas qu’il existait des applications aussi sophistiquées, et j’ai révisé mon point de vue. Lisez ce livre et détachez-vous un peu de votre téléphone.

 

 

Chère Mamie

Chère Mamie

« Chère Mamie » est un recueil de lettres écrit par Virginie Grimaldi, à destination de sa grand-mère. A l’intérieur de chaque petite carte, elle évoque son quotidien, sa famille, ses vacances, ses aventures. C’est alors un véritable rendez-vous qui s’instaure entre les deux correspondantes, mais aussi avec les lecteurs.

Ce recueil intitulé « Chère Mamie », vous l’avez peut-être découvert au fur et à mesure sur les réseaux sociaux. Durant plusieurs mois, Virginie Grimaldi a en effet « posté une carte à sa Mamie » sur Facebook, et l’on pouvait lire quotidiennement ses écrits. Les cartes postales ont fini par se transformer en livre, et pour joindre l’utile à l’agréable, l’auteure a décidé de reverser tous les bénéfices à l’association Cekedubonheur, qui œuvre pour le bien-être des enfants séjournant à l’hôpital.

Personnellement, j’avais lu quelques-unes de ces lettres en diagonale, mais quand j’ai appris qu’un ouvrage allait sortir, je l’attendais de pied ferme. Au final, je l’ai lu en une heure top chrono et je me suis régalée ! C’est indéniable : Virginie Grimaldi a une jolie plume. J’ai trouvé ses écrits drôles, tendres, originaux. Le fait que chaque carte postale soit accompagnée d’un polaroïd ajoute vraiment une touche personnelle aux écrits, surtout que certaines images sont assez cocasses… Cela m’a même inspirée et je prépare à mon tour une série de lettres pour mes grands-parents. D’ailleurs, si jamais vous lisez le recueil de Virginie Grimaldi, penchez-vous sur la carte du 17 février ; c’est ma favorite.