Ne me quitte pas

Ne me quitte pas

Comme chaque matin, Hannah part travailler. Lorsqu’elle rentre le soir à la maison, elle retrouve l’endroit complètement vide. Son petit-ami semble s’être volatilisé avec toutes ses affaires. Comme s’il n’avait jamais existé. Même sur les réseaux sociaux, même dans ses contacts sur son téléphone, il est introuvable. Hannah, sous le choc, se met à le chercher désespérément. Pour elle, il y a quelque chose qui cloche. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’elle a l’impression d’être suivie.

Avec une ambiance pesante et un suspense à son comble, « Ne me quitte pas » fait partie des thrillers que l’on lit d’une traite, tant l’intrigue est bien ficelée. Le récit, plutôt subversif, met en lumière l’impossibilité à faire un deuil de quelqu’un qui vous aurait abandonné. Le personnage principal passe d’ailleurs par toutes les phases, et fait de la disparition de son ami, une obsession. Ses proches ne lui sont d’ailleurs pas d’une grande aide, puisqu’ils l’incitent à tourner la page au plus vite et à faire de cette disparition, une simple anecdote. Pourtant, tout comme Hannah, on sent que cette évaporation est loin d’être anodine.

Pour un premier roman Mary Torjussen réalise un coup de maître. J’ai été happée tout du long et impressionnée par le twist final. A dévorer sans attendre !

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La vie rêvée des chaussettes orphelines

La vie rêvée des chaussettes orphelines

Alice est une jeune américaine qui vient de tout plaquer pour vivre dans la ville de ses rêves : Paris. Elle repart donc de zéro. Et c’est là que ça se corse. Pour se reconstruire, Alice accepte un travail dans une start-up dont l’objectif est de réunir les chaussettes dépareillées de par le monde. Pour cette jeune femme souffrant de troubles obsessionnels compulsifs, la tâche s’avère complexe. D’autant plus que de nouvelles rencontres vont bouleverser sa vie.

Merci aux éditions Charleston de m’avoir fait découvrir Marie Vareille. C’est une auteure dont j’avais beaucoup entendu parler mais dont je n’avais lu aucun livre jusqu’à présent. C’est désormais chose faite et je peux vous dire que son style m’a beaucoup plu ! Ce livre, « La vie rêvée des chaussettes orphelines », j’en ai fait une lecture commune avec Les Bullettes Colorées. Nous avons échangé sur Instagram nos impressions au fur et à mesure et nous avions le même ressenti.

L’écriture de Marie Vareille est très addictive. Quant à ce feel good book, je ne peux que vous dire que j’ai passé un agréable moment. J’ai trouvé l’idée de rassembler les chaussettes orphelines très originale même si je ne croyais pas trop en une application permettant de les réunir et encore moins de rendre son créateur richissime. Je regrette que le projet n’ait pas pris plus d’ampleur dans le roman mais ce sera mon seul point négatif. J’ai été stupéfaite par le final auquel je ne m’attendais pas et j’ai apprécié les deux parties du décor de l’ouvrage avec, d’un côté, la vie d’Alice aujourd’hui et de l’autre, le journal qu’elle tenait il y a quelques années. Ce dernier nous permet de mieux comprendre le caractère du personnage et son besoin de se mettre des barrières dans sa vie sociale. Si vous êtes amateurs de littérature feel good ou de romance, vous devriez trouver votre bonheur entre ces lignes…

Dans le même bateau ?

Dans le même bateau ?

Alors que le mariage devait avoir lieu le mois prochain, Emily se fait plaquer par son petit-ami tombé amoureux d’une autre femme. Complètement exaspérée, elle plie ses bagages pour New York, où elle intègre une agence événementielle. Emily croule alors sous les demandes de couples à l’approche de la St-Valentin. Ces derniers rêvent d’offrir à leur moitié une escapade originale et insolite. La voici donc en pleine organisation d’une croisière de luxe pour satisfaire la demande. Mais coup du sort, son ex figure sur la liste des passagers. Ne reste plus qu’à Emily à ruser en faisant croire qu’elle est aussi à bord en compagnie de son fiancé…

Voilà un roman chick-lit agréable à lire ! Merci au Label LJ de m’avoir fait découvrir la plume de Cassandra Rocca et de m’avoir donné envie de faire une croisière ! Si le scénario n’est pas très original, il a le mérite de nous détendre et de nous divertir. Les chapitres sont extrêmement courts, ce qui donne du rythme au récit. Le personnage d’Emily est très touchant et les situations parfois abracadabrantes font rappeler l’écriture de Sophie Kinsella. Un ouvrage idéal pour l’été, pour se faire plaisir et pour les adeptes de comédies romantiques !

L’arrache-mots

L’arrache-mots

Au cœur de la bibliothèque de Bergame, officie une bibliothécaire pas comme les autres : Iliade fait figure de personnage extraordinaire. Normal, elle possède un don : celui de donner vie aux mots et aux histoires. Cela fait d’elle l’une des personnes les plus célèbres du royaume d’Esmérie. Et puis un jour, la jeune Iliade reçoit une demande en mariage plus ou moins anonyme. Persuadée que son prétendant fait partie de la famille royale, elle se rend dans la capitale pour s’intéresser de plus près à la cour. Sur place, on lui propose un contrat de mariage des plus avantageux, mais son fiancé ne lui correspond pas du tout.

« L’arrache-mots », c’est le surnom donné au personnage principal qu’est Iliade, et c’est aussi le titre du roman fantastique de Judith Bouilloc. Si vous avez eu l’occasion de lire la saga de « La passe-miroir » de Christelle Dabos, vous ne pourrez qu’être enchanté par ce roman.

Moi qui ne suis pas une adepte du genre, j’ai assez bien accroché à « L’arrache-mots ». Iliade est une personne assez féérique et l’écriture poétique de Judith Bouilloc, plutôt agréable. J’aime beaucoup par ailleurs la couverture, ainsi que toute la mise en page du livre ; elle est simplement splendide ! Le roman, au-delà du merveilleux est une ode à la littérature. Quiconque aime les livres sera charmé par la bibliothécaire et ses pouvoirs surnaturels. Il ne me reste plus qu’à obtenir une dédicace dans ce bel objet, par cette auteure qui ne vit qu’à quelques kilomètres de chez moi !

 

Comme sur des roulettes

chaise roulante

Comme sur des roulettes

Héloïse, 15 ans, est une adolescente qui étouffe. Sa sœur aînée est sur les bancs de l’université, son père est plongé dans son travail d’écriture et sa mère ne fait guère attention à ses problèmes. Désormais en seconde, la jeune fille a du mal à se faire des amis. Hormis Lucille, ses camarades ont tendance à l’éviter, Héloïse étant en fauteuil roulant. Heureusement, l’adolescente finit par trouver une échappatoire : les cours de théâtre.

« Comme sur des roulettes » est un roman Young Adult, écrit par Laura Ferret-Rinçon. C’est un ouvrage qui aborde le handicap physique, mais aussi le harcèlement scolaire, la quête identitaire, l’amitié et le premier amour.

En tant qu’adulte, le roman m’a beaucoup plu et je pense qu’il m’aurait plu encore davantage si je l’avais lu lorsque j’étais adolescente. Les réflexions d’Héloïse ont beaucoup résonné en moi, peut-être parce que j’ai vécu certaines situations. Etre handicapé n’est pas chose facile au quotidien, encore moins lorsque les gens vous rejettent. Le personnage principal va vivre ici de nombreux événements qui vont l’aider à grandir et à prendre de l’assurance. Tout d’abord, le premier amour, le temps d’un été qui, même s’il va lui donner des ailes, va également provoquer un déclic. Puis, les cours de théâtre vont lui permettre de prendre confiance, à s’exprimer, mais aussi à créer de nouvelles amitiés. Enfin, on sait que les voyages forment la jeunesse, et Héloïse ne va pas passer à côté de cette vérité, de par son séjour scolaire en Finlande.

Avec son roman, Laura Ferret-Rinçon fait passer de beaux messages : il faut apprendre à avoir confiance en soin, et cela se travaille ; il ne faut pas hésiter à plonger dans l’inconnu et surtout, il faut arrêter d’avoir des préjugés. Plus facile à dire qu’à faire n’est-ce pas, mais les livres sont justement là pour nous guider.