Petit guide de l’auto-édition

Petit guide de l’auto-édition

Le « petit guide de l’auto-édition » est un ouvrage que j’avais reçu gracieusement de mon partenaire, les éditions Publishroom, il y a quelques années déjà et sur lequel j’ai enfin pris la peine de me pencher.

Écrit par Boris Foucaud, Jean-Pierre Gérault et Sabrina Grimaldi, il compile conseils pour s’auto-éditer et travaux à réaliser pour atteindre cet objectif. Mais ce n’est pas tout ! Le petit guide fourmille aussi d’informations sur le livre, l’édition et les pratiques de lecture de façon plus générale. Aussi ce dernier démarre avec l’invention de l’écriture, du livre, de l’auteur et de l’imprimerie, avant de se pencher sur l’arrivée d’Internet et des nouvelles technologies qui ont bousculé nos habitudes. L’ouvrage s’attarde également sur la chaîne du livre, en expliquant le rôle et l’importance de chacun pour finalement terminer sur l’autoédition. On apprend de nombreuses choses sur ce marché, les avantages que cela a, et tous les efforts à fournir pour rédiger et diffuser son propre ouvrage. Ainsi, j’ai découvert des exemples de succès auto-édités que je ne soupçonnais pas, mais également l’explosion de l’auto-édition aux Etats-Unis.

Au final, il s’agit d’une lecture très instructive sur l’industrie du livre, que je vous recommande, même si vous n’avez pas l’ambition d’être le nouvel écrivain à la mode.

La chambre des merveilles

La chambre des merveilles

A 12 ans, Louis tombe amoureux pour la première fois. Un sentiment qu’il veut confier à sa mère, Thelma, mais cette dernière s’avère trop préoccupée par son travail. En traversant la rue avec son skate, Louis se fait faucher par un camion. Son pronostic vital est engagé. Tombé dans le coma, Louis n’a plus que quatre semaines devant lui pour voir son état s’améliorer, sinon, les médecins le débrancheront. A la maison, Thelma voit sa propre mère débarquer pour lui tenir compagnie. Dans la chambre de son fils, elle découvre sous le matelas, un carnet appartenant à l’adolescent qui contient sa « liste des merveilles », soit toutes les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Pour l’aider peut-être à revenir dans le monde des vivants, Thelma décide d’accomplir les merveilles à sa place et de tout lui raconter. Mais à quarante ans, il peut être parfois difficile de réaliser les rêves d’un ado.

Avant de lire « La chambre des merveilles » de Julien Sandrel, j’en avais entendu énormément de bien, donc je ne m’inquiétais pas trop face à cette lecture. A l’instar de nombreux lecteurs, j’ai été conquise. Louis, comme sa mère, est un personnage attachant. Le récit est un panel d’émotions. La tristesse vis-à-vis de la situation, l’enthousiasme face à la Bucket List, les rires en fonction des défis, tout y passe. Malgré un sujet sombre, l’histoire reste très colorée. Est-ce pour autant que l’on peut dire qu’il s’agit d’un ouvrage pas du tout réaliste ? Pas forcément. Devant de tels drames, chacun a sa manière de réagir. Pour Thelma, il s’agit de vivre la vie de son fils. C’est une manière pour elle d’affronter la gravité de la situation et de se rapprocher de Louis.

En écrivant cet avis, je me suis amusée à jeter un œil aux critiques qu’on pouvait trouver sur le Web et il y en a aussi beaucoup qui le descendent en flèche, qui voient là de la pseudo-littérature, un monde de bisounours, des personnages naïfs, où leur personnalité n’est absolument pas traitée. Là encore, chacun son avis me direz-vous, mais on est en plein dans le feel good book, il ne faut donc pas s’étonner si ça finit bien, si la plupart des personnes sont gentilles et si tout est facilité. C’est ça ce qu’il y a de magique avec les livres comme avec les films : cela n’a pas besoin de coller à la réalité pour nous plaire.

La maison d’hôtes

La maison d’hôtes

Après le décès de son mari dans un accident, Jo-Marie décide de changer radicalement de vie, en reprenant une maison d’hôtes à Cedar Cove. Elle rebaptise cette dernière La Villa Rose. Peu de temps après s’y être installée, elle reçoit ses deux premiers clients : Abby, une ancienne habitante qui vient pour célébrer le mariage de son frère, et Josh, dont le beau-père est gravement malade.  Un trio au lourd passé et qui va devoir s’armer de courage et de patience pour avancer dans la vie.

Debbie Macomber est une auteure qui ne m’est pas inconnue, puisque j’ai déjà lu deux de ses romances de Noël. « La maison d’hôtes » est plutôt un roman « feel good », car on a un personnage principal qui reprend sa vie depuis zéro et qui change du tout au tout. Les trois héros rencontrés dans l’ouvrage ont été abîmés par la vie : Jo-Marie de par le décès de son époux, Josh qui a toujours été mis de côté par son beau-père et Abby, qui a perdu sa meilleure amie dans un accident de voiture dans lequel elle était la conductrice. A cela s’ajoute la ville : Cedar Cove, qui est pour tous un nouveau point de départ, mais qui fait revivre également des souvenirs difficiles.

Tout en finesse et en émotions, Debbie Macomber nous embarque dans un endroit un peu idyllique, qui pourrait faire penser, à ceux qui connaissent, à Stars Hollow dans la série Gilmore Girls. La tristesse laisse peu à peu place au renouveau, à l’espoir et à la paix ; la paix avec soi-même mais aussi la paix avec les autres, les proches, ceux que les personnages ont délaissé. Le roman est rempli de bons sentiments et l’histoire est très prenante. Il fait partie d’une saga intitulée « Retour à Cedar Cove », qui compterait six tomes, si on exclut un préambule d’une quinzaine de pages, qui évoque la rencontre de Jo-Marie avec celui qui est devenu son mari. Merci aux éditions Charleston pour cette chouette lecture !

Et tes larmes retenir

Et tes larmes retenir

A 32 ans, Julien est un papa divorcé, photographe de mode, qui s’envole pour New York, un mois très exactement après les attentats du 11 septembre. A l’aéroport, il tombe sur Anna, son premier amour. Ebloui par la jeune femme qu’elle est devenue, le jeune homme décide de se lancer dans une opération séduction. Au cœur de la Grosse Pomme, l’artiste multiplie les sorties pour la conquérir. Mais de son côté, Anna a perdu ses parents tragiquement dans un accident d’avion. La trentenaire aura-t-elle l’envie de laisser quelqu’un s’emparer de son cœur ? Surtout par celui qui le lui a brisé durant son adolescence…

« Et tes larmes retenir » est une romance qui tire son épingle du jeu et qui se distingue de bon nombre de comédies romantiques, grâce à plusieurs aspects. Premièrement, le personnage principal est un homme, ce qui est plutôt rare, encore plus lorsque l’auteure est une femme, ici Charlotte Orcival en l’occurrence. Deuxièmement, il n’y a aucune scène de sexe. L’intimité est précieusement conservée à l’heure où il se passe rarement une histoire, surtout dans les films, où on note au moins une scène de ce genre. Et franchement, c’est agréable ! Enfin, c’est une romance qui sort de l’ordinaire, du fait que les deux personnes se connaissent et ont été fragilisées par la vie. Il est en effet question de deuil, d’attentat, de dépression et de divorce.

Charlotte Orcival livre ici un roman court, ponctué de chapitres dynamiques, et divisé en plusieurs parties allant des retrouvailles à l’aéroport, au voyage new-yorkais, jusqu’au retour à Paris. Avec des personnages attachants, l’écrivaine nous touche par de très beaux passages sur l’amour, l’espoir et le bonheur. En bref, une lecture qui met du baume au cœur.

Celle qui a dit Fuck

Celle qui a dit Fuck

« Celle qui a dit Fuck » est un journal un peu particulier : celui d’une jeune femme, Alice, qui a décidé d’en finir avec les prises de tête. Cette dernière se met en effet facilement la pression, à culpabiliser pour peu et à tenter d’être parfaite. Pour cela, elle enchaîne les listes et les réflexions, de quoi friser le burn-out.

Dans son journal, Alice consigne ses journées et des conseils pour apprendre à être zen, mais aussi pour sortir de sa zone de confort. Tantôt drôles, parfois cocasses, les histoires s’enchaînent  et prennent la forme d’un véritable récit intime, tant du point de vue de l’écriture que de la mise en scène : gribouillis, ratures et petits dessins sont présents pour donner à ce carnet tout le réalisme possible. Chacun peut y piocher des idées, des sources pour essayer de moins se prendre la tête et apprendre à mieux se connaître, et à penser un peu plus à soi.

A mi-chemin entre le développement personnel et la chick-lit, « Celle qui a dit Fuck » a été écrit à quatre mains, par Anne-Sophie et Fanny Lesage, et illustré par Léna Piroux. Les deux frangines ont d’ailleurs créé une newsletter dédiée au développement personnel et à laquelle je me suis abonnée pour pousser l’expérience. Il s’agit de de « Holi Me ». Merci aux éditions J’ai Lu pour ce livre bourré d’idées et très divertissant.