La mécanique de l’instant

fille dans un train

La mécanique de l’instant

A 15 ans, Jess fait partie d’un groupe de jeunes filles populaires dans son lycée mais peu appréciées par les professeurs. L’adolescente s’amourache de son prof de maths, Matthew, âgé de dix ans de plus qu’elle. Les sentiments étant réciproques, le couple entame une liaison, essayant tant bien que mal de se faire discret, mais l’histoire tourne mal. Dix sept ans plus tard, Matthew revient sur les lieux du drame, sous une nouvelle identité, marié et père d’une petite fille. Lorsqu’il croise par hasard le regard de Jess, la passion refait surface.

« La mécanique de l’instant » est le tout premier roman de Rebecca Done. Si l’on ne compte plus les histoires d’amour entre un élève et son professeur dans les rayonnages, l’ouvrage de Rebecca Done est pourtant différent dans la mesure où l’on a droit à la suite des événements. Nous sommes en effet dix sept ans plus tard, la vie a repris son cours et c’est au moment où Matthew revient dans la vie de Jess que les éléments du passé sont dévoilés petit à petit. L’arrogance de l’adolescente, le désir, la drague, le début de la relation, la passion et la fin. On pourrait penser qu’après toutes ces années, les sentiments n’existent plus mais ils sont toujours là et toujours plus forts. Le lecteur se demande ce qu’il va alors advenir des personnages : vont-ils reprendre chacun leur chemin ? Tout quitter pour se retrouver ? Entamer une nouvelle histoire secrète ?  

Malgré les allers-retours incessants passé-présent qui peuvent lasser, le roman reste très agréable à lire. Difficile de ne pas s’attacher aux personnages principaux et ce, malgré le contexte. Nous n’avons cependant qu’une hâte en nous plongeant dans l’histoire : découvrir ce et ceux qui ont mis fin à une relation interdite, relation qui a eu de multiples conséquences désastreuses sur les protagonistes.

La différence invisible

femme au milieu de la foule

La différence invisible

A 27 ans, Marguerite est une jeune femme somme toute ordinaire. Elle travaille dans une grande entreprise et vit en couple. Mais derrière les apparences se cache une personne timide, maniaque, différente. En partant à la découverte d’elle-même, Marguerite se rend compte qu’elle est autiste Asperger. Une révélation qui va changer sa vie littéralement.

« La différence invisible » est signée Mademoiselle Caroline et Julie Danchez. La bande dessinée est autobiographique puisqu’elle raconte le quotidien de Julie Danchez, qui a été diagnostiquée autiste tardivement.

Le récit est très prenant. Le lecteur se rend compte dès les premières pages qu’il y a quelque chose « qui cloche » chez Marguerite. Elle est enfermée dans son cocon, fuit la foule, les collègues, les imprévus et le pire dans tout ça, c’est que même son petit-ami ne la comprend pas. Personne ne décèle les signes pourtant bien présents. Marguerite n’a pas d’autres moyens que de se découvrir par elle-même et là encore, elle fait face à des obstacles, à des médecins qui ne la prennent pas au sérieux. Le jour où le verdict tombe, la jeune femme est soulagée. Soulagée de pouvoir mettre un mot sur ce mal qui la ronge. Soulagée de pouvoir rencontrer d’autres personnes dans le même cas, de partager son expérience. Grâce au diagnostic c’est simple, Marguerite revit.

La BD est touchante, les dessins sont très très chouettes. J’ai adoré les tons, les formes, l’univers. Bref, c’est un coup de cœur ! Cette bande dessinée s’adresse à tous, que vous soyez autistes ou non. Elle permet d’en apprendre plus sur le syndrome d’Asperger, encore bien méconnu par beaucoup.

J’ai toujours cette musique dans la tête

femme avec main dans le dos

J’ai toujours cette musique dans la tête

A quarante ans, Yanis et Vera forment un couple heureux que tout le monde envie. Parents de trois beaux enfants, ils vivent dans un appartement correspondant totalement à leur art de vivre. Yanis travaille dans un cabinet d’architecture avec Luc, qui n’est autre que le frère de Vera. Alors qu’un sublime chantier se profil à l’horizon, Yanis, enthousiaste, fait part de son coup de cœur à son collaborateur. Mais comme à chaque fois, Luc, plus pragmatique, refuse la proposition. Lassé de devoir faire face à un patron qui compromet à chaque fois ses plans, Yanis décide tout simplement de claquer la porte et de voler de ses propres ailes. Grâce à l’aide de Tristan, un nouveau client qui ne jure que par son talent, Yanis se met à travailler sur le fameux chantier pharaonique. Ce qu’il ignore encore, c’est que Tristan ne souhaite pas que son bien…

Difficile de vous faire un résumé du dernier roman d’Agnès Martin-Lugand sans vous spoiler ! Mais dès le début de l’histoire, on se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond dans l’esprit de Tristan. En effet, cette affection soudaine qu’il a pour Yanis et l’ensemble de sa famille ne semble pas saine, c’est d’ailleurs ce que pense Vera elle-même. Mais au fur et à mesure des rendez-vous, des propositions de Tristan, des vacances, le couple se laisse charmer par ce nouvel ami qui les aide au quotidien. Pourtant, depuis que ce dernier est entré dans leur vie, Yanis et Vera ne côtoient plus leurs meilleurs amis, et Yanis en vient même à s’éloigner de sa femme et de ses enfants. Un changement pas si anodin que cela.

Le titre du roman d’Agnès Martin-Lugand, « J’ai toujours cette musique dans la tête » n’est autre qu’une petite phrase amoureuse que le couple se dit régulièrement. Comme à chaque fois, j’attendais avec impatience le dernier ouvrage de l’auteure et je n’ai point été déçue. Le livre a été vite avalé et même si mon préféré reste « Les gens heureux lisent et boivent du café », je prends toujours autant de plaisir à me plonger dans son écriture, dans ses histoires empreintes de réalisme.

Le testament de Ryan

Le testament de Ryan

Cara et Ryan sont les meilleurs amis du monde. Mais lorsque ce dernier décède, Cara est toute chamboulée. Non seulement elle vient de perdre son confident, mais en plus elle apprend que Ryan lui a légué sa part du ranch familial qu’il possède avec son frère au Texas. La jeune femme doit en plus respecter les dernières volontés de son ami, à savoir : partir y vivre durant un an. Souhaitant exaucer son dernier vœu, Cara s’envole pour le pays des cowboys et y fait ainsi la connaissance de Jeth, le frère ainé. Un frère autoritaire et arrogant qui ne voit pas d’un très bon œil l’arrivée de la jeune femme sous son toit.

« Le testament de Ryan » est l’un des premiers romans de l’auteure à succès Leila Meacham, que j’ai lu en avant-première en tant que lectrice Diva Romance aux éditions Charleston. Il s’agit là d’une romance située sur les terres du Far West, où le quotidien tourne essentiellement autour du fonctionnement du ranch. Les deux personnages principaux que sont Cara et Jeth n’ont pour ainsi dire rien en commun, excepté leur lien affectif avec Ryan. Si Cara met tout en œuvre pour que son séjour se passe mieux, Jeth n’hésite pas à lui mettre des bâtons dans les roues et à faire part de ses plus profondes pensées. Entre les deux protagonistes, on ne peut pas dire que les relations sont au beau fixe. Pourtant, de temps à autre, une trêve de quelques heures est signée. Une trêve durant laquelle on peut aisément imaginer ces deux jeunes gens en couple. Car, derrière les sarcasmes et la méchanceté se cache un amour qui ne cesse de grandir. Une bien jolie histoire dans laquelle la rivalité laisse petit à petit la place à des sentiments forts. Une rencontre bien organisée pour deux êtres solitaires qui ne peuvent que tomber amoureux l’un de l’autre.

 

Lila. Pommes, poires, abricots

Lila

Lila est une petite fille qui va à l’école primaire. En revenant des vacances, l’écolière trouve que son physique a légèrement changé et pour cause, elle commence à avoir de la poitrine ! Toute contente, Lila se met à faire les magasins avec sa maman pour acheter ses premières brassières. Et tant pis si son grand frère se moque d’elle, car Lila fait des envieuses dans la cour de récréation !

« Lila. Pommes, poires, abricots » est une BD toute mignonne qui ne peut que vous faire sourire. Les références aux fruits ne sont pas anodines, vous l’aurez compris, elles suggèrent les différentes formes de poitrine. Séverine de La Croix et Pauline Roland abordent dans cette bande dessinée la puberté, avec pudeur et humour. Cela rappellera sans doute aux filles l’achat du premier soutif, les discussions avec les copines et bien évidemment la gêne vis-à-vis des copains. Entre deux pages de fiction, les auteures abordent aussi la puberté en donnant des explications, en indiquant comment choisir un soutien-gorge par exemple, pourquoi il faut en porter un, etc. « Lila. Pommes, poires, abricots » est mon premier coup de cœur jeunesse pour 2017 !