Le voyage de grand ours

Le voyage de grand ours

C’est l’histoire de Grand Ours, un ours blanc qui vit sur la banquise. Pour chasser l’ennui, il pêche. Jusqu’au jour où il remarque sur un morceau de glace une plume multicolore. Etrange dans un monde où tout est blanc ! C’est décidé, il part à l’aventure pour retrouver celui ou celle à qui elle appartient.

Cette grande aventure s’intitule « Le voyage de grand ours ». Elle a été écrite et illustrée par Nadine Brun Cosme et Sébastien Pelon, et vous pouvez la retrouver aux éditions ABC Melody. Dans un style épuré, nous voyageons avec une espèce en voie de disparition. L’amitié et la découverte de paysages lointains, parfois inconnus sont au cœur de l’album. Il s’agit d’une histoire douce, riche en rencontres et joliment illustrée. La fin m’a énormément plu, car on ne s’attend pas au propriétaire de la plume dont il est question. Je ne vous en dis pas plus et vous invite à découvrir ce livre très coloré.

Les contes de Perrault

Contes de Perrault

Comme moi, vous avez forcément découvert les contes de Perrault lorsque vous étiez enfant. Le Petit Chaperon Rouge, Cendrillon, Le Petit Poucet, ces titres sont devenus familiers. Mais saviez-vous qu’il existait plusieurs versions ? Que ceux que vous avez entendu étant petit sont beaucoup plus édulcorés que les « originaux » ? Les « vrais » contes de Perrault ne sont pas forcément agréables à écouter lorsqu’on est enfant, car ces derniers risquent fort de faire des cauchemars. Pour prendre un exemple tout simple, le Petit Chaperon Rouge est dévoré par le loup !

Le confinement a fait que j’ai eu l’idée de raconter les contes afin que tout le monde puisse découvrir les véritables histoires. J’ai alors créé ma chaîne YouTube et un compte audio (au même nom que le blog et accessible à partir de Spotify, AnchorFM…) et réalisé des enregistrements audio. Je viens de terminer les contes de Perrault et j’enchaîne avec les versions des Frères Grimm.

Pour la petite histoire, cela faisait longtemps que j’avais envie de découvrir les « vrais récits ». Je mets ça entre guillemets car en fait, la paternité de certains remonte à bien plus loin que la naissance de Perrault. Il faut savoir qu’à la base, les contes sont issus de la tradition orale, aussi, ils sont passés de bouche en bouche et ont été forcément modifiés, censurés, adoucis avec le temps… Bref, tout ça pour dire que j’ai déniché ma charmante édition dans un thé-librairie à Strasbourg, répondant au nom de Sthélline, et que j’en suis toute contente ! Donc sachez que si vous êtes un adulte, ces contes sont aussi faits pour vous !

C’était mieux avant

C’était mieux avant

« C’était mieux avant » est une bande dessinée écrite et illustrée par Soledad et Hervé Éparvier, qui s’adresse à ceux qui ont connu les années 70-80. Pour ce faire, le duo a découpé l’ouvrage en plusieurs chapitres dédiés à chaque fois à une thématique bien singulière. Il y a :

  • Les départs en vacances, où à l’époque on n’avait pas besoin d’attacher la ceinture,
  • L’école, où l’on s’amusait à chanter « Bali-Balo »,
  • Le jeudi, journée vacante de la semaine,
  • La télévision, où il n’y avait qu’une chaîne à regarder et sur laquelle Nounours nous disait « Bonne nuit » tous les soirs,
  • Nos 16 ans, avec les fameuses Boums et le développement des photos qui prenait des plombes,
  • Le repas du dimanche, où chacun était bien apprêté,
  • Les vieux, qui faisaient vraiment vieux, qui dormaient avec des bigoudis sur la tête et mangeaient des biscottes avec de la chicorée pour le petit-déjeuner,
  • Noël et ses nombreux cadeaux pour les enfants, à l’instar de l’ardoise magique ou du spirographe,
  • Les personnages de notre enfance,
  • Notre look,
  • Le téléphone à cadran, avec l’écouteur,
  • Le service militaire,
  • Les répliques cultes,
  • Les voitures, dotées notamment de manivelles pour descendre ou monter les vites,
  • Des métiers qui ont aujourd’hui disparu comme l’ouvreuse au cinéma ou le pompiste,
  • Le cinéma et sa place à 2€,
  • La décoration intérieure, où la moquette était à la mode, comme la lampe à lave qui n’éclairait rien,
  • La musique avec les compilations sur cassette, les 33 et 45 tours,
  • La cuisine, généralement tout en formica, avec néon et verres à moutarde sur la table,
  • Les bonbons,
  • Les publicités qui mettaient en avant la Mousseline ou encore Monsieur Propre.

A titre personnel, je suis née à la fin des années 80 et pourtant, je me suis reconnue dans certains dessins. C’est une bande dessinée qui devrait plaire à tous les nostalgiques. Après tout, ne dit-on pas « C’était mieux avant ! » quelle que soit notre génération ?! Les auteurs sont nés quant à eux dans les années 60, donc ils savent bien de quoi ils parlent. L’album se clôture par un test : « Êtes-vous un enfant des années 70 ? » Bon, là j’avoue, j’ai regardé les questions, on m’aurait parlé en russe, c’était pareil ! En tout cas, la bande dessinée reste très plaisante à lire car outre le fait de faire remonter des souvenirs, elle permet de découvrir des éléments d’une époque, qui ont parfois disparu de la circulation depuis…

Marie d’en haut

Marie d’en haut

Olivier, lieutenant de gendarmerie a demandé sa mutation et débarque dans l’Arriège. Au cours de sa première enquête, il fait la connaissance de Marie, une fermière basée en haute montagne, qui élève seule sa fille Suzie, et qui se montre un brin agressive. Au quotidien, Antoine, son meilleur ami homosexuel, lui donne un coup de main, victime lui aussi de la solitude et de la méchanceté d’autrui. Ce trio de personnages au caractère bien trempé va se découvrir, s’apprécier, pour ne plus se quitter.

Après avoir eu un véritable coup de coeur pour « Juste avant le bonheur » d’Agnès Ledig, je me suis penchée sur un autre ouvrage de l’auteure, intitulé « Marie d’en haut ». J’avoue que je ne l’aurai pas forcément ouvert si ma Mamie ne me l’avait pas prêté, avec un sourire jusqu’aux oreilles, en me disant : « Qu’est-ce qu’il est beau et qu’est-ce qu’il est drôle ! » Comment refuser un conseil pareil. Hop, je l’ai embarqué chez moi et dévoré en l’espace de deux jours. Et vous savez quoi ? Elle avait raison ! Il y a effectivement dans le récit des comportements et des phrases très drôles. La petite Suzie a toujours le mot qui faut, quitte à mettre mal à l’aise les plus grands. Et puis je suppose que par l’adjectif « beau », ma Mamie faisait référence à l’histoire d’amour au centre de l’intrigue. Celle-ci est un peu « facile » je dirai, dans la mesure où ça se concrétise assez rapidement, et du fait que les deux protagonistes s’embarquent tout de suite dans une relation sérieuse avec des projets de déménagement, bébé et j’en passe…Mais bon, ça reste toujours sympathique et divertissant à lire, surtout quand les personnages sont touchants.

En quarantaine

En quarantaine

On le sait, le confinement en a inspiré beaucoup, et parmi les auteurs qui méritent le détour, il y a Lapuss’. Déjà connu pour sa série « Putain de chat », l’auteur-illustrateur s’est lié à Tartuff pour imaginer un petit album tout jaune portant le titre : « En quarantaine – journal d’un confinement ».

Sur un peu plus de 60 pages, le duo a imaginé des stripes tous plus drôles les uns que les autres, qui nous vont revivre le confinement depuis le premier jour, avec tout son lot d’inepties. Parmi les éléments qui ont marqué, on retrouve :

  • Le premier discours du Président, mal sous-titré ;
  • La ruée sur le papier toilettes dans les supermarchés ;
  • La prise de poids à force de passer son temps en cuisine (et à table) ;
  • Les devoirs à la maison ;
  • Le grand ménage de printemps ;
  • La baisse de la pollution dans le monde ;
  • Le port du masque

Et j’en passe…

Encore aujourd’hui, il serait possible d’écrire un tome 2, 3, 4…Car le virus n’a pas dit son dernier mot.

Beaucoup de dérision et d’humour noir, Lapuss’ et Tartuff démontrent à quel point l’être humain peut être… Bête, oui tout simplement, pour ne pas être vulgaire. Si « En quarantaine » reste avant tout une BD humoristique, elle est surtout criante de vérité quant à nos différents comportements. L’album ne vise pas seulement les fendus du bocal, tout le monde en prend pour son compte, que ce soit les politiciens, le gouvernement, les parents, mon voisin, et même toi ! Qui sait, peut-être que ce livre nous ouvrira les yeux sur ce qui est réellement important, ce dont on peut se passer, et ce qu’on doit éviter de faire.