Les délices de Tokyo

Les délices de Tokyo

Sentarô gère une échoppe dans laquelle il vend à emporter des dorayaki, des pâtisseries japonaises. Un jour, Tokue, une dame âgée aux doigts déformés, lui propose son aide, elle qui sait faire la pâte de haricots rouges comme personne. D’abord réticent, Sentarô se laisse finalement convaincre. Du jour au lendemain, il voit sa clientèle doubler ; une clientèle conquise par la nouvelle recette et la personnalité de Tokue.

« Les délices de Tokyo », c’est un livre que je n’avais pas prévu de lire à la base ! J’en avais entendu beaucoup de bien sur les blogs et je comptais l’offrir. Et puis ça n’a plus été possible et j’ai conservé l’exemplaire. C’est une lecture savoureuse, facile, qui nous plonger dans l’univers culinaire japonais. L’ouvrage au format poche n’est vraiment pas épais (je crois qu’on n’atteint pas les 200 pages) et il s’avère vite lu. Au-delà de la simple échoppe, on découvre des personnages attachants, au passé parfois très sombre. Derrière les drôles de mains de Tokue se cache en fait une maladie connue de tous et qui, une fois révélée, va tout faire basculer.

Le roman de Durian Sukegawa a par ailleurs été adapté au cinéma par le Naomi Kawase et a été primé à Cannes. Il ne fait nul doute qu’à l’occasion je le regarderai !

 

Mots croisés

Mots croisés

Elles sont quatre. Quatre femmes de générations différentes qui, à la base, ne se connaissent absolument pas. Il y a Madeleine qui, à 82 ans, veut encore croire à l’amour ; Juliette, une bibliothécaire qui écrit en secret son premier roman ; Christina, qui décide de changer de vie en prenant une colocataire ; Béatrice, une jeune femme au passé mouvementée. Quatre destins qui vont se croiser pour finalement se souder. Au-delà de la simple amitié, il y est question de chance, de sentiments, de nouveaux départs et de petits bonheurs.

Quel régal que ce nouveau roman de Fanny Vandermeersch. Après « Aux livres exquis », j’ai pris plaisir à découvrir « Mots croisés ». Dès les premières pages, j’ai été embarquée. Bon d’accord, je ne suis pas objective. Après tout, moi aussi je suis bibliothécaire et je rêve aussi de publier un roman, alors c’est un peu facile de s’identifier. Mais c’est aussi chouette de retrouver dans un livre un univers qui nous est si familier.

Je vais vous faire une confidence : je préfère quand il y a un seul héros plutôt qu’une ribambelle ; j’accroche mieux en général, mais ici Fanny Vandermeersch a su déjouer le pronostic car c’est un livre qui m’a énormément plu. Les diverses histoires de femmes qui y sont racontées sont touchantes. Les émotions sont justes. L’auteure fait aussi bien référence à la solitude qu’à la confiance en soin, aux pouvoirs de l’amitié, mais aussi de l’amour, bref un joli condensé d’émotions, une belle tranche de vie, la lecture idéale pour combattre la morosité !

Le goût du bonheur

Le goût du bonheur

Valentina travaille dans un bar, sur une petite île au large de l’Italie, avec pour compagnons Ferdinand, son acolyte à quatre pattes, et Nikola, son ami d’enfance. A Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste. Et elle est prête à tout pour se faufiler dans les bons papiers de son boss. A priori, ces deux jeunes femmes n’ont rien en commun, jusqu’à ce qu’une photo bouleverse leur existence.

« Le goût du bonheur » est un roman feel-good imaginé par Angéline Michel, disponible aux éditions J’ai Lu. C’est un livre très simple à lire car :

  • L’histoire est légère
  • Le récit est bref
  • Tout est couru d’avance.

En effet, aucune surprise à l’horizon, je parie même qu’à la lecture de mon résumé, vous savez déjà ce qu’il va se passer (et vous avez raison). Néanmoins, ça fait du bien de temps en temps de lire ce genre de roman, notamment entre deux gros pavés, ou après un livre qui a demandé pas mal de réflexion et/ou de concentration.

“Le gout du Bonheur”, c’est l’ouvrage typiquement girly, plein de bons sentiments, de gens gentils. Malgré une impression de déjà-vu et un côté un peu naïf, il plaira à tous les lecteurs qui n’ont pas envie de se prendre la tête et de se déconnecter un peu du quotidien.

Et ne durent que les moments doux

Et ne durent que les moments doux

Lily est à l’hôpital. Elle vient de donner la vie prématurément à une petite fille. Le personnel, comme la maman, est sur le qui-vive. Sa survie ne tient qu’à un fil. De son côté, Elise, 50 ans, se retrouve seule dans son appartement, en tête-à-tête avec Edouard le chien, alors que son dernier enfant vient de quitter le nid.

Ce roman autour de la parentalité parlera aussi bien à ceux dont les enfants viennent de quitter le domicile qu’à ceux qui s’apprêtent ou qui viennent de devenir parents. Un rôle pour le moins pas évident à tenir et que chacun découvre sur le tas.

« Et ne durant que les moments doux » est un roman que Virginie Grimaldi n’avait pas prévu d’écrire à la base. Et puis les aléas de la vie, la venue d’un enfant dans la tribu a changé la donne. Avec cet ouvrage, l’auteure remercie le personnel soignant de manière générale pour leur dévouement. Elle fait également connaître aux lecteurs ces bénévoles qui œuvrent dans l’ombre et qui ont en charge de dorloter les nouveaux-nés hospitalisés. A travers le personnage de Lili, Virginie Grimaldi raconte son propre combat, celui d’une mère qui a peur pour son enfant venu un peu trop tôt au monde. Avec beaucoup d’émotions, elle dépeint les longues heures de stress, la culpabilité et la tristesse. Elle évoque aussi la solitude et le renouveau. Difficile de ne pas ressortir bouleversée de cette lecture, tant les héroïnes sont de belles personnes. Un roman tout doux, un coup de cœur, une belle leçon de vie à mettre entre toutes les mains

Mamma Maria

Mamma Maria

« Mamma Maria », c’est l’adresse incontournable de ce petit village italien, où les habitants se retrouvent pour manger ou boire un verre. Il est tenu par Maria, une dame de 65 ans, qui sait dorloter ses clients comme il faut. La patronne est notamment amie avec Sofia, une jeune femme au cœur brisé, de retour dans sa région natale après avoir vécu à Paris. Leur quotidien est secoué par l’arrivée de Souma, une Lybienne et son fils qui ont fui la misère de leur pays. Echouée dans un poulailler, cette petite famille va être cachée, nourrie et logée. Mais tous les villageois ne voient pas d’un bon œil la venue de ces migrants sur leurs terres.

Après avoir entendu énormément de bien du second roman de Serena Giuliano, je me suis lancée de façon très optimiste dans « Mamma Maria » paru aux éditions du Cherche Midi. Cette lecture est parfaite pour l’été ! Elle a une saveur de caliente, c’est une morceau d’Italie que l’on a entre nos mains. Il suffit de fermer les yeux pour se retrouver sur la terrasse de Maria, en train de savourer l’un de ses cafés inimitables.

Serena Giuliano nous embarque dans l’histoire de deux femmes au caractère à la fois lumineux et bien trempé, amoureuses de leurs contrées et qui en parlent si joliment. Le récit, plutôt feel good, nous propose néanmoins une réflexion sur la cause migratoire, à travers les personnages de Souma et Franco, ainsi que sur le racisme en Italie. Le pays est en effet connu pour avoir notamment interdit à certains bateaux humanitaires d’accoster, mais aussi pour l’île de Lampedusa, où se situe un centre d’hébergement pour les migrants. Au final, le roman est très doux et rempli la plupart du temps de bons sentiments. De quoi véritablement se détendre à défaut d’être en vacances.