Montmorillon : la Cité de l’Écrit et des métiers du Livre

Montmorillon

Librairie de l’Octogone

De séjour de l’autre côté de la France, j’en ai profité pour partir direction Montmorillon, surnommée la Cité de l’Ecrit et des métiers du Livre. Autrement dit, un des nombreux villages du livre que compte la France. J’aimerais en effet tous les voir, mais passons.

Le village de Montmorillon est situé dans le Poitou-Charente. Le côté village du livre se trouve dans le quartier médiéval du bourg, où l’on trouve des librairies bien entendu, des restaurants et des cafés, des expositions permanentes et temporaires, et la possibilité de négoce de livres anciens et d’occasion.

Cité de l’Écrit

Musée de la macine à écrire et à calculer

Le cadre est vraiment charmant et le village regorge d’autres monuments à visiter, comme l’église Notre-Dame et sa Crypte Sainte Catherine, mais aussi le Musée de la Machine à Ecrire et à Calculer. Je dois vous dire que ce fut le point d’orgue de ma visite des lieux car figurez-vous que le jour où j’y suis allée, je suis tombée sur un village fantôme ! Pourtant, il s’agissait d’un dimanche, en haute saison (et je précise qu’à cette époque, il n’y avait pas encore de Covid) et tout village du livre qui se respecte est forcément ouvert en cette période. Ma foi, quelle ne fut pas ma déception de ne trouver que deux libraires ouvertes, un restaurant et quelques boutiques souvenirs. C’est simple, je suis repartie le cabas… Vide ! Pourtant, les pas de porte regorgent d’imagination : on y trouve par exemple « Au cri de la chouette », « Livres à vous ! », « L’Autre Page » ou encore « The Glass Key » spécialisée dans les livres anglais.

Librairie « Au Cri de la Chouette »

Le Musée de la Machine à Écrire et à Calculer est l’endroit incontournable du village. On y trouve une rétrospective de plus d’un siècle et demi grâce à la présence de 200 machines, allant des plus anciennes aux plus rétros, en passant par les machines permettant de rédiger des partitions, d’écrire en braille ou encore en chinois. De vrais petits bijoux pour les yeux qui nous laissent parfois pantois devant de telles mécaniques !

Jardin des écrivains

Autre point sympathique du village si vous vous y rendez au printemps ou en été : La Roseraie du Jardin des Écrivains : un agréable petit parc où l’on peut observer plus d’une trentaine de variétés de rosiers baptisés de noms d’écrivains, à l’instar de Maupassant, Pierre de Ronsard ou George Sand.

Enfin, pour tous ceux qui s’intéressent aux métiers du livre, une douzaine de panneaux ont été installés dans les ruelles pour évoquer le livre ancien et les professions qui l’entourent.

Mille Sabords

Mille Sabords

Capitaine Haddock

Mille Sabords est une boutique unique en France dédiée à l’univers de Tintin. Elle se situe à Saint Martin de Ré, sur l’île de Ré. Tout tintinophile qui se respecte doit obligatoirement passer par cet endroit pour trouver satisfaction. On y trouve les bandes dessinées d’Hergé bien sûr, mais aussi pléthore de figurines, des vêtements, des peluches, et j’en passe !

Mille Sabords

Dans quelques vitrines, on peut apercevoir des pièces uniques, des objets de collection, comme des planches dédicacées de l’auteur, des tableaux et des reproductions. Moi qui ne suis pas une grande fan de Tintin, j’ai apprécié le lieu, les décors. A l’extérieur, on remarque que le capitaine Haddock nous observe avec ses jumelles, que Dupont et Dupond se racontent une énième blague et que Tintin est en train de courir, probablement après un nouveau scoop.

Tintin

Mille Sabords, c’est aussi le revendeur officiel de Moulinsart et libraire expert ! Vous pouvez profiter en parallèle chaque 7 août du festival BD de l’île de Ré. Personnellement, je l’ai raté de quelques jours… Et si vous êtes plutôt de passage à la Rochelle, rassurez-vous, vous trouverez également Mille Sabords , rue du Palais, mais en tant que librairie spécialisée BD.

Mille Sabords

La Casa di Giulietta

Le balcon de Juliette

Statue de bronze représentant Juliette

Vérone est connue pour être la ville qui a été témoin de l’amour entre Roméo et Juliette. Une histoire fictive, écrite par William Shakespeare et publiée en 1597, alors que l’auteur n’a jamais mis les pieds dans cette ville italienne.

Restituons le récit : nous sommes en Vénétie, dans le Nord-Est de l’Italie. Juliette Capulet et Roméo Montaigu sont issus de familles rivales à Vérone. Roméo est amoureux de Rosaline, tandis que Juliette rencontre le comte Pâris, qui s’apprête à la demander en mariage. Lors d’un bal organisé par les Capulet, Roméo et Juliette ont le coup de foudre l’un pour l’autre. Le Frère Laurent incite les deux amants à se marier afin de réconcilier les familles ennemies. Au même moment, dans la ville, Tybalt, cousin de Juliette, provoque Roméo, qui refuse de se battre, C’est Mercutio, son ami, qui dégaine à sa place et qui se fait tuer. Roméo se venge et Tybalt tombe sous les balles. Le voilà condamné à l’exil. De son côté, Juliette refuse de se marier et se réfugie chez Frère Laurent, qui lui propose de boire un philtre lui donnant l’apparence de la mort durant quelques heures. Roméo, la croyant véritablement morte, se procure du poison et se rend sur sa tombe pour mourir à ses côtés. Juliette se réveille. Horrifiée de découvrir son amoureux mort, cette dernière se poignarde avec une dague. Voilà un résumé plus ou moins rapide des événements.

Chambre de Juliette

Aujourd’hui, il est possible de visiter à Vérone la Casa di Giuliette (la maison de Juliette), non loin de la piazza delle Erbe. Il s’agit d’un musée datant de 1905 dans un logis seigneurial du XIIe siècle, pourvu d’un balcon reconstitué ; celui où Roméo déclare sa flamme à Juliette. La demeure en question a été construite par la famille Dal Cappello. La consonance des deux noms de famille laisse penser alors qu’il s’agit de la maison de Juliette. A l’intérieur, les visiteurs peuvent observer quelques meubles datant des XVIe et XVIIe siècle, des tableaux et des gravures racontant l’histoire tragique des deux amants, des costumes des adaptations cinématographiques et des céramiques.

Cadenas d’amour

La boutique du musée

Les amoureux de passage à Vérone n’hésitent pas à s’embrasser sur le balcon. D’autres se prennent en photo avec la statue de bronze représentant Juliette, par Nereo Constantini. La légende veut que les femmes touchent le sein droit pour qu’on leur apporte l’amour éternel, le bonheur et la fertilité. Elle porte également bonheur aux célibataires qui cherchent l’amour. Les murs sont recouverts quant à eux de graffitis laissés par des couples. Des petits mots sont par ailleurs incrustés dans la façade et il est possible, à l’intérieur du musée, d’écrire à Juliette.

Le musée

J’ai fortement apprécié cette visite. Même si le lieu est totalement fictif, il reste un des passages les plus romantiques de Vérone. A noter qu’il existe un château privé qui appartenait à la famille des Montecchi quelques rues plus loin, que l’on attribue à Roméo. La demeure n’est pas visitable. Seul un panneau indique qu’il s’agit de l’habitation du jeune homme. Enfin, dans le monastère de San Francesco in Corso, on peut voir la « sépulture de Juliette », là où les deux amants mirent fin à leur jour.

La maison Anne Franck

maison anne frank

La maison Anne Frank

Anne Frank

La maison Anne Frank se situe au Pays-Bas, à Amsterdam plus précisément, où l’adolescente a résidé quelque temps avant de mourir dans les camps de concentration. L’adresse exacte est le Westermarkt 20.

Alors qu’Hitler arrive au pouvoir en Allemagne en 1933, Anne Frank et sa famille migrent au Pays-Bas. Otto, son père, ouvre alors une boutique d’épices. Mais lorsque la Hollande est envahie par les nazis, la famille Frank n’a d’autre choix que de basculer dans la clandestinité. Le 6 juillet 1942, les Frank, ainsi que la famille Van Pels et le dentiste Fritz Pfeffer se cachent dans la maison, dans des pièces aménagées spécialement et qui constitueront « L’Annexe ». C’est ici qu’Anne Frank écrira son journal, devenu tristement célèbre. Les anciens collègues du père d’Anne assurent le ravitaillement. Mais le 4 août 1944, la police allemande découvre la cache et embarque tout le monde. Anne Frank mourra du typhus, dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, au printemps 1945. Seul Otto survivra.

Le journal d’Anne Frank

Maison Anne Frank

En 1950, la maison est en mauvais état. L’édifice sera finalement sauvé de la démolition grâce à des proches d’Otto Frank et à la pression de l’opinion publique. En 1957, la fondation Anne Frank est créée, afin de permettre au public de visiter le bâtiment et de diffuser les messages qu’Anne souhaitaient faire passer. Un musée ouvre ses portes en mai 1960. Depuis, l’Annexe a été réhabilitée pour retrouver son état d’origine et est visitable par le public, et des espaces ont été élaborés pour agrandir le musée. La visite est riche en émotions.

En pénétrant dans le musée, le visiteur fait connaissance avec les lieux grâce à un audio-guide gratuit. Il découvre en premier lieu les prémices du journal d’Anne ainsi que le quotidien des juifs sous l’occupation nazie. De pièce en pièce, on découvre des photos et des objets ayant appartenu à la famille Frank. Aucun meuble n’a été disposé. Seule la voix d’Anne, et des témoignages des survivants nous guident dans une certaine forme de recueillement. L’audio-guide s’arrête le temps de l’Annexe, où la tristesse est palpable. On y marche tout doucement, en chuchotant parfois, comme si vivions à notre tour dans la clandestinité.

Anne Frank Huis

Si vous souhaitez visiter la Maison d’Anne Frank, sachez qu’il faudra vous y prendre à l’avance. Vous devez réserver votre billet sur Internet deux mois avant votre venue, en raison de la forte affluence. Vous avez également la possibilité de choisir un guide touristique. A noter qu’il est interdit de prendre des photos à l’intérieur.

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Après avoir fait « Livre Paris », il y a quelques années, j’ai tenté l’expérience du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil, sur deux journées. Alors certes, la littérature jeunesse n’est pas mon domaine dans la Médiathèque où je travaille, mais j’avais envie de découvrir un peu cet univers. Et qui dit « jeunesse », dit aussi « public adolescent » et il m’arrive de lire du Young Adult.

  • L’intérêt d’y aller en pleine semaine ? L’entrée est gratuite. Il y a peu de monde.
  • Les inconvénients : le public scolaire qui avait une journée dédiée et à laquelle je n’avais absolument pas pensé ; les auteurs et illustrateurs qui sont principalement présents le week-end pour les dédicaces.

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Durant ces deux jours, j’ai arpenté les allées, rencontré des libraires, des éditeurs et quelques illustrateurs en compagnie de mes deux super collègues ! J’ai tenté aussi de me faire des contacts pour d’éventuels partenariats avec le blog, et je croise les doigts pour que cela se réalise.

Nous avons également visité l’exposition sur « L’éloge de la lenteur », thématique de cette année, mais je dois dire que j’ai moyennement accroché, mis à part les tentes ornées de LED pour lire au calme.

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse est constitué par ailleurs de trois niveaux : un dédié à l’expo justement, et les deux autres aux maisons d’édition, aux spectacles, aux espaces presse. Il y a même un coin « Enfants trouvés », dont le titre prête vraiment à sourire. Je n’ai malheureusement pas assisté à des animations, car il fallait apparemment s’inscrire. Or, ce n’était stipulé nulle part. Bref, passons. Ce fut tout de même une belle expérience. J’ai fait le plein de livres (comme si je n’en avais pas déjà assez) et échangé avec de chouettes exposants.

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Mon panier shopping littéraire :

  • What light / Jay Asher
  • 54 minutes / Marieke Nijkamp
  • Embrasse-moi / Jacques Prévert & Ronan Badel
  • Five feet apart / Rachel Lippincott
  • Août 61 / Sarah Cohen-Scali
  • Dans la maison / Philip Le Roy
  • Les 7 vies de Léo Belami / Nataël Trapp
  • Shooting Star / Fabrice Colin
  • Lettres d’amour de 0 à 10 / Susie Morgenstern et Thomas Baas

 

Panier auquel il faut ajouter :

  • Un mug « Mortelle Adèle », car je suis fan de la série
  • Un mug à l’effigie du salon, avec la citation : « Le monde appartient à celui qui lit tôt »
  • Un petit carnet tout choupinou !

Et vous, avez-vous déjà eu l’occasion d’aller au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil ?