Garde tout, surtout les gosses !

Garde tout, surtout les gosses !

Florence et Denis forment le couple idéal. Ils ont une maison à tomber, trois enfants et une belle carrière professionnelle. D’ailleurs, ils aimeraient bien faire évoluer cette dernière. Et puis, entre eux, ce n’est pas si rose que ça. La solution après 20 ans de mariage ? Le divorce ! Le problème, c’est la garde des enfants. Ni l’un, ni l’autre n’a envie d’avoir trois ados insupportables à charge. Ne réussissant pas à se mettre d’accord, le juge remet la décision aux enfants. A eux de choisir avec quel parent ils souhaiteraient vivre. Les adultes sont prêts à tout pour ne pas les avoir auprès d’eux. La guerre des clans est lancée !

Le pitch vous dit quelque chose ? Normal ! Le roman « Garde tout, surtout les gosses ! » a été adapté au cinéma il y a quelques années déjà, sous le titre « Papa ou Maman ». Au casting, on y trouvait Laurent Lafitte de la Comédie Française, mais aussi Marina Foïs. Les deux acteurs ont d’ailleurs réitéré pour un second volet, qui avait plutôt bien marché. Mais à l’origine, on parle bel et bien d’un livre, celui de Guillaume Clicquot. Une comédie déjantée, où les parents se comportent comme des sales gosses pour ne pas avoir à faire face à leur plus grand devoir. Et vous savez quoi ? Je me suis beaucoup plus poilée avec l’ouvrage ! La situation a beau être grave, les actions restent hilarantes. Il faut dire que les personnages principaux donnent du fil à retordre et ne manquent pas d’imagination. Au-delà de la comédie, l’auteur nous donne à réfléchir en matière d’éducation. Ou comme joindre l’utile à l’agréable.
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Apollo 11, les premiers pas de l’homme sur la Lune

Apollo 11 les premiers pas de l’homme sur la Lune

21 juillet 1969, sur la Lune. Neil Armstrong devient le premier homme à y marcher. Des millions de personnes sont captivées, au même moment, devant leur écran de télévision. Cet exploit, il ne l’a pas accompli seul, mais avec l’aide de Buzz Aldrin et Michael Collins. La date, désormais gravée dans l’Histoire, démontre la volonté de la NASA à repousser les limites de l’exploration spatiale. Aujourd’hui, nous rêvons d’une autre conquête : celle de Mars.

« Apollo 11, les premiers pas de l’homme sur la Lune » est une bande dessinée de Céka et Yigaël, sortie à l’occasion des 50 ans d’un des faits les plus marquants du XXe siècle. L’ouvrage se focalise sur l’épopée de Neil Armstrong : sa préparation, les essais ratés par la NASA, la conquête spéciale source de tensions avec l’URSS, et bien sûr, les premiers pas sur la Lune. Un dossier sur l’exploration spatiale complète par ailleurs la bande dessinée, avec notamment les dates les plus importantes à retenir en la matière, mais aussi les projets en cours.

L’illustration est très détaillée et j’ai beaucoup aimé la première de couverture avec ses reflets, qui mettent en lumière certains éléments. La BD de Céka et Yigaël fait aussi écho au film « The First Man » si vous avez pu le voir. L’un comme l’autre sont prenants et permettent de mettre nos connaissances à jour.

Quand nos souvenirs viendront danser

Quand nos souvenirs viendront danser

Dans l’impasse des Colibris, ça sent le roussi ! Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et Marceline sont les derniers habitants à y résider. Ils pourraient y finir leurs vieux jours tranquillement si le maire n’avait pas décidé de raser la rue. Ensemble, ils décident de se battre, en menant notamment des actions qui vont faire parler d’eux.

« Quand nos souvenirs viendront danser » est le dernier livre de Virginie Grimaldi. Après avoir publié son recueil de lettres, « Chère Mamie« , l’auteure revient sur le devant de la scène avec une comédie pétillante, tenue avec brio par des octogénaires. L’impasse dans laquelle vivent nos personnages principaux doit être rasée au profit de la construction d’une nouvelle école. Seulement voilà, nos seniors n’ont pas envie de quitter les lieux, chargés de souvenirs. Le lecteur suit donc leur bataille, à coup de chapitres courts, drôle et percutants. Les personnes âgées ne sont pas à court d’idées quand il s’agit de faire tomber le maire : blocage d’un centre commercial, dévalisation d’une boulangerie, leur combat est à mourir de rire. Marceline, Gustave et les autres n’ont pas peur du ridicule, pour notre plus grand bonheur. Après 63 ans de voisinage, ils n’ont plus rien à perdre, pas même leur dignité. En parallèle à leurs actions, Marceline partage avec nous son journal intime, en racontant la vie du quartier, les bonheurs et les malheurs qui ont rythmé le quotidien, la maternité, les décès, les vacances… Petit à petit, nous découvrons une histoire bien plus profonde qu’il n’y paraît. Derrière le burlesque, se cachent parfois les larmes.

Le roman de Virginie Grimaldi parlera sans doute à bon nombre de personnes. Entre les parents / grands-parents qui ne peuvent plus vivre seuls et doivent se séparer de leurs biens, des enfants qui quittent le nid ou de nous-mêmes qui devons simplement déménager, « Quand nos souvenirs viendront danser » est un récit tendre qui résonnera sûrement en vous.

L’enfant d’Oradour

L’enfant d’Oradour

« Je ne suis pas un héros. Je n’ai pas choisi d’être le gosse orphelin de Charly ni le petit rouquin rescapé d’Oradour-sur-Glane, comme on m’appelait là-bas ! Je préférerais que personne ne me connaisse ni à Limoges ni ici mais que mes parents, mes sœurs et mon petit frère soient encore vivants. » Le 10 juin 1944, Roger, un petit garçon de 9 ans survit au massacre d’Oradour-sur Glane, perpétré par la division SS Das Reich. Au total, 642 personnes ont péri, parmi lesquels 191 enfants. Régis Delpeuch relate dans « L’enfant d’Oradour », le témoignage du petit Roger, qu’il a recueilli auprès de ses filles, Claudine et Florence.

75 ans après le massacre, « L’enfant d’Oradour » est un roman historique qui se lit dès l’âge de 10 ans.  De l’expulsion de sa famille en Moselle en novembre 1940 au massacre, en passant par le quotidien de la famille Godfrin dans le village, Régis Delpeuch embarque le lecteur dans une histoire éprouvante, au cœur du village-martyr, devenu aujourd’hui un musée-mémorial. En fin de récit, un cahier documentaire est disponible pour aider le lecteur à mieux contextualiser l’histoire. Il raconte le déroulé de la terrible journée, dresse le bilan des victimes et des survivants et explique la transformation d’Oradour-sur-Glane après guerre. Pour ne jamais oublier.

Moi qui croyais te connaître

Moi qui croyais te connaître

Holly est une femme active, qui participe à la sensibilisation des plus jeunes sur le thème du consentement sexuel. Mais lorsqu’un jour son fils est accusé de viol par la fille de sa meilleure amie, elle prend le parti de la défense, persuadée que son fils est tout sauf coupable. De l’autre côté, Julia doit aider sa fille de 13 ans, Saffie, totalement traumatisée et potentiellement enceinte à remonter la pente.

« Moi qui croyais te connaître » est un roman signé Penny Hancock. Dans ce thriller psychologique, le lecteur fait face à deux familles, toutes deux bien campées sur leur position. D’un côté, il y a un adolescent solitaire, qui n’a pas très bonne réputation. De l’autre, une fille populaire, bien sous tous rapports. Le suspense est extrêmement bien maîtrisé. Le contexte est tellement bien décrit, et les personnages semblent si réels qu’il est quasiment impossible de ne pas arriver à se plonger dans ce récit. Une amitié qui vole en éclat, un viol, de la culpabilité, sans compter l’estime de soi, il est bien difficile de lâcher ce roman avant d’arriver aux dernières pages.  Surtout qu’à de nombreuses reprises, nos hypothèses font fausse route. Quoi de mieux pour souligner la réussite d’un scénario ?! Je vous recommande chaudement ce roman, si vous arrivez bien entendu à lire des récits au sujet du viol. A noter qu’à aucun moment l’auteure ne rentre trop dans les détails concernant cette forme de violence.