A crier dans les ruines

A crier dans les ruines

Tchernobyl, 1986 : Ivan et Lena sont deux adolescents épris l’un de l’autre. Mais l’explosion de la centrale va bouleverser leur vie. Lena émigre en France avec toute sa famille, persuadée qu’Ivan n’a pas survécu aux radiations. De son côté, Ivan n’a pas réellement bougé, et espère chaque jour le retour de sa dulcinée. Vingt années passent. Mal dans sa peau, Lena décide de repartir direction l’Ukraine pour renouer avec ses racines.

« A crier dans les ruines » est un roman qui me faisait vachement envie ! Comme vous l’avez sans doute constaté sur le blog, j’ai beaucoup lu ces derniers temps autour de Tchernobyl. L’ouvrage d’Alexandra Koszelky n’allait donc pas déroger à la règle. Et j’ai adoré cette nouvelle lecture. L’auteure ne s’attarde pas sur la catastrophe (que l’on connait tous), mais sur la relation entre Ivan et Lena.

On y parle d’exil, de crise identitaire, de deuil et bien entendu, d’amour. Un amour qui semble s’effilocher avec le temps mais qui ne perd en fait rien de sa superbe. L’histoire, pleine de lyrisme et d’espoir, n’en est pas mièvre pour autant. Et c’est bien ce qui nous maintient en haleine dans ce récit qui s’étale sur vingt ans. Vingt années d’attente, de doute et d’espoir.

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Après avoir fait « Livre Paris », il y a quelques années, j’ai tenté l’expérience du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil, sur deux journées. Alors certes, la littérature jeunesse n’est pas mon domaine dans la Médiathèque où je travaille, mais j’avais envie de découvrir un peu cet univers. Et qui dit « jeunesse », dit aussi « public adolescent » et il m’arrive de lire du Young Adult.

  • L’intérêt d’y aller en pleine semaine ? L’entrée est gratuite. Il y a peu de monde.
  • Les inconvénients : le public scolaire qui avait une journée dédiée et à laquelle je n’avais absolument pas pensé ; les auteurs et illustrateurs qui sont principalement présents le week-end pour les dédicaces.

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Durant ces deux jours, j’ai arpenté les allées, rencontré des libraires, des éditeurs et quelques illustrateurs en compagnie de mes deux super collègues ! J’ai tenté aussi de me faire des contacts pour d’éventuels partenariats avec le blog, et je croise les doigts pour que cela se réalise.

Nous avons également visité l’exposition sur « L’éloge de la lenteur », thématique de cette année, mais je dois dire que j’ai moyennement accroché, mis à part les tentes ornées de LED pour lire au calme.

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse est constitué par ailleurs de trois niveaux : un dédié à l’expo justement, et les deux autres aux maisons d’édition, aux spectacles, aux espaces presse. Il y a même un coin « Enfants trouvés », dont le titre prête vraiment à sourire. Je n’ai malheureusement pas assisté à des animations, car il fallait apparemment s’inscrire. Or, ce n’était stipulé nulle part. Bref, passons. Ce fut tout de même une belle expérience. J’ai fait le plein de livres (comme si je n’en avais pas déjà assez) et échangé avec de chouettes exposants.

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Mon panier shopping littéraire :

  • What light / Jay Asher
  • 54 minutes / Marieke Nijkamp
  • Embrasse-moi / Jacques Prévert & Ronan Badel
  • Five feet apart / Rachel Lippincott
  • Août 61 / Sarah Cohen-Scali
  • Dans la maison / Philip Le Roy
  • Les 7 vies de Léo Belami / Nataël Trapp
  • Shooting Star / Fabrice Colin
  • Lettres d’amour de 0 à 10 / Susie Morgenstern et Thomas Baas

 

Panier auquel il faut ajouter :

  • Un mug « Mortelle Adèle », car je suis fan de la série
  • Un mug à l’effigie du salon, avec la citation : « Le monde appartient à celui qui lit tôt »
  • Un petit carnet tout choupinou !

Et vous, avez-vous déjà eu l’occasion d’aller au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil ?

Ma grossesse, tout le monde s’en mêle !

Ma grossesse, tout le monde s’en mêle !

Que l’on soit célibataire ou en couple, c’est incroyable le nombre de personnes qui décident du jour au lendemain de se mêler de notre vie privée ! C’est le cas de Louise et Clément, qui en ont fait les frais, en annonçant à la famille et aux amis qu’ils attendaient un bébé.

Du test de grossesse à l’accouchement, de la réaction des parents aux inquiétudes, des questions qui se posent sur la future éducation de son enfant, aux envies soudaines, tout est passé au crible au fil des mois.

Écrite, illustrée et colorisée par Sandra Camilleri, Loudia Gentil et Lili l’archi, « Ma grossesse, tout le monde s’en mêle ! » parlera sans aucun doute à bon nombre de couples. Humoristique et féministe, la bande dessinée fait la part belle aux clichés et aux tabous qui peuvent entourer la maternité. Et c’est sans compter la multitude de conseils auxquels le couple a droit, et aux expériences de chacun, dont   on se passerait bien. Qui a franchement envie, au bout de 7 mois de grossesse d’entendre ses amies raconter leur accouchement qui s’est mal passé ? Ou de voir sa belle-mère recourir à la chirurgie esthétique car elle a envie de rajeunir ? Pas grand-monde. Alors, lisez cette bande dessinée, riez, prenez du recul et n’écoutez que votre cœur ; ce sera déjà bien assez.

30 jours au Groenland

groenland

30 jours au Groenland

Fleur se rend au Groenland pour une résidence d’artiste. En chemin sur le Manguier, elle découvre la glace, la banquise, les animaux polaires, puis une fois sur place, la population Inuit, qui vit entre tradition et modernité. Des aurores boréales aux déplacements en motoneige, sans oublier les chiens de traîneaux, Fleur abandonne totalement sa routine pour vivre comme les autochtones.

Petit coup de cœur pour « 30 jours au Groenland » de Fleur Daugey et Stéphane Kiehl qui ont réalisé une bande dessinée qui sort du lot. Le format n’est pas commun, le dessin non plus et il est bien rare il me semble de trouver des ouvrages de ce genre sur le Groenland. Alors oui, en librairie, nous allons dénicher plein de documents sur la fonte des glaces, la banquise, la disparition des ours polaires, mais ici, les auteurs/illustrateurs se focalisent avant tout sur les us et coutumes des Inuits. Et c’est là toute la richesse de cet album. On apprend aussi bien les fondamentaux (la neige qui peut se nommer de différentes manières), les traditions (les vêtements, la nourriture) que la façon dont sont reçus les étrangers. Fleur en profitera par ailleurs pour donner des cours de français et tenter de s’approprier la culture inuit. Une bien jolie bande dessinée qui mérite d’être mise en lumière, non seulement pour son côté documentaire, mais aussi pour ses fabuleuses illustrations !

La librairie Acqua Alta

Librairie Acqua Alta

Librairie Acqua Alta

La librairie Acqua Alta à Venise, en Italie, figure parmi les plus belles du monde lorsque l’on fait des recherches sur Internet. A l’occasion de mon voyage vers la Sérénissime, je n’ai donc pas pu m’empêcher d’aller vérifier ce fait. Et vous le savez sans doute, depuis, la librairie en question a été victime de marées dévastatrices, comme l’ensemble de la ville. Les dégâts sont considérables…

C’est une librairie qui n’est pas très rangée, mais c’est peut-être ça qui fait tout son charme. Située dans la Calle Lunga Santa Maria Formosa, elle est tenue par Luigi Frizzo depuis une dizaine d’années. L’Acqua Alta doit son nom à un phénomène naturel de marée haute, « l’eau haute » en français, qui envahit la ville plusieurs fois par an. A l’intérieur, des milliers de livres attendent les lecteurs. Disposés sur des étagères, dans des barques, des baignoires et même dans une gondole, ils évoquent la littérature mais aussi Venise. Ceux qui aiment fouiner ne pourront être que conquis !

Librairie Acqua Alta

Librairie Acqua Alta

Au fond de la boutique, une petite cour originale attend le visiteur, et pour cause : elle contient un escalier constitué de livres qui ne demande qu’à être gravi pour admirer la vue ! Et croyez-moi, on y fait la queue pour se prendre en photo… Une autre cour, située plus en amont, permet de siroter sa boisson tout en se posant au calme. Des espèces de kayak sont même accrochés au mur.

Et si vous avez envie de bouquiner dans un fauteuil au bord de l’eau ou même dans la gondole garée devant la librairie, sachez que c’est possible, enfin quand il n’y a pas un couple d’amoureux qui s’y bécote ! De quoi passer un agréable moment et faire le plein de clichés insolites !