Moins qu’hier (plus que demain)

mariage

Moins qu’hier (plus que demain)

« Moins qu’hier (plus que demain) », c’est un concentré de chroniques acides sur la vie de couple. Fabcaro évoque avec nous le train-train quotidien, le déjeuner mensuel chez les grands-parents, la répartition des tâches, le sexe, l’éducation des enfants, le tout avec beaucoup d’ironie, et à travers plusieurs histoires de couples. Il y par exemple Géraldine, qui a quitté le lit très tôt ce matin. On le sait tous, Géraldine s’est barrée, mais Fabien, encore couché, pense qu’elle est allée chercher le petit-déjeuner. Il y a Agathe, qui n’en peut plus de son couple et qui n’hésite pas à le dire à son cher et tendre, qui ne trouve rien de mieux que de satisfaire de tout.

Les dialogues sont piquants, désopilants, parfois jouissifs. Ils ne sont pas sans nous rappeler certaines saynètes des séries « Un gars, une fille » ou « Scènes de ménages », avec des scénarios à la limite du possible. A offrir pour un mariage, un PACS ou une pendaison de crémaillère.

positif

Extrait de la BD « Moins qu’hier (plus que demain) »

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Quand souffle le vent du nord

femme cheveux au vent

Quand souffle le vent du nord

Pour résilier l’abonnement à une revue, Emma Rothner s’empresse d’écrire un mail au service client. Sauf que le mail atterrit chez Leo Leike par erreur. Après de brèves excuses, les deux protagonistes se mettent à dialoguer. Au fil du temps, une relation se tisse. Alors qu’Emmi est mariée et mère de deux enfants, Leo se remet péniblement d’un chagrin d’amour. Les deux internautes s’écrivent plusieurs fois par jour, tentent de percer les secrets de l’autre, le tout avec beaucoup d’ironie et de sarcasme. Un jour, ils décident de se donner rendez-vous dans un café, mais s’imposent une règle : reconnaître l’autre mais ne pas aller lui parler.

« Quand souffle le vent du nord » est l’un des rares livres que j’ai lu deux fois ! J’aime tellement le sens de la répartie des deux personnages que sont Leo et Emmy que je ne me lasse pas de leur correspondance. La première fois que je l’ai lu, je l’ai dévoré en l’espace de quelques heures. J’avais l’impression d’être une petite souris pénétrant par effraction dans une boite mail, assistant à la naissance d’un amour qui ne devait pas avoir lieu. Car oui, cette passion naissante entre les deux personnages est plutôt malsaine quand on sait qu’Emmi est déjà prise, et heureuse qui plus est. On peut trouver cette dernière agaçante, du fait qu’elle prenne la mouche facilement, qu’elle essaie toujours de tout savoir et qu’elle tourne autour de Leo malgré sa situation. Mais ces caractéristiques font aussi le charme d’Emmi, et l’on peut comprendre que Leo ait du mal à s’en détacher.

En lisant « Quand souffle le vent du nord », vous allez rire, vous émouvoir, être étonné, peut-être même parfois sceptique. Il se peut aussi que vous ayez envie dans la foulée de vous mettre à écrire des lettres, mais ça c’est normal. Si vous aimez ce roman, sachez que Daniel Glattauer a écrit une suite. Ça s’appelle « La septième vague ». Mais si la fin de l’histoire vous convient, vous pouvez aussi en rester là.

Et puis Colette

librairie

Et puis Colette

A 30 ans, Anouk est enfermée dans sa routine parisienne. Sous les ordres d’une chef tyrannique, elle travaille à la bibliothèque de la ville et se fait plaisir dans sa librairie préférée, où elle rêve de devenir plus qu’une simple cliente. Mais tout bascule le jour où Anouk apprend le décès de sa sœur. Une sœur dont elle était très proche lorsque qu’elle était enfant, mais qu’elle a peu à peu perdue de vue. Lors de la signature du testament, la bibliothécaire apprend qu’elle a été désignée tutrice de Colette, la fille de sa sœur, âgée de 7 ans. Devant cette nouvelle responsabilité imprévue, Anouk perd pied. Et si cette nouvelle relation était la réponse à toutes ses questions ?

Je vous l’ai déjà sûrement dit, je suis une grand fan du travail de Mathou. J’apprécie énormément ses illustrations et pour la deuxième année consécutive, je me suis procurée son heureux journal qui me sert d’agenda. Pour réaliser la bande dessinée « Et puis Colette », Mathou a collaboré avec la scénariste Sophie Henrionnet, et le résultat est juste sublime.

On y fait la connaissance d’Anouk, une bibliothécaire un peu paumée dans sa routine, et de Colette, une fillette attachante, qui n’a pas la langue dans sa poche, et qui vient de perdre sa maman. Entre les deux personnages, l’entente est rapidement au beau fixe. Mais les projets d’Anouk et le décès brutal de sa sœur risquent de changer à tout jamais leur relation.

Moralité de l’histoire ? Faire confiance à son cœur ; apprendre à voir le côté positif des choses, la vie se chargera déjà assez rapidement de vous apporter son lot de malheurs ; et enfin, réaliser ses rêves.

L’enfermement

L’enfermement

Océane n’est pas une enfant ordinaire. Elle est autiste. Il faudra plusieurs années et moult examens pour que Florence, la maman, sache que sa fille est atteinte de ce mal. Qu’il s’agisse des instituteurs ou des professionnels de santé, tous s’accordent à dire dès le début qu’Océane n’évoluera pas, qu’il ne faut attendre aucune amélioration. Mais Florence a décidé de prendre le taureau par les cornes, de se battre. Elle descolarise sa fille et essaie chaque jour de lui apprendre à lire, à parler, à écrire et à exprimer ses émotions.

« L’enfermement » est un témoignage poignant signé Florence Henry, et qui m’a été offert par les éditions XO. Durant six ans, cette maman se battra contre les préjugés et les obstacles, ne lâchant rien pour faire progresser sa fille. Elle obtiendra gain de cause. En 2013, Océane retournera à l’école, en classe de 5e. Aujourd’hui, elle prépare son Bac S, rêvant de devenir astronome.

Ce qui est désolant dans cet ouvrage, c’est l’injustice à laquelle doit faire face cette famille. Comment ne pas ressentir de la tristesse ou de la colère quand on lit tout ce que fait cette maman pour son enfant, tout ce qu’elle doit endurer chaque jour ?! Ce qui est intéressant, c’est de voir comment Florence ruse pour stimuler sa fille, à l’aide de jeux, de métaphores et de mises en scène. Ce qui aurait été intéressant, c’est d’avoir un aperçu du vécu d’Océane aujourd’hui, à l’heure où elle termine le lycée. Voilà en tout cas un livre qui donne de l’espoir, qui est rempli d’amour, et qui met en lumière les failles du système lorsqu’il s’agit de déficience mentale.

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Une mer si froide

enfant dans la tourmente

Une mer si froide

Par une belle journée d’été, Maggie, son mari et ses deux enfants, décident de passer une journée à la plage. Mais en quelques secondes à peine, Livvy, 3 ans, disparaît. Les enquêteurs concluent rapidement à une noyade et les recherches sont stoppées. Au sein du couple, plus rien n’est comme avant. A quelques kilomètres de là, Jennifer prépare Hailey pour sa rentrée des classes. La petite fille est distante, craintive et Jennifer ne la ménage pas. Enceinte jusqu’aux yeux de jumeaux, elle attend également que son mari rentre à la maison pour lui annoncer la bonne nouvelle. Le lecteur ne le sait pas encore mais les deux histoires sont profondément liées…

Merci tout d’abord aux éditions Charleston pour m’avoir permise de découvrir leur collection de thrillers à travers le roman de Linda Huber, intitulé « Une mer si froide ». Construite de la même façon qu’un thriller, l’histoire démarre assez lentement avant que le suspense ne prenne place. En tant que lecteur, on sent tout de suite qu’il y a quelque chose qui cloche. La petite Hailey ne serait-elle tout simplement pas Ivvy, la fillette disparue ? Mais au-delà de cette hypothèse se pose une autre question beaucoup plus pertinente : comment en est-on arrivé à ce cas de figure ? Et c’est là tout l’intérêt du roman. Du deuil à la résilience, en passant par le désir de maternité et la vie de famille, Linda Huber aborde plusieurs thèmes qui lui sont chers en tant que thérapeute. Son premier livre s’avère très réussi.