Anecdotes littéraires

Sur cette page, retrouvez de multiples anecdotes littéraires autour d’œuvres connues, de grands auteurs français ou étrangers. Laissez-vous surprendre, et savourez les plus grands secrets de la littérature !

Pour remédier à sa cécité naissante, James Joyce portait constamment un manteau blanc qui l’aidait à voir plus clair. Devenu presque aveugle, l’auteur du chef-d’œuvre « Ulysse » n’écrivait plus qu’à l’aide de crayons de couleurs pour pouvoir se relire.


On connaît de Chateaubriand son verbe, sa célèbre prose, son orgueil d’aristocrate floué ; ce que l’on sait moins c’est qu’il était invivable au quotidien… et un touriste particulièrement enquiquinant ; un jour en Italie, il forçat son guide personnel à descendre avec lui dans le cratère du Vésuve.


Connaissez-vous l’origine du pseudo de Hergé ? Le père de Tintin se l’est inventé en inversant tout simplement ses initiales. Georges Rémi est ainsi devenu Hergé.


Samuel Beckett a été l’élève de James Joyce pendant quelques années. Mais au bout d’un moment, ils ont fini par ne plus s’entendre. Samuel Beckett partit en apportant avec lui une paire de chaussure de Joyce, qu’il a portée pendant plusieurs semaines. Sauf que Joyce chaussait du 41 et Beckett du 45, ce qui fit que ce dernier en souffrit énormément.

En 1881, alors qu’il est âgé de 80 ans, Victor Hugo fait une curieuse expérience. Pour lui rendre hommage, la ville de Paris rebaptise l’avenue d’Eylau, l’avenue Victor Hugo. Or, il s’avère que l’auteur réside déjà dans l’avenue Eylau et qu’il va donc vivre dans sa propre rue !


L’écrivain Henri Beyle a écrit la plupart de ses œuvres sous le nom de « Stendhal ». Mais il utilisa aussi d’autres pseudonymes moins connus, tels que Cornichon et William Crocodile.


La romancière sud-africaine Kathleen Lindsay, plus connue sous le nom de Mary Faulkner, a publié 904 romans.


Alors qu’il n’a que 17 ans et qu’il étudie au Trinity College de Cambridge, Lord Byron s’achète un petit ours qu’il loge et élève dans la chambre juste au-dessus de la sienne.


Alexandre Dumas était un perfectionniste qui a poussé très loin ce trait de caractère. En effet, l’auteur du Comte de Monte-Cristo a insisté pour que toute sa production littéraire, dès la publication soit codée par couleur : du papier bleu pour ses œuvres de fiction, du jaune pour la poésie et du papier rose pour ses articles divers.

Balzac était un travailleur acharné, dont la vie toute entière était consacrée à l’écriture. Chaque jour, l’écrivain se réveillait à 1h du matin, écrivait sept heures, et faisait une sieste à 8h. Il se réveillait à 9h30 et poursuivait son travail jusqu’à 16h, avant de se consacrer à ses activités quotidiennes jusqu’à 18h. Tout un programme !


En 1951, quand la rumeur attribue le Prix Goncourt à Julien Gracq pour « Le Rivage des Syrtes », l’auteur fait savoir qu’il refusera cette récompense. L’Académie Goncourt maintient pourtant son choix.


Le roman « Du côté de chez Swann » de Proust avait initialement été refusé par tous les éditeurs. Il fut donc publié à compte d’auteur. Comme quoi, il ne faut jamais renoncer.


Friedrich von Schiller avait une drôle de façon de se forcer à écrire. Pour être certain de ne pas être déconcentré et de trouver la motivation nécessaire pour terminer ses œuvres, le poète allemand écrivait avec des pommes pourries dans ses tiroirs car l’odeur le motivait et le poussait à écrire plus vite pour ne plus avoir à la sentir. Et pour pouvoir écrire plus tard et ne pas s’endormir, il mettait ses pieds dans un bac d’eau glacée qui le tenait éveillé et alerte.

Relier un livre avec de la peau humaine a pour nom « bibliopégie anthropodermique ».


Pour son roman « Vingt Mille Lieues sous les mers », Jules Verne ne fait pas référence à une profondeur mais à la distance parcourue par le Nautilus durant son voyage.


En 2010, Bernard-Henri Levy publie « De la guerre en philosophie ». Dans une tirade énervée sur Kant, il cite les recherches d’un certain Jean-Baptiste Botul… qui n’a en fait jamais existé !


Dès 1920 et durant près de deux décennies, J.R.R. Tolkien emprunta les traits du vieux barbu pour enchanter ses petits-enfants. Imitant la graphie d’un très vieil homme habitant au pôle Nord, il se fendait chaque année d’une missive à l’écriture tremblotante pour raconter son quotidien de fabricant de jouets.

Virginia Woolf aimait notamment écrire à l’encre violette, une couleur qui lui plaisait particulièrement et qu’elle aimait porter sur ses vêtements. Elle appréciait également écrire debout.


« Obélix » vient de l’obèle, un signe typographique utilisé par le passé dans les manuscrits pour noter un passage douteux. La famille de Goscinny possédait une imprimerie, d’où la connaissance d’un tel jargon.


Le mot « swag » a été inventé par William Shakespeare. En effet, à l’origine, le dramaturge a inventé le verbe « to swagger » signifiant fanfaronner et l’a utilisé dans son écriture.


La première bible de Gutenberg, la B42, fut éditée en 180 exemplaires dont 30 sur vélin, obtenu à partir de la peau de veau. Pour obtenir un exemplaire, 170 veaux étaient nécessaires, il fallut donc environ 5000 veaux pour toutes les réaliser.

Bien que sa publication soit controversée en Europe, « Mein Kampf » d’Adolf Hitler a fait l’objet de plusieurs éditions au Japon. Il y a même été adapté en manga par l’éditeur East Press, au sein de sa collection Manga de Dohuka (« apprendre avec les mangas »). Il s’est vendu à 45 000 exemplaires.


Lewis Carroll, l’auteur du roman « Les Aventures d’Alice au pays des merveilles », était aussi un mathématicien. Il a publié plusieurs ouvrages de mathématiques, sous son vrai nom : Charles Lutwidge Dodgson.


En 1898, Morgan Robertson écrit un livre qu’il appelle « Futility ». Dans celui-ci, il décrit le naufrage d’un immense bateau percuté par un iceberg. Et devinez quoi ? Le bateau s’appelait « le Titan ».


Selon l’écrivain Jean-Michel Delacomptée, il existe sept langues françaises, et non une seule.

Le mot « Manga » est d’origine japonaise. Il est formé de « ga » qui signifie « dessin » ou « peinture », et du mot « man » pour dire « rapide », « divertissant » ou « exagérer ». On pourrait ainsi traduire manga par « dessin au trait libre » ou « image malhabile ».


Le roman original de « Bambi, l’histoire d’une vie dans les bois » de Félix Salten, paru en 1923, fut interdit par les nazis en 1936, car considéré comme étant l’allégorie de la manière dont étaient traitées les populations juives en Europe. Les premières éditions sont ainsi très rares à trouver, car elles furent brulées.


En 1838, Edgar Allan Poe fait paraître « Les aventures de G. PYM ». Dans ce roman, les naufragés sont obligés de manger un garçon nommé Richard Parker pour survivre. En 1884, le navire « La Mignonette » fait naufrage. Les survivants sont contraints de manger un jeune homme…qui s’appelle lui aussi Richard Parker. Curieuse coïncidence ?


Gérard de Nerval a été retrouvé pendu aux barreaux d’une grille qui fermait un égout, rue de la Vieille Lanterne.


Illiers-Combray dans l’Eure-et-Loir (28) est la seule commune française à avoir adopté un nom emprunté à la littérature. Rebaptisée en 1971, son nom provient de l’œuvre de Proust « A la recherche du temps perdu ».

Les pages blanches à la fin des livres ne sont pas là pour prendre des notes ou pour faire jolis, mais sont la résultante de contraintes techniques d’assemblage des pages : celles-ci sont imprimées par cahiers (de 8, 12, 16 etc. selon les ouvrages), et il y en a donc parfois en trop par rapport à la longueur du livre.


En plus d’avoir été un des artisans de la victoire alliée lors de la Seconde Guerre mondiale, Winston Churchill a reçu le Prix Nobel de Littérature ! C’était en 1953 pour « The Second World War », œuvre relatant ses mémoires qui décrit la période entre 1918 et 1945.


Le roman « Robinson Crusoé » écrit par Daniel Defoe est inspiré d’une histoire vraie. En 1704, suite à un désaccord avec son capitaine, un marin écossais, Alexandre Selkirk, se fit exiler sur une île au large des côtes chiliennes où il vécut seul pendant quatre ans. À son retour il fit écrire son récit, qui inspira le célèbre livre. En 1966, l’île fût rebaptisée l’île Robinson Crusoé en hommage.


Lorsque Hergé publia « Le Lotus bleu » en feuilleton, l’ambassade du Japon se plaignit du traitement infligé aux Japonais et tenta d’empêcher la publication. C’est pourquoi Hergé décida, dans l’album suivant, de situer l’action dans des pays imaginaires que sont le San Theodoros et le Nuevo Rico.


Superman n’a pas toujours eu le pouvoir de voler. En effet, à sa création, il ne savait pas voler, mais était seulement capable de faire des sauts d’immeuble en immeuble. Ce n’est que trois ans après que ses créateurs lui donnèrent ce pouvoir. Il a d’ailleurs gagné au fil de ses aventures de nombreux pouvoirs, comme une mémoire eidétique ou la vision aux rayons X.


Étant le plus célèbre dramaturge dans le monde, Shakespeare n’avait pas beaucoup de temps consacré à sa femme et ses enfants. L’auteur était marié et avait deux filles : Susanna et Judith. Elles étaient analphabètes. Susanna ne pouvait que griffonner sa signature sur un bout de papier. Et le fait que les deux filles du grand William Shakespeare étaient illettrées avait un mauvais impact sur sa réputation.


La version de Cendrillon rédigée par les frères Grimm est bien moins édulcorée que celle de Perrault : les deux mauvaises sœurs, pour pouvoir entrer leur pied dans la chaussure, se sectionnent tour à tour un orteil et le talon. C’est à cause du sang que le Prince se rend compte qu’il ne s’agit pas de la bonne personne. A la fin, le jour du mariage entre Cendrillon et le Prince, elles se font crever les deux yeux par des pigeons pour tous leurs méfaits.

Dans « Les paradis artificiels », Baudelaire explique comment fabriquer de la confiture de haschich.


Le prénom du capitaine Haddock est Archibald. Il n’est cité que dans « Tintin et les Picaros », le dernier volume des aventures de Tintin.


Pour remercier la nurse qui s’est si bien occupée de sa fille, Rudyard Kipling lui a remis une grande enveloppe avec pour indication de la conserver le plus longtemps possible et de la vendre lors de besoins financiers futurs. Le contenu de l’enveloppe ? Le manuscrit originale du célèbre « Livre de la jungle ».


La rumeur dit que Victor Hugo aimait écrire entièrement nu. L’anecdote provient d’un valet à qui il aurait confié ses vêtements, lui ordonnant de les lui rendre lorsqu’il aurait fini son travail du jour.

Gustave Flaubert écrivait souvent dans son lit. Il y a notamment rédigé certaines de ses plus grandes œuvres, à l’instar de Madame Bovary et Salammbô.


Balzac a créé près de 2000 personnages dans ses romans ; Zola en a créé près de 1200.


Victor Hugo a écrit au total 153 837 vers.


22, c’est le nombre de fois où Pierre Lemaitre a du se reprendre pour écrire Au revoir là haut, le prix Goncourt 2013. Il nous a confié qu’il lui a fallu écrire 21 fois le premier chapitre avant de savoir qu’il tenait un roman.


Selon la légende, Anne Radcliffe, reine du roman gothique, mangeait de la viande crue pour trouver l’inspiration.

Marcel Proust payait des journaux pour de bonnes critiques sur ses livres.


Dans son roman intitulé « La carte et le territoire », Michel Houellebecq a recopié plusieurs extraits d’articles Wikipédia. L’auteur réfute les accusations de plagiat et défend un choix artistique.


On connait tous ou presque l’histoire de la madeleine de Proust dans « A la recherche du temps perdu ». Coup de chance, car dans la première version, il s’agissait d’une biscotte trempée dans du chocolat !


Jean Giono faisait du chantage au suicide littéraire pour s’assurer d’être publié.

A la base, Sherlock Holmes aurait dû s’appeler Sherrinford. L’épouse d’Arthur Conan Doyle parvint à le faire changer d’avis.


Lorsqu’il écrit, Stephen King se fixe un objectif de 10 pages par jour, y compris les jours fériés. Pas étonnant qu’il fasse partie des auteurs les plus prolifiques de sa génération !


Pour mieux éprouver son texte et se rendre compte des diverses sonorités, Flaubert avait pour habitude de s’époumoner sur ses pages d’écriture.


Truman Capote n’écrivait que lorsqu’il était allongé sur son lit ou dans son canapé. Il commençait avec une cigarette et un café, puis enchaînait avec un thé et enfin un Martini.


Maupassant avait en horreur la Tour Eiffel à tel point qu’il changea d’appartement à Paris pour ne plus la voir.


Molière a eu pour maitresses successives plusieurs actrices de sa troupe, parmi lesquelles une mère et sa fille.

La mère de Paul Verlaine conservait et exposait dans des bocaux ses fœtus mort-nés.


Colette avait pour péché mignon de croquer toute la journée des grains d’ail comme des bonbons.