
C’est l’histoire d’une carte postale pas comme les autres. Pas de celle qu’on envoie durant les vacances pour dire qu’il fait beau et que la mer est bonne, non. Celle dont on parle ici n’est pas signée. On y aperçoit l’Opéra Garnier sur le devant et au dos, quatre prénoms : Ephraïm, Emma, Noémie et Jacques. Il s’agit de ceux des parents, de la tante et de l’oncle de l’autrice Anne Berest, tous décédés à Auschwitz en 1942. C’est sa mère, Lélia, qui la découvre en 2003 dans sa boîte aux lettres. Comment cette carte postale, envoyée depuis le Louvre, a-t-elle pu arriver plus de soixante ans après les faits ? L’écrivaine décide de mener l’enquête. Passée longtemps sous silence, l’histoire familiale se dessine progressivement sous ses yeux, entre secrets enfouis et pérégrinations
« La carte postale » d’Anne Berest se divise en quatre parties. Quatre parties pour quatre membres de la famille, et presque autant de générations, soit différents sons de cloche qui nous embarquent aussi bien en Lettonie, qu’en Pologne, en passant par la Palestine. A travers le roman, c’est avant tout une fresque familiale qui est dépeinte, celle d’une famille juive persécutée sur près d’un siècle. La Seconde Guerre mondiale arrive et avec elle, la déportation, les camps, la mort pour certains.
En parallèle, le lecteur suit la narratrice dans son questionnement sur son identité. Être juif aujourd’hui, qu’est-ce que cela signifie ? Est-on encore antisémite au XXIe siècle ? N’avons-nous rien retenu de l’Histoire ?
Entre polar et roman historique, « La carte postale » fait partie des grands romans, à lire dès le lycée. Pour être sensibilisé, pour apprendre aussi car on y découvre quelques pans méconnus de la guerre, et surtout pour ne jamais oublier.

Il est dans ma pal, il faut vraiment que je le lise.
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Il était dans ma PAL depuis un moment ; ce fut une bonne surprise !
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