Vie secrète

Vie secrète

Très jeune, Alexandra Winslow est abandonnée par sa mère et élevée par son père, qui lui transmet sa passion dévorante pour les romans policiers. Mais celui-ci meurt prématurément et la jeune fille est alors recueillie par des religieuses au sein du couvent local. Contre toute attente, Alexandra y trouve sa place et se met à écrire à son tour des polars sanglants. A 19 ans, elle termine son premier thriller. Mais pour percer dans le domaine de l’édition, l’auteure prend un pseudonyme masculin. Le succès est immédiatement au rendez-vous.

Si on m’avait dit un jour que je lirai un roman de Danielle Steel… Je suis pleine de préjugés vis-à-vis de cette auteure très prolifique et pourtant, ma maman a réussi à m’encourager à lire son dernier roman, persuadée que celui-ci me plaira. Et forcément, elle avait raison… Cette histoire qui nous plonge dans le monde impitoyable de l’édition a suscité mon intérêt ! Une jeune auteure qui se cache derrière un nom masculin pour publier les pires horreurs ne pouvait que m’intriguer ! D’autant plus que derrière ce jeu d’identité, cette double vie n’est pas sans conséquence sur le travail et les relations amoureuses de la jeune femme. Rivalité, jalousie, solitude, bien qu’elle soit célèbre, Alexandra se sent parfois bien seule, voire parfois rabaissée. Il lui faudra du temps et les bonnes rencontres pour arriver à dépasser ce stade. Voilà un roman qui plaira à coup sûr à tous les bibliophiles !

Les dédicaces

Les dédicaces

Claire est une Parisienne passionnée de lecture. Son passe-temps favori ? Ecumer les librairies à la recherche de livres dédicacés dont elle fait la collection. Cette fois-ci, elle dégote chez un bouquiniste un ouvrage à la dédicace vulgaire. L’auteur, Frédéric Hermelage, y a laissé son numéro à une certaine Salomé, avec un compliment plutôt outrancier. Pourtant, le roman n’a rien à voir avec le style de la dédicace. Claire va alors se lancer sur la trace de cet écrivain.

Lire un roman de Cyril Massarotto pour moi, c’est un peu comme une lecture doudou. Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue par ses écrits et « Les dédicaces » en est une preuve supplémentaire.  Tout d’abord, parce que le personnage est à la fois drôle et original : une amoureuse des livres certes, mais qui conserve des ouvrages dédicacés, même s’ils ne lui sont pas destinés (2564 au total). Ensuite, parce que le lecteur baigne dans le monde littéraire. Enfin, parce que cette histoire se rapproche d’un vaudeville et j’adore ça ! C’est un roman court, léger, où tout le monde en prendre pour son grade, aussi bien l’héroïne, que l’auteur, les blogueurs que les romanciers à succès. La plume de Cyril Massarotto est addictive. Entre sarcasme et conquête amoureuse, il n’en fallait pas moins pour me séduire.

Rebecca

Rebecca

Manderley : un an après sa mort, Rebecca de Winter hante encore le manoir et ses habitants. Veuf, Maxim de Winter a retrouvé l’amour et s’installe avec sa nouvelle concubine sur le domaine. La nouvelle épouse, jeune et timide, a cependant du mal à y trouver sa place. Mrs Danvers, la gourvernante, ne lui fait aucun cadeau. Elle qui adulait Rebecca ne lui témoigne qu’hostilité et cruauté. Dans cette maison rongée par les secrets, la jeune femme vit un quotidien plus que mouvementé.

Pourquoi avoir choisi de lire « Rebecca » de Daphné du Maurier ? Trois raisons :

  • Une collègue qui en dit beaucoup de bien ;
  • Un roman noir incontournable selon les dires de professionnels du livre ;
  • La lecture de « Manderley for ever » de Tatiana de Rosnay.

Alors cela faisait un petit moment que « Rebecca » trainait dans ma PAL. Il faut dire que le petit poche de 600 pages me rebutait un peu et puis j’ai fini par me dire que l’été était propice pour se lancer dans cette lecture ! Les cent premières pages m’ont paru atrocement longues. Je lisais sans lire, ne comprenais pas grand-chose, reprenais l’ouvrage sans me souvenir du début, bref, c’était mal barré ! Et puis une fois que les protagonistes s’installent à Manderley, ma lecture devient fluide, limite prenante. On se pose de nombreuses questions : Qui était vraiment Rebecca ? Son fantôme est-il vraiment présent ? Comment est-elle morte ? A deux reprises, on est surpris par la tournure que prennent les événements et cela ne fait qu’accentuer l’envie d’en savoir plus. Au final, « Rebecca » est bel et bien un roman sombre, mystérieux, à la limite du thriller psychologique. Il ne me reste plus qu’à regarder l’adaptation qu’en a faite Hitchcock en 1940 !

Une ville si parfaite

Une ville si parfaite

Parfaite-Ville semble être un endroit utopique. En effet, tout a été pensé pour que tout le monde y vive heureux et serein. Des écrans sont installés un peu partout, sur lesquels sont diffusés des films et des programmes de propagande. Les habitants résident tous dans un seul et même immeuble de plus de 400 étages et visent un objectif : celui d’être promu à l’étage supérieur pour bénéficier d’un niveau de vie encore meilleur. Néanmoins, quelques règles doivent être respectées : interdiction de se plaindre du maire ou de quitter la ville. Alors, résidence de rêve ou véritable cauchemar ?

« Une ville si parfaite » est le second roman de Raphaël Cuvier après « L’antipapillon » (j’en profite pour remercier l’auteur pour sa confiance). Publié aux éditions 5 sens, cette nouvelle histoire s’avère assez courte (55 pages seulement) et j’aurais bien aimé une bonne centaine de pages en plus pour creuser l’idée de la ville parfaite. Illustré par Simone Clément, l’ouvrage plaira sans aucun doute aux adolescents qui sont généralement très fans des dystopies. Ici, nous sommes à contre-courant puisqu’à première vue, il s’agit d’une utopie. Mais cela n’est qu’un leurre, car derrière la façade d’un immeuble pas comme les autres, se cache une des plus grandes supercheries. Non loin du très connu Truman Show, « Une ville si parfaite » est un récit facile, qui se lit vite et qui est plaisant à découvrir. Peut-être serait-ce une idée de lecture pour ceux qui aimeraient se mettre à la lecture ?!

La délicatesse des rêves

La délicatesse des rêves

Nathan est un jeune architecte, qui change de boulot comme de chemise. Son chemin croise celui de Lily, une comédienne au cœur sensible. Cette rencontre l’aide enfin à se poser. Le couple a des projets, parmi lesquels celui d’avoir un enfant. Mais les aléas de la vie vont passer par là et les amoureux vont être confrontés au pire des drames.

Après avoir lu « Opalescence », je découvre le nouveau roman d’Amaury Dreher, « La délicatesse des rêves ». Mélange de romance et d’aventure, l’ouvrage nous invite dans une multitude de villes que sont New York, Katmandou ou encore Istanbul. Sur place, Nathan fait des rencontres qui l’aiguille dans son voyage et qui nous permet de découvrir différents pays, parfois rarement sous le feu des projecteurs, comme la Roumanie par exemple. Un voyage loin d’être anodin puisque le jeune homme n’a qu’à but : retrouver la femme qu’il a perdue.

Un grand merci à Amaury Dreher pour sa confiance et pour m’avoir permis de lire ce second ouvrage. « La délicatesse des rêves » est un embarquement pour des contrées parfois lointaines, ponctué de personnages attachants. Si on peut reprocher quelques lenteurs, on saluera les descriptions des villes et pays par lesquels on passe, ainsi que les réflexions sur lesquelles l’auteur souhaite que nous nous attardions. Tout comme le personnage principal, le lecteur est amené à se questionner sur ses valeurs, ses ressources et ses expériences qui ont fait de lui ce qu’il est aujourd’hui. Le roman pourrait presque être estampillé « développement personnel » pour le coup !

Je tiendrai tout de même à préciser que je n’étais néanmoins pas « à fond dans cette lecture ». Point de reproche par rapport à l’écriture ou l’histoire, mais plutôt au contexte personnel assez difficile qui faisait parfois que je m’égarais dans le récit.