La Casa di Giulietta

Le balcon de Juliette

Statue de bronze représentant Juliette

Vérone est connue pour être la ville qui a été témoin de l’amour entre Roméo et Juliette. Une histoire fictive, écrite par William Shakespeare et publiée en 1597, alors que l’auteur n’a jamais mis les pieds dans cette ville italienne.

Restituons le récit : nous sommes en Vénétie, dans le Nord-Est de l’Italie. Juliette Capulet et Roméo Montaigu sont issus de familles rivales à Vérone. Roméo est amoureux de Rosaline, tandis que Juliette rencontre le comte Pâris, qui s’apprête à la demander en mariage. Lors d’un bal organisé par les Capulet, Roméo et Juliette ont le coup de foudre l’un pour l’autre. Le Frère Laurent incite les deux amants à se marier afin de réconcilier les familles ennemies. Au même moment, dans la ville, Tybalt, cousin de Juliette, provoque Roméo, qui refuse de se battre, C’est Mercutio, son ami, qui dégaine à sa place et qui se fait tuer. Roméo se venge et Tybalt tombe sous les balles. Le voilà condamné à l’exil. De son côté, Juliette refuse de se marier et se réfugie chez Frère Laurent, qui lui propose de boire un philtre lui donnant l’apparence de la mort durant quelques heures. Roméo, la croyant véritablement morte, se procure du poison et se rend sur sa tombe pour mourir à ses côtés. Juliette se réveille. Horrifiée de découvrir son amoureux mort, cette dernière se poignarde avec une dague. Voilà un résumé plus ou moins rapide des événements.

Chambre de Juliette

Aujourd’hui, il est possible de visiter à Vérone la Casa di Giuliette (la maison de Juliette), non loin de la piazza delle Erbe. Il s’agit d’un musée datant de 1905 dans un logis seigneurial du XIIe siècle, pourvu d’un balcon reconstitué ; celui où Roméo déclare sa flamme à Juliette. La demeure en question a été construite par la famille Dal Cappello. La consonance des deux noms de famille laisse penser alors qu’il s’agit de la maison de Juliette. A l’intérieur, les visiteurs peuvent observer quelques meubles datant des XVIe et XVIIe siècle, des tableaux et des gravures racontant l’histoire tragique des deux amants, des costumes des adaptations cinématographiques et des céramiques.

Cadenas d’amour

La boutique du musée

Les amoureux de passage à Vérone n’hésitent pas à s’embrasser sur le balcon. D’autres se prennent en photo avec la statue de bronze représentant Juliette, par Nereo Constantini. La légende veut que les femmes touchent le sein droit pour qu’on leur apporte l’amour éternel, le bonheur et la fertilité. Elle porte également bonheur aux célibataires qui cherchent l’amour. Les murs sont recouverts quant à eux de graffitis laissés par des couples. Des petits mots sont par ailleurs incrustés dans la façade et il est possible, à l’intérieur du musée, d’écrire à Juliette.

Le musée

J’ai fortement apprécié cette visite. Même si le lieu est totalement fictif, il reste un des passages les plus romantiques de Vérone. A noter qu’il existe un château privé qui appartenait à la famille des Montecchi quelques rues plus loin, que l’on attribue à Roméo. La demeure n’est pas visitable. Seul un panneau indique qu’il s’agit de l’habitation du jeune homme. Enfin, dans le monastère de San Francesco in Corso, on peut voir la « sépulture de Juliette », là où les deux amants mirent fin à leur jour.

La maison Anne Franck

maison anne frank

La maison Anne Frank

Anne Frank

La maison Anne Frank se situe au Pays-Bas, à Amsterdam plus précisément, où l’adolescente a résidé quelque temps avant de mourir dans les camps de concentration. L’adresse exacte est le Westermarkt 20.

Alors qu’Hitler arrive au pouvoir en Allemagne en 1933, Anne Frank et sa famille migrent au Pays-Bas. Otto, son père, ouvre alors une boutique d’épices. Mais lorsque la Hollande est envahie par les nazis, la famille Frank n’a d’autre choix que de basculer dans la clandestinité. Le 6 juillet 1942, les Frank, ainsi que la famille Van Pels et le dentiste Fritz Pfeffer se cachent dans la maison, dans des pièces aménagées spécialement et qui constitueront « L’Annexe ». C’est ici qu’Anne Frank écrira son journal, devenu tristement célèbre. Les anciens collègues du père d’Anne assurent le ravitaillement. Mais le 4 août 1944, la police allemande découvre la cache et embarque tout le monde. Anne Frank mourra du typhus, dans le camp de concentration de Bergen-Belsen, au printemps 1945. Seul Otto survivra.

Le journal d’Anne Frank

Maison Anne Frank

En 1950, la maison est en mauvais état. L’édifice sera finalement sauvé de la démolition grâce à des proches d’Otto Frank et à la pression de l’opinion publique. En 1957, la fondation Anne Frank est créée, afin de permettre au public de visiter le bâtiment et de diffuser les messages qu’Anne souhaitaient faire passer. Un musée ouvre ses portes en mai 1960. Depuis, l’Annexe a été réhabilitée pour retrouver son état d’origine et est visitable par le public, et des espaces ont été élaborés pour agrandir le musée. La visite est riche en émotions.

En pénétrant dans le musée, le visiteur fait connaissance avec les lieux grâce à un audio-guide gratuit. Il découvre en premier lieu les prémices du journal d’Anne ainsi que le quotidien des juifs sous l’occupation nazie. De pièce en pièce, on découvre des photos et des objets ayant appartenu à la famille Frank. Aucun meuble n’a été disposé. Seule la voix d’Anne, et des témoignages des survivants nous guident dans une certaine forme de recueillement. L’audio-guide s’arrête le temps de l’Annexe, où la tristesse est palpable. On y marche tout doucement, en chuchotant parfois, comme si vivions à notre tour dans la clandestinité.

Anne Frank Huis

Si vous souhaitez visiter la Maison d’Anne Frank, sachez qu’il faudra vous y prendre à l’avance. Vous devez réserver votre billet sur Internet deux mois avant votre venue, en raison de la forte affluence. Vous avez également la possibilité de choisir un guide touristique. A noter qu’il est interdit de prendre des photos à l’intérieur.

La maison Keats-Shelley

La maison Keats-Shelley

La maison Keats-Shelley

La maison Keats-Shelley est située sur la place d’Espagne, à Rome, en Italie, à côté du célèbre escalier. Il s’agit plus précisément d’un musée dédié aux poètes romantiques britanniques que sont John Keats et Percy Bysshe Shelley, et qui a été créé en 1906. Le premier a réellement vécu dans la maison dès l’automne 1820. A l’époque, il est accompagné par un ami, l’artiste Joseph Severn. John Keats vient en Italie se soigner. Il est en effet très malade et espère que le climat pourra améliorer sa santé. Malheureusement, le poète mourra le 23 février 1821 de la tuberculose, à l’âge de 25 ans seulement.

La maison Keats-Shelley

A l’intérieur du musée-mémorial, il est possible de découvrir la chambre de John Keats, ainsi que de nombreux portraits de lui, et de ses proches. On y découvre également des lettres, dont celles qu’il écrivait à Fanny, son amoureuse, des souvenirs, des peintures, des manuscrits. La salle de la bibliothèque quant à elle, contient plus de 8000 ouvrages consacrés à la littérature romantique.

La maison Keats-Shelley

La maison évoque aussi Lord Byron, Percy Bysshe Shelley, ainsi que sa femme Mary, connue pour son œuvre « Frankenstein ». Ces trois-là ont vécu en Italie, d’où leur « présence » dans ce musée.

J’ai visité cet appartement-musée car j’ai découvert le poète John Keats en regardant un soir le film « Bright Star » axé sur la vie du poète. J’ai littéralement adoré ce long-métrage, qui m’a beaucoup fait penser à d’autres adaptations telles que « Jane » ou « Orgueil et Préjugés ». C’est donc tout naturellement que j’ai réalisé cette visite plutôt brève mais sympathique.

Le musée de Sherlock Holmes

Entrée du musée de Sherlock Holmes

Musée de Sherlock Holmes

C’est au 221b Baker Street à Londres que l’on peut visiter le Musée de Sherlock Holmes. Oui, le personnage fictif imaginé par Sir Arthur Conan Doyle dispose d’un endroit qui lui est dédié et ce, depuis le 27 mars 1990. Avant de nous attarder sur le lieu, je vous propose un petit topo sur le plus grand détective privé de Londres.

Musée de Sherlock Holmes

Sherlock Holmes est apparu pour la première fois en 1887 dans l’ouvrage policier « Une étude en rouge » de Sir Arthur Conan Doyle. Accompagné par la suite du Docteur Watson, notre cher Sherlock résoudra de moult crimes à travers quatre romans et plus de 56 nouvelles. Depuis le décès de l’écrivain, le célèbre détective a fait l’objet de plusieurs adaptations littéraires et cinématographiques, et l’on ne compte plus ses fans aux quatre coins du monde.

Musée de Sherlock Holmes

Pour 15£, rendez-vous sur Baker Street pour découvrir l’appartement du détective. C’est à l’Époque Victorienne, de 1881 à 1904 environ que Sherlock Holmes et Watson ont travaillé ensemble. Leur résidence se situe au premier étage d’une pension, dont la propriétaire se nommait Mrs. Hudson. Il y a 17 marches depuis le couloir du rez-de-chaussée jusqu’au bureau. La chambre de Sherlock Holmes quant à elle, se situait à l’arrière de la maison, près du salon. Dr. Watson, lui, se trouvait au second étage, non loin de la propriétaire.

Musée de Sherlock Holmes

Aujourd’hui, toutes les pièces servent de salles d’exposition. On y trouve un nombre incalculable d’objets de collection. On peut y feuilleter des vieux journaux, observer d’anciennes peintures et faire la connaissance des plus grands criminels épinglés par le détective. Chaque pièce est scrupuleusement décorée et il est facile de se plonger dans l’univers des deux compères. A la fin de la visite, n’oubliez pas de faire un tour à la boutique, où se côtoient figurines gravures, jeux de cartes ou encore céramiques. Qui sait, vous pourriez peut-être vous trouver un joli souvenir ?!

Le musée Hergé

Le musée Hergé

Tintin

Le Musée Hergé est, comme son nom l’indique, consacré à l’auteur-illustrateur Hergé, ainsi qu’à l’ensemble de son œuvre. Connu pour avoir imaginé les aventures de Tintin, Hergé est aussi le créateur d’autres personnages, à l’instar de Quick et Flupke, ou encore Jo, Zette et Jocko.

Le très beau musée a ouvert ses portes en 2009 et se situe à Louvain-La-Neuve, en Belgique. Il est composé notamment de huit salles d’exposition permanente, d’une salle pour les expositions temporaires, et d’un café-restaurant baptisé « Le Petit Vingtième » en hommage au journal pour lequel a travaillé Hergé. Il regroupe plus de 80 planches originales et près de 800 documents inédits.

On a marché sur la Lune

La visite du musée est interactive. La découverte se fait via un audioguide, au fur et à mesure des salles. Sur l’écran de l’iPod, le visiteur découvre également des interviews filmées, des photos, mais aussi des quiz. Même en n’étant pas un fervent fan de Tintin & Milou, on se laisse prendre au jeu.

Le musée est immense, les salles aussi. Tout est fait pour faciliter la visite. On s’amuse avec les jurons du Capitaine Haddock, on s’exclame devant la chouette maquette de la fusée du numéro « On a marché sur la Lune », on essaie de deviner qui est Dupont et qui est Dupond. On se prend en photo avec les héros d’Hergé dans l’espace « E-Card », et on découvre au fur et à mesure des salles l’évolution de Tintin.

Le Petit Vingtième

Pour des raisons qui lui sont propres, Hergé n’a pas souhaité que le personnage de Tintin soit repris après sa mort par d’autres scénaristes/dessinateurs. Aussi, le dernier album, qui s’intitule « Tintin et l’Alph-art » reste inachevé et regroupe tantôt des planches, tantôt des esquisses et des notes.

Moi qui n’ai pas lu tous les albums de Tintin, j’ai beaucoup aimé cette visite. Alors certes, elle prend du temps (comptez environ 2h si vous voulez tout voir), mais il faut savoir qu’Hergé a fait énormément de choses dans sa vie. Outre les albums de Tintin, il a créé d’autres séries, il avait aussi son propre studio où il dessinait entre autres pour l’univers de la publicité. Le côté interactif rend par ailleurs la visite d’autant plus intéressante !

N’oubliez pas avant de sortir de faire un petit tour à la boutique et de goûter aux délicieuses pâtisseries du « Petit Vingtième » !