13/11 : reconstitution d’un attentat

bombe

13/11 : reconstitution d’un attentat

Le soir du 13 novembre 2015, la France est plongée dans l’effroi. Une vague d’attentats balaye Paris. Au Stade de France, au Bataclan et aux terrasses de plusieurs cafés, les terroristes sévissent et font plus de 130 morts.

« 13/11 : reconstitution d’un attentat » est une bande dessinée documentaire d’Anne Giudicelli et Luc Brahy qui reconstitue, heure par heure les attentats de Paris. Le récit se base aussi bien sur des éléments d’enquête que des témoignages, ou des informations diffusées en boucle par les médias. Certaines images sont bien malheureusement familières et lorsqu’on voit avec quelle « facilité » les attentats ont eu lieu, on se demande pourquoi cette bande de terroristes n’a pas été arrêtée plus tôt.

Si la bande dessinée toute en noir et blanc reste documentaire, elle n’en fait pas moins froid dans le dos. Les illustrations montrant les victimes dans les cafés et au Bataclan rappellent de tristes souvenirs, et l’on se rend compte que c’est encore bien frais dans notre esprit.  « 13/11 : reconstitution d’un attentat » est au final une BD sombre mais nécessaire pour comprendre comment les attentats ont pu avoir lieu et comment ils se sont déroulés à tous points de vue.

L’amour à pleines dents

femme avec un coeur

L’amour à pleines dents

Mélissa, 24 ans, musicienne, quitte définitivement la Suisse pour suivre son compagnon au Québec. Mais sur place, tout ne se passe pas comme prévu. Le couple se sépare et Mélissa se voit contrainte de se trouver un petit boulot pour survivre. C’est là qu’elle pousse la porte d’une boutique de cupcakes et qu’elle fait la connaissance de Diane, une veuve de 55 ans, qui s’investit à plein temps dans son métier pour ne pas sombrer dans la déprime. Entre les deux femmes, c’est un coup de foudre amical. Mélissa est embauchée sur le champ et trouve en Diane sa future colocataire. Entre deux sessions de pâtisserie, la jeune chanteuse participe en parallèle au concours national « Best Singer », l’équivalent de « Nouvelle Star » dans l’espoir de décrocher un contrat avec une grande maison de disques. Seule chose qui n’était pas prévue au programme : tomber follement amoureuse du dirigeant dudit concours.

« L’amour à pleine dents » de Cali Keys fait partie de ces romans qui se savourent. Les cupcakes passés en revue au sein de la boutique nous mettent tout simplement l’eau à la bouche. L’histoire se déroulant au Québec, la lecture est à la fois prenante et marrante. Prenante car le lecteur découvre un autre art de vivre ; marrante car le récit est ponctué de mots et d’expressions en québecois qui donnent tout son charme à l’ouvrage. Et que dire des deux personnages principaux que sont Mélissa et Diane ? On ne peut que se prendre d’affection pour ces deux femmes en manque d’amour et qui méritent comme tout à chacun de trouver enfin chaussure à leur pied. Une belle romance sucrée et saupoudrée de paillettes, que j’ai pu lire en avant-première en tant que lectrice Diva Romance aux éditions Charleston.

Seulement si tu en as envie

couple qui s'embrasse

Seulement si tu en as envie

Camille est une brillante avocate parisienne, mariée et maman de deux enfants. Mais entre elle et son mari, la passion a laissé place à une routine dans laquelle le couple est de moins en moins complice. Alors qu’elle prépare ses traditionnelles vacances à Arcachon, ville de son enfance, Camille reçoit un message d’un ami qu’elle n’a pas vu depuis ses 16 ans. Cet ami, c’est Stephen, qui n’est autre que son premier amour. Après plusieurs recherches effectuées, la jeune femme se rend compte qu’il tient une librairie à Paris et une autre à Londres. Les souvenirs refont surface et chamboulent Camille.  Ils n’auraient jamais dû se revoir et pourtant le destin semble en avoir décidé autrement…

Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour leur confiance et pour cette superbe lecture. J’ai vraiment adoré « Seulement si tu en as envie » écrit par Bruno Combes et ce, pour plusieurs raisons. En premier lieu, pour l’histoire évidemment, celle d’un amour d’adolescence qui renaît de ses cendres. Ensuite, pour les personnages. Camille est attachante et Stephen, adorable lui aussi dans son rôle de libraire. Quand on aime les livres comme moi, on apprécie qu’il y ait une librairie ou une bibliothèque dans le récit ! Les lieux choisis par Bruno Combes sont par ailleurs attractifs : Paris, Londres, le bassin d’Arcachon, et plus particulièrement la Dune du Pilat, où je rêve de fouler mes pieds un jour. Enfin, le côté nostalgique des années passées m’a beaucoup plu. Plus le temps passe, plus on a tendance à regarder en arrière, à se rappeler des bons moments et à faire le point sur sa vie actuelle.
Du côté de l’écriture, ce que j’ai apprécié, c’est tout d’abord la fluidité, le rythme, les chapitres courts qui ont fait que j’ai dévoré « Seulement si tu en as envie » en 48h. Ce qui fait aussi l’originalité de ce roman, c’est le début de chaque chapitre qui amorce la suite des événements par une citation ou une réflexion sur l’amour ou la vie. J’en ai d’ailleurs noté certaines dans mon petit carnet et profite de cette chronique pour citer en-dessous l’une d’entre elles.  Je ne peux donc que vous recommander cet ouvrage pour vos prochaines vacances !

Sextoys et bulles de savon

canard de bain

Sextoys et bulles de savon

Dans une petite bourgade tranquille, Fanny décide enfin de réaliser son rêve, grâce au soutien de sa meilleure amie : ouvrir sa propre boutique. Mais son magasin sera bien différent de ceux que l’on peut croiser en ville. En effet, le sien comportera à la fois des produits de beauté et… des sextoys ! N’hésitant pas à se ridiculiser pour en faire la publicité, Fanny s’attire les foudres de la femme du maire. Heureusement, le fils de cette dernière ne voit pas cela du même œil et tombe rapidement sous le charme de la maîtresse des lieux. Jour après jour, Fanny se fait accepter par les femmes du village et notamment par Jenny, une habitante pas comme les autres. Derrière le sourire timide, se cache une femme battue qui ne demande qu’une chose : qu’on lui vienne en aide.

« Sextoys et bulles de savon » est une comédie qui évoque d’un côté la sexualité, que l’on vive seul(e) ou en couple, mais aussi un sujet plus délicat qu’est celui des femmes battues. Entre deux tranches de fous rires et des déguisements farfelues qui ne sont pas sans rappeler ceux de Bridget Jones, on se prend d’affection pour le personnage secondaire qu’est Jenny. Celle qui mène une vie compliquée et qui se retrouve sous l’emprise de son compagnon rend le lecteur encore plus attentif au récit. Car derrière les canards vibrants et les huiles de massage, se cache une femme meurtrie qui compte bien sur la nouvelle arrivante en ville pour changer de vie. Le récit de Mily Black est à la fois léger et saisissant et ne peut au final laisser le lecteur indifférent.

L’amour est une haine comme les autres

deux amis sous un arbre

L’amour est une haine comme les autres

William n’a jamais été doué à l’école. Heureusement, il peut compter sur son ami noir, Abelard pour l’aider à faire ses devoirs. En échange, William promet qu’il lui trouvera du travail plus tard. Les deux enfants deviennent les meilleurs copains du monde, mais dans la Louisiane raciste des années 1930, leur amitié serait mal vue ; aussi les petits décident de cacher leur lien. On retrouve les deux personnages principaux quelques années plus tard, à l’âge adulte. William a repris l’entreprise familiale bien qu’il n’ait aucune compétence. Abelard est devenu son employé et l’aide à gérer dans l’ombre la société.

« L’amour est une haine comme les autres » est une histoire d’amitié qui paraît impossible à l’époque, et pourtant je suis persuadée qu’en « vrai », elles devaient être plus nombreuses qu’on ne le pense. D’un côté, on a un enfant blanc issu d’un milieu favorisé, de l’autre un enfant noir pour qui, la vie, est un combat quotidien.  Rien ne les arrêtera, pas même les bâtons que les parents leur mettent dans les roues, ni même la révolte des ouvriers. William et Abelard vont devoir parfois user de subterfuges pour faire face à certaines situations et la tension est omniprésente. Pour eux, c’est un peu « A la vie, à la mort ». Le dessin de Lionel Marty quant à lui, mélange la douceur à la noirceur, la naïveté de l’enfance à la haine. On pourrait d’ailleurs croire que l’on a affaire à une ribambelle de clichés et pourtant, le racisme est encore à l’heure qu’il est quelque chose d’ordinaire.  En somme, « L’amour est une haine comme les autres » délivre un joli message d’espoir sur l’être humain que tout le monde devrait lire. Un message signé Stéphane Louis