Chat-Bouboule

chat

Chat-Bouboule

« Après des millénaires d’évolution des espèces, le mécanisme de sélection naturelle s’échoue dans mon salon pour offrir à l’humanité un chat capable de se lécher l’arrière-train… par télépathie uniquement ».

Dans sa bande dessinée intitulée « Chat-Bouboule – chroniques d’un prédateur de salon », Nathalie Jomard nous présente un chat légèrement en surpoids, qui assume sa gourmandise et sa vie de pacha. A raison d’une illustration par page (ou presque), la scénariste nous amuse à travers plusieurs scènes de la vie quotidienne. De l’art de dormir encombré, à la migration des poils sauvages, en passant par les techniques de survie alimentaire, le chat Bouboule divertit tous les propriétaires de chats (et les autres aussi). Car même si je n’ai pas de quadrupède dans mes pattes, je dois avouer que beaucoup de situations m’ont fait sourire. Si notre héros grassouillet nous fait un tantinet penser à Garfield, il reste tout de même plus alerte que ce dernier. Et il le sait, un jour, il arrivera à dominer sa maîtresse.

Merci aux éditions J’ai Lu qui m’ont offert cette bande dessinée humoristique. Jusqu’à ce jour, je ne savais même pas que cet éditeur publiait des BD. Ce fut une agréable surprise, tant au niveau du contenu que du contenant. Les BD J’ai Lu possèdent en effet un format très agréable et confortable… et aussi esthétique ! Et puis cet ouvrage m’a permis de découvrir aussi les dessins de Nathalie Jomard, tout en rondeur et en couleurs. Nul doute que je pencherai plus en détails sur sa bibliographie !

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Welcome to Kiwiland

randonneuse

Welcome to kiwiland

Après avoir passé un an au Québec, Aby Cyclette rentre à Strasbourg, mais cela n’est que temporaire. La jeune femme compte bien en effet remplir tous les papiers nécessaires afin d’obtenir son visa permanent canadien. En attendant que l’administration fasse son travail, la globe-trotteuse décide de refaire ses valises, direction la Nouvelle-Zélande. Mais à quelques semaines du nouveau départ, Aby Cyclette rencontre Guillaume, ce qui n’était pas vraiment prévu dans ses projets.

« Welcome to Kiwiland » est un roman graphique issu du blog d’Aby Cyclette sur lequel, l’illustratrice raconte sa propre histoire sous forme de bande dessinée. A l’aide de dessins et de photos de Polaroïd, elle évoque ses préparatifs pour son nouveau voyage, puis son quotidien en Nouvelle-Zélande. Sur place, Aby Cyclette déniche facilement un job, un logement et se fait rapidement de nouveaux amis, francophones notamment. Et puis la jeune femme nous raconte aussi sa rencontre imprévue avec Guillaume juste avant de partir, et la relation longue-distance qu’ils vont devoir vivre.

Bien qu’assez épais, « Welcome to Kiwiland » est une BD qui se lit rapidement. Si vous vous demandez : « Pourquoi Kiwiland ? » sachez que c’est ainsi que l’on surnomme les habitants de la Nouvelle-Zélande, d’après le nom de l’oiseau éponyme. Ce roman graphique va vous donner envie de voyager, limite de plaquer votre job pour partir en road-trip à l’autre bout du monde ! Plus sérieusement, l’ouvrage est très esthétique. J’ai apprécié le mélange BD-photos qui se marie très bien avec la thématique ! Grâce à ce mix, nous avons l’impression de vadrouiller aux côtés de l’illustratrice et d’apprendre plein plein de choses !

C’est où le nord ?

femme sur la plage

C’est où le nord ?

Ella est une jeune prof de français de 24 ans, un peu paumée dans la vie. Originaire de Dunkerque, elle trouve enfin sa place à Paris. Mais avec Victor, son compagnon de toujours, ça ne colle plus trop. Alors Ella se sépare de lui, et reste en tête à tête avec Klaus, son poisson rouge. Et puis, elle n’est pas si seule que ça, il y a Lou, sa meilleure amie, et Théo, son pote homosexuel. Assez tourmentée d’être à nouveau sur le marché des célibataires, Ella décide de se lâcher au bout de quelques semaines. Lors d’un voyage, elle fait la rencontre de Cléo, une femme qui ne la laisse pas insensible. Avec elle, la jeune femme va découvrir les folles nuits parisiennes. Mais Ella se demande : est-elle lesbienne ? Cléo est-elle l’amour de sa vie ou est-ce une histoire purement sexuelle ?

« C’est où le nord ? » de Sarah Maeght, figurait sur la liste des livres que j’avais envie de lire. On y suit Ella, une prof qui doit faire face à des élèves en difficulté et à une vie de couple de plus en plus chaotique. Elle qui était en couple depuis son adolescence doit regarder la vérité en face : entre elle et son amoureux, ça ne colle plus. Alors après avoir repoussé l’inévitable, Ella provoque la rupture. On imagine à peu près tout sauf ce qui va se réellement se passer : Ella s’entiche d’une autre femme. Personnellement, ce fut un peu choc, j’étais loin de me douter du tournant qu’allait prendre l’histoire, mais après tout, pourquoi pas ! J’aime quand l’auteure nous emmène en dehors des sentiers battus et nous réserve des surprises. Le roman est en tout cas original et sort de l’ordinaire ! On ne pourra définitivement pas le classer dans l’univers de la chick-lit !

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Il est grand temps de rallumer les étoiles

Anna, 37 ans, est serveuse dans un restaurant, et maman de deux filles : Chloé et Lily. La première a 17 ans, et si elle a des rêves plein la tête, elle espèce surtout trouver de l’affection auprès des garçons. Quant à la seconde, elle est plutôt renfermée et a pour meilleur ami un rat qu’elle a prénommé comme son père qui a quitté la maison.

Alors qu’Anna croule déjà sous les relances des huissiers, voilà qu’elle se fait licencier par son patron, qui décide d’embaucher sa maîtresse à la place. Au même moment, elle apprend la détresse de ses filles et prend alors la décision de les embarquer pour une longue escapade en camping-car. Destination : la Scandinavie, pour s’éloigner de tout mais aussi pour admirer les aurores boréales. Si les filles sont d’abord réticentes à l’idée de ce voyage, il se pourrait bien que toute la famille y prenne goût.

Avec « Il est grand temps de rallumer les étoiles », Virginie Grimaldi nous livre un roman choral sur la famille. Le titre fait allusion à la citation du poète Guillaume Apollinaire et prend tout son sens au fil du récit. Dans cet ouvrage, trois générations sont présentes. Trois générations tourmentées par la vie et par l’amour, dans lesquelles chaque lecteur pourrait se reconnaître. Une femme endettée qui essaie de subvenir aux besoins de sa famille, une adolescente qui a peu confiance en elle et une jeune fille qui semble se plaire dans sa solitude. A elles trois, elle forme un trio de choc qui nous démontre que l’amour des siens peut déplacer des montagnes.

Même s’il ne s’agit pas de mon favori de Virginie Grimaldi (j’ai vraiment une préférence pour « Tu comprendras quand tu seras plus grande« ), je pense que ce feel good book est une bonne initiation au voyage, qui peut permettre à tous de faire le point sur ce qui nous semble essentiel dans notre vie.

Le vrai sexe de la vraie vie

Le vrai sexe de la vraie vie

Cette bande dessinée, disponible en deux tomes, parle de sexe… ! Oui, ce n’est pas une surprise lorsqu’on voit l’intitulé de l’ouvrage. Cy, alias Cyrielle, l’auteure, est présente sur le site Madmoizelle. Sur ce dernier, elle avait lancé un appel à témoignages d’anecdotes sexuelles de tous bords, afin de réaliser des strips sur le sexe. Nous sommes bien loin des films pornos puisqu’il s’agit ici d’aborder les maladresses, les ratés, les moments pudiques ou drôles. Objectif : se décomplexer et selon la situation, se dire qu’on en rira dans quelques années.

« Le vrai sexe de la vraie vie » contient un nombre incalculable de paires de fesses ! Des corps nus en veux-tu en voilà, des dessins, que les plus prudes d’entre nous trouveront parfois vulgaires. Cy ne ménage pas son lectorat, elle n’hésite pas à aller dans le détail. Homosexualité, masturbation, orgasme, plan à trois, échangisme, l’illustratrice évoque toutes les sexualités et sous tous les angles (pas de mauvais jeux de mots, attention !) On classera la bande dessinée tantôt dans la catégorie humour, tantôt en vie quotidienne. On apprendra peut-être des choses, on se reconnaîtra peut-être dans certains dessins, et malgré la foule de zizis et de kikis (comme on disait étant enfant) au cm², on prendra du plaisir. J’arrête les plaisanteries, vous m’aurez comprise !