Eva Braun

Eva Braun

Eva Braun grandit dans une Allemagne affaiblie par la Grande Guerre. Désireuse de subvenir à ses propres besoins, la jeune femme finit par dénicher un emploi à la boutique de Heinrich Hoffmann, qui n’est autre que le photographe officiel du Parti national-socialiste. Au détour d’une conversation, la voilà qui est présentée au Führer. Les jours passent et Hitler commence à courtiser Eva Braun. Baise-main, dîners, séances de cinéma, opéras, le futur dictateur multiplie les rendez-vous, mais toujours en compagnie d’Herta, l’amie d’Eva Braun, qui leur sert de chaperon. En 1932, alors qu’Hitler se lance dans les élections, Eva devient sa maîtresse. Voilà le résumé pour le premier volet baptisé « Un jour mon prince viendra ».

Dans le second tome intitulé « Une cage dorée », nous retrouvons Eva à Munich. Hitler est bien occupé à conquérir tous les territoires qu’il pourra. Peu importe, la jeune femme est en totale admiration et le régime nazi en fait une privilégiée. Voyages, vêtements luxueux, maison dans un quartier huppé, voiture et chauffeur font maintenant partie de son quotidien. Elle vit dans une prison dorée et ne parvient pas à se présenter comme la compagne officielle du Führer. La guerre éclate et tout au long de notre lecture, on se demande si Eva est au courant des atrocités perpétrées par celui qu’elle a mis sur un piédestal. Elle lui sera fidèle jusqu’à la dernière minute.

Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour m’avoir proposé de lire cette saga en deux tomes, écrite par le romancier et historien Jean-Pierre Charland. L’intitulé du premier tome, « Un jour mon prince viendra » prête à sourire, puisqu’il fait référence aux contes de fées. Mais nous savons que l’histoire d’amour qui va nous être racontée n’est pas ordinaire. Il s’agit de celle d’une jeune Allemande et du Führer. D’une fille en apparence saine, et d’un monstre.

Aimant lire et voir de temps en temps des documents et des fictions en rapport avec la Seconde Guerre mondiale, j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir la genèse de l’histoire entre Hitler et Eva Braun. On y découvre une jeune femme en manque de confiance, et un homme aux idées bien arrêtées, qui semble bien sous tous rapports. Une part de la vie privée de deux personnages importants de l’Histoire dévoilée au grand jour.

Je ne sais pas pourquoi mais j’imaginais trois livres et non deux. Au fur et à mesure de la lecture du second volet, je me suis dit qu’on avançait vite. 1940…1943… finalement, l’histoire s’achèvera dans ce livre. Eva a beau être malheureuse d’être loin d’Hitler, elle semble dans un second temps se complaire dans sa situation. Elle le défend bec et ongles en toutes circonstances. Difficile de s’identifier à elle ou d’avoir de la compassion. Mais on ne pourra pas lui reprocher son dévouement et sa loyauté.

Bon chien !

Bon chien !

Ils sont joueurs, affectueux, réputés fidèles et pour être les meilleurs amis de l’homme ; « ils », ce sont les chiens ! D’accord, ils font parfois des catastrophes sans le vouloir et ne comprennent pas toujours les ordres, mais les maitres peuvent eux aussi en tenir une couche.

Avec « Bon chien ! », le lecteur fait la connaissance de Nestor, un Jack Russel un peu gaffeur, à la mémoire courte et à l’humeur joyeuse. Après « Putain de chat », Lapuss’ nous offre un spin-off en compagnie de Baba et Tartuff. Dans ce petit album, on rit, on compatit et on se prend d’affection pour les personnages. Nestor aimerait mesurer quelques centimètres de plus, déguster une glace à la viande et éviter de porter les mêmes vêtements que sa maîtresse. Mais celle-ci en a décidé autrement. Certains diront que cette BD a du chien (pour faire un joli jeu de mot) ; moi je me contenterai de vous dire : lisez-la, rigolez un bon coup et offrez-la à tout propriétaire d’un poilu à 4 pattes !

Le goût du bonheur

Le goût du bonheur

Valentina travaille dans un bar, sur une petite île au large de l’Italie, avec pour compagnons Ferdinand, son acolyte à quatre pattes, et Nikola, son ami d’enfance. A Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste. Et elle est prête à tout pour se faufiler dans les bons papiers de son boss. A priori, ces deux jeunes femmes n’ont rien en commun, jusqu’à ce qu’une photo bouleverse leur existence.

« Le goût du bonheur » est un roman feel-good imaginé par Angéline Michel, disponible aux éditions J’ai Lu. C’est un livre très simple à lire car :

  • L’histoire est légère
  • Le récit est bref
  • Tout est couru d’avance.

En effet, aucune surprise à l’horizon, je parie même qu’à la lecture de mon résumé, vous savez déjà ce qu’il va se passer (et vous avez raison). Néanmoins, ça fait du bien de temps en temps de lire ce genre de roman, notamment entre deux gros pavés, ou après un livre qui a demandé pas mal de réflexion et/ou de concentration.

“Le gout du Bonheur”, c’est l’ouvrage typiquement girly, plein de bons sentiments, de gens gentils. Malgré une impression de déjà-vu et un côté un peu naïf, il plaira à tous les lecteurs qui n’ont pas envie de se prendre la tête et de se déconnecter un peu du quotidien.

A volonté – Tu t’es vue quand tu manges ?

A volonté – Tu t’es vue quand tu manges ?

La grossophobie, voilà le sujet de la bande dessinée écrite et illustrée par Mathou et Mademoiselle Caroline, intitulée « A volonté – tu t’es vue quand tu manges ? »

A travers cet ouvrage, les deux auteures évoquent le poids, grosse source d’angoisse au quotidien, aussi bien dans la vie intime qu’en société. Car, si cela fait longtemps que les mannequins longilignes se pavanent sur les podiums, ce n’est pas pour autant qu’on en a terminé avec les stigmatisations liées au poids. Grandes tailles absentes des rayons de magasin, sport inadapté « aux gros », infrastructures « faites pour les minces » (dans les transports en commun par exemple), Mademoiselle Caroline et Mathou épinglent les petites phrases qui tuent et tout ce qui cloche. Si l’une tente de s’accepter, la seconde essaie de mincir. Elles n’hésitent pas à partager leurs diverses expériences : déjeuner au restaurant, régimes, shopping, tout y est passe.

Gabrielle Deydier, auteure de l’ouvrage « On ne nait pas grosse » a signé la préface de cette BD très d’actualité. Une BD qui permettra à certains lecteurs peut-être de se sentir moins seul(s), à d’autres de comprendre ce mal-être sociétal. Avec une belle palette de couleurs et beaucoup d’humour, Mathou et Mademoiselle Caroline ferment le clapet à tous ceux dont les remarques sont exacerbantes. Peut-être arriveront-ils à tourner sept fois la langue dans leur bouche…

 

Max

Max

Allemagne, 1936 : A l’aube de la Seconde Guerre mondiale, un bébé s’apprête à naître, le 20 avril très précisément ; une date idéale puisqu’elle coïncide avec l’anniversaire d’Hitler. Max (ou plutôt Konrad) est un bébé prototype du programme Lebensborn qui a été initié par Himmler. Ce programme consiste en la chose suivante : des femmes sont sélectionnées par les nazis pour concevoir un enfant et ainsi mettre au monde des purs représentants de la race aryenne, ce pour régénérer l’Allemagne. Max n’est même pas encore né qu’il est déjà conditionné. A sa naissance, le petit est examiné sous toutes les coutures ; il est baptisé par le Führer en personne. De son côté, la mère biologique est simplement remerciée. L’enfant est ensuite confié aux plus hautes autorités pour devenir le parfait allemand nazi.

« Max » est une lecture qui fait froid dans le dos, car si l’on connait ne serait-ce que de nom le programme Lebensborn, il est glaçant d’entendre (ou plutôt de lire) les paroles d’un bébé nazi, dénué de tout sentiment, prêt à tuer. Ce bébé, le lecteur va le suivre jusqu’à l’âge de 12 ans et découvrir l’ensemble de son endoctrinement.

Pour écrire ce livre, l’auteure, Sarah Cohen-Scali s’est énormément documentée. Cette fiction, basée sur des faits réels est destinée dans un premier temps aux ados de 15-16 ans, à condition que ces derniers soient accompagnés d’un prof ou d’un parent pour les introduire à la Seconde Guerre mondiale. Mais ce roman, vous pouvez tout aussi bien le lire si vous êtes un adulte et que vous appréciez les romans historiques.