Les Croques

Les croques

Céline et Colin sont jumeaux et font partie d’une famille un peu spéciale puisque celle-ci possède une entreprise de pompes funèbres. Les parents sont donc plébiscités au quotidien pour des enterrements et pour l’entretien du cimetière. A l’école, les deux enfants sont surnommés « les Croques » et font régulièrement l’objet de moqueries et de harcèlement. Et ce qui devait arriver arriva : une bagarre est déclenchée ! Céline et Colin sont renvoyés du collège deux jours et chargés de nettoyer le cimetière. Dans les allées, ils découvrent une drôle d’inscription sur une pierre tombale, qui vont les lancer dans une enquête hors-normes.

« Les Croques » c’est une bande dessinée en trois tomes écrite et illustrée par Léa Mazé, à l’ambiance un peu particulière. Avec des parents croque-morts, nos deux héros ne passent que très rarement des moments en famille et on peut comprendre qu’ils soient montrés du doigt à l’école. Bien que le thème soit à la base plutôt glauque, le graphisme lui, est assez dynamique et les couleurs, vives. J’ai bien aimé cette histoire qui prend une tournure assez mystérieuse à la fin du premier volume. Je ne sais pas si les enfants seront aussi conquis que moi à la lecture, peut-être davantage des ados ?! Quoi qu’il en soit, j’ai pris plaisir à être embarquée dans ce récit et j’ai hâte découvrir la suite !

La sirène et le scaphandrier

La sirène et le scaphandrier

Dans une cellule de prison new-yorkaise, Zach paie sa dette à la société. Il en a pris pour plusieurs années à Rikers. De l’autre côté de l’Atlantique, Hanna est elle aussi enfermée. Mais dans son cas, c’est volontaire. Depuis un grave accident, la jeune femme souffre d’agoraphobie et vit recluse dans son appartement. Poussée par son psy, Hannah s’inscrire à un programme pour correspondre avec des prisonniers et tombe alors sur Zach. Dès les premiers échanges, une complicité s’installe.

Je ne sais pas pourquoi, j’avais en tête que ce roman était une histoire de science-fiction… Peut-être à cause du titre, « La sirène et le scaphandrier ». Bref, toujours est-il qu’en me lançant dans ce premier roman de Samuelle Barbier, je ne pensais pas que j’allais autant kiffer ma lecture ! Dès le départ, je me suis prise d’affection pour Hannah, qui essaie comme elle peut de combattre son isolement. Grâce à sa correspondance et aux défis que Zach va lui lancer, elle va réussir peut à petit à reprendre sa vie en main, en commençant par se promener sur les bords de la Tamise, jusqu’à entamer un road-trip aux USA.

Ce roman épistolaire est bourré de messages positifs et d’espoir. Si on pourrait reprocher un peu de naïveté à l’histoire, la magie opère tout de même et l’on hâte d’arriver au fameux jour où les deux correspondants pourront enfin se rencontrer. Dans le texte, on trouve par ailleurs quelques références littéraires qui ne sont pas pour nous déplaire, comme Le Petit Prince ou encore Victor Hugo. On a beau savoir que dans « la vraie vie », tout ne serait pas aussi facile, ce récit permet de nous évader (ah, ah) et de voyager depuis notre canapé. Bravo à Samuelle Barbier son premier ouvrage !

Grandir avec les Schtroumpfs

Grandir avec les schtroumpfs

Aux éditions Le Lombard, une nouvelle collection ayant pour héros les Schtroumpfs a vu le jour. Il s’agit de « Grandir avec les Schtroumpfs », qui rassemble de petits albums permettant aux parents de mieux dialoguer avec leurs enfants. A la maison, comme au village, il est normal de se poser des questions sur soi, sur les autres, de se sentir parfois un peu perdu, voire incompris. Pour bien grandir, Thierry Culliford, Dalena et Falzar ont imaginé des tomes mêlant histoire et dossier éducatif, à l’aide de Diane Drory, psychologue et spécialiste des troubles de la petite enfance.

En tant que grande fan des Schtroumpfs, je ne pouvais pas passer à côté de ces albums. Je ne me suis pas penchée tout de suite dessus car je pensais qu’il s’agissait simplement d’un dossier et de petites astuces. Et puis j’ai découvert que pour chaque volume, une histoire inédite avait été créée. Et là, ni une, ni deux, j’ai foncé ! Dans cette nouvelle collection, on découvre des Schtroumpfs beaucoup plus expressifs, avec un petit trait de modernité ; le Schtroumpf à lunettes par exemple, porte de gros verres comme c’est à la mode en ce moment. Les émotions sont plus palpables sur le visage des lutins bleus et personnellement, je fonds, je les trouve vraiment trop mignons ! Il existe déjà 6 tomes de cette nouvelle série, à savoir :

  • Le Schtroumpf qui n’aimait que les desserts
  • Le Schtroumpf qui était maladroit
  • Le Schtroumpf qui avait peur du noir
  • La Schtroumpfette est un Schtroumpf comme les autres
  • Le Schtroumpf qui trouvait tout injuste
  • Le Schtroumpf qui racontait des mensonges.

J’ai déjà lu les trois premiers de la liste et j’ai hâte de découvrir les suivants. Comme vous pouvez le constater, pour chaque album, c’est souvent un trait de caractère qui est mis en avant. Voilà une belle idée pour évoquer les émotions avec en particulier les enfants âgés de 3 à 6 ans. Mais on le sait déjà, les Schtroumpfs, c’est intergénérationnel !

Jack l’Eventreur démasqué – l’enquête définitive

Jack l’Eventreur démasqué

1888, Londres, quartier de Whitechapel : Dans la nuit du 31 août, le corps d’une prostituée répondant au nom de Mary Ann Nichols git dans une mare de sang. On ne le sait pas encore mais il s’agit du premier crime d’un certain Jack l’Eventreur. Quatre autres assassinats suivront. Les victimes sont toutes des femmes et pour la plupart des filles de joie. Le tueur en série ne fait pas de détails : gorge tranchée, abdomen ouvert, reins et utérus retirés, leurs organes sont extirpés. Pour les enquêteurs, cela ne fait aucun doute : le meurtrier possède forcément des notions en chirurgie.

Pourtant, un siècle plus tard, le mystère demeure toujours : qui est Jack l’Eventreur ? Pour Sophie Herfort, qui a travaillé durant vingt ans sur la résolution de cette énigme, la réponse est sans appel : il s’agirait d’un haut gradé de Scotland Yard. Pour le prouver, la professeure de français langue étrangère dévoile dans son ouvrage baptisé « Jack l’Eventreur démasqué – l’enquête définitive » pas moins d’une trentaine de preuves qui accable Sir Melville Leslie Macnaghten, un inspecteur évincé quelques jours avant les premiers crimes de Jack l’Eventreur. Un homme qui refera surface neuf mois après les faits et qui finira par quitter la police à cause de troubles psychiatriques.

La première partie de l’enquête relate les événements minute par minute dans le quartier de East End. Un récit digne d’un polar ! La seconde partie est consacrée à la théorie de Sophie Herfort. Propos ambigus, coïncidences, son argumentation reste plausible. Pour autant, l’affaire n’est pas classée. Sir Melville Leslie Macnaghten n’est pas le seul suspect dans l’histoire et il ne serait pas très malin de prendre le livre pour parole d’évangile. Cette première lecture reste très intéressante pour découvrir l’histoire de l’un des plus célèbres tueurs en série. Pour le reste, les informations sont à mettre au conditionnel. Sophie Herfort n’est pas la première à clamer qu’elle a démasqué Jack l’Eventreur et elle ne sera sûrement pas la dernière…

On se reposera plus tard

On se reposera plus tard

Certains disent qu’une fois passée un certain âge, il serait raisonnable de rejoindre une maison de retraite ? Sous prétexte que l’on n’aurait plus tout sa tête, que cela deviendrait dangereux de vivre seul… Mais quid des personnes ayant encore toute leur autonomie et leur joie de vivre ? Et de celles qui sont introverties ? Timides ? Pour les personnes seules dans ce cas de figures, il existe une alternative : les « MARPA ». Derrière cet acronyme, se cachent les Maisons d’Accueil et de Résidence pour les Personnes Âgées.  Si beaucoup s’inscrivent en effet dans les EHPAD, les MARPA, elles, sont conçues pour des personnes d’un certain âge encore autonomes. Implantées un peu partout en France, elles offrent des lieux de résidence collectifs non médicalisés. Et c’est tout l’objet de la bande dessinée « On se reposera plus tard », écrite et illustrée par Claire Le Meil et Brigitte Luciani. Le duo a passé beaucoup de temps dans ces structures, notamment à celle de Monteaux, afin de restituer le quotidien des encadrants comme des résidents le plus clairement possible.

Mêlant fiction et éléments documentaires, la bande dessinée fait découvrir aux lecteurs un endroit à part, bien loin des préjugés. Ici, il est question d’accompagner les personnes âgées sans remettre en cause leur autonomie. On découvre ainsi des studios tout confort, des activités régulières, diverses et variées pour casser la routine, tisser du lien social et susciter de nouvelles passions. Avec une palette de couleurs limitée, les auteures-illustratrices dépeignent un univers douillet, sécurisant, qui symbolise tout sauf la fin de vie.