Sapiens

Sapiens – Une brève histoire de l’humanité

Au début (ou presque), nous étions six espèces différentes d’homnidés, mais une seule a survécu : nous, les Homo Sapiens. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons mis au monde des sociétés basées sur l’agriculture, puis l’industrie. Nous avons créé des concepts de nation, de religion, des lois. Nous avons mis en place la monnaie pour acheter plutôt que d’échanger. A l’heure actuelle, nous sommes en pleine consommation de masse.

Professeur d’Histoire à Jérusalem, Yuval Noah Harari revient sur 100 000 ans d’Histoire, de progrès scientifiques, de religions et de philosophie. Il remet ainsi en cause nos propres fondements, à commencer par nos actes et nos pensées. Difficile de résumer un tel ouvrage, tant le contenu est dense.

L’ouvrage ne se lit pas comme un roman et donc pas d’une traite, au risque d’être imbuvable. Il faut le découvrir avec parcimonie. Certains chapitres sont plus plaisants que d’autres selon nos centres d’intérêt. L’essai se découpe ainsi en quatre grandes parties que sont : La révolution cognitive, la révolution agricole, l’unification de l’humanité et la révolution scientifique. A l’aide d’exemples, l’auteur vulgarise les plus grands thèmes pour nous amener à réfléchir sur notre condition. Et c’est tout bonnement passionnant, même si malheureusement nous ne pouvons tout retenir.

Véritable best-seller à sa sortie en librairie, « Sapiens : une brève histoire de l’humanité » a été traduit dans une trentaine de langues. En 2017, Yuval Noah Harari a publié « Homo Deus : une brève histoire de l’avenir », un ouvrage que je vais m’empresser d’ajouter à ma wish-list.

NeuN

NeuN

Allemagne, 1940 : Pour assurer la pérennité du Troisième Reich et garantir une descendance à Hitler, treize enfants sont secrètement conçus avec l’ADN de ce dernier. NeuN est, comme son nom l’indique, le neuvième d’entre eux. Mais le projet est subitement abandonné et les élus deviennent alors des proies. Pour survivre, NeuN ne peut désormais compter que sur Théo, un soldat allemand qui devient son tuteur.

Les éditions Pika m’ont proposé de découvrir les deux premiers tomes de la nouvelle série « NeuN » imaginée par Tsutomu Takahashi. Ayant un profond intérêt pour tout ce qui touche à la Seconde Guerre mondiale, je me suis lancée avec plaisir dans la lecture de cette uchronie.

Les enfants d’Hitler, qui sont nommés par leur numéro de naissance, sont confiés à des familles d’accueil pour ne pas éveiller les soupçons. Mais la décision de les éliminer bouleverse la donne et Théo, le garde SS en charge de la surveillance de NeuN, va tout faire pour mettre celui-ci à l’abri. Ce manga très sombre, qui n’est pas sans rappeler le Lebensborn, nous plonge dans une ambiance des plus étouffantes. Les nombreuses scènes de combat démontrent que Tsutomu Takahashi a le sens du rythme et maîtrise son sujet. Pourvu que cette revisite de l’histoire tienne le coup sur la longueur…

Une ville si parfaite

Une ville si parfaite

Parfaite-Ville semble être un endroit utopique. En effet, tout a été pensé pour que tout le monde y vive heureux et serein. Des écrans sont installés un peu partout, sur lesquels sont diffusés des films et des programmes de propagande. Les habitants résident tous dans un seul et même immeuble de plus de 400 étages et visent un objectif : celui d’être promu à l’étage supérieur pour bénéficier d’un niveau de vie encore meilleur. Néanmoins, quelques règles doivent être respectées : interdiction de se plaindre du maire ou de quitter la ville. Alors, résidence de rêve ou véritable cauchemar ?

« Une ville si parfaite » est le second roman de Raphaël Cuvier après « L’antipapillon » (j’en profite pour remercier l’auteur pour sa confiance). Publié aux éditions 5 sens, cette nouvelle histoire s’avère assez courte (55 pages seulement) et j’aurais bien aimé une bonne centaine de pages en plus pour creuser l’idée de la ville parfaite. Illustré par Simone Clément, l’ouvrage plaira sans aucun doute aux adolescents qui sont généralement très fans des dystopies. Ici, nous sommes à contre-courant puisqu’à première vue, il s’agit d’une utopie. Mais cela n’est qu’un leurre, car derrière la façade d’un immeuble pas comme les autres, se cache une des plus grandes supercheries. Non loin du très connu Truman Show, « Une ville si parfaite » est un récit facile, qui se lit vite et qui est plaisant à découvrir. Peut-être serait-ce une idée de lecture pour ceux qui aimeraient se mettre à la lecture ?!

Sacrées sorcières

Sacrées sorcières

Vous ne croyez pas aux sorcières ? Vous allez peut-être changer d’avis en lisant le roman graphique de Pénélope Bagieu, adapté du roman de Roald Dahl, « Sacrées sorcières »… Car, contrairement à ce que vous pouvez penser, les sorcières se fondent dans la masse. Elles portent des perruques pour cacher leur calvitie et des gants pour dissimuler leurs doigts crochus. Elles passent par ailleurs leur temps à établir des plans toujours plus démoniaques pour s’emparer des enfants contre lesquels elles nourrissent une haine profonde. Mais le petit Bruno et sa Mamie vont leur donner du fil à retordre.

Ayant entendu beaucoup de bien de la bande dessinée « Sacrées sorcières » et appréciant le travail de Pénélope Bagieu, je me suis donc naturellement penchée sur cet ouvrage. Ce fut une agréable surprise qui m’a permise dans un second temps de découvrir l’une des œuvres de Roald Dahl, après avoir lu Matilda. Ne connaissant pas le roman original, je ne peux pas établir de comparatif, donc je me contenterai de ce que j’ai lu. Mélange d’horreur et de comédie, « Sacrées sorcières » est un petit bijou à mettre entre les mains de tous. Bien que dense, la bande dessinée séduit par ses tons colorés et ses personnages tous plus expressifs et excentriques les uns que les autres. Voilà une bande dessinée que je noterai parmi les incontournables de 2020.

Les bons gros bâtards de la littérature

Les bons gros bâtards de la littérature

Vous les connaissez, vous avez peut-être lu certaines de leurs œuvres, je veux parler de Baudelaire, Victor Hugo, Flaubert, Sartre… Sachez qu’ils font partie des « bons gros bâtards de la littérature ». Oui, vous avez très bien lu, des bâtards. Ce titre, on le doit à Aurélien Fernandez et PoPésie qui ont intitulé ainsi leur bande dessinée. Car si ces écrivains sont connus de tous, ils ne sont pas parfaits pour autant. Pis, ils ont des vices cachés. Il y en a qui sont accusés de plagiat, comme Michel Houellebecq qui aurait recopié plusieurs lignes sur Wikipédia ; certains ont des passions qui peuvent laisser à désirer comme la corrida ou la chasse ; d’autres font usage de la drogue comme Rimbaud qui était un grand consommateur d’opium.

En amour, des grands auteurs étaient connus pour être de véritables tombeurs comme Victor Hugo par exemple. Quelques-uns ont même pratiqué l’amour en famille. C’est le cas de Colette qui a été l’amante du fils de son mari, fils qui était alors âgé de 17 ans alors que l’écrivaine en avait 47. Ceux qui n’ont pas eu de relations amoureuses épanouissantes en ont profité pour se mettre à l’écriture de livres coquins. Aussi le lecteur apprendra que La Fontaine n’est pas que l’auteur de fables avec des animaux…

A toutes ces petites anecdotes plus croustillantes les unes que les autres, on trouvera également des citations d’auteurs sur d’autres auteurs qu’ils ne peuvent encadrer, les vraies fins de certaines histoires (non, la petite sirène n’aura pas ses jambes et n’épousera pas Eric), ainsi qu’une dictée pas fastoche, celle de Prosper Mérimée, si vous souhaitez vous adonner à un exercice orthographique.

Avec beaucoup d’humour, Aurélien Fernandez et Popésie nous apprennent des savoirs inutiles sur de grands noms de la littérature. Une bande dessinée divertissante à souhait !