Dans les coulisses de Notre-Dame de Paris

Dans les coulisses de Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris est une cathédrale monumentale, un monument historique et emblématique de la ville de Paris. Si nous avons eu l’occasion de visiter les lieux et de nous documenter dessus, il est peu probable que nous en connaissions les coulisses. Cela tombe bien, c’est tout l’objet de la bande dessinée, qui nous emmène là où personne n’est jamais allé (ou presque), et nous fait aller à la rencontre de toutes ces personnes qui animent et font vivre la cathédrale.

Scénarisé par Alfonso Font et illustré par Joël Alessandra, l’ouvrage, sous forme de récit journalistique, marque le début d’une nouvelle série baptisée « Dans les coulisses de… » aux éditions Jungle. L’objectif est de nous faire découvrir l’envers du décor, ainsi que les personnages qui y gravitent. Pari réussi pour « Dans les coulisses de Notre-Dame de Paris » que j’ai trouvée vraiment intéressante et qui m’a donné envie de lire le chef-d’oeuvre de Victor Hugo. L’histoire d’Esmeralda et du Bossu ne sera pas pour tout de suite, mais je me fais la promesse d’acheter l’ouvrage dans les prochains mois !

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Sous l’entonnoir

Sous l’entonnoir

Derrière le titre « Sous l’entonnoir », se cache une bande dessinée autobiographique, signée Natacha Sicaud et Sibylline. C’est cette dernière qui a décidé de remonter le temps pour raconter son séjour à l’hôpital psychiatrique Sainte-Anne. Dans le récit, Aline a 7 ans lorsque sa maman décide de mettre fin à ses jours à l’aide d’une carabine. Lorsqu’elle devient adolescente, Aline veut elle aussi en finir une bonne fois pour toutes avec le chagrin qui la ronge. C’est ainsi qu’elle se réveille dans l’établissement parisien, et découvre un nouveau rapport au temps, un autre système de soin que celui auquel on a le droit habituellement. Et puis elle y rencontre des gens, toutes sortes de gens.

Véritable roman graphique, « Sous l’entonnoir » nous permet de découvrir l’intérieur d’un hôpital psychiatrique, du point de vue d’une patiente, qui vient de faire une tentative de suicide. Lorsque l’on n’est pas abruti de cachets, le temps s’écoule différemment et il faut apprendre à s’occuper, entre jeux de société et télévision. Car, l’envie de sortir est plus forte que tout. Aline doit également côtoyer des personnes atteintes de pathologies assez lourdes, ce qui donne en tout et pour tout un univers peu propice à la guérison, tellement il est déprimant. Déprimant mais très intéressant à découvrir.

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Princesse Libellule

Princesse Libellule

Les histoires de contes de fées commencent souvent par : « Il était une fois » pour se terminer par : « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Dans de nombreux cas, le chevalier (ou prince charmant) doit secourir la princesse d’un grand danger et bizarrement, celle-ci se retrouve régulièrement enfermée en haut d’une tour.

« Princesse Libellule » prend le contre-pied des contes de fées en démarrant fort avec l’attente interminable d’une princesse à la fenêtre, guettant le fameux prince. Cette dernière surveille le moindre mouvement à l’extérieur, papote avec les oiseaux pour s’occuper et suit les cours barbants de sa tutrice. Car oui, Princesse Libellule n’est pas seule dans son château. Elle est accompagnée de Monsieur Moineau, sa conscience, de son serviteur, Plumeau, d’un miroir magique qui ne fonctionne que lorsqu’on lui tapote trois fois dessus et de Pantoufle, un dragon qui a décidé de squatter au-dessus du plafond. Bref, une assez grande ménagerie pour elle toute seule, avec qui elle n’est pas toujours en harmonie. Car si Princesse Libellule est romantique et jolie, elle est aussi un brin casse-pied.

Déclinée en trois tomes que sont : « Cherche prince désespérément », « N’aime pas les princesses » et « Déteste les contes de fées », la BD d’Alexandre Arlène et Stéphanie Bellat est un joli pied de nez aux contes classiques pour enfants. Si elle fera sans conteste rire les enfants, elle sera sans doute aussi applaudie par les plus grands pour son côté parodique.

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Jamais

Jamais

Troumesnil, en Normandie. Madeleine, 95 ans, aveugle de naissance, a perdu son mari il y a quelques années et vit seule avec son chat. Sa maison est située au bord d’une falaise, avec une vue imprenable sur la mer. Mais ladite falaise est grignotée par l’eau et le vent, et recule inexorablement chaque année, emportant avec elle les habitations. Le maire voulant protéger les résidents tient à ce que Madeleine abandonne sa demeure pour aller vivre en maison de retraite. Mais pour la vieille dame, c’est hors de question, et gare à celui qui oserait toucher à sa baraque !

Les coups de cœur pour la bande dessinée « Jamais » de Bruno Duhamel étant nombreux sur la toile, j’ai décidé de me pencher un peu plus dessus et de découvrir l’histoire de Madeleine. Et quelle charmante histoire ! J’ai adoré le dessin, qui reflète parfaitement la beauté de la Normandie, mais aussi les personnages hauts en couleur qui donnent une véritable dynamique au récit. Malgré le danger qui guette la vieille dame, on ne peut que comprendre son attachement à cette maison, à ce lieu de vie. Cette habitation, c’est toute sa vie. C’est sa dernière demeure bien sûr, mais c’est aussi et surtout un tas de souvenirs sur lesquels elle ne peut tirer un trait. Madeleine est une personne dotée d’un sacré tempérament et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Le maire en fera d’ailleurs les frais à de nombreuses reprises, pour le plus grand plaisir du lecteur. A lire absolument !

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La guerre de Catherine

jeune fille avec un appareil photo

La guerre de Catherine

1941, en France. Rachel est une jeune fille juive qui vit et étudie à l’internat de la maison de Sèvres, un endroit où ses parents l’ont placée pour des raisons de sécurité. Passionnée de photographie, elle capture l’instant présent et collabore au journal de l’école. Les lois contre les Juifs s’intensifient et Rachel, comme d’autres pensionnaires, doit changer de prénom et déménager. D’école en foyer, l’adolescente conserve précieusement son appareil photo pour immortaliser son quotidien durant la guerre.

Difficile de dire si « La guerre de Catherine » est une BD adulte ou jeunesse. Les dessins sont très agréables à regarder, les couleurs très douces et le texte, à la fois dense et aéré. J’ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé cette bande dessinée, qui traite à la fois de la guerre et de la photographie. Rachel est une fille passionnée et passionnante qu’on suit sur plusieurs années. Baladée de toute part à cause de sa religion, l’adolescente n’oublie pas sa passion première, ni ce qui lui a été demandé : prendre plein de photos pour témoigner de l’horreur de la guerre, du quotidien des orphelins, de la Résistance. Julia Billet et Claire Fauvel livrent là une BD historique qui plait aussi bien aux collégiens qu’aux plus grands, et qui permet d’apprendre de nombreux détails sur la Seconde Guerre mondiale et sur la vie des juifs persécutés par les nazis. A noter que cette bande dessinée est une adaptation du roman éponyme de Julia Billet et qu’elle figure dans la sélection officielle jeunesse du Festival International de la BD d’Angoulême !

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