Les petites victoires

père et fils sur un banc

Les petites victoires

Un couple décide d’avoir un enfant. L’adorable bout de chou vient au monde, les amis et la famille s’empressent de venir le voir à l’hôpital. Quelques mois plus tard, les parents se rendent compte que quelque chose cloche chez Olivier. Ils font alors appel au corps médical pour savoir. Le verdict tombe : le garçon est autiste. Le couple se sépare mais reste en bons termes. Max, le papa, se plonge alors à corps perdu dans l’éducation de son fils, afin de le rendre le plus autonome possible. Il lui apprend à confronter ses peurs, à changer ses habitudes et à se créer une vie sociale. Chaque petite victoire compte et lui donne la force de continuer ce combat.

Quelle chouette bande dessinée que « Les petites victoires ». Je suis d’abord tombée amoureuse du dessin, si doux, si précis, en noir et blanc ; puis du thème abordé : un enfant pas comme les autres, un enfant autiste. Au premier abord, on pourrait penser que le père décide de prendre la fuite en apprenant la nouvelle, mais son comportement est finalement tout autre. Au contraire, il décide de s’armer de patience et de rendre la vie d’Olivier la plus normale possible. Contre l’avis de certains spécialistes, Max (le papa donc), bouleverse les habitudes du petit, arrive à contrer les crises, à imaginer des situations pour le calmer et finit même par obtenir contre toute attente un câlin. Grâce à des parents soudés et aimants, et à des professionnels aux petits soins, Olivier parvient à grandir et à faire des progrès qui relevaient pour certains du miracle. Une belle BD signée Yvon Roy que je vous invite vivement à lire.

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Love story à l’iranienne

couple qui s'embrasse

Love story à l’iranienne

En Iran, avec l’arrivée au pouvoir d’Hassan Rohani et l’accord signé sur le programme nucléaire avec les puissances occidentales, on aurait pu penser que les jeunes seraient plus libres. Mais non. Pour s’aimer, il faut se cacher. Gila, Vahid, Omid, Leïla et Saeedeh ont moins de 30 ans et viennent de différents milieux. Ils s’aiment, sont en couple mais ne peuvent l’afficher au grand jour. Car la loi interdit les contacts physiques avant le mariage. Par ailleurs, disons-le franchement, en Iran, la plupart du temps, les mariages sont arrangés. L’homme rend visite à la famille de la femme qu’il convoite pour faire sa demande. Il doit obtenir l’approbation des parents et argumenter, en évoquant notamment tout ce qu’il apportera audit mariage. Autant vous dire que rares sont les mariages d’amour. Mais les jeunes sont prêts à braver tous les interdits.

Je n’avais jamais entendu parler de « Love story à l’iranienne » jusqu’à ce que j’apprenne que la bande dessinée a obtenu le prix France Info de la BD d’actualité. Je me suis alors dit que ça méritait le coup d’œil. On découvre durant la lecture comment les jeunes Iraniens font pour flirter, choisir l’homme ou la femme de leur vie et ce, malgré les traditions et le régime. C’est grâce à des journalistes qui sont allés sur le terrain et qui ont interviewé clandestinement la jeunesse iranienne que l’on peut connaître la vérité. On apprend ainsi que certains couples usent de subterfuges pour se rencontrer, s’embrasser, faire l’amour, faire accepter l’autre à la famille et comment ils échappent à la police au quotidien. Une belle bande dessinée signée de Jane Deuxard et Deloupy qui nous montrent ce qu’est vraiment une love story à l’iranienne.

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Chaussette

vieille dame

Chaussette

« Chaussette », c’est ainsi que Merlin, un petit garçon, surnomme sa voisine, car il n’arrive pas à prononcer le prénom Josette. Chaussette est une mamie inséparable de son chien Dagobert. Chaque jour, Merlin les observe de son jardin, puis du coin de la rue. Le trajet est le même chaque jour. Mais un matin, Merlin se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond. Chaussette est seule en ville et se comporte d’une manière bien étrange. Dans chaque magasin où elle se rend, elle vole quelque chose…

« Chaussette » est une jolie bande dessinée jeunesse aux couleurs pastel. Signée Loïc Clément et Anne Montel, elle raconte l’histoire d’une vieille dame qui perd son plus fidèle compagnon. Son voisin, Merlin, la suit dans son étape de deuil et va devenir son nouvel ami. La BD est toute mignonne, les dessins sont très détaillés et très agréables à regarder. Et puis le personnage de Chaussette est tout bonnement attachant. Il n’y a pas beaucoup de texte ; l’accent est davantage mis sur l’illustration. Je la conseille vivement aux plus jeunes (et aux plus grands qui voudront s’attendrir un peu !)

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Chronique du 115, une histoire du SAMU social

sans-abri

Chronique du 115, une histoire du SAMU social

Aude Massot a décidé de raconter une histoire mais pas n’importe laquelle : celle du Samu social. Sous forme de roman graphique, elle évoque une réalité qui reste encore taboue, voire gênante. Pour mener à bien son travail, la dessinatrice a pris contact avec le SAMU, afin de pouvoir discuter avec son créateur, Xavier Emmanuelli. C’est d’ailleurs leur conversation qui va servir de fil rouge à la bande dessinée.

De par « Chronique du 115, une histoire du SAMU social », on découvre toute une équipe, toute une organisation derrière ce numéro à trois chiffres. Et puis il y a toutes ces personnes, tous ces gens exclus du système. Dans la BD, on apprend d’ailleurs que le SAMU social distingue quatre grandes catégories que sont les sans-abris, les sans domicile fixe, les sans toit stables et les migrants. Vous allez me dire : quelle est la différence ? Eh bien, tout dépend de la situation de la personne. Il y en a qui sont toxicomanes, en situation d’extrême abandon, d’autres sont des marginaux ou des gens du voyage, et tout cela fait qu’elles sont classées dans diverses catégories.

Aude Massot a eu la chance de pouvoir partir en tournée et d’aller au plus près des personnes qui sont dans le besoin. Elle a pu constater que si certaines refusent de l’aide, d’autres sont éternellement reconnaissantes. La preuve, la ligne du 115 est tout bonnement saturée et les lits disponibles se comptent parfois sur les doigts de la main.

J’ai beaucoup apprécié le trait d’Aude Massot et toute la bande dessinée en général, car le récit m’en a appris un peu plus sur le fonctionnement du SAMU social et sur les personnes qui en ont besoin. C’est un service qui a le mérite et qui se doit d’exister !

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Le voleur de souhaits

Le voleur de souhaits

Félix est un garçon peu ordinaire. Alors que les enfants de son âge collectionnent les timbres, les pièces de monnaie ou les badges, lui collectionne les souhaits ! Lorsque quelqu’un éternue, au lieu de lui dire « A vos souhaits », le petit garçon répond « A mes souhaits ». C’est ainsi qu’il s’approprie les vœux de chacun, qu’il les capture et les met dans des bocaux. Mais un jour, Félix tombe sur une fille bien mystérieuse qui n’émet aucun souhait…

Après avoir lu « Les jours sucrés » de Loïc Clément, voilà que je découvre « Le voleur de souhaits », bande dessinée sur laquelle il a collaboré avec Bertrand Gatignol. Le récit m’a beaucoup fait penser au film « Le bon gros géant » de Steven Spielberg, puisqu’il y est question de capturer des rêves, mais en beaucoup mieux ! Oui, en effet, je n’ai pas du tout accroché à ce film, alors que cette bande dessinée, alala… Elle est magique, pleine de poésie et fait réfléchir. Même si l’histoire est courte, on se prend rapidement d’affection pour les personnages. J’ai trouvé le scénario « mignon », les dessins « jolis » et je regretterai presque que ce soit un one-shot !

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