Ma grossesse, tout le monde s’en mêle !

Ma grossesse, tout le monde s’en mêle !

Que l’on soit célibataire ou en couple, c’est incroyable le nombre de personnes qui décident du jour au lendemain de se mêler de notre vie privée ! C’est le cas de Louise et Clément, qui en ont fait les frais, en annonçant à la famille et aux amis qu’ils attendaient un bébé.

Du test de grossesse à l’accouchement, de la réaction des parents aux inquiétudes, des questions qui se posent sur la future éducation de son enfant, aux envies soudaines, tout est passé au crible au fil des mois.

Écrite, illustrée et colorisée par Sandra Camilleri, Loudia Gentil et Lili l’archi, « Ma grossesse, tout le monde s’en mêle ! » parlera sans aucun doute à bon nombre de couples. Humoristique et féministe, la bande dessinée fait la part belle aux clichés et aux tabous qui peuvent entourer la maternité. Et c’est sans compter la multitude de conseils auxquels le couple a droit, et aux expériences de chacun, dont   on se passerait bien. Qui a franchement envie, au bout de 7 mois de grossesse d’entendre ses amies raconter leur accouchement qui s’est mal passé ? Ou de voir sa belle-mère recourir à la chirurgie esthétique car elle a envie de rajeunir ? Pas grand-monde. Alors, lisez cette bande dessinée, riez, prenez du recul et n’écoutez que votre cœur ; ce sera déjà bien assez.

30 jours au Groenland

groenland

30 jours au Groenland

Fleur se rend au Groenland pour une résidence d’artiste. En chemin sur le Manguier, elle découvre la glace, la banquise, les animaux polaires, puis une fois sur place, la population Inuit, qui vit entre tradition et modernité. Des aurores boréales aux déplacements en motoneige, sans oublier les chiens de traîneaux, Fleur abandonne totalement sa routine pour vivre comme les autochtones.

Petit coup de cœur pour « 30 jours au Groenland » de Fleur Daugey et Stéphane Kiehl qui ont réalisé une bande dessinée qui sort du lot. Le format n’est pas commun, le dessin non plus et il est bien rare il me semble de trouver des ouvrages de ce genre sur le Groenland. Alors oui, en librairie, nous allons dénicher plein de documents sur la fonte des glaces, la banquise, la disparition des ours polaires, mais ici, les auteurs/illustrateurs se focalisent avant tout sur les us et coutumes des Inuits. Et c’est là toute la richesse de cet album. On apprend aussi bien les fondamentaux (la neige qui peut se nommer de différentes manières), les traditions (les vêtements, la nourriture) que la façon dont sont reçus les étrangers. Fleur en profitera par ailleurs pour donner des cours de français et tenter de s’approprier la culture inuit. Une bien jolie bande dessinée qui mérite d’être mise en lumière, non seulement pour son côté documentaire, mais aussi pour ses fabuleuses illustrations !

Monet et les impressionnistes

monet

Monet et les impressionnistes

Après avoir lu « Victor Hugo » dans la collection « Les Classiques en BD », je me suis attaquée à « Monet et les impressionnistes » dans « L’Histoire de l’Art en BD », toujours aux éditions Casterman. La raison de mon engouement pour cet ouvrage ? J’ai visité il y a quelques mois maintenant le joli village de Giverny, et bien entendu, les jardins et la maison de Monet. Impossible donc de faire l’impasse sur cette bande dessinée !

C’est à travers le 9e art cette fois que j’ai découvert la vie de Claude Monet, l’un des fondateurs de l’impressionnisme, un mouvement qui a marqué l’histoire de l’art. A Paris, au Havre et en Normandie, le peintre a travaillé en compagnie d’autres artistes de sa génération. Ensemble, ils ont inventé des nouvelles techniques et permis parfois de se faire connaître les uns des autres.

La bande dessinée m’a permis de découvrir d’autres travaux de Monet, notamment en fin d’album, où l’on passe en revue quelques-unes de ses plus grandes œuvres, mais aussi sa passion pour certains paysages. La vie privée du peintre n’a pas non plus été mise de côté par Marion Augustin et Bruno Heitz, qui décrivent un homme fidèle et amoureux, bien que souvent absent de la maison pour peindre et vendre ses toiles.

Si vous en avez l’occasion, et même si vous n’êtes pas branchés art, je vous conseille de lire cette BD et de faire à l’occasion, une visite des jardins de Monet en Normandie. Vous ne pourrez qu’être éblouis par toute cette palette de couleurs, par les nymphéas et par ces fleurs qui en font l’un des plus beaux jardins de France.

Carnets d’aventures ordinaires

Carnets d’aventures ordinaires

Dans sa nouvelle saga baptisée « Carnets d’aventures ordinaires », Mademoiselle Caroline a décidé de s’attaquer à l’homme pour son premier volume. Ici, l’homme est viril, cinglant. Il a la réplique facile. Il fait son gros dur, mais en grattant un peu l’écorce, on se rend compte qu’en dessous, c’est un nounours tout gentil.

J’ai déjà lu pas mal de bandes dessinées de Mademoiselle Caroline. Il y en a certaines que j’ai aimées, d’autres moins. Pour « L’homme », c’est d’abord le format qui m’a attiré. Puis en l’ouvrant, je n’étais plus si sûre de mon coup, j’avais l’impression que le dessin était un peu bâclé, mais je me suis dit : « Allons, c’est Mademoiselle Caroline, il faut la lire ». Et c’est ce que j’ai fait. Et je me suis amusée ; j’ai ri. Beaucoup. Si vous n’aimez pas l’humour noir ou que vous prenez tout au premier degré, passez votre chemin, mais autrement, jetez-vous dessus ! C’est drôle, piquant, très sarcastique, bref, ça m’a beaucoup plu et je me demande bien quel sera le sujet du second volet !

Les Zola

Les Zola

L’histoire démarre en 1863, alors qu’Edouard Manet peint le très célèbre tableau « Déjeuner sur l’herbe ». Nous faisons la connaissance d’Emile Zola, lors d’une soirée où ses amis artistes lui présentent l’un de leurs modèles, Gabrielle. A l’époque, le futur écrivain vit encore avec sa mère et travaille peu sur son écriture. Il est pour le moment simple pigiste aux éditions Hachette. Grâce à sa nouvelle petite amie, Emile décide de se concentrer un peu plus sur son rêve d’être publié, au grand dam de sa maman. Si le mariage tarde à se faire, l’amour entre les deux jeunes gens est grandissant. Gabrielle devient la muse de Zola. Son milieu de naissance donne lieu à la saga « Les Rougon-Macquart ». Le couple embauche Jeanne pour les aider à la maison. Mais entre Zola et cette dernière, la relation ne sera pas seulement courtoise…

« Les Zola » est une bande dessinée biographique sur une famille littéraire emblématique. Réalisée par Méliane Marcaggi et Alice Chemam, elle s’attarde sur la vie privée de l’un des plus grands écrivains français du XIXe siècle. Emile Zola est un grand auteur, mais il est aussi infidèle dans sa vie de couple, comme le sont de nombreux hommes à l’époque. La BD nous présente les deux femmes de sa vie et leur rôle dans la carrière de l’écrivain. Si la première le soutiendra jusqu’au bout, malgré sa liaison avec Jeanne, la seconde sera son véritable amour et la mère de ses enfants.  Outre la vie intime de l’auteur, l’ouvrage évoque également son ascension, de la publication de ses livres au fameux « J’accuse ! » et à son entrée au Panthéon. Voilà un portrait touchant qui m’a appris bien des choses sur la vie personnelle de Zola !