Apollo 11, les premiers pas de l’homme sur la Lune

Apollo 11 les premiers pas de l’homme sur la Lune

21 juillet 1969, sur la Lune. Neil Armstrong devient le premier homme à y marcher. Des millions de personnes sont captivées, au même moment, devant leur écran de télévision. Cet exploit, il ne l’a pas accompli seul, mais avec l’aide de Buzz Aldrin et Michael Collins. La date, désormais gravée dans l’Histoire, démontre la volonté de la NASA à repousser les limites de l’exploration spatiale. Aujourd’hui, nous rêvons d’une autre conquête : celle de Mars.

« Apollo 11, les premiers pas de l’homme sur la Lune » est une bande dessinée de Céka et Yigaël, sortie à l’occasion des 50 ans d’un des faits les plus marquants du XXe siècle. L’ouvrage se focalise sur l’épopée de Neil Armstrong : sa préparation, les essais ratés par la NASA, la conquête spéciale source de tensions avec l’URSS, et bien sûr, les premiers pas sur la Lune. Un dossier sur l’exploration spatiale complète par ailleurs la bande dessinée, avec notamment les dates les plus importantes à retenir en la matière, mais aussi les projets en cours.

L’illustration est très détaillée et j’ai beaucoup aimé la première de couverture avec ses reflets, qui mettent en lumière certains éléments. La BD de Céka et Yigaël fait aussi écho au film « The First Man » si vous avez pu le voir. L’un comme l’autre sont prenants et permettent de mettre nos connaissances à jour.

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Mamma mia !

Mamma mia !

Ne vous fiez pas au titre de cette bande dessinée. « Mamma mia ! » n’a rien à voir avec le groupe Abba, ni avec le film où figure Amanda Seyfried. Il s’agit d’une série imaginée par Obion et Lewis Trondheim, dont le premier tome s’intitule « La famille à dames ». En voici un résumé : Aurélie débarque un beau matin avec sa fille Emma chez sa grand-mère. Elle lui demande de l’héberger le temps de retrouver un travail stable, ce que la mamie accepte avec grand plaisir. Et puis, c’est au tour de Sophie de débarquer, la mère d’Aurélie. Après des années d’absence (29 ans pour être exacte), celle-ci revient du Brésil, bronzée comme jamais. Les quatre femmes vont donc apprendre à se (re)découvrir et à cohabiter ensemble, chose qui ne semble loin d’être aisée.

Ce premier tome de « Mamma mia ! » m’a beaucoup plu. A la fois humoristique et attendrissant, il m’a beaucoup fait penser à la série jeunesse « Dad » de Nob, dans laquelle un papa élève seul ses quatre filles.

Dans ce premier volume, les tensions sont palpables entre Aurélie et sa mère qui revient de 29 ans de vacances. Elle n’assume ni son rôle de maman, ni de grand-mère et ne cherche qu’une chose : un homme ! La petite Emma de son côté, cherche un prétendant à sa maman dans la cour de l’école. Quant à la mamie, elle se sent parfois un peu dépassée par les événements et les nouvelles technologies. Le tout rend la lecture très sympathique et j’ai hâte de découvrir la suite des histoires de cette famille sur quatre générations.

L’amour n’a pas d’âge

L’amour n’a pas d’âge

Après s’être cassée le col du fémur, Colette est inscrite dans un EPHAD pour rassurer notamment sa famille. Mais cette étape de vie marque le début de la fin. Dans cet établissement, les premiers jours pour Colette sont difficiles. Loin de sa famille, elle se sent seule, ne se rapproche pas des autres et manque d’appétit. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur Jean, un homme de son âge qui lui semble familier. Après discussion, il s’avère qu’il est le frère d’une de ses amies d’enfance, Ginette. Ensemble, ils refont le monde et se racontent leurs souvenirs. Une amitié qui va rapidement se transformer en une jolie histoire d’amour.

Comme le souligne si bien le personnage principal : atterrir dans un EPHAD nous fait nous rapprocher de la mort, et il s’avère difficile de franchir le cap. Ce qui arrive moins souvent, c’est de vivre une histoire d’amour dans ce type de structure, et c’est ce qui attend Colette. Le titre de la bande dessinée, « L’amour n’a pas d’âge » résume plutôt bien la chose. Thibaut Lambert, l’auteur, ne nous réserve pas de grande surprise quant au scénario, et pourtant, quelle histoire mignonne j’ai envie de dire !! Cette BD aux accents de chronique sociale, ne tombe pas dans le cliché. On y voit la personne âgée dans toute sa splendeur, à travers les différents pensionnaires de l’EPHAD. Et si le récit semble réaliste, ce n’est pas dû au hasard : Thibaut Lambert s’est glissé dans la peau d’une personne du troisième âge et s’est inspiré de témoignages pour faire ses bulles. L’histoire est drôle, belle, touchante et pleine d’émotions. Les illustrations sont colorées et l’album, agréable à feuilleter. Une jolie comédie bienveillante.

Rob

Rob

Clunch est le geek par excellence. Il passe ses journées à glander sur le canapé devant la télévision ou à s’amuser à des jeux vidéo. Travailler ? Hors de question ! Même à la maison, Clunch fait le strict minimum, quitte à voir la poussière s’accumuler et manger des plats préparés. Et puis un jour, c’en devient trop. Le garçon décide d’aller acheter un robot domestique chez « DomoBot ». Il opte pour le modèle le plus sophistiqué et le nomme Rob. De retour chez lui, il arme ce dernier d’un plumeau et d’un tablier. Entre les deux personnages, une drôle d’amitié va se créer.

Offert dans le Journal de Spirou, « Rob » est une nouvelle saga humoristique, plutôt destinée aux adolescents et aux adultes. Le premier tome, intitulé « Niveau 1 : Bêta-test » nous fait faire connaissance avec Clunch et Rob, son robot. Tout, mais absolument tout les oppose. Et pour se retrouver sur la même longueur d’ondes, notre petit geek va refaire toute la culture de l’androïde, à commencer par l’installer devant des émissions de télé-réalité ou en lui faisant découvrir le goût des chips. C’est ainsi que Rob va de plus en plus ressembler… à un humain paresseux ! Cela donne de superbes gags et des histoires plutôt amusantes. Scénarisé et illustré par James et Boris Mirroir, cette première bande dessinée s’avère une réussite !

Détox

Détox

Mathias est un homme qui vit à 100 à l’heure. Directeur général d’une société en pleine expansion, il ne compte pas ses heures. Son médecin et sa femme ont beau lui dire de mettre la pédale douce, Mathias ne l’entend pas de cette oreille. Avec ses deux téléphones en poche et ses nombreux rendez-vous, il voit à peine la lumière du jour. S’il semble pourtant être un mari comblé, père de deux enfants, Mathias a pourtant une liaison avec son assistante, Victoria. Et puis un jour, tout dérape. La jeune femme décède d’un AVC. Après l’enterrement, Mathias prend la voiture, traverse la France pour s’inscrire à un stage de détox.

« Détox » a été écrit et illustré par Antonin Gallo et Jim. Ce dernier est connu pour avoir notamment écrit et illustré « Un petit livre oublié sur un banc » ou encore « Une nuit à Rome ». Cette nouvelle bande dessinée, qui est en fait un premier volume, est en plein dans l’actualité, puisqu’elle traite de notre société ultra connectée. On y retrouve bien entendu notre addiction au portable, mais aussi le surmenage et le burn-out au travail. Pour en parler, Jim a créé un personnage principal à la fois bourru et attachant. Mathias est un grand patron, surmené, et qui, pour ne rien arranger à sa santé, fume comme un pompier et est à deux doigts d’un arrêt cardiaque. Cette BD m’a beaucoup fait penser à une série qui s’intitule « Le jour où le bus est reparti sans elle » de Beka, Cosson et Marko, où là aussi, l’héroïne met les voiles pour réaliser un stage de développement personnel.

Toute la bande dessinée se situe dans des tons gris-orangés et donne une véritable touche artistique à l’album. Alors faites comme Mathias : durant votre lecture, éteignez votre téléphone portable et profitez de l’instant. Apprenez à vous déconnecter du quotidien, ne serait-ce que quand vous rentrez chez vous le soir. Prenez du temps pour vous et vos proches. Oubliez les écrans.