Nos embellies

personnages à la neige

Nos embellies

A l’approche des fêtes de Noël, Lily s’apprête à faire part à Félix, son compagnon, d’une grande nouvelle : elle est enceinte ! Mais Félix a lui aussi quelque chose à lui annoncer : son groupe de musique vient d’être retenu par un important label américain. Il doit partir de ce pas pour enregistrer un album. Lily se tait finalement, d’autant plus qu’elle va se retrouver à devoir gérer Balthazar, le neveu de Félix, toute seule. L’enfant de 7 ans, qui souffre de la séparation de ses parents, n’est pas très joyeux à l’idée de venir passer les vacances à Paris, d’autant plus avec une inconnue. Alors lorsque cette dernière lui propose d’aller à Disneyland ou encore de voir la Tour Eiffel, Félix se montre peu enthousiaste, lui qui ne rêve que de neige et de montagnes… La jeune femme change alors ses plans, et prépare un roadtrip direction l’Auvergne !

« Nos embellies » est une bande dessinée de Gwénola Morizur et Marie Duvoisin. C’est aussi une lecture coup de cœur ! Le dessin est précis, réaliste, quant au scénario, il est juste magique ! L’ensemble des protagonistes est incertain quant au futur. Lily, l’héroïne principale, doit non seulement prendre en charge un petit garçon qu’elle ne connait pas et lui faire passer de belles vacances, tout en réfléchissant à son désir de maternité. Impossible de ne pas se prendre d’affection pour les personnages ou d’avoir de l’empathie pour eux. Le récit, qui pourrait facilement se casser la figure, est superbement réussi ! On dévore et on apprécie les aventures auvergnates totalement improvisées qui mènent à de charmantes rencontres.

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Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ?

cro-magnon

Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ?

Pour expliquer les inégalités entre les hommes et les femmes depuis la nuuuuuuuit des temps, Soledad Bravi et Dorothée Werner, qui est journaliste au magazine Elle, ont décidé de s’associer pour écrire et illustré l’album suivant : « Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ? »

La duo est remonté jusqu’à l’apparition des premiers humains pour trouver les origines de ce déséquilibre, pourquoi cela a-t-il perduré au fil des siècles et quelles sont les injustices qui en découlent aujourd’hui.  Pour écrire cet album, Soledad Bravi et Dorothée Werner se sont appuyées sur des faits historiques et ont pour ainsi dire réalisé une frise chronologique.

Dans cette bande dessinée, c’est simple, j’ai appris tout un tas de choses ! Par exemple, que durant l’Antiquité, la femme passe de l’autorité de son père à celle de son mari ; qu’au Moyen Âge, les filles étaient considérées comme majeures à l’âge de 13 ans ; ou encore que l’homme pensait que grâce à son sperme, il était l’unique responsable de la création d’un enfant. Une pensée qui a perduré jusqu’en 1875 quand même !

L’album  « Pourquoi y a-t-il des inégalités entre les hommes et les femmes » est bien malheureusement d’actualité. Nous voyons les inégalités perdurer, et plus récemment nous avons constaté que Trump, alors président des USA menacent les droits des femmes. Et je ne parle même pas de l’affaire Weinstein qui continue à secouer le 7e art. Voilà une bande dessinée à mettre entre toutes les mains, et plus particulièrement entre celles des hommes et des plus hauts dirigeants.

Trois fois plus de bonheur…et de fatigue !

Trois fois plus de bonheur… et de fatigue !

Dans le premier volume de « Que du bonheur ! (ou presque), l’illustratrice s’était penchée sur le quotidien d’une maman débutante : test de grossesse, accouchement, premières nuits », toutes les mères pouvaient aisément se reconnaître dans l’ouvrage.

Dans ce second tome, Céline Charles est enceinte de son troisième enfant, ce qui n’était pas vraiment prévu. Avec deux aînés en bas âge, autant dire que les neuf mois d’attente et ceux qui suivent ne vont pas être de la tarte ! Avec humour et sincérité, l’auteur partage avec nous  les chroniques d’une famille nombreuse.  Point de repos en attendant bébé, il faut s’occuper des enfants, de leurs envies et de leurs pleurs. Et tant pis si l’on est malade ! Céline Charles nous apprend également qu’il est normal de culpabiliser, de s’énerver parfois pour un rien et d’avoir besoin de moments pour soi et pour son couple.  C’est ça le quotidien des parents…

Merci aux éditions Bamboo de m’avoir permise de lire les nouvelles aventures de Céline Charles. Avec « Trois fois plus de bonheur…et de fatigue », l’auteur démontre bien que la grossesse est loin d’être un fleuve tranquille lorsqu’on est déjà maman. On ne peut pas se reposer quand on le souhaite, ni sortir comme on veut, il faut à chaque fois prendre en compte le reste de la famille. La vie de couple sans enfant n’a plus rien à voir avec le train-train d’une famille nombreuse, et il faut bien finir par faire le deuil de ce temps devenu révolu. Que vous ayez déjà des enfants ou pas, ou que vous comptiez en avoir, cette bande dessinée ne pourra que vous amuser !

Journal d’un enfant de Lune

Journal d’un enfant de Lune

A 16 ans, Morgane doit faire face à un gros chambardement dans sa vie. Avec ses parents et son petit frère, elle vient d’emménager dans une toute nouvelle maison, et on ne peut pas dire que le moral soit au beau fixe. Tandis qu’elle déballe ses derniers cartons, l’adolescente découvre derrière le radiateur de sa chambre un journal intime. C’est celui de Maxime, 17 ans, l’ancien locataire, une personne pas comme les autres, puisqu’il est ce que l’on appelle « Un enfant de la Lune ». Bien curieuse, Morgane ouvre le journal pour le dévorer. Elle n’a alors qu’une seule idée en tête : retrouver Maxime pour lui rendre ce bien si précieux.

Première chose à dire sur « Journal d’un enfant de Lune » : la couverture est magnifique. C’est d’abord elle qui a attiré mon regard. Puis ce fut le résumé de l’histoire. Les Enfants de la Lune m’intriguent dans le sens où, ils ne peuvent vivre comme tout le monde. Il faut attendre que le soleil se couche pour sortir, à moins d’enfiler une combinaison spéciale, très coûteuse. Ils n’ont pas le même rythme que des enfants ordinaires, ni le même rapport avec l’extérieur.

« Journal d’un enfant de Lune » est également un très beau récit. Ecrite et illustrée par Chamblain et Nalin, l’histoire de ce journal intime est prenante. Il y a cette quête, celle de retrouver Maxime, mais aussi cette découverte : les enfants de la Lune. L’originalité de la bande dessinée réside surtout dans la tournure que va prendre l’histoire ; une tournure à laquelle on ne s’attend pas vraiment et qui va donner au récit un ton plus mélodramatique, sans trop vous en dévoiler…

Pour terminer cette chronique, sachez que si vous faites l’acquisition de cette bande dessinée, vous soutiendrez ainsi l’association « Enfants de la Lune », qui se bat justement pour aider les enfants atteints de cette maladie appelée « Xeroderma Pigmentosum ».

Seule à la récré

cour de récré

Seule à la récré

Emma est une élève moyenne en école primaire qui subit un véritable harcèlement de la part de Clarisse, une de ses camarades de classe. C’est simple, sa vie est devenue un enfer. Les profs ne remarquent rien, et prennent cela pour des jeux. A la maison, c’est pareil, Emma a beau être à fleur de peau et grignoter à table, ses parents ne trouvent pas que son comportement a changé. Et pourtant, Emma est en souffrance.

C’est probablement une des premières BD jeunesse que je lis sur le harcèlement scolaire. Avec « Seule à la récré » Ana et Bloz racontent un type de harcèlement à l’école (car oui, il y en a plusieurs). La pauvre Emma est devenue le bouc-émissaire de Clarisse qui a, elle aussi, des soucis avec sa famille. La bande dessinée contient également un dossier sur le harcèlement, qui concerne aussi bien les enfants que les adultes. Les parents obtiennent ainsi des clés qui peuvent être des sortes d’alarme quant à des problèmes rencontrés à l’école. La perte d’appétit, la solitude, les blessures physiques ou le fait d’être sur les nerfs sont autant de signes à prendre très au sérieux. « Seule à la récré » fait partie de ces BD utiles à la famille. Non seulement, l’histoire est « chouette » si on peut dire cela, mais en plus elle est joliment illustrée.