Un clou dans le bec

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Un clou dans le bec

C’est « La bande dessinée qui libère la parole des femmes ». En tout cas, c’est ce qui est annoncé sur la couverture de « Un clou dans le bec », l’ouvrage bullesque de Maxime Poisot et Emmanuelle Teyras. La BD met en scène des femmes de tous milieux et de tous âges, confrontées à des remarques, des gestes déplacés, ou à la pression masculine tout simplement. Au bureau, dans les transports, les héroïnes présentes dans cet ouvrage n’hésitent pas à répondre à leurs « agresseurs », très souvent de façon percutante.

La bande dessinée, qui est d’ailleurs la toute première de Maxime Poisot, fait suite au mouvement #MeToo de 2017, qui libérait alors la parole des femmes, en révélant notamment une liste de clichés sexistes ancrés dans le quotidien. L’ouvrage est non seulement criant de vérité, mais il arrive à tourner en ridicule les situations. Entre deux anecdotes, on trouve un monde idéal, un monde où le pape glorifie l’IVG et où les hommes se mettent à faire les courses (bon, ça, ça existe déjà). Si je ne suis pas très fan des dessins, j’ai tout de même bien apprécié le contenu. Ne me reste plus qu’à avoir la réplique cinglante comme ces femmes qui ont été illustrées.
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Les cochons dingues

cochons d'inde

Les cochons dingues

Dans la famille d’Enzo et Sarah, on adore les cochons d’inde. A tel point que la cage prend de plus en plus d’ampleur dans l’habitation. Il faut dire qu’ils sont déjà au nombre de cinq et c’est sans compter César, le petit nouveau. Ce dernier est d’ailleurs assez mécontent de son sort, et ne pense qu’à une chose : s’évader ! Mais après avoir pris connaissance des lieux, reçu de bonnes choses à manger et une sacrée dose de câlins, César pourrait bien finalement s’y faire à cette nouvelle vie…

C’est dans un salon du livre que j’ai pris connaissance des « Cochons dingues », car elle est illustrée par Miss Prickly, et cette dernière a dessiné les premiers tomes de la série « Mortelle Adèle », dont je suis fan. Et l’autre jour, je l’ai eue entre les mains. Ma foi, qu’est-ce qu’elle est mignonne ! C’est clairement pour la jeunesse, certes, mais de temps en temps ça fait du bien d’avoir son quota de mignonnerie. L’histoire est drôle, attendrissante et l’on apprend aussi de nombreuses choses sur les cochons d’inde. Laurent Dufreney, le scénariste, donne à la fin de la bande dessinée quelques conseils à ceux qui aimeraient en adopter : cage, hygiène nourriture, tout est passé au peigne fin en quelques illustrations. Il n’est pas impossible qu’à la fin de la lecture vous ayez vous envie d’avoir un rongeur à la maison !

Elle s’appelait Sarah

fillette qui fuit

Elle s’appelait Sarah

Juillet 1942 : Sarah Stazynski, sa maman et son petit frère sont réveillés en sursaut par les SS qui opèrent une rafle dans un des quartiers de Paris. Michel, 4 ans, est terrorisé et refuse de sortir de l’armoire où il a trouvé refuge. Pour le protéger, Sarah l’y enferme et lui promet de venir le délivrer rapidement. Mais la fillette, tout comme ses parents, est déportée au Vel d’Hiv.

Soixante ans plus tard, Julia Jarmond, journaliste, est sollicitée pour réaliser un reportage pour un magazine américain sur la rafle du Vélodrome d’Hiver. En menant son enquête, elle va se retrouver sur les traces de Sarah.

Après avoir lu le roman de Tatiana de Rosnay et vu l’adaptation cinématographique, il était normal de m’attaquer à la bande dessinée de Pascal Bresson et Horne. Celle-ci est très fidèle à l’ouvrage. On a d’une part l’histoire de Sarah, de l’autre, l’enquête menée par Julia, la reporter. Le dessin quant à lui, est très saisissant. La chevelure blonde de l’héroïne se démarque du reste, et les nazis sont représentés par de grandes formes brunes, que l’on a du mal à identifier, mais qui nous font sans aucun doute penser à des bourreaux.

S’il existe déjà beaucoup de bande dessinées sur le sujet, « Elle s’appelait Sarah » reste un album original de par la façon dont la thématique est traitée, et nécessaire pour le devoir de mémoire. L’album est très réussi et les auteurs arrivent sans problème à faire passer les émotions. En somme, une adaptation bullesque très réussie !

Amour, djihad et RTT

Amour, djihad et RTT

A l’heure où le monde est sous la menace constante du terrorisme, Marc Dubuisson a décidé de s’en servir comme toile de fond dans sa bande dessinée intitulée « Amour, djihad et RTT ». Une appellation assez comique qui résume bien le contenu de l’ouvrage, à savoir l’histoire d’un employé d’une grosse entreprise, qui décide du jour au lendemain de se radicaliser. Kowalsky s’est documenté sur le sujet grâce à des vidéos sur Internet et veut désormais faire sauter la boîte. A moins que l’on ne réponde à ses revendications.

J’étais très sceptique lorsque j’ai ouvert la bande dessinée « Amour, djihad et RTT ». Je me suis : « Voilà un titre à rallonge qui promet un humour de bas étage ». J’avais entièrement faux ! Je me suis bien poilée en lisant l’ouvrage de Marc Dubuisson, qui mêle à la perfection la vie en entreprise et le djihadisme. Comment ne pas rire lorsque les employées demandent si les heures passées en tant qu’otages peuvent devenir des heures de RTT, ou lorsque le seul musulman de la boîte est sollicité pour aider Kowalsky à monter sa ceinture qui fera tout péter ?! Le m’enfoutisme de l’ensemble du personnel face à ce nouveau radicalisé est juste tordant. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas ri comme ça en lisant des bulles !

Manuel du Dad (presque) parfait

papa

Manuel du Dad (presque) parfait

Papa de quatre filles, Dad a décidé de donner des conseils à tous ceux qui seront bientôt papas, à l’aide de tutoriels vidéos. A défaut de devenir la prochaine star d’Hollywood, il transforme son salon en studio de tournage. Plusieurs chapitres sont au programme : l’éducation, la psychologie, la culture et les loisirs, le langage et la communication, les rendez-vous familiaux et enfin, la joie des repas. Avec son expérience, on peut dire que le papa poule est plutôt bon observateur. Et s’il n’arrive pas toujours à se faire obéir, il reste un papa aimant, à l’écoute de ses filles.

J’aime beaucoup le travail de Nob et suis avec délice les aventures de Dad. Si le « Manuel du Dad (presque) parfait est une sorte de hors-série, il reste un ouvrage très plaisant à lire. Car, outre les différents thèmes qui sont abordés avec humour et légèreté, on y trouve aussi les 10 commandements du papa parfait, une recette de gâteau au chocolat et des petits savoirs inutiles autour de la littérature. Bref, un exemplaire parfait à offrir à un futur papa ou au sien tout simplement.