La guerre de Catherine

jeune fille avec un appareil photo

La guerre de Catherine

1941, en France. Rachel est une jeune fille juive qui vit et étudie à l’internat de la maison de Sèvres, un endroit où ses parents l’ont placée pour des raisons de sécurité. Passionnée de photographie, elle capture l’instant présent et collabore au journal de l’école. Les lois contre les Juifs s’intensifient et Rachel, comme d’autres pensionnaires, doit changer de prénom et déménager. D’école en foyer, l’adolescente conserve précieusement son appareil photo pour immortaliser son quotidien durant la guerre.

Difficile de dire si « La guerre de Catherine » est une BD adulte ou jeunesse. Les dessins sont très agréables à regarder, les couleurs très douces et le texte, à la fois dense et aéré. J’ai vraiment beaucoup, beaucoup aimé cette bande dessinée, qui traite à la fois de la guerre et de la photographie. Rachel est une fille passionnée et passionnante qu’on suit sur plusieurs années. Baladée de toute part à cause de sa religion, l’adolescente n’oublie pas sa passion première, ni ce qui lui a été demandé : prendre plein de photos pour témoigner de l’horreur de la guerre, du quotidien des orphelins, de la Résistance. Julia Billet et Claire Fauvel livrent là une BD historique qui plait aussi bien aux collégiens qu’aux plus grands, et qui permet d’apprendre de nombreux détails sur la Seconde Guerre mondiale et sur la vie des juifs persécutés par les nazis. A noter que cette bande dessinée est une adaptation du roman éponyme de Julia Billet et qu’elle figure dans la sélection officielle jeunesse du Festival International de la BD d’Angoulême !

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Dans la combi de Thomas Pesquet

astronaute

Dans la combi de Thomas Pesquet

Après sa série « Tu mourras moins bête », Marion Montaigne revient sur le devant de la scène avec une bande dessinée qui fait du bruit, j’ai nommé : « Dans la combi de Thomas Pesquet ». Celle qui vulgarise la science en BD nous embarque dans la vie de l’astronaute français le plus connu actuellement. Rentré le 2 juin dernier sur Terre après avoir passé six mois dans la station spatiale internationale, Thomas Pesquet a réalisé son rêve. Marion Montaigne revient sur le parcours exceptionnel de l’astronaute, de sa sélection parmi plus de 8400 candidats à sa formation intensive de 7 ans.

Présente dans la sélection officielle du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême 2018, « Dans la combi de Thomas Pesquet » est une bande dessinée reportage, humoristique, scientifique et forte intéressante. Marion Montaigne nous embarque de Cologne à Moscou, en passant par Baïkonour pour nous montrer tout le parcours de Thomas Pesquet, depuis ses rêves de gosse jusqu’à son retour sur Terre. J’ai appris énormément de choses, notamment sur la vie dans l’espace, et bien que la bande dessinée soit assez dense, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Merci Marion Montaigne de démontrer que la science est loin d’être chiante 🙂

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Quelques jours à vivre

hôpital

Quelques jours à vivre

Aujourd’hui, Julie entre pour la toute première fois en unité de soins palliatifs à l’hôpital Victor Provo de Roubaix ; c’est désormais son lieu de travail. En tant que stagiaire, elle est accompagnée par une infirmière senior pour ses premiers jours. Elle assiste ainsi aux réunions de transmission entre les infirmières, fait la connaissance des patients en fin de vie et des collègues.

Intitulée « Quelques jours à vivre », la bande dessinée nous plonge dans un lieu plutôt méconnu qu’est l’unité de soins palliatifs, et nous invite à braver nos appréhensions sur cet endroit que beaucoup qualifient de « mouroir ». Pour nous aider à mieux comprendre l’envers du décor, Xavier Bétaucourt et Olivier Perret, les auteurs-illustrateurs, nous font faire connaissance avec divers patients. Certains n’ont besoin que de médicaments pour lutter contre la douleur, d’autres, de compagnie et de soutien pour affronter l’inévitable.

Alors il est clair qu’il ne s’agit pas d’une bande dessinée très joyeuse, mais le récit est franchement très émouvant. Le dessin en noir et blanc est simple mais très réaliste. La BD en elle-même nous permet de voir les deux facettes des soins palliatifs : d’une part, le personnel aux petits soins, parfois débordé mais passionné par son travail ; d’autre part, le quotidien des malades et leur façon d’appréhender ce qui leur arrive. Un ouvrage vraiment intéressant que je vous recommande si vous souhaitez en savoir plus sur ce type d’unité.

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Primo Levi

Primo Levi

« Vous savez, les enfants, quand j’avais votre âge, j’aimais beaucoup les chiffres… Mais je ne pouvais pas imaginer que j’allais en porter six sur le bras pendant toute ma vie. » C’est avec ces quelques mots que Primo Levi, ancien déporté au Camp d’Auschwitz va à la rencontre des enfants dans les classes pour témoigner de son passé. Avec une douce fermeté, il aborde avec eux l’Holocauste. Question après question, les élèves ouvrent ainsi les yeux sur cette terrible page de l’Histoire.

Cette année, nous célébrons les 30 ans de la disparition de Primo Levi. A travers cette bande dessinée intitulée sobrement « Primo Levi » et signée Matteo Mastragostino et Alessandro Ranghiasci, le rescapé d’Auschwitz renaît. Les illustrateurs rendent ainsi hommage à un témoin-clé de la Seconde Guerre Mondiale. Sur près de 128 pages, ils évoquent sa survie à l’enfer du camp de concentration et imaginent ce qu’aurait pu leur dire l’écrivain s’ils l’avaient rencontré sur les bancs de l’école. Pour réaliser cette bande dessinée, les scénaristes-illustrateurs ont eu recours à de nombreuses documentations et n’ont pas hésité à intégrer la voix de Primo Levi à ce que d’autres personnes ont dit de lui. Moi qui n’ai pas trop accroché à la lecture de « Si c’est un homme » (mais que j’ai tout de même lu en entier), j’ai été plutôt conquise par cette BD, riche en émotions.

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Momo

petit garçon

Momo

A 5 ans, Momo a des allures de petit garcon et pourtant, derrière sa coupe courte, se cache une adorable petite fille. Éduquée par sa mamie dans un village portuaire de Normandie, elle croque la vie à pleines dents, tout en accumulant les bêtises. Courageuse et volontaire, elle a le temps long de son papa, marin et donc peu présent à la maison.

« Momo » est le premier volet d’un cycle de deux tomes de Jonathan Garnier et Rony Hotin. Impossible de ne pas craquer sur la couverture et sur la mignonne petite bouille de Momo. Je dois dire que j’ai aussi cru au début qu’il s’agissait de l’histoire d’un petit garçon. Je me suis prise d’affection pour lui et sa mamie, toujours aux petits soins. Momo est peureuse, drôle, inventive et curieuse. Si elle aide volontairement à cueillir les petits pois du potager, elle n’hésite pas en dehors de la maison à essayer de jouer les caïds et à faire peur à des garçons plus vieux qu’elle. Attachante au possible, Momo m’a fait un peu penser à Jojo de Gert’s car elle incarne à la fois l’intelligence et l’innocence. Le premier tome se termine sur un cliffhanger qui nous laisse pantois. Vous devinerez sans doute  que je me suis plongée rapidement dans la suite de ce chouette récit !

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