Entrez dans la danse

Entrez dans la danse

Strasbourg, juillet 1518 : La ville est victime depuis quatre ans déjà de la famine, de la maladie, de la sécheresse en été, mais aussi des grands froids. Enneline, ne supportant plus cette situation, est allée précipiter son enfant depuis le pont au Corbeau. A partir de là, elle se met à danser sans pouvoir s’arrêter. Et elle n’est pas la seule. 2000 habitants sont pris de cet étrange mal, et se jettent dans la rue pour danser ! Ils crient, implorent de l’aide mais ne peuvent s’arrêter. En quelques jours, les cas se multiplient. Une quinzaine de danseurs par jour succombera à cette épidémie étrange, victime de déshydratation ou d’accidents cardio-vasculaires.

« Entrez dans la danse » est à la base un roman de Jean Teulé, qui a été adapté en bande dessinée par Richard Guérineau. Il y conte l’histoire vraie d’une terrible épidémie, qui a été baptisée depuis « La peste dansante » et qui a ravagé la ville de Strasbourg durant le Moyen Âge. On découvre comment la population y fait face, mais aussi les autorités qui semblent totalement désemparées. Une adaptation très réussie qui nous permet de découvrir un événement méconnu de l’Histoire, et qui peut s’avérer une bonne alternative si on préfère lire une BD plutôt qu’un roman !

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Appelez-moi Nathan

Appelez-moi nathan

Lila est une adolescente mal dans sa peau. Si ses parents pensent d’abord à une simple crise liée à son âge, ils vont vite se rendre compte que le problème est bien plus important. Lila se sent garçon. Depuis toujours. Elle aime les filles, mais ne se définit pas comme étant lesbienne. C’est son corps qui la gêne. Aussi, avec le soutien de sa famille et de ses amis, elle entame à 16 ans ses premières transformations pour devenir Nathan, notamment en recevant des injections de testostérone.

Inspiré de faits réels, « Appelez-moi Nathan » est un album qui traite avec une grande sensibilité de la question du transgenre. Écrite et illustrée par Catherine Castro et Quentin Zuttion, la bande dessinée démontre qu’il faut avoir beaucoup de courage pour s’affirmer, et qu’il ne s’agit pas, comme beaucoup pourraient le penser, d’un phénomène de mode. Les auteurs ont réalisé cet ouvrage dans un but pédagogique pour expliquer à ceux qui s’y intéressent ou à ceux qui sont impliqués de près ou de loin ce qu’est la transidentité. L’aquarelle douce et le trait sensible permettent de traiter du sujet avec habileté et de transmettre un message plein d’espoir et de tolérance.

Bienvenue en Chine

Bienvenue en Chine

Milad vient d’être diplômé en ingénierie informatique et c’est en Chine qu’il décide de se rendre pour démarrer sa carrière. Mais derrière les grandes entreprises se cachent de nombreux protocoles et rituels à adopter. En séjour à Guangzhou, Milad fait face à des situations tantôt incongrues, tantôt hilarantes. Il apprend à ses dépens que lorsqu’il fait un accident de voiture, c’est la police qui doit réaliser le constat ; qu’à table, lors d’un dîner avec des convives, le verre de vin doit tout le temps être rempli ; qu’il faut indiquer son nom en chinois sur ses cartes de visite et si possible, en choisir un dont la consonance est proche du sien avec une signification positive. Bref, bienvenue en Chine !

La BD témoignage de Milad Nouri et Tian-You Zheng, baptisée de manière ironique « Bienvenue en Chine », n’est pas sans rappeler celles de Guy Delisle ou de Jean-Paul Nishi. Impossible de ne pas ressortir de sa lecture sans avoir acquis de nouvelles connaissances. Car, des différences entre nos deux cultures, il y en a ! Notre personnage principal est en effet confronté à plusieurs difficultés tout au long de sa vie professionnelle, et même privée, puisqu’il tombera amoureux, je vous le donne en mille, d’une Chinoise ! Heureusement, Milad est un homme bourré d’humour. La preuve, il partage avec nous de merveilleuses anecdotes.

Faut pas prendre les cons pour des gens

Faut pas prendre les cons pour des gens

Tous les jours (ou presque), nous sommes confrontés à des situations absurdes. Ici, les auteurs/illustrateurs puisent dans le quotidien et poussent le cynisme à l’extrême. Il y a par exemple le kamikaze islamiste qui se suicide, faute d’emploi, les diplômes qui sont achetés à la pelle pour les futurs entretiens d’embauche, l’arrivée massive des migrants dans des villes construites comme des forteresses, le manque de personnel au supermarché, ou encore les SDF qui sont dispatchés entre les résidents…

Cela vous étonne si je vous dis que c’est le titre de la BD qui m’a interpellée ?! Probablement pas ! « Faut pas prendre les cons pour des gens » est un ouvrage humoristique de Messina et Emmanuel Reuzé. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’un album de Fabcaro, tant le trait était ressemblant, mais passons ! C’est drôle, grinçant, rempli d’humour noir et de bulles à prendre au second degré. Bref, tout ce que j’aime !

Victor Hugo

Victor Hugo

« Les classiques en BD » est une collection issue des éditions Casterman, qui s’intéresse de près à des classiques de la littérature. Pour le moment, seuls quatre ouvrages sont parus sur Molière, Les Chevaliers de la Table Ronde, Les Fables de La Fontaine, et celui que je vais vous présenter aujourd’hui : Victor Hugo.

Pourquoi avoir opté pour cette lecture ? Premièrement, parce que lire une biographie sous forme de BD reste moins « lourd » qu’un livre (et non, je ne fais pas ma fainéante). Secundo, parce que cette collection que je ne connaissais pas m’a interpellée. Enfin, parce que le livre portait sur Victor Hugo, et pour avoir lu plusieurs de ses ouvrages et visité sa maison sur l’île de Guernesey, j’ai eu envie d’approfondir mes connaissances.

Il faut dire que la vie de l’écrivain fut riche en rebondissements ! Tour à tour poète, dramaturge, romancier, politique, amateur de photographie, il est un véritable monstre de la littérature, mais également tout un symbole. Si la bande dessinée, écrite et illustrée par Jean-Michel Coblence et Sara Quod retrace les plus grandes dates de son parcours, elle offre par ailleurs un aperçu de ses œuvres à travers des extraits et des résumés, aussi bien sur des pièces de théâtre comme « Hernani » que sur les plus grands livres comme « Les Misérables ».

Je ne peux que vous recommander chaudement cette collection si vous souhaitez en savoir plus sur les grands classiques. De mon côté, je vais prochainement me pencher sur d’autres volumes, mais cette fois-ci sur « L’histoire de l’art en BD ».