Moins qu’hier (plus que demain)

mariage

Moins qu’hier (plus que demain)

« Moins qu’hier (plus que demain) », c’est un concentré de chroniques acides sur la vie de couple. Fabcaro évoque avec nous le train-train quotidien, le déjeuner mensuel chez les grands-parents, la répartition des tâches, le sexe, l’éducation des enfants, le tout avec beaucoup d’ironie, et à travers plusieurs histoires de couples. Il y par exemple Géraldine, qui a quitté le lit très tôt ce matin. On le sait tous, Géraldine s’est barrée, mais Fabien, encore couché, pense qu’elle est allée chercher le petit-déjeuner. Il y a Agathe, qui n’en peut plus de son couple et qui n’hésite pas à le dire à son cher et tendre, qui ne trouve rien de mieux que de satisfaire de tout.

Les dialogues sont piquants, désopilants, parfois jouissifs. Ils ne sont pas sans nous rappeler certaines saynètes des séries « Un gars, une fille » ou « Scènes de ménages », avec des scénarios à la limite du possible. A offrir pour un mariage, un PACS ou une pendaison de crémaillère.

positif

Extrait de la BD « Moins qu’hier (plus que demain) »

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Et puis Colette

librairie

Et puis Colette

A 30 ans, Anouk est enfermée dans sa routine parisienne. Sous les ordres d’une chef tyrannique, elle travaille à la bibliothèque de la ville et se fait plaisir dans sa librairie préférée, où elle rêve de devenir plus qu’une simple cliente. Mais tout bascule le jour où Anouk apprend le décès de sa sœur. Une sœur dont elle était très proche lorsque qu’elle était enfant, mais qu’elle a peu à peu perdue de vue. Lors de la signature du testament, la bibliothécaire apprend qu’elle a été désignée tutrice de Colette, la fille de sa sœur, âgée de 7 ans. Devant cette nouvelle responsabilité imprévue, Anouk perd pied. Et si cette nouvelle relation était la réponse à toutes ses questions ?

Je vous l’ai déjà sûrement dit, je suis une grand fan du travail de Mathou. J’apprécie énormément ses illustrations et pour la deuxième année consécutive, je me suis procurée son heureux journal qui me sert d’agenda. Pour réaliser la bande dessinée « Et puis Colette », Mathou a collaboré avec la scénariste Sophie Henrionnet, et le résultat est juste sublime.

On y fait la connaissance d’Anouk, une bibliothécaire un peu paumée dans sa routine, et de Colette, une fillette attachante, qui n’a pas la langue dans sa poche, et qui vient de perdre sa maman. Entre les deux personnages, l’entente est rapidement au beau fixe. Mais les projets d’Anouk et le décès brutal de sa sœur risquent de changer à tout jamais leur relation.

Moralité de l’histoire ? Faire confiance à son cœur ; apprendre à voir le côté positif des choses, la vie se chargera déjà assez rapidement de vous apporter son lot de malheurs ; et enfin, réaliser ses rêves.

Chute libre – carnets du gouffre

chute

Chute libre – carnets du gouffre

Après la naissance de son premier enfant, Caroline sombre peu à peu dans la dépression. La maladie s’installera à trois reprises dans sa vie. Au début, Caroline ne comprend pas son mal-être, car tout va bien dans sa vie, elle a vraiment tout pour être heureuse. Et pourtant, elle broie du noir, pleure tout le temps. Pour se sortir de là, la jeune femme va avoir recours à des spécialistes et bien entendu, à un traitement. A travers ses planches, Caroline exprime ses émotions, et donne aussi des clés à son entourage pour être mieux comprise.

Je n’avais pas l’habitude de voir une Mademoiselle Caroline aussi sombre. A travers « Chute libre – carnets du gouffre », l’illustratrice démontre que la dépression est une maladie à part entière, qu’il faut prendre au sérieux, sous peine de ne jamais arriver à remonter la pente. Et même avec un traitement médicamenteux, cela peut être très lourd. De plus, la dépression n’est pas forcément visible. Mademoiselle Caroline le prouve à travers ses dessins : de nombreuses personnes de son entourage la trouvent rayonnante, splendide, amincie. La vérité est toute autre : Caroline ne va pas bien, elle ne s’alimente plus et elle a déjà perdu plusieurs kilos. Seulement, elle garde un sourire de façade pour que personne ne s’en aperçoive, pour ne pas inquiéter sa famille aussi. Elle nous livre là un bel album graphique sur un mal qui touche tous les âges et environ une personne sur cinq en France.

Rien ne se passe jamais comme prévu

Rien ne se passe jamais comme prévu

Elena et Gus forment un couple que tout le monde envie. Lui est ingénieur, elle, est dans le domaine de la communication. Chacun met à profit ses atouts et ses compétences pour que la vie soit la plus réussie possible. Et à l’aube de la trentaine, comme bon nombre de couples, Gus et Elena souhaitent se lancer dans une nouvelle aventure, celle de fonder une famille. Seulement, comme le titre de la bande dessinée l’indique, « Rien ne se passe jamais comme prévu », c’est un parcours semé d’embûches qui attend le couple. Un couple, qui s’avère infertile et qui va osciller entre doutes, petites joies et échecs.

J’ai découvert la BD « Rien ne se passe jamais comme prévu » sur des blogs littéraires qui n’en disaient que du bien. Alors forcément, quand vous appréciez les lectures qui sont notées sur ces blogs-là et que vous voyez passer un ouvrage qui vous était encore inconnu jusque-là, vous n’avez qu’une envie : l’ouvrir ! Ni une, ni deux, j’ai passé commande à mon fournisseur pour l’avoir. Et quelle petite merveille ! Lucile Gorce et Emma Tissier ont fait un joli travail ! Rien que la couverture déjà est sublime. Et les dessins…les dessins sont magiques ! Je suis devenue fan en l’espace de quelques pages du trait, des couleurs, des silhouettes, des décors. Quant au thème abordé : la difficulté d’avoir un enfant, un sujet profondément d’actualité, il est traité ici avec la juste bonne dose d’humour pour dédramatiser certaines des situations. Les héros sont attachants et le dénouement est original. Je ne vous en dis pas plus, je n’aimerais pas vous gâcher la surprise !

Ceux qui restent

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Ceux qui restent

On a tous en tête l’histoire de Peter Pan : alors que les parents sont endormis, Peter Pan pénètre dans la chambre des enfants pour les réveiller et les emmener au Pays imaginaire.

Busquet et Xoül revisitent l’histoire en se mettant cette fois-ci à la place des parents : qu’adviennent-ils d’eux lorsque leurs enfants disparaissent dans un autre univers ? Dans « Ceux qui restent », Ben s’en va un soir pour sauver un royaume magique d’un terrible danger. Mais il ne revient pas. Désemparés, ses parents préviennent la police. Et puis un jour, Ben revient. Des investigations sont menées pour savoir ce qui est arrivé au petit garçon. Ben a beau tenir le même discours, on se met à soupçonner les parents. Y a-t-il eu séquestration ? Maltraitance ? Et puis le jeune héros disparaît à nouveau. Personne ne croit plus les parents, exceptée une association regroupant d’autres couples dans la même situation.

La bande dessinée « Ceux qui restent » est un véritable petit bijou ! Rien qu’à la lecture du résumé, je savais que cet ouvrage allait me plaire. C’est vrai, personne ne s’est jamais mis à la place des parents lorsque les enfants s’envolaient vers le Pays imaginaire. Busquet et Xoül donnent un autre angle de vue à ce type de contes, en prenant la place cette fois de ceux qui restent. On comprend tout à faire le désarroi des familles, mais aussi l’incompréhension de la police face aux événements, encore plus lorsque le petit garçon réapparait du jour au lendemain, après plusieurs mois de disparition, sans avoir pour autant grandi.

Je tire mon chapeau à l’auteur et à l’illustrateur qui font sortir cette bande dessinée du lot. Je la conseille à tous ceux qui aiment les contes et la magie !