Tribulations d’une fan de Jane Austen

Tribulations d’une fan de jane austen

Jane Mansfield vit dans le Somerset du XIXe siècle. Pas étonnant que du jour au lendemain elle soit déboussolée en arrivant dans notre monde, dans la peau d’une certaine Courtney Stone, résidente à Los Angeles. La jeune femme va devoir s’adapter aux mœurs du XXe siècle. En clair : abandonner son vocabulaire pompeux, se lâcher un peu plus et en profiter pour mettre de l’ordre dans la vie de ladite Courtney. En effet, c’est le bazar total ! Non seulement, elle est exploitée sur son lieu de travail, mais en plus, elle a été trompée par son petit-ami. Le choc des cultures est plutôt rude, heureusement des amis sont là pour l’épauler.

Ecrit par Laurie Viera Rigler, « Tribulations d’une fan de Jane Austen » est une histoire en deux volumes, mais les ouvrages peut se lire indépendamment, car il s’agit de deux récits bien distincts. Dans « Confessions d’une fan de Jane Austen », on retrouve en effet la chère Courtney à l’époque de la Régence. Dans les deux cas, nous découvrons une comédie chick-lit assez classique si ce n’est l’époque/les personnages qui peuvent être assez différents de ce qu’on peut lire d’habitude. Le roman est aussi un bon moyen pour revisiter l’univers de Jane Austen qui reste tout de même la thématique principale. En terminant sa lecture, il n’est d’ailleurs pas impossible d’avoir envie de lire un livre de cette auteure indémodable. Pour ma part, cela reste toujours un plaisir que de me plonger dans l’Angleterre du XVIIIe siècle. Malgré quelques problèmes de rythme, « Tribulations d’une fan de Jane Austen » reste agréable à lire. Mais à choisir, je préfère de loin les Confessions, beaucoup plus cocasse et imprévisible !

Les sales gosses

Les sales gosses

Contre son gré, Jeanne, 81 ans, est placée en maison de retraite par ses enfants. Chacun d’eux se renvoie d’ailleurs la balle pour savoir qui a été l’initiateur. En attendant, Jeanne ne compte pas se laisser faire ; pis : elle va simuler la démence. A chaque nouvelle visite de la famille, la vieille dame fait semblant de perdre la tête, devient vulgaire et frappe là où ça fait mal. En parallèle, son nouveau lieu de vie commence à lui plaire, contre toute attente. Sur place, Jeanne se fait des amis, continue à écrire ses mémoires et réalise des projets inédits.

Située entre « Tatie Danielle » et « Un Duplex pour 3 », la comédie « Les Sales Gosses » est une lecture savoureuse dans laquelle on rit à gorge déployée. Il faut dire que notre chère Jeanne a plus d’un tour dans son sac pour rendre fou ses enfants, et même ses petits-enfants. Les diverses situations sont tordantes et on se prend d’affection pour cette Mamie espiègle encore valide contrainte d’aller en maison de retraite. Mais grâce à elle et ses nouveaux copains, l’EHPAD prend des allures de colonies de vacances. Jeanne va même y trouver l’amour en la personne de Paddy.

Bien que le sujet soit à la base sensible et délicat, Charlye Ménétrier-McGrath prouve que maison de retraite ne signifie pas forcément fin de vie. Celle qui menait une vie lisse et plutôt banale va profiter du temps qui lui reste. Avec bienveillance et pas mal de légèreté, l’auteure nous fait passer un agréable moment, avec une première partie très décadente  et une suite peut-être un peu moins réaliste mais qui reste pétillante.

L’accro du shopping fête Noël

L’accro du shopping fête Noël

Noël, c’est bientôt ! Et cette année, les festivités se dérouleront chez Becky. Si toute la famille semble plutôt sceptique quant à son organisation, la jeune femme ne s’avoue pas vaincue pour autant. Reste à convaincre les parents qui viennent d’emménager dans le quartier branché de Shoreditch à Londres de venir à la campagne, à trouver un repas vegan pour sa demi-sœur et à faire en sorte que Luke s’investisse davantage dans les préparatifs.

L’accro du shopping, c’est une saga que je suis depuis le début ! Il y a eu d’excellents tomes, à mourir de rire (comme « L’accro du shopping dit oui »), d’autres moins rigolos. Toujours est-il qu’avec « L’accro du shopping fête Noël », Sophie Kinsella revient en force, avec une fête qui dépote. Bien avant d’ouvrir le roman, on imagine déjà la galère pour l’héroïne à préparer Noël, elle qui dépense facilement et qui a tant de mal à choisir…

Cette nouvelle aventure nous plonge en plein dans la magie des fêtes de fin d’année avec la préparation du repas, l’achat du sapin, les invités à réunir, mais aussi dans des thèmes encore inédits dans la série, tels que l’adoption, les parents retraités qui changent de vie, le divorce, la pauvreté, etc. L’histoire est en elle-même le cadeau de Noël pour les fans de la saga, car on y retrouve tous nos personnages préférés dans des situations aussi bien embarrassantes qu’amusantes. On se demande même comment Sophie Kinsella a fait pour ne pas penser plus tôt à immerger Becky dans toute cette féérie ! Voilà un roman qui nous permet de tout oublier et qui fait travailler nos zygomatiques. A consommer sans modération, avec un chocolat chaud, des marshmallows… et des biscuits de Noël bien évidemment !

Les vieux qui se faisaient la malle

Les vieux qui se faisaient la malle

Lucien est mort, retrouvé froid sur ses toilettes. Ses amis, Martial, Gilbert, Jacques et Armand sont tristes. Et après réflexion, ils ne veulent pas mourir « bêtement » comme lui. Ils ont alors eu une idée : planifier leur propre mort le 1er août de l’année prochaine. Direction Miami, l’Afrique, les montagnes suisses et Algarve, pour vivre une ultime année de retraite à fond.

Un peu d’humour en ce moment ne fait pas de mal, bien au contraire ! « Les vieux qui se faisaient la malle » est une histoire imaginée par Anne-Lise Besnier. L’idée de départ est assez originale et c’est sans doute celle qui m’a fait pencher sur cette lecture : des amis retraités qui décident d’organiser leur propre mort, il faut oser ! Surtout que parmi eux, il y en a notamment un qui est marié… C’est une comédie grinçante qui nous embarque aux quatre coins du monde. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu, la vie va y mettre son grain de sel, souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. Entre voyages, divertissements et bons sentiments, le roman réussit le pari de nous détacher du quotidien grâce à un récit des plus farfelus. « Encore ! » avons-nous envie de dire…

Éloge du cygne

Éloge du cygne

« Éloge du cygne », c’est un roman qui a été écrit durant le confinement. Pas le premier sans doute, ni le dernier, mais pour appâter le public, David Chapon, l’auteur, a misé sur un bandeau humoristique déclarant « Amour, canard et virus – Prix Confiné 2020 ».

Après avoir écrit « Une semaine à l’UCPA – manuel pratique », l’écrivain s’est essayé à la fiction en pleine crise du Co-vid 19. La comédie romantique raconte l’histoire d’Elena, jeune cardiologue aux origines roumaines (dit aussi le cygne), et Nicolas, un écrivain contemplatif (le fameux canard). Alors qu’ils viennent de se rencontrer et commencent à s’aimer, un virus provenant de Chine met leur quotidien à rude épreuve.

Disponible pour le moment sur le site d’Amazon en version numérique, « Éloge du cygne » est un roman plutôt léger malgré la gravité du thème. David Chapon a été pleinement inspiré par le confinement et chaque Français se reconnaîtra sans aucun doute dans certains de ses propos. Les situations évoquées, on ne peut plus réalistes, en font un récit marquant, d’autant plus que la chute est assez étonnante. Et malgré sa fine épaisseur, il reste percutant, drôle et parfois tendre. Reste à savoir s’il parviendra à tirer son épingle du jeu. J’imagine que d’ici peu de temps, les récits sur le confinement pousseront comme des champignons en librairie.