Migraaaants

Migraaaants

Nous sommes tous des migrants, c’est en tout cas ce que souhaite nous faire comprendre Matéi Visniec, l’auteur de la pièce de théâtre « Migraaaants ».  Dans cet ouvrage, une succession de scènes autour de la migration attend le lecteur. Il y a les passeurs qui font leur petit business et qui mettent la pression aux gens. Il y a les migrants qui veulent poser leurs valises en Europe. Et il y a les habitants qui vivent près des frontières et qui voient passer chaque jour de plus en plus de monde devant leurs fenêtres. Chacun a peur à sa manière. Pour soi, pour sa famille. Pour l’avenir.

Véritable comédie noire « Migraaaants » mélange le drame au cynisme. Après plusieurs mois d’enquête en tant que journaliste pour RFI, Matéi Visniec présente une pièce de théâtre hautement d’actualité avec des destins croisés de réfugiés. On rit de l’absurdité, de la réalité tragique et on réfléchit. Car c’est là toute la puissance de la pièce : l’auteur ne prend pas parti mais nous donne tous les éléments possibles pour nous faire notre propre opinion sur le sujet.

« Migraaaants » est une pièce que je vais découvrir dans les neuf mois à venir. Car après l’avoir lue, je vais la jouer sur scène. Et si l’envie vous prenait de venir voir la représentation, sachez qu’elle se déroulera au moins de juin à Forbach.

Célibataires

david foenkinos

Célibataires

« Célibataires », c’est l’histoire de Michel et Sylvie, deux employés d’une agence matrimoniale en voie d’extinction. Car, à l’heure d’Internet, il faut le dire, les rencontres amoureuses se passent désormais de ce genre de service. Les jours se suivent et les clients se font rares à l’agence. Célibataires eux-mêmes, Michel et Sylvie ont réussi à s’oublier dans cette quête de l’âme sœur. La disparition des clients serait sans doute l’occasion idéale pour commencer à s’occuper de soi…

Après avoir lu « Le plus beau jour » de David Foenkinos, me voici lancée dans une nouvelle pièce de théâtre de l’auteur, à savoir : « Célibataires ». Courte, dynamique, drôle, percutante, les descriptifs ne me manquent pas pour nommer cette pièce. Il n’y a pourtant qu’un duo sur scène, mais quel duo ! Les deux protagonistes n’ont pas leur langue dans leur poche et ont du répondant. Les répliques fusent, certaines sont même immortelles, et l’on ne voit pas le temps passer. J’aimerais beaucoup voir cette pièce un jour au théâtre ou même à la télévision, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et j’ai même essayé de retenir certaines expressions pour pouvoir les ressortir à point nommé !

Le plus beau jour

quatre personnes

Le plus beau jour

Quelques heures seulement après la naissance de leur fils, Pierre annonce à sa femme Nathalie qu’il a convié son meilleur ami à la maternité. Une décision qui déplaît fortement à la nouvelle maman qui aurait largement préféré se reposer, d’autant plus que ledit Michel vient accompagnée de sa nouvelle copine, Sophie.  Dans la chambre comme dans les couloirs de l’hôpital, l’ambiance va rapidement dégénérer pour bouleverser à tout jamais la vie de ces deux couples.

Cela faisait quelque temps que je n’avais plus lu de pièces de théâtre et celle de David Foenkinos baptisée « Le plus beau jour » était sur ma wishlist. Je dois vous dire que j’ai passé un agréable moment et que j’aurais bien aimé voir cette pièce en chair et en os lorsqu’elle a été jouée l’an dernier à Paris.  Les personnages sont à la fois tordants et attachants. On s’amuse de la situation qui ne dépasse quasiment pas le seuil de l’hôpital, et on savoure les disputes, les confidences et les règlements de compte. Le « must » reste tout de même le bouquet final ; les personnages n’ont plus du tout la même vie qu’au début de la pièce, ce qui ferait presque penser à du théâtre burlesque !

Si on recommençait

Si on recommençait

Alexandre, la quarantaine, revient dans la maison qui a bercé son enfance. Mais, étrange phénomène, il replonge dans le passé, à un moment précis qui bouleversa sa vie. Il revoit sa tendre grand-mère, ses petites amies de l’époque et lui-même, en beaucoup plus jeune. Aujourd’hui, il a peut-être la possibilité de changer le destin. Fera-t-il les mêmes choix ? Et s’il pouvait tout recommencer ?

« Si on recommençait » est la première pièce de théâtre que je lis d’Eric-Emmanuel Schmitt. De l’auteur, j’avais déjà pu lire « La part de l’autre » et l’on m’avait dit beaucoup de bien des pièces de l’écrivain, alors j’ai voulu essayer. Nous sommes en plein dans le théâtre contemporain, un peu dans le loufoque, puisque la scène qui se déroule dans « Si on recommençait » est complètement improbable. Tout comme le personnage principal, on peut se demander s’il serait bon de changer le passé, de l’améliorer, en sachant bien que chaque décision aura des conséquences. « Si on recommençait » est une pièce qui se lit facilement et qui donne envie d’en lire d’autres de l’auteur, même si certains metteurs en scène trouvent que les pièces de Schmitt ne sont pas du « bon théâtre », dans la mesure où la mise en scène reste limitée.

Le petit chaperon rouge

Le petit chaperon rouge

Vous la connaissez tous l’histoire du Petit Chaperon Rouge, cette petite fille emmitouflée dans son manteau rouge, traversant la forêt pour rendre visite à sa grand-mère et lui apporter de bonnes choses à manger. Seulement voilà, sur son chemin, elle croise le Grand Méchant Loup. Naïve, l’enfant va lui indiquer le chemin pour se rendre jusqu’à la maison de sa grand-mère…Il n’en fera qu’une bouchée. Tout comme elle. Une fin tragique qui ne laisse généralement pas le jeune public insensible.

L’auteur de pièces contemporaines Joël Pommerat a déjà revisité quelques contes. Outre Le Petit Chaperon Rouge, il a aussi réécrit Pinocchio, ainsi que Cendrillon. Si la trame est plus ou moins respectée, l’histoire s’avère quelques fois farfelue et les personnages bien à l’opposé de ceux que l’on a l’habitude de connaître. Avis donc à ceux qui aiment les contes, je suis sure que Joël Pommerat saura vous séduire. Son style d’écriture bien à part (des phrases répétitives notamment pour appuyer le côté absurde ou l’intensité de l’action) et l’incrédulité de toute sa palette de personnage font de ses œuvres des pièces de théâtre originales que les plus grands apprécieront.