Sapiens

Sapiens – Une brève histoire de l’humanité

Au début (ou presque), nous étions six espèces différentes d’homnidés, mais une seule a survécu : nous, les Homo Sapiens. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons mis au monde des sociétés basées sur l’agriculture, puis l’industrie. Nous avons créé des concepts de nation, de religion, des lois. Nous avons mis en place la monnaie pour acheter plutôt que d’échanger. A l’heure actuelle, nous sommes en pleine consommation de masse.

Professeur d’Histoire à Jérusalem, Yuval Noah Harari revient sur 100 000 ans d’Histoire, de progrès scientifiques, de religions et de philosophie. Il remet ainsi en cause nos propres fondements, à commencer par nos actes et nos pensées. Difficile de résumer un tel ouvrage, tant le contenu est dense.

L’ouvrage ne se lit pas comme un roman et donc pas d’une traite, au risque d’être imbuvable. Il faut le découvrir avec parcimonie. Certains chapitres sont plus plaisants que d’autres selon nos centres d’intérêt. L’essai se découpe ainsi en quatre grandes parties que sont : La révolution cognitive, la révolution agricole, l’unification de l’humanité et la révolution scientifique. A l’aide d’exemples, l’auteur vulgarise les plus grands thèmes pour nous amener à réfléchir sur notre condition. Et c’est tout bonnement passionnant, même si malheureusement nous ne pouvons tout retenir.

Véritable best-seller à sa sortie en librairie, « Sapiens : une brève histoire de l’humanité » a été traduit dans une trentaine de langues. En 2017, Yuval Noah Harari a publié « Homo Deus : une brève histoire de l’avenir », un ouvrage que je vais m’empresser d’ajouter à ma wish-list.

Petit guide de l’auto-édition

Petit guide de l’auto-édition

Le « petit guide de l’auto-édition » est un ouvrage que j’avais reçu gracieusement de mon partenaire, les éditions Publishroom, il y a quelques années déjà et sur lequel j’ai enfin pris la peine de me pencher.

Écrit par Boris Foucaud, Jean-Pierre Gérault et Sabrina Grimaldi, il compile conseils pour s’auto-éditer et travaux à réaliser pour atteindre cet objectif. Mais ce n’est pas tout ! Le petit guide fourmille aussi d’informations sur le livre, l’édition et les pratiques de lecture de façon plus générale. Aussi ce dernier démarre avec l’invention de l’écriture, du livre, de l’auteur et de l’imprimerie, avant de se pencher sur l’arrivée d’Internet et des nouvelles technologies qui ont bousculé nos habitudes. L’ouvrage s’attarde également sur la chaîne du livre, en expliquant le rôle et l’importance de chacun pour finalement terminer sur l’autoédition. On apprend de nombreuses choses sur ce marché, les avantages que cela a, et tous les efforts à fournir pour rédiger et diffuser son propre ouvrage. Ainsi, j’ai découvert des exemples de succès auto-édités que je ne soupçonnais pas, mais également l’explosion de l’auto-édition aux Etats-Unis.

Au final, il s’agit d’une lecture très instructive sur l’industrie du livre, que je vous recommande, même si vous n’avez pas l’ambition d’être le nouvel écrivain à la mode.

Le charme discret de l’intestin

Le charme discret de l’intestin

« Le charme discret de l’intestin » rend compte des dernières découvertes concernant un organe que l’on sous-estime trop. Ce dernier tient en effet souvent un rôle dans les allergies, la dépression, le surpoids, et même dans la maladie de Parkinson.

Le livre a été en tête des ventes lors de sa sortie en Allemagne, mais aussi en France en 2014. Depuis, il a été publié dans plus de 26 pays et continue à faire parler de lui. Ayant entendu beaucoup de bien sur le sujet, j’ai eu l’opportunité de l’acquérir sur un marché aux puces et de le lire enfin ! Giulia Enders, passionnée de gastroentérologie, confie avoir été motivée par la guérison de sa grave maladie de peau grâce à un changement radical de son alimentation, pour écrire ce livre. Sa sœur, Jill, illustre quant à elle ses travaux.

Avec humour, dérision, et parfois quelques mots barbares (il le faut bien, ça reste un documentaire scientifique), Giulia Enders tente de nous informer sur cet organe, considéré comme étant le second cerveau de notre corps.

De la visite guidée du tube digestif, à la description des mauvaises bactéries, en passant par la selle, l’auteure nous fait voyager dans notre corps, nous sensibilise à notre comportement alimentaire qui peut avoir des conséquences sur notre santé, et nous donne quelques conseils quant à l’utilisation des médicaments ou lorsqu’il s’agit de rendre tripes et boyaux. Instructif au possible « Le charme discret de l’intestin » est un ouvrage que je recommande fortement, que vous ayez des soucis de santé ou pas. Vous ne retiendrez pas tout de votre lecture, et vous ne comprendrez pas forcément tous les mots employés, même si les propos sont plutôt vulgarisés, mais vous dormirez moins bête… et vous ne verrez plus jamais votre caca de la même manière. Voilà, c’est dit.

Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité

Tout nu ! Le dictionnaire bienveillant de la sexualité

« Tout nu ! » est un dictionnaire bienveillant sur la sexualité, destiné aux 13 ans et plus, qui traite de la sexualité, certes, mais aussi de l’identité, de l’image de soi et des relations amoureuses écrit par Myriam Daguzan Bernier et illustré par Cécile Gariépy, le documentaire n’est pas sans rappeler les fameux Dicos des filles qui sortent chaque année, sauf que celui-ci est dédié à tous.

Des sujets graves aux plus sérieux, le lecteur y retrouvera de nombreuses explications classées par ordre alphabétique. Si la sexualité y est largement majoritaire, ce livre met aussi en avant les pratiques et les questions sociétales qui intéressent les adolescent(e)s. Stéréotype, racisme, homosexualité, coupe menstruelle ou encore violence sexuelle, aucun sujet n’est tabou et chacun d’entre eux est évoqué avec condescendance. On y trouve d’abord une définition, complétée d’exemples et parfois d’anecdotes, ainsi qu’une explication plus approfondie. C’est une lecture vraiment instructive, même pour les adultes. J’ai pris connaissance de nouveaux mots, comme par exemple « Gris sexuel » (terme employé pour désigner une personne qui se situe entre la sexualité et l’asexualité) ou encore « Alexithymie » (trouble se manifestant par la difficulté à trouver les mots pour exprimer ses émotions ».

Un dictionnaire inclusif et indispensable pour entamer une conversation, dédramatiser et rassurer les adolescents en passe de devenir des adultes, ou tout être se posant des questions sur la sexualité, peu importe son âge.

L’affaire Grégory Villemin

L’affaire Grégory Villemin

16 octobre 1984, Lépanges-sur-Vologne dans les Vosges : Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé mort ligoté dans la rivière de la Vologne. Cet assassinat est devenu en l’espace de plus de 30 ans l’une des affaires criminelles les plus marquantes de l’histoire judiciaire. De nouveaux suspects récurrents, des règlements de compte en famille, le suicide du premier juge d’instruction, aujourd’hui encore, on ne sait qui est le véritable coupable.

Denis Robert, journaliste qui a notamment révélé l’affaire Clearstream, a enquêté dès le début de l’affaire, d’abord en tant qu’observateur. Il reprend une trentaine d’années après le drame ses articles, en mêlant ses impressions personnelles au traitement de l’affaire réalisé par les médias.

J’ai connu Denis Robert lors de mon année en licence professionnelle de journalisme comme intervenant et j’ignorais jusqu’alors qu’il avait couvert l’affaire Grégory Villemin.

Pourquoi avoir décidé de me pencher sur cette histoire ? C’est simple, j’ai toujours entendu parler de ce fait divers sans vraiment m’attarder dessus. Je n’étais pas née au moment où le crime a eu lieu et j’avais envie « d’approfondir mes connaissances » (si je peux me permettre), sur le sujet. Car, outre le fait qu’on avait retrouvé un petit Grégory dans une rivière, qu’un oncle avait été tué et qu’une adolescente rouquine se taisait, je ne savais pas grand-chose. Et j’ai découvert une malle à énigmes, un corbeau que l’on n’a toujours pas identifié et une mère désignée comme LA coupable.

L’ouvrage de Denis Robert s’avère prenant et très éclairant, malgré quelques répétitions. On a non seulement droit aux faits dans les moindres détails, mais également à l’atmosphère qui règne sur place, et au traitement médiatique. Certains journalistes n’y vont pas par quatre chemins : bouquet de fleurs et croissants pour faire les yeux doux à la famille et recueillir des témoignages ; mise en scène au bord de la Vologne pour vendre toujours plus d’exemplaires, il y a de quoi s’indigner !

Je vais désormais m’attaquer au documentaire Netflix, espérant découvrir des pans inédits de cette sombre histoire. Merci aux éditions J’ai lu pour cette lecture.