Le livre de l’Ikigai

Le livre de l’Ikigai

L’île d’Okinawa au Japon est surnommée l’île aux centenaires. Sur place, les habitants vivent plus longtemps et souffrent beaucoup moins de maladies chroniques. La cause ? Ils cultivent leur Ikigai, un état qui leur a permis de trouver un sens à la vie et d’être heureux.

Dans cet ouvrage, Bettina Lemke nous apprend à travailler notre Ikigai. On peut traduire ce dernier de la façon suivante : iki par « vivre » et gai par « raison, sens, valeur ». L’Ikigai désigne à la fois le sens de la vie, ce pour quoi la vie mérite d’être vécue, le sentiment qui nous dit que ça vaut la peine qu’on se lève le matin, le bonheur de faire des choses pour le pur bonheur de les faire. Grosso-modo, nous pouvons résumer cela à quatre catégories :

  • Les choses que nous aimons faire ;
  • Nos points forts, nos compétences ;
  • Les choses pour lesquelles nous sommes/pourrions être rémunérées ;
  • Les choses dont le monde a besoin.

L’auteure nous invite à découvrir cet art de vivre, en revenant sur la théorie bien sûr, mais aussi en nous faisant réaliser plusieurs exercices. Plusieurs listes attendent donc le lecteur : ce qui nous passionne, nos rêves d’enfant, nos modèles, nos meilleures décisions, etc. A cela s’ajoutent des exercices de respiration, ainsi qu’une liste de gratitudes que l’on peut adopter quotidiennement ou de façon moins régulière. En clair, déterminer trois choses qui ont fait que notre journée/semaine ait été belle.

Je remercie grandement les éditions J’ai Lu pour m’avoir permis de lire cet ouvrage. J’avoue, je l’ai lu d’une traite, sans faire les exercices mentionnés, histoire de me concentrer sur la théorie. Je laisse ce livre de côté pour m’atteler prochainement aux passages qu’il me faudra remplir. Qui plus est, je suis actuellement des ateliers de développement personnel et le « Le livre de l’Ikigai » rentre complètement dans mon programme !

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C’est comment ailleurs ?

C’est comment ailleurs

« C’est comment… les rythmes scolaires en Corée du Sud ? Le tour cycliste du Burkina Faso ? L’obésité au Japon ? » Voilà autant de questions abordées en un seul et même ouvrage : « C’est comment ailleurs ? » Et pour la peine, voici les trois sujets qui m’ont le plus intéressés :

  •   Le suneung en Corée du Sud (l’équivalent du Bac chez nous)
  • Le parc d’attraction de Jésus en Floride (oui, figurez-vous que ça existe !)
  • Les prisons qui ferment aux Pays-Bas
Gérald Roux officie sur France Info, et si vous avez l’habitude d’écouter cette radio, vous avez déjà pu l’entendre nous raconter justement comment cela se passe ailleurs. L’atlas insolite est vraiment bien fichu et propose de nombreux sujets divers et variés. A cela s’ajoutent des petites illustrations qui rendent la lecture encore plus lisibles. Quant au format, j’adhère complètement : en paysage et souple, il s’avère agréable à lire.
Avec « C’est comment ailleurs ? », Gérald Roux nous aide à pousser la réflexion sur notre société actuelle. De par des sujets contemporains qui concernent tout le monde, le journaliste nous propose une interprétation des enjeux ainsi que des comparatifs entre les différents pays. L’ouvrage permet ainsi d’élargir nos horizons et de combattre parfois les préjugés que nous avons envers tel ou tel pays. Une lecture enrichissante que je ne peux que vous conseiller !

Philosopher dans son bain

salle de bains girly

Philosopher dans son bain

Platon, Nieztsche, Spinoza sont de grands philosophes, mais connaissez-vous leurs idées ? Si vous avez fait un Bac généraliste, cela vous dit sûrement quelque chose, car vous les avez étudiées en cours, mais sinon ? Pour découvrir la philosophie au chaud, dans son bain par exemple, Guy Solenn a imaginé un ouvrage quelque peu original, intitulé « Philosopher dans son bain ». Original non pas pour le contenu, mais pour la forme, puisqu’il s’agit d’un livre résistant à l’eau !

Moi qui ai apprécié la philosophie durant mon année de terminale, il m’arrive de lire de temps en temps des magazines ou des ouvrages comme celui-ci pour me remettre dans le bain (blague à deux balles, je sors…) Les plus grandes pensées sont donc évoquées et avec elles, quelques questions pour prolonger la réflexion. Aussi, pour vous donner quelques exemples, vous pourrez lire les adages suivants : « Nul n’est méchant volontairement », « Tout ne dépend pas de nous », ou encore « Le désir est l’essence de l’homme ». Un vaste programme me direz-vous. Le livre, au final, est assez vite lu, et cela est joliment illustré. Dommage qu’il n’y ait pas plus de sujets qui soient traités, c’est mon seul regret !

Ça fait quoi d’être gaucher ?

gaucher

Ça fait quoi d’être gaucher ?

« Ça fait quoi d’être gaucher ? et toutes les questions que tu te poses pour vivre heureux avec les droitiers », fait partie de la collection « Petites et grandes questions » aux éditions Fleurus. Etant moi-même gauchère, le titre de l’ouvrage m’a quelque peu intriguée et c’est tout naturellement que j’ai plongé mon nez dedans.

Le livre, écrit par Géraldine Maincent et Clémence Lallemand est vraiment bien pensé. Chaque double page aborde un thème : « Les gauchers ont-ils toujours existé ? », « Gaucher, est-ce héréditaire ? », « Comment savoir si on est un vrai gaucher », l’ouvrage est assez exhaustif. J’ai appris plein de choses. Je sais par exemple que je fais partie des 8,5 millions de Français qui sont gauchers, que le cerveau est plus musclé que chez les droitiers et que l’on peut faire plus facilement plusieurs choses en même temps. L’ouvrage a par ailleurs un côté ludique, avec des tests, la journée typique du gaucher et l’énumération des gauchers les plus connus en politique, peinture ou musique.

Je conseille « Ça fait quoi d’être gaucher ? » à tous. Aux gauchers contrariés et à ceux qui manquent de confiance en eux ; aux droitiers pour qu’ils puissent se rendre compte qu’au quotidien, être gaucher n’est pas évident et que cela reste encore une tare dans de nombreux pays malheureusement.

Dans la peau d’un migrant

Dans la peau d’un migrant

La suite du titre « Dans la peau d’un migrant » est la suivante : « De Peshawar à Calais, enquête sur le cinquième monde ». Vous l’aurez donc compris, l’ouvrage d’Arthur Frayer-Laleix n’est autre qu’un documentaire. Un documentaire rondement bien mené sur l’immigration clandestine, dont nous ne percevons qu’une infime partie à travers les médias. Pour mener son enquête et récolter le maximum d’informations, Arthur Frayer-Laleix s’est glissé dans la peau d’un clandestin. Du Pakistan à la Turquie, en passant par les Balkans, mais aussi Calais, le reporter n’a pas hésité à se mettre en danger à plusieurs reprises. Il a ainsi rencontré des passeurs, des logeurs, mais aussi des trafiquants d’humains et bien entendu, des migrants. Pour lui, cet univers s’apparente à un cinquième monde dont personne ne souhaite réellement se soucier. Cependant, il démontre que celui-ci a des conséquences économiques, politiques et sociales, aussi bien au nord qu’au sud du globe.

Merci aux éditions J’ai Lu pour cette lecture plus qu’instructive. L’ouvrage nous permet en effet de porter un autre regard sur la situation actuelle mais aussi de découvrir l’envers du décor de ce trafic d’humains, disons-le franchement. De pauvres hommes, femmes et familles se mettent en péril chaque jour pour fuir des conditions de vie misérables, allant jusqu’à donner tout leur argent pour vivre une nouvelle vie. Les sommes demandées par les passeurs ont beau être astronomiques, elles ne garantissent en rien l’arrivée à bon port sans une seule égratignure. En somme une lecture intéressante qui pourrait bien inciter au débat dans un cercle littéraire.