Les charmes insolites de la Lorraine

Les charmes insolites de la Lorraine

La crise sanitaire actuelle ne nous permet pas de voyager. Nos sorties sont limitées, les bars, restaurants, musées, parcs d’attraction et autres étant fermés. Il nous reste donc les randonnées, les balades dans la nature. Une situation presque idéale pour partir à la découverte du patrimoine local, d’où ma lecture du guide « Les charmes insolites de La Lorraine », écrit par Anne-Laure Marioton, Elsa Soibinet et Claude Vautrin. J’en profite pour préciser que l’éditeur Christine Bonneton propose également d’autres régions, à l’instar de l’Aquitaine ou de l’Auvergne.

La lecture de ce guide m’a permis de découvrir 110 lieux étonnants à travers les Vosges, la Meuse, la Meurthe-et-Moselle et la Moselle. Au programme, pas mal d’églises il faut le dire, des endroits atypiques, tels que le magasin de l’Isle Bourbon à Thionville, véritable cabinet de curiosités ; Fontenoy-la-Joûte, village du livre ; ou encore le Musée de la Crèche à Muzeray. Il y est aussi question de festivals, comme celui des Imaginales à Epinal ou du Carnaval vénitien à Rémiremont. Enfin, ceux qui aiment se mettre au vert n’auront que l’embarras du choix entre des sites mystiques, tels que les Rochers de Saint-Mihiel, ou témoins de notre Histoire, comme le polissoir d’Haspelschiedt. Au final, des balades surprenantes qui pourraient bien nous donner des idées pour s’occuper à l’arrivée des beaux jours !

Miss France

Miss France

Depuis 1920, on élit des Miss dans notre pays. Sur le petit écran, c’est devenu un rituel au mois de décembre de regarder l’élection Miss France. En quelques secondes, le destin d’une jeune femme bascule à tout jamais. Durant un an, elle représente l’Hexagone aux quatre coins du monde et va à la rencontre des Français. Pour célébrer le centenaire, Sylvie Tellier (Miss France 2002 et directrice de la société générale Miss France) a créé un livre dans lequel elle retrace les moments forts de ce concours pas comme les autres.

Miss France, c’est une émission que je regarde depuis toute petite et quand j’en ai l’occasion. Chacun pensera ce qu’il voudra de ce concours, mais pour moi, c’est un peu comme admirer les princesses de Disney.

Cet ouvrage est une mine d’anecdotes historiques. On découvre le début des concours de beauté en France, d’abord réservés à une élite (jusqu’à ce qu’une agricultrice remporte la couronne) ; de magnifiques photos d’anciennes Miss, de sacres et de spectacles. D’Agnès Souret (Miss France 1920) à Clémence Botino (Miss France 2020), Sylvie Tellier nous invite à remarquer tous les changements subis par le concours. Alors qu’auparavant seul le physique comptait, aujourd’hui, Miss France, c’est aussi un cerveau ! Les Miss de ces dernières années sont des femmes accomplies et indépendantes, comme en témoignent les nombreuses interviews de Vaimalama Chaves, Camille Cerf, Sonia Rolland ou encore Mareva Galanter. On apprend aussi de nombreuses choses sur Geneviève de Fontenay, sans qui le concours ne serait pas le même. Et puis il y a aussi l’après-concours, ce que les Miss sont devenues. Au final, on se rend compte que derrière ce titre se cache une véritable famille, un conte de fées avec ses bons mais aussi ses mauvais côtés. Un très bel ouvrage que l’on peut retrouver chez Hors-Collection.

Portables : la face cachée des ados

Portables : la face cachée des ados

C’est un fait incontestable : les ados passent un temps fou chaque jour sur leur smartphone. Et les parents se demandent : « Mais que font-ils ? » Pour répondre à cette grande question, Céline Cabourg et Boris Manenti ont élaboré une enquête baptisée : « Portables : La face cachée des ados ». Pour la réaliser, ils ont mené leur investigation auprès d’un large panels d’adolescents et de professionnels pour mieux comprendre ce phénomène de société.

Qu’apprenons-nous grâce à ce livre ? Constamment connectée, la génération actuelle ne regarde presque plus la télévision. C’est sur son portable qu’elle visionne YouTube ou les programmes Netflix. Le smartphone, et plus particulièrement les réseaux sociaux sont un peu devenus les nouveaux journaux intimes. S’il n’y a encore pas si longtemps, chacun avait son Skyblog, aujourd’hui, tous ne jurent que par Snapchat. Pour y faire quoi ? Des selfies, draguer, utiliser des filtres et bien sûr envoyer des photos éphémères. Ephémères, vraiment ? Non, gare à ce que l’on envoie et surtout à qui, car si les photos ont eu une durée de vie très courte, les captures d’écran existent toujours.

Certains adolescents sont sur Twitter, mais pas la majorité. Ils y voient une sorte de BFM avec juste ce qu’il faut d’infos. Ils sont sur Facebook aussi, mais là encore, s’en servent très peu. Messenger reste plébiscité, tout comme Instagram. Nombreux sont même ceux qui se créent deux comptes : un compte public avec des photos de voyage, du quotidien, etc. ; un autre avec des photos plus personnelles, avec un accès restreint. Cela s’appelle le « finstagram ». Quant à l’e-mail, ils en ont presque tous un, mais pas pour les raisons que nous croyons. Jugé vieux et lent, ce dernier ne sert qu’à pouvoir créer des comptes sur les réseaux sociaux et faire son shopping en ligne.

Qu’apprenons-nous d’autres ? Que souvent, les ados ont d’abord récupéré les vieux téléphones des parents, à l’instar du Nokia 3310, avant de recevoir le smartphone dernier cri. C’est à Free que l’on doit l’explosion de l’usage du portable chez les ados, grâce à l’abonnement à 2€. Par ailleurs, beaucoup sont atteints de ce que l’on appelle le syndrome « FOMO » (traduisez par Fear of Missing Out ») d’où le fait d’avoir les yeux rivés en permanence dessus, même parfois toute la nuit. On s’en sert pour ne pas s’ennuyer, pour tricher en cours, pour s’appeler le matin et savoir comment on va s’habiller. On donne l’excuse du réveil programmé pour ne pas l’éteindre la nuit et tant pis si le sommeil en est affecté, pour mesurer sa popularité, pour jouer ou encore pour visionner des contenus pornographiques. Quelques ados ne possèdent pas de smartphone ou sont absents volontairement des réseaux sociaux pour ne pas faire comme tout le monde justement. Quant aux parents, ils sont plus nombreux qu’on ne le pense à s’en servir comme d’un mouchard.

Comme vous l’aurez sans doute constaté au vu de ma chronique, l’enquête fut forte intéressante et m’a rappelé mon mémoire de recherche. Il peut ainsi inviter parents et professeurs à échanger avec les ados sur le sujet. C’est instructif, assez exhaustif bien que flippant sur certains points. Les auteurs pourraient publier une suite aisément avec l’utilisation désormais d’un autre réseau social populaire au collège et au lycée : Tik Tok.

Jack l’Eventreur démasqué – l’enquête définitive

Jack l’Eventreur démasqué

1888, Londres, quartier de Whitechapel : Dans la nuit du 31 août, le corps d’une prostituée répondant au nom de Mary Ann Nichols git dans une mare de sang. On ne le sait pas encore mais il s’agit du premier crime d’un certain Jack l’Eventreur. Quatre autres assassinats suivront. Les victimes sont toutes des femmes et pour la plupart des filles de joie. Le tueur en série ne fait pas de détails : gorge tranchée, abdomen ouvert, reins et utérus retirés, leurs organes sont extirpés. Pour les enquêteurs, cela ne fait aucun doute : le meurtrier possède forcément des notions en chirurgie.

Pourtant, un siècle plus tard, le mystère demeure toujours : qui est Jack l’Eventreur ? Pour Sophie Herfort, qui a travaillé durant vingt ans sur la résolution de cette énigme, la réponse est sans appel : il s’agirait d’un haut gradé de Scotland Yard. Pour le prouver, la professeure de français langue étrangère dévoile dans son ouvrage baptisé « Jack l’Eventreur démasqué – l’enquête définitive » pas moins d’une trentaine de preuves qui accable Sir Melville Leslie Macnaghten, un inspecteur évincé quelques jours avant les premiers crimes de Jack l’Eventreur. Un homme qui refera surface neuf mois après les faits et qui finira par quitter la police à cause de troubles psychiatriques.

La première partie de l’enquête relate les événements minute par minute dans le quartier de East End. Un récit digne d’un polar ! La seconde partie est consacrée à la théorie de Sophie Herfort. Propos ambigus, coïncidences, son argumentation reste plausible. Pour autant, l’affaire n’est pas classée. Sir Melville Leslie Macnaghten n’est pas le seul suspect dans l’histoire et il ne serait pas très malin de prendre le livre pour parole d’évangile. Cette première lecture reste très intéressante pour découvrir l’histoire de l’un des plus célèbres tueurs en série. Pour le reste, les informations sont à mettre au conditionnel. Sophie Herfort n’est pas la première à clamer qu’elle a démasqué Jack l’Eventreur et elle ne sera sûrement pas la dernière…

Sapiens

Sapiens – Une brève histoire de l’humanité

Au début (ou presque), nous étions six espèces différentes d’homnidés, mais une seule a survécu : nous, les Homo Sapiens. Jusqu’à aujourd’hui, nous avons mis au monde des sociétés basées sur l’agriculture, puis l’industrie. Nous avons créé des concepts de nation, de religion, des lois. Nous avons mis en place la monnaie pour acheter plutôt que d’échanger. A l’heure actuelle, nous sommes en pleine consommation de masse.

Professeur d’Histoire à Jérusalem, Yuval Noah Harari revient sur 100 000 ans d’Histoire, de progrès scientifiques, de religions et de philosophie. Il remet ainsi en cause nos propres fondements, à commencer par nos actes et nos pensées. Difficile de résumer un tel ouvrage, tant le contenu est dense.

L’ouvrage ne se lit pas comme un roman et donc pas d’une traite, au risque d’être imbuvable. Il faut le découvrir avec parcimonie. Certains chapitres sont plus plaisants que d’autres selon nos centres d’intérêt. L’essai se découpe ainsi en quatre grandes parties que sont : La révolution cognitive, la révolution agricole, l’unification de l’humanité et la révolution scientifique. A l’aide d’exemples, l’auteur vulgarise les plus grands thèmes pour nous amener à réfléchir sur notre condition. Et c’est tout bonnement passionnant, même si malheureusement nous ne pouvons tout retenir.

Véritable best-seller à sa sortie en librairie, « Sapiens : une brève histoire de l’humanité » a été traduit dans une trentaine de langues. En 2017, Yuval Noah Harari a publié « Homo Deus : une brève histoire de l’avenir », un ouvrage que je vais m’empresser d’ajouter à ma wish-list.