Ça fait quoi d’être gaucher ?

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Ça fait quoi d’être gaucher ?

« Ça fait quoi d’être gaucher ? et toutes les questions que tu te poses pour vivre heureux avec les droitiers », fait partie de la collection « Petites et grandes questions » aux éditions Fleurus. Etant moi-même gauchère, le titre de l’ouvrage m’a quelque peu intriguée et c’est tout naturellement que j’ai plongé mon nez dedans.

Le livre, écrit par Géraldine Maincent et Clémence Lallemand est vraiment bien pensé. Chaque double page aborde un thème : « Les gauchers ont-ils toujours existé ? », « Gaucher, est-ce héréditaire ? », « Comment savoir si on est un vrai gaucher », l’ouvrage est assez exhaustif. J’ai appris plein de choses. Je sais par exemple que je fais partie des 8,5 millions de Français qui sont gauchers, que le cerveau est plus musclé que chez les droitiers et que l’on peut faire plus facilement plusieurs choses en même temps. L’ouvrage a par ailleurs un côté ludique, avec des tests, la journée typique du gaucher et l’énumération des gauchers les plus connus en politique, peinture ou musique.

Je conseille « Ça fait quoi d’être gaucher ? » à tous. Aux gauchers contrariés et à ceux qui manquent de confiance en eux ; aux droitiers pour qu’ils puissent se rendre compte qu’au quotidien, être gaucher n’est pas évident et que cela reste encore une tare dans de nombreux pays malheureusement.

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On ne naît pas grosse

On ne nait pas grosse

Ceci est un livre qui dénonce la grossophobie. La grosso-quoi ? La grossophobie. Traduisez : la peur des gros. Si j’ouvre mon moteur de recherche et que je me rends sur Wikipédia, je peux même vous dire qu’il s’agit de « l’ensemble des attitudes et des comportements hostiles qui stigmatisent et discriminent les personnes grosses, en surpoids ou obèses ».

Dans son ouvrage « On ne naît pas grosse », Gabrielle Deydier, 150 kg pour 1m53, retrace sa propre histoire, tout en menant une enquête sur l’obésité, et plus particulièrement celle que l’on appelle l’obésité morbide. A 37 ans, la fondatrice du webzine « Ginette le mag » revient sur son passé, sur son adolescence durant laquelle elle se faisait humilier, ou encore sur sa difficulté à trouver un emploi à cause de son poids. Elle évoque la honte, la façon dont certains médecins l’ont reçue, parfois comme un vulgaire morceau de viande ou quelqu’un qui n’est pas humain. « On ne naît pas grosse » est aussi l’occasion pour Gabrielle Deydier de partir à la rencontre d’autres obèses qui témoignent de leur quotidien ou des chirurgies bariatriques qui ont été réalisée sur eux, parfois sans grand succès.

J’ai eu envie de lire ce documentaire suite à l’interview de Gabrielle Deydier dans l’émission Quotidien de Yann Barthès. C’est un livre coup de poing pour ceux qui ont un IMC normal. C’est un ouvrage qui dénonce une chirurgie esthétique abusive (et un véritable business par la même occasion), mais aussi un phénomène méconnu que sont les fat admirers (traduisez : les fétichistes des femmes obèses). En bref, un document sur lequel tout le monde devrait mettre son nez !

Dans la peau d’un migrant

Dans la peau d’un migrant

La suite du titre « Dans la peau d’un migrant » est la suivante : « De Peshawar à Calais, enquête sur le cinquième monde ». Vous l’aurez donc compris, l’ouvrage d’Arthur Frayer-Laleix n’est autre qu’un documentaire. Un documentaire rondement bien mené sur l’immigration clandestine, dont nous ne percevons qu’une infime partie à travers les médias. Pour mener son enquête et récolter le maximum d’informations, Arthur Frayer-Laleix s’est glissé dans la peau d’un clandestin. Du Pakistan à la Turquie, en passant par les Balkans, mais aussi Calais, le reporter n’a pas hésité à se mettre en danger à plusieurs reprises. Il a ainsi rencontré des passeurs, des logeurs, mais aussi des trafiquants d’humains et bien entendu, des migrants. Pour lui, cet univers s’apparente à un cinquième monde dont personne ne souhaite réellement se soucier. Cependant, il démontre que celui-ci a des conséquences économiques, politiques et sociales, aussi bien au nord qu’au sud du globe.

Merci aux éditions J’ai Lu pour cette lecture plus qu’instructive. L’ouvrage nous permet en effet de porter un autre regard sur la situation actuelle mais aussi de découvrir l’envers du décor de ce trafic d’humains, disons-le franchement. De pauvres hommes, femmes et familles se mettent en péril chaque jour pour fuir des conditions de vie misérables, allant jusqu’à donner tout leur argent pour vivre une nouvelle vie. Les sommes demandées par les passeurs ont beau être astronomiques, elles ne garantissent en rien l’arrivée à bon port sans une seule égratignure. En somme une lecture intéressante qui pourrait bien inciter au débat dans un cercle littéraire.

La tortue qui respirait par les fesses

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La tortue qui respirait par les fesses

C’est par le plus grand des hasards que je suis tombée sur ce petit livre scientifique : « La tortue qui respirait par les fesses » de Brooke Barker. J’avoue, c’est le titre qui m’a interpellée…

D’après le bandeau, il s’agit d’un best-seller pour le New York Times. A travers des illustrations rigolotes, page après page, Brooke Barker nous fait part de savoirs inutiles (ou pas) sur des animaux de toutes sortes. Des savoirs 100% authentiques qui vous feront voir certaines bestioles autrement ! Au total, il y a 150 anecdotes à l’intérieur du livre. Cela se lit rapidement, puisqu’il y a une information par page. On regrettera juste le fait que les informations tiennent en une seule phrase et qu’elles ne soient pas davantage approfondies.

Voici mon top 10 des anecdotes retenus par ce livre de sciences :

  • Les tortues respirent par les fesses (si, je vous assure, le titre n’était pas racoleur)
  • C’est quand elles écoutent « Everybody hurts » de REM que les vaches produisent le plus de lait
  • Les harengs communiquent en pétant
  • Les vers ont 5 cœurs
  • En guise de pouce, les bébés éléphants sucent leurs trompes
  • Les crocodiles ont vécu avec les dinosaures
  • Quand un loup est chassé de sa meute, il arrête de hurler pour toujours
  • Les pigeons sont de grands procrastinateurs
  • Les chiens ne peuvent pas voir ce qui se passe à la TV,  mais ils font semblant, juste pour passer du temps avec nous
  • Si les abeilles étaient payées au SMIC, un pot de miel coûterait 200 000€ !

Le grand mystère des règles

Le grand mystère des règles

Oui, vous avez bien lu le titre ; oui, vous avez bien vu le petit dessin en référence : il s’agit d’un livre sur les règles, parfois aussi appelées « La saison des fraises » ou encore « La vague pourpre ». Mais qu’est-ce que peut bien contenir un livre sur les règles ? Tout un tas de choses ! L’ouvrage démarre avec un énorme chapitre sur la compréhension des règles. On entend par là par exemple : les soucis de transit, le syndrome prémenstruel, la souffrance. Oui, dit comme ça, ça ne paraît pas très glamour comme lecture, mais je vous assure que c’est très instructif. Jack Parker, l’auteure, poursuit avec un chapitre pour expliquer comment mieux vivre ses règles, puis minimiser voire éliminer les crampes. Elle évoque également les règles et la sexualité, ainsi que les règles à travers l’histoire et dans la société.

« Le grand mystère des règles » est un ouvrage très exhaustif sur le sujet. Il est vrai qu’encore aujourd’hui, les règles sont un sujet tabou. A travers son livre, Jack Parker essaie justement de déculpabiliser et de décomplexer ses lecteurs. Entre les publicités qui incitent à les cacher, en passant par les problèmes de santé qui peuvent y être liés, sans parler du manque cruel d’informations chez les enfants et adolescentes, il y a de nombreuses choses à dire sur les règles. Personnellement, j’ai appris beaucoup et cela m’a permis aussi de découvrir comment les règles pouvaient être perçues dans d’autres cultures. A mon sens, « Le grand mystère des règles » pourrait facilement devenir un best-seller au même titre que « Le charme discret de l’intestin ». Il a en tout cas tous les ingrédients pour le devenir !