Tu sais pas quoi ?!

Tu sais pas quoi ?!

Avant d’être un livre, « Tu sais pas quoi ?! » est un fil Twitter, suivi par 269 000 abonnés. A l’origine de compte, on retrouve Chris Pavone, auteur et animateur. Dans son ouvrage qui prend la forme d’une encyclopédie illustrée, il dévoile 500 anecdotes inédites couvrant tous les domaines possibles : histoire, animaux, sciences, énigmes, littérature et j’en passe…

Dans la lignée des fameux savoirs inutiles du magazine Néon, le lecteur apprendra donc plein de choses (utiles) ou pas pour étaler sa culture, mener une discussion avec des inconnus et balayer d’un revers de langue les trop longs silences.

Depuis sa publication, Chris Pavone a multiplié les ouvrages. On retrouve ainsi en librairie un tome 2 de « Tu sais pas quoi ?! », mais aussi « Star Wars 350 anecdotes » et « Le Chat-viez-vous ? » qui contient 253 infos cette fois-ci sur les chats.

Sans trop spoiler, je vous délivre ici cinq anecdotes qui vous mettront peut-être l’eau à la bouche…

  • Pour gagner du temps, les bernard-l’ermite, qui doivent changer régulièrement de coquille en grandissant, organisent de petites réunions où ils se rassemblent en file indienne, du plus grand au plus petit, et font passer chacun leur coquille au plus petit qui est derrière eux.
  • Le personnage sur les boîtes de Monopoly est inspiré de John Pierpont Morgan, un banquier américain très riche. C’est lui qui était propriétaire du Titanic lorsqu’il a coulé.
  • En septembre 1914, le soldat britannique Thomas Hughes jette à la mer une bouteille avec une lettre pour sa femme. Deux jours après, il est tué au combat. En mars 1999, un pêcheur trouve la bouteille et remet la lettre à la fille du soldat, émue, qui avait 2 ans à la mort de son père.
  • Le célèbre tableau « La nuit étoilée » de Vincent Van Gogh représenta la vue qu’il avait du ciel depuis sa chambre dans l’asile psychiatrique de Saint-Paul de Mausole, à Saint-Rémy-de-Provence, où il avait été admis. Il mourut deux mois après, le 29 juillet 1890.
  • Claude François est mort en mars 1978, la veille des élections législatives en France. Le lendemain, le journal Libération publie en Une : « Claude François : a volté ».

Rejoignez-nous – #grevepourleclimat

Rejoignez-nous

A 16 ans seulement, Greta Thunberg figure parmi les 25 jeunes les plus influents au monde, selon le Times. Elle s’est fait connaître de par de nombreuses grèves liées au réchauffement climatique, notamment devant le Parlement suédois. C’est donc tout naturellement que la militante vient de publier un court ouvrage baptisé « Rejoignez-nous #grevepourleclimat ». 32 pages dans lesquelles l’adolescente nous interpelle sur l’urgence climatique. On y trouve des passages de ses discours, mais aussi des textes qui avaient été publiés sur les réseaux sociaux. Son cri d’alarme s’adresse à tous. Objectif : réveiller nos gouvernements, mais aussi nos consciences. Chacun peut en effet apporter sa petite pierre à l’édifice. Le problème ? Que tout le monde joue le jeu. Que les Accords de Paris soient respectés. Que l’on réduise nos émissions de carbone.

Le livre est aussi l’occasion pour Greta Thunberg de répondre aux nombreuses rumeurs qui l’incombent : elle n’est ni payée, ni utilisée par des entreprises quelconques pour son activisme. Oui, elle a toujours écrit elle-même ses discours, avec l’aide de scientifiques. Quant au fait d’être atteindre du syndrome d’Asperger, cela ne fait pas d’elle une personne anormale, bien au contraire. Nombreux sont les hommes politiques qui l’attaquent, au lieu de prendre en compte ses mots. Je vous invite à votre tour pour prendre quelques minutes de votre temps et lire ce court récit. C’est important. Pour nous, et les générations à venir.

La supplication

La supplication

« Tchernobyl » : un mot gravé dans tous les esprits, même dans ceux qui n’ont pas connu la catastrophe. L’explosion d’une centrale en ex-URSS, un drame humain, un « nuage qui n’a jamais passé la frontière », des zones contaminées, de nombreux décès suite aux radiations massives… C’était le 26 avril 1986.

Après avoir regardé la série « Chernobyl » avec un grand intérêt (je vous la conseille si vous n’êtes pas trop sensible), j’ai eu envie de découvrir l’ouvrage qui avait inspiré les scénaristes. C’est ainsi que je suis tombée sur « La supplication » de Svetlana Alexievitch, pour lequel l’auteure a reçu de nombreux prix. On lui a d’ailleurs attribué le Prix Nobel de Littérature en 2015 pour son œuvre.

A la différence de la série qui comporte un fil conducteur, l’ouvrage de Svetlana Alexievitch est une succession de témoignages croisés de personnes ayant vécu de près ou de loin la catastrophe de Tchernobyl. Des paroles de scientifiques, d’habitants, de personnes ayant œuvré pour que la catastrophe ne prenne pas encore plus d’ampleur, de veuves, de victimes collatérales. Toutes les voix nous font découvrir un univers terrifiant, aussi sordide que sur le petit écran. C’est une lecture qui nous ouvre les yeux, une lecture qui nous aide à comprendre ce qui s’est véritablement passé, les conséquences de l’accident, la responsabilité du gouvernement. Car à l’époque, il ne s’agit au départ que d’un simple incendie à éteindre. La population ne comprend pas pourquoi elle doit évacuer les lieux et pour cause, le mal est invisible. Il y a ceux qui feront leurs valises pour migrer plus loin et ceux qui resteront coûte que coûte dans la maison où ils ont passé toute leur vie. L’enquête est prenante, malheureusement captivante mais nécessaire. Pourtant, encore aujourd’hui, il semblerait que la catastrophe n’ait pas servi de leçon à tout le monde…

Madeleine Project

Madeleine Project

Clara a 31 ans. Elle est journaliste, et le jour où elle emménage dans son nouvel appartement refait à neuf, elle remarque que la cave n’a pas été vidée. A l’intérieur, des affaires et des valises ayant appartenu à une certaine Madeleine, qui aurait eu 100 ans en 2015. Cette dernière aurait vécu 20 ans à cet endroit, avant de mourir un an avant que la reporter ne s’y installe. Clara se prend à fouiller dans les cartons. Elle y trouve des objets empaquetés, des lettres, des photographies et se plonge dans cette histoire qui n’est pas la sienne. La journaliste mène alors l’enquête tout en la partageant jour après jour sur Twitter. Qui était Madeleine ? Quelle fut sa vie ? Qui a-t-elle aimé ? Qui se souvient d’elle ?

L’ouvrage paru au Livre de Poche recense les quatre « saisons » de tweets et d’enquête de Clara Beaudoux. Plus de 600 pages contenant des post et des photos légendées donnent vie à ce livre 2.0 pas comme les autres. Englouti en quelques soirs, « Madeleine Project » m’a embarquée à travers un reportage pas comme les autres. Clara Beaudoux va loin. Elle retrouve des voisins, des amis à Madeleine, récolte le soutien d’internautes. Certains l’aident même dans ses recherches, en lui transmettant des images. Sous nos yeux, Madeleine reprend vie. On la découvre bonne institutrice, amatrice de vidéos, amoureuse, très appréciée. Une femme pleine de vie, qui aime faire des listes et voyager. Une dame avec qui l’on aimerait bien faire un brin de causette pour combler les pièces manquantes du puzzle. J’ai adoré découvrir l’histoire de Madeleine, suivre Clara dans sa quête de vérité. Pour tout vous dire, il se pourrait bien que je tienne entre mes mains mon coup de cœur 2019. Je vous recommande chaudement ce reportage écrit et qui sait ? Peut-être qu’à votre tour vous vous mettrez à suivre les traces de quelqu’un…

Le livre de l’Ikigai

Le livre de l’Ikigai

L’île d’Okinawa au Japon est surnommée l’île aux centenaires. Sur place, les habitants vivent plus longtemps et souffrent beaucoup moins de maladies chroniques. La cause ? Ils cultivent leur Ikigai, un état qui leur a permis de trouver un sens à la vie et d’être heureux.

Dans cet ouvrage, Bettina Lemke nous apprend à travailler notre Ikigai. On peut traduire ce dernier de la façon suivante : iki par « vivre » et gai par « raison, sens, valeur ». L’Ikigai désigne à la fois le sens de la vie, ce pour quoi la vie mérite d’être vécue, le sentiment qui nous dit que ça vaut la peine qu’on se lève le matin, le bonheur de faire des choses pour le pur bonheur de les faire. Grosso-modo, nous pouvons résumer cela à quatre catégories :

  • Les choses que nous aimons faire ;
  • Nos points forts, nos compétences ;
  • Les choses pour lesquelles nous sommes/pourrions être rémunérées ;
  • Les choses dont le monde a besoin.

L’auteure nous invite à découvrir cet art de vivre, en revenant sur la théorie bien sûr, mais aussi en nous faisant réaliser plusieurs exercices. Plusieurs listes attendent donc le lecteur : ce qui nous passionne, nos rêves d’enfant, nos modèles, nos meilleures décisions, etc. A cela s’ajoutent des exercices de respiration, ainsi qu’une liste de gratitudes que l’on peut adopter quotidiennement ou de façon moins régulière. En clair, déterminer trois choses qui ont fait que notre journée/semaine ait été belle.

Je remercie grandement les éditions J’ai Lu pour m’avoir permis de lire cet ouvrage. J’avoue, je l’ai lu d’une traite, sans faire les exercices mentionnés, histoire de me concentrer sur la théorie. Je laisse ce livre de côté pour m’atteler prochainement aux passages qu’il me faudra remplir. Qui plus est, je suis actuellement des ateliers de développement personnel et le « Le livre de l’Ikigai » rentre complètement dans mon programme !