Ce rêve bleu

Ce rêve bleu

A Agrabah, tout ne se pas comme prévu. Alors qu’il s’engouffre dans la caverne à la recherche de la lampe du Génie, Aladdin se fait avoir par Jafar qui la lui vole au dernier moment. Le vizir s’empresse de faire ses deux premiers vœux, notamment en demandant à devenir le plus grand sorcier du monde. Le peuple, soulagé dans un premier temps, se rend finalement compte que Jafar est tout sauf un bon sultan. Pour le stopper, Aladdin et la princesse Jasmine décident de s’unir et d’organiser une rébellion.

« Ce rêve bleu » est ce que l’on appelle dans le jargon un « Twisted Tale », c’est-à-dire une réinterprétation du conte. Disney a déjà publié une petite collection autour de ces histoires emblématiques, et a également axé certains de ses ouvrages sur les méchants, comme la sorcière Ursula dans « La Petite Sirène » ou Maléfique dans « La Belle au Bois Dormant ». En écrivant « Ce rêve bleu », Liz Braswell propose une version très sombre d’Aladdin, où Jafar règne en maître sur la ville. Le génie est un être blasé, les vauriens figurent au premier plan et une guerre civile est sur le point d’éclater. Bref, pas grand-chose à voir avec le Aladdin que nous connaissions et sa balade romantique en tapis magique. Il n’empêche que cette nouvelle mise en scène devrait plaire à tous les fans de Disney et à ceux qui apprécient les romans d’aventure. Pour ma part, je dois dire que j’ai aimé la réécriture, mais la version originale reste toute de même ma favorite.

La grande course de Flanagan

La grande course de Flanagan

Printemps 1931 : Douglas Fairbanks donne le départ de la Trans-America dans le stade de Los Angeles, une course à pied organisé par Charles C. Flanagan. 2000 athlètes dont 121 femmes, venus des quatre coins du monde y participent. Objectif : atteindre New York, après avoir parcouru 5063 km, à raison de 80 km par jour ; un pari fou. Le contexte est particulier : l’Amérique vient de subir de plein fouet la crise de 1929. Cette course de Titans permet de faire connaissance avec des sportifs pas comme les autres : Mike Morgan, Hugh McPhail, Doc Dole, Peter Thurleigh, mais aussi Kate Sheridan et quelques jeunes allemands, issus des jeunesses hitlériennes. Chaque jour, ces personnages dépassent leurs limites, bien déterminés à terminer ce marathon hors normes.

Tom McNab s’est inspiré d’une course ayant réellement existé pour écrire « La grande course de Flanagan ». Cette épopée sportive fut, à sa sortie, un best-seller, et a été depuis traduit dans une quinzaine de langues. Il s’agit d’une véritable aventure humaine dans laquelle nous embarque l’écrivain. A travers Las Vegas, les Rocheuses, New York, par -20 degrés et par temps de canicule, nous suivons des coureurs sur des chemins périlleux. Bien que concurrents, ces derniers n’hésitent pas à s’entraider dans les pires moments, desquels vont naître de belles amitiés. On y découvre ainsi la force que peut avoir le mental sur notre corps. Malgré quelques longueurs, « La grande course de Flanagan » reste un roman d’aventure fabuleux qui vous fera voir les marathons sous un angle inédit.

40 jours de nuit

40 jours de nuit

Nous sommes en janvier 1937. Jack Miller décroche un poste de télégraphe pour une expédition hautement importante, dans l’Arctique, à Gruhuken plus précisément. Avec lui, quatre autres hommes et huit huskies prennent la mer jusqu’en Norvège. Sur place, l’équipe met en place son campement, à l’endroit même où l’on vit à la lueur du soleil de minuit. L’été est court et la nuit reprend vite ses droits sur la banquise. Au fur et à mesure de leur expédition, un étrange malaise se fait ressentir au sein du groupe. Un à un, les membres tombent malades et sont forcés de quitter la baie. Jack décide quant à lui de rester pour ne pas faire échouer l’étude. Seul avec les chiens, l’homme se rend vite compte que quelque chose rôde dans le noir…

Voilà un roman, là encore idéal pour l’hiver. Banquise, glace, ours, tempête, tous les éléments sont rassemblés pour nous embarquer dans le froid nordique. Si l’histoire peine un peu à démarrer, le récit devient réellement haletant lorsque Jack se retrouve livré à lui-même. Folie et raison s’entremêlent. Que se passe-t-il lorsque l’obscurité envahit Gruhuken ? L’île est-elle réellement hantée ? Et quelles sont ces légendes dont on ne veut pas parler ? Le suspense est omniprésent et l’aventure est au rendez-vous.