J’ai encore menti !

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J’ai encore menti

Laura travaille dans le social. S’occuper des autres est sa priorité. Mais Laura est pleine de doutes. Elle a du mal à se contenter de son simple quotidien et ne parvient pas être heureuse. Un tragique accident de poney va effacer sa mémoire. Du jour au lendemain, la jeune femme se prend pour une reine, et ne comprend plus rien au monde qui l’entoure. Les rencards, les courses, conduire une voiture ; elle doit tout réapprendre de zéro. Quant aux expressions de la vie de tous les jours, Laura les prend au premier degré. Fous rires assurés !

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de romans de Gilles Legardinier. Il faut dire que l’auteur avait placé la barre très haut en matière de comédie avec « Demain j’arrête ». Mais lorsque les éditions J’ai Lu m’ont proposé de lire « J’ai encore menti ! », j’ai sauté sur l’occasion. Le résumé annonçait une histoire tellement drôle que je n’ai pas su y résister. Qui plus est, ces derniers temps, je n’ai pas lu d’ouvrages très prenants.

« J’ai encore menti ! » prouve plusieurs choses en ce qui concerne son auteur : il sait nous faire rire, nous embarquer dans un autre univers et surtout, il a une plume très féminine. Après lecture, on n’imagine absolument pas que derrière cette histoire se cache un homme ! J’ai eu de nombreux fous rires durant ma lecture en compagnie de Laura, une héroïne attachante et souvent drôle malgré elle. Un livre très agréable à lire en somme, que je vous conseille vivement lorsque vous avez le moral dans les chaussettes !

Migraaaants

Migraaaants

Nous sommes tous des migrants, c’est en tout cas ce que souhaite nous faire comprendre Matéi Visniec, l’auteur de la pièce de théâtre « Migraaaants ».  Dans cet ouvrage, une succession de scènes autour de la migration attend le lecteur. Il y a les passeurs qui font leur petit business et qui mettent la pression aux gens. Il y a les migrants qui veulent poser leurs valises en Europe. Et il y a les habitants qui vivent près des frontières et qui voient passer chaque jour de plus en plus de monde devant leurs fenêtres. Chacun a peur à sa manière. Pour soi, pour sa famille. Pour l’avenir.

Véritable comédie noire « Migraaaants » mélange le drame au cynisme. Après plusieurs mois d’enquête en tant que journaliste pour RFI, Matéi Visniec présente une pièce de théâtre hautement d’actualité avec des destins croisés de réfugiés. On rit de l’absurdité, de la réalité tragique et on réfléchit. Car c’est là toute la puissance de la pièce : l’auteur ne prend pas parti mais nous donne tous les éléments possibles pour nous faire notre propre opinion sur le sujet.

« Migraaaants » est une pièce que je vais découvrir dans les neuf mois à venir. Car après l’avoir lue, je vais la jouer sur scène. Et si l’envie vous prenait de venir voir la représentation, sachez qu’elle se déroulera au moins de juin à Forbach.

Ceux qui voulaient voir la mer

Ceux qui voulaient voir la mer

Lilou a décidé de quitter le tumulte de la vie parisienne pour emménager à Nice, avec son fils Marius. Entre son travail à la bibliothèque, ses cours de yoga et sa vie de mère célibataire, la jeune femme n’a pas le temps de chômer. Et pourtant, elle prend le temps un jour de faire connaissance avec Aurore, une dame de 90 ans, rencontrée au parc. Toutes les semaines, cette dernière attend Albert, son grand amour, parti à New York après la guerre. Bien décidée à l’aider à retrouver le seul homme qui ait fait battre son cœur, Lilou risque pourtant de s’y brûler les ailes.

J’aurai bientôt lu tous les romans de Clarisse Sabard et à chaque fois, je suis charmée par ses histoires. « Ceux qui voulaient voir la mer » n’échappe pas à la règle. J’ai tout de suite été embarquée dans cette amitié naissante entre Lilou et Aurore. L’amour de jeunesse raconté par la vieille dame est digne d’un conte de fées. Tout comme le personnage principal, le lecteur n’a qu’une envie : faire en sorte qu’Aurore et Albert se retrouvent une bonne fois pour toutes. Mais dans sa quête pleine de bienveillance, Lilou va être confrontée à pas mal de rebondissements.

A l’instar des autres romans de l’auteure, les personnages sont attachants et le récit, rondement bien mené. Le début m’a fait penser au best-seller de Tatiana de Rosnay, « Elle s’appelait Sarah ». L’histoire en elle-même m’a beaucoup touchée, et s’avère très prenante, dans la mesure où on ne s’attend pas à certains événements. Et je ne dis pas ça parce que Lilou est bibliothécaire comme moi !  C’est donc officiel : « Ceux qui voulaient voir la mer » est mon second coup de cœur pour cette année !

Carnets d’aventures ordinaires

Carnets d’aventures ordinaires

Dans sa nouvelle saga baptisée « Carnets d’aventures ordinaires », Mademoiselle Caroline a décidé de s’attaquer à l’homme pour son premier volume. Ici, l’homme est viril, cinglant. Il a la réplique facile. Il fait son gros dur, mais en grattant un peu l’écorce, on se rend compte qu’en dessous, c’est un nounours tout gentil.

J’ai déjà lu pas mal de bandes dessinées de Mademoiselle Caroline. Il y en a certaines que j’ai aimées, d’autres moins. Pour « L’homme », c’est d’abord le format qui m’a attiré. Puis en l’ouvrant, je n’étais plus si sûre de mon coup, j’avais l’impression que le dessin était un peu bâclé, mais je me suis dit : « Allons, c’est Mademoiselle Caroline, il faut la lire ». Et c’est ce que j’ai fait. Et je me suis amusée ; j’ai ri. Beaucoup. Si vous n’aimez pas l’humour noir ou que vous prenez tout au premier degré, passez votre chemin, mais autrement, jetez-vous dessus ! C’est drôle, piquant, très sarcastique, bref, ça m’a beaucoup plu et je me demande bien quel sera le sujet du second volet !

Les Zola

Les Zola

L’histoire démarre en 1863, alors qu’Edouard Manet peint le très célèbre tableau « Déjeuner sur l’herbe ». Nous faisons la connaissance d’Emile Zola, lors d’une soirée où ses amis artistes lui présentent l’un de leurs modèles, Gabrielle. A l’époque, le futur écrivain vit encore avec sa mère et travaille peu sur son écriture. Il est pour le moment simple pigiste aux éditions Hachette. Grâce à sa nouvelle petite amie, Emile décide de se concentrer un peu plus sur son rêve d’être publié, au grand dam de sa maman. Si le mariage tarde à se faire, l’amour entre les deux jeunes gens est grandissant. Gabrielle devient la muse de Zola. Son milieu de naissance donne lieu à la saga « Les Rougon-Macquart ». Le couple embauche Jeanne pour les aider à la maison. Mais entre Zola et cette dernière, la relation ne sera pas seulement courtoise…

« Les Zola » est une bande dessinée biographique sur une famille littéraire emblématique. Réalisée par Méliane Marcaggi et Alice Chemam, elle s’attarde sur la vie privée de l’un des plus grands écrivains français du XIXe siècle. Emile Zola est un grand auteur, mais il est aussi infidèle dans sa vie de couple, comme le sont de nombreux hommes à l’époque. La BD nous présente les deux femmes de sa vie et leur rôle dans la carrière de l’écrivain. Si la première le soutiendra jusqu’au bout, malgré sa liaison avec Jeanne, la seconde sera son véritable amour et la mère de ses enfants.  Outre la vie intime de l’auteur, l’ouvrage évoque également son ascension, de la publication de ses livres au fameux « J’accuse ! » et à son entrée au Panthéon. Voilà un portrait touchant qui m’a appris bien des choses sur la vie personnelle de Zola !