Blacklistée

oiseaux sur un fil

Blacklistée

Regan fait partie des filles les plus populaires du lycée. A la rentrée, elle souhaite intégrer le cercle très fermé des pom-pom girls. Mais lorsque ses messages privés se retrouvent placardés sur les casiers de l’école, c’est tout son monde qui s’effondre. Insultes, menaces, mensonges, manipulations, tout est exposé. Du jour au lendemain, l’adolescente devient une véritable paria. Ses amis l’ont tous lâchées. Seul Nolan, le frère de sa meilleure amie, commence à s’intéresser à elle.

« Blacklistée » de Cole Gibsen figurait depuis un bon moment sur ma liste de livres à lire. Déniché dans un marché aux puces, j’ai enfin pu le lire. Le dévorer en fait. Car, le roman se lirait presque d’une traite. L’histoire de Regan est loin d’être anodine, puisqu’elle évoque le harcèlement scolaire. Sur fond de mal-être, de dépression, voire de suicide, se trouve aussi une jolie histoire d’amitié, au départ complètement improbable, qui pourrait bien se terminer en histoire d’amour.

Le point fort dans « Blacklistée » réside dans le projet élaboré par Nolan, l’élève un peu exclu de ses camarades. Avec Regan, celui-ci va mettre en œuvre un reportage censé changer l’ambiance au lycée et le comportement de ses pairs.  Un roman Young Adult parfait pour amorcer le sujet qu’est le harcèlement (physique, virtuel) à l’école.

La tête de l’emploi

homme avec pull sur la tête

La tête de l’emploi

Bernard, quinquagénaire, a le ciel qui lui tombe sur la tête. En quelques heures à peine, il perd son job de banquier, se fait plaquer par sa femme et retourne vivre chez ses parents pour ne pas se retrouver à la rue. La loose totale en somme ! Qui plus est, papa et maman ne sont pas vraiment ravis que leur rejeton revienne au bercail. Mais très vite, l’organisation d’antan est de retour. « Bernard, n’oublie pas les courses ! « , « Bernard, brosse-toi les dents ! » Et c’est sans compter la dernière lubie de la famille, à savoir : trouver une nouvelle femme à Bernard. Qui a dit que la vie était un long fleuve tranquille ?

Après avoir lu déjà trois-quatre romans de David Foenkinos, je me suis attaquée à « La tête de l’emploi », à la couverture assez drôle, il faut le souligner. On ne peut avoir que de la compassion pour Bernard. Lui qui a toujours été exemplaire dans son travail, se retrouve à la porte à cause de « la crise » et d’un petit énervement qui a mal tourné avec un client. Pour son couple cependant, aucune excuse. Si Bernard n’est pas allé voir ailleurs, il n’y met pas du sien pour autant et ne prête plus aucune attention à sa femme.
Le réaménagement dans la chambre de son enfance est assez cocasse, et les rapports avec son ex et sa fille, plutôt houleux. Mais Bernard n’hésite pas à s’inventer une vie pour leur faire croire que tout va bien. Et puis un jour, tout finit par bien aller, grâce à une rencontre pas du tout hasardeuse…

Je vous laisse sur ces points de suspension, car je n’aime pas spoiler et ça pourrait vous gâcher le roman si vous comptiez le lire. Toujours est-il que c’est le premier roman plutôt humoristique de David Foenkinos que je lis. Bon d’accord, tout n’est pas drôle dans le récit mais le ton est disons… léger, ce qui fait que les pires situations passent très bien ! Ça se lit vite, c’est dynamique, il y a beaucoup de paragraphes et de petits chapitres ce qui fait qu’on s’y attache finalement à ce Bernard ! Une lecture bien sympathique, prise de tête non incluse !

S’enfuir

homme couché menotté à un radiateur

S’enfuir

En 1997, Christophe André se lance dans l’humanitaire en devenant responsable d’une ONG médicale dans le Caucase. Une nuit, alors qu’il dort paisiblement, il se fait enlever. Cagoulé, il est emmené vers une destination inconnue par un groupe de Tchétchènes. Il est ensuite enfermé dans une pièce qui contient pour unique mobilier un matelas, et se retrouve menotté à un radiateur. Sa captivité durera 111 jours.

Guy Delisle a toujours ou presque publié des récits bullesques autobiographiques. Ce fut le cas pour « Pyongyang », mais aussi « Chroniques birmanes » ou « Chroniques de Jérusalem ». « S’enfuir » est né d’une rencontre avec Christophe André. En entendant les mésaventures de ce dernier, il a décidé de s’entretenir plus en profondeur avec l’ancien otage pour pouvoir raconter son histoire.
A aucun moment, durant ces 111 longues journées, Christophe André n’a su ce qui l’attendait. N’ayant aucune nouvelle de l’extérieur et ne comprenant pas la langue de ses ravisseurs, il est resté prostré, imaginant d’abord que l’enfer ne durerait quelques heures…Les jours passent et se ressemblent. Il devient dur de tenir quand on nous sert la même bouillie et qu’on ne nous donne qu’un petit quart d’heure pour nous balader dans la pièce ou pour faire nos besoins. Avec le temps, les espoirs s’amenuisent malgré certains signes et Christophe André en vient à imaginer sa propre évasion…
Mes amis, quel récit ! Quand on voit le pavé qu’est « S’enfuir », on imagine mal comment Guy Delisle peut remplir autant de pages avec une histoire dans laquelle il ne se passe à-priori pas grand-chose. Eh bien, détrompez-vous ! On est happé tout du long par cette séquestration qui dure plus de trois mois. Comment ne pas compatir au sort de Christophe André ? Comment ne pas se poser les mêmes questions que lui quant à son futur ou sur ce qu’ont ses ravisseurs en tête ? Et puis, pourquoi lui ? Toutes ces interrogations ne trouveront pas forcément réponse mais une chose est sûre : le quasi huis-clos de Guy Delisle est trépidant !

Adopteunjules.com

princesse avec un crapaud dans son lit

Adopte un jules.com

Adopteunjules.com est tiré d’un spectacle éponyme qui cartonne en France et à l’étranger depuis 2013. Plus de 250 000 spectateurs (bon, surtout des spectatrices) y ont déjà assisté. Dans cet ouvrage, Elisa Valentin et André Gaston donnent les clés aux princesses célibataires pour trouver le prince charmant et le garder.

Contrairement aux préjugés, ce petit « guide de survie » s’adresse aussi aux femmes en couple car, outre les conseils pour faire de bonnes rencontres, on y découvre également des recommandations pour le tout premier week-end en amoureux, le moment de l’emménagement et même la question du mariage. Comme de nombreux guides similaires, ce livre comporte de multiples clichés, des citations drôles et des scènes de la vie quotidienne qui ne sont pas sans rappeler des expériences que l’on aurait pu vivre personnellement.
Un ouvrage que l’on peut aussi mettre entre les mains des hommes pour les aider à mieux comprendre les femmes !

« Princesse : (n.f singulier) Jeune femme intelligente, sexy, drôle, dynamique qui, à la nuit tombée, mojitos obligent, croit en général embrasser un beau prince charmant et, au petit matin, se réveille, toujours, à côté d’un vilain crapaud. Contrairement aux croyances populaires, la vie de la princesse ne tient pas du conte de fées mais du cauchemar. A noter qu’une princesse ne fait jamais caca. A la limite elle murmure dans sa culotte. Et quand elle pète, ça fait des paillettes. »

Le jour où le bus est reparti sans elle

femme qui attend le bus

Le jour où le bus est reparti sans elle

A 20 ans, Clémentine a du mal à s’épanouir, elle qui traîne la poisse partout où elle se rend. Afin d’adopter la zen-attitude, la Parisienne décide, outre le fait de se mettre au yoga, de rejoindre un club de méditation présidé par le grand manitou Jean-Eudes. Avant d’atteindre le lieu secret et isolé prévu pour le week-end, le groupe fait en chemin une halte dans une épicerie. Nouvelle dans l’équipe, Clémentine va être oubliée sur place, à son grand désarroi. Mais c’est sans compter sur Antoine, le propriétaire de la boutique, qui va lui proposer de l’héberger pour deux jours et de passer du temps avec lui. D’abord méfiante, la jeune femme va finalement accepter son offre et passer un week-end extraordinaire, au-delà de ses espérances…

« Le jour où le bus est reparti sans elle » est une bande dessinée philosophique signée Beka, Marko et Cosson. Dans un premier temps, c’est le titre et la couverture qui m’ont séduite. Et puis finalement, c’est la BD toute entière qui est devenue un coup de coeur. Ce premier opus s’apparente à un feel good book, qui veut nous faire voir la vie du bon côté et nous apprendre à être optimiste en toute circonstance.

Antoine, le propriétaire de l’épicerie, enseigne à Clémentine l’art du bonheur au quotidien. Accompagnée de deux autres personnages durant ce week-end pour le moins original, la jeune femme apprend à se détendre et à ne faire qu’un avec la nature. Par le biais de récits de contes philosophiques, Antoine réussit à réconforter Amandine, et le lecteur !

Les contes retranscrits en BD à l’intérieur de cet album sont à la fois simples et fabuleux. Moi qui avais beaucoup aimé les cours de philosophie en Terminale et qui suis un brin pessimiste dans la vie, cette bande dessinée m’a fait un bien fou. Et que dire de la page qui rassemble des citations et des proverbes méditatifs ? Ce n’est que pur bonheur !