Grandir avec les Schtroumpfs

Grandir avec les schtroumpfs

Aux éditions Le Lombard, une nouvelle collection ayant pour héros les Schtroumpfs a vu le jour. Il s’agit de « Grandir avec les Schtroumpfs », qui rassemble de petits albums permettant aux parents de mieux dialoguer avec leurs enfants. A la maison, comme au village, il est normal de se poser des questions sur soi, sur les autres, de se sentir parfois un peu perdu, voire incompris. Pour bien grandir, Thierry Culliford, Dalena et Falzar ont imaginé des tomes mêlant histoire et dossier éducatif, à l’aide de Diane Drory, psychologue et spécialiste des troubles de la petite enfance.

En tant que grande fan des Schtroumpfs, je ne pouvais pas passer à côté de ces albums. Je ne me suis pas penchée tout de suite dessus car je pensais qu’il s’agissait simplement d’un dossier et de petites astuces. Et puis j’ai découvert que pour chaque volume, une histoire inédite avait été créée. Et là, ni une, ni deux, j’ai foncé ! Dans cette nouvelle collection, on découvre des Schtroumpfs beaucoup plus expressifs, avec un petit trait de modernité ; le Schtroumpf à lunettes par exemple, porte de gros verres comme c’est à la mode en ce moment. Les émotions sont plus palpables sur le visage des lutins bleus et personnellement, je fonds, je les trouve vraiment trop mignons ! Il existe déjà 6 tomes de cette nouvelle série, à savoir :

  • Le Schtroumpf qui n’aimait que les desserts
  • Le Schtroumpf qui était maladroit
  • Le Schtroumpf qui avait peur du noir
  • La Schtroumpfette est un Schtroumpf comme les autres
  • Le Schtroumpf qui trouvait tout injuste
  • Le Schtroumpf qui racontait des mensonges.

J’ai déjà lu les trois premiers de la liste et j’ai hâte de découvrir les suivants. Comme vous pouvez le constater, pour chaque album, c’est souvent un trait de caractère qui est mis en avant. Voilà une belle idée pour évoquer les émotions avec en particulier les enfants âgés de 3 à 6 ans. Mais on le sait déjà, les Schtroumpfs, c’est intergénérationnel !

Jack l’Eventreur démasqué – l’enquête définitive

Jack l’Eventreur démasqué

1888, Londres, quartier de Whitechapel : Dans la nuit du 31 août, le corps d’une prostituée répondant au nom de Mary Ann Nichols git dans une mare de sang. On ne le sait pas encore mais il s’agit du premier crime d’un certain Jack l’Eventreur. Quatre autres assassinats suivront. Les victimes sont toutes des femmes et pour la plupart des filles de joie. Le tueur en série ne fait pas de détails : gorge tranchée, abdomen ouvert, reins et utérus retirés, leurs organes sont extirpés. Pour les enquêteurs, cela ne fait aucun doute : le meurtrier possède forcément des notions en chirurgie.

Pourtant, un siècle plus tard, le mystère demeure toujours : qui est Jack l’Eventreur ? Pour Sophie Herfort, qui a travaillé durant vingt ans sur la résolution de cette énigme, la réponse est sans appel : il s’agirait d’un haut gradé de Scotland Yard. Pour le prouver, la professeure de français langue étrangère dévoile dans son ouvrage baptisé « Jack l’Eventreur démasqué – l’enquête définitive » pas moins d’une trentaine de preuves qui accable Sir Melville Leslie Macnaghten, un inspecteur évincé quelques jours avant les premiers crimes de Jack l’Eventreur. Un homme qui refera surface neuf mois après les faits et qui finira par quitter la police à cause de troubles psychiatriques.

La première partie de l’enquête relate les événements minute par minute dans le quartier de East End. Un récit digne d’un polar ! La seconde partie est consacrée à la théorie de Sophie Herfort. Propos ambigus, coïncidences, son argumentation reste plausible. Pour autant, l’affaire n’est pas classée. Sir Melville Leslie Macnaghten n’est pas le seul suspect dans l’histoire et il ne serait pas très malin de prendre le livre pour parole d’évangile. Cette première lecture reste très intéressante pour découvrir l’histoire de l’un des plus célèbres tueurs en série. Pour le reste, les informations sont à mettre au conditionnel. Sophie Herfort n’est pas la première à clamer qu’elle a démasqué Jack l’Eventreur et elle ne sera sûrement pas la dernière…

On se reposera plus tard

On se reposera plus tard

Certains disent qu’une fois passée un certain âge, il serait raisonnable de rejoindre une maison de retraite ? Sous prétexte que l’on n’aurait plus tout sa tête, que cela deviendrait dangereux de vivre seul… Mais quid des personnes ayant encore toute leur autonomie et leur joie de vivre ? Et de celles qui sont introverties ? Timides ? Pour les personnes seules dans ce cas de figures, il existe une alternative : les « MARPA ». Derrière cet acronyme, se cachent les Maisons d’Accueil et de Résidence pour les Personnes Âgées.  Si beaucoup s’inscrivent en effet dans les EHPAD, les MARPA, elles, sont conçues pour des personnes d’un certain âge encore autonomes. Implantées un peu partout en France, elles offrent des lieux de résidence collectifs non médicalisés. Et c’est tout l’objet de la bande dessinée « On se reposera plus tard », écrite et illustrée par Claire Le Meil et Brigitte Luciani. Le duo a passé beaucoup de temps dans ces structures, notamment à celle de Monteaux, afin de restituer le quotidien des encadrants comme des résidents le plus clairement possible.

Mêlant fiction et éléments documentaires, la bande dessinée fait découvrir aux lecteurs un endroit à part, bien loin des préjugés. Ici, il est question d’accompagner les personnes âgées sans remettre en cause leur autonomie. On découvre ainsi des studios tout confort, des activités régulières, diverses et variées pour casser la routine, tisser du lien social et susciter de nouvelles passions. Avec une palette de couleurs limitée, les auteures-illustratrices dépeignent un univers douillet, sécurisant, qui symbolise tout sauf la fin de vie.

Flic

Flic

Valentin Gendrot est un journaliste spécialisé dans les reportages immersifs. Durant six mois, il a intégré le commissariat du 19e arrondissement de Paris. Objectif : infiltrer la police française dans un quartier populaire pour mieux comprendre l’envers du décor. Pour ce faire, Valentin a dû mettre sa vie entre parenthèses. Il a suivi une formation à l’école de police de Saint-Malo pour pouvoir ensuite officier dans un commissariat. Mais avant de pouvoir rejoindre l’équipe, il est passé par une autre case, celle de l’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de Paris. Après cela, l’auteur nous raconte la vie du commissariat : ses membres, leurs comportements, la précarité des conditions de travail, les bavures, la violence…

« Flic » n’était pas à la base dans mon programme de lecture, mais j’étais tellement intriguée qu’il s’est inséré dans ma PAL. Le livre est avant tout un témoignage, assez percutant il faut le dire. Qu’est-ce qui est choquant dans ce récit ? Trois choses :

  • La formation très (-trop-) courte d’adjoint de sécurité à laquelle on peut adhérer facilement. C’est un peu la formule low-cost des policiers contractuels puisqu’elle ne dure que trois mois. Trois mois alors qu’ensuite, on peut très bien être envoyé sur le terrain avec d’autres policiers mieux gradés.
  • La violence et les propos racistes au sein de la police. Alors bien entendu, tout le monde n’est pas parfait et ce n’est pas parce que quelques personnes ne sont pas exemplaires qu’il faut mettre tout le monde dans le même sac.
  • Le corporatisme. Oui, on se soutient les coudes entre collègues, mais il faut savoir faire la part des choses, notamment lorsqu’il y a bavure.

J’apprécie beaucoup les reportages immersifs de ce genre. Il y a un côté détaché qui permet au lecteur de prendre la température et de découvrir un milieu souvent méconnu. Ici, s’il n’y a pas d’énormes scoops, on se rend bien compte que le milieu aurait bien besoin de renouveau. Plus de budget, des formations plus poussées, etc.

Le projet a duré deux ans. Deux années durant lesquelles l’éditeur a dû garder cela secret pour garantir sa publication. Aussi, le livre a été imprimé à l’étranger et les journalistes ont dû lire l’ouvrage à huis-clos dans le cabinet de l’avocat. Ne vous attendez pas à du sensationnel avec cet ouvrage, mais à un récit de vie qui donne envie de faire bouger les choses.

Les délices de Tokyo

Les délices de Tokyo

Sentarô gère une échoppe dans laquelle il vend à emporter des dorayaki, des pâtisseries japonaises. Un jour, Tokue, une dame âgée aux doigts déformés, lui propose son aide, elle qui sait faire la pâte de haricots rouges comme personne. D’abord réticent, Sentarô se laisse finalement convaincre. Du jour au lendemain, il voit sa clientèle doubler ; une clientèle conquise par la nouvelle recette et la personnalité de Tokue.

« Les délices de Tokyo », c’est un livre que je n’avais pas prévu de lire à la base ! J’en avais entendu beaucoup de bien sur les blogs et je comptais l’offrir. Et puis ça n’a plus été possible et j’ai conservé l’exemplaire. C’est une lecture savoureuse, facile, qui nous plonger dans l’univers culinaire japonais. L’ouvrage au format poche n’est vraiment pas épais (je crois qu’on n’atteint pas les 200 pages) et il s’avère vite lu. Au-delà de la simple échoppe, on découvre des personnages attachants, au passé parfois très sombre. Derrière les drôles de mains de Tokue se cache en fait une maladie connue de tous et qui, une fois révélée, va tout faire basculer.

Le roman de Durian Sukegawa a par ailleurs été adapté au cinéma par le Naomi Kawase et a été primé à Cannes. Il ne fait nul doute qu’à l’occasion je le regarderai !