P.-S. : Joyeux Noël

P.-S. : Joyeux Noël

Sept auteures pour six nouvelles autour de Noël, voilà à quoi l’on pourrait résumer le livre « P.-S. : Joyeux Noël », disponible aux éditions J’ai Lu. Le lecteur y découvre six histoires, dont voici un pitch rapide :

  • « Sapins blancs et mouton noir », de Fanny Gayral : Clara vient de remporter un séjour au ski grâce à un concours, et décide d’en profiter cette fois, quitte à faire faux bond à sa famille pour le réveillon. Et il semblerait bien qu’Arthur, le moniteur, lui ai tapé dans l’œil.
  • « Le Cercle des Pères Noël disparus », de Georgia Caldera : Armance déteste Noël et sa rupture avec Maxence n’a en rien arrangé les choses. Pour s’occuper, elle rejoint un groupe Facebook baptisé « Le Cercle des Pères Noël disparus », qui lutte contre le capitalisme. Parmi les membres, elle se fait une nouvelle amie.
  • « Du pain d’épice et des photos de famille », de Fanny André : Pour les fêtes, Romane retrouve sa famille dans la maison qui l’a vue grandir. Il y a sa mère, son père, ses deux frères Ruben et Rafaël, et le chien, Tolkien. Ensemble, ils se mettent au défi de réaliser plusieurs photos marquantes de leur passé, en les reproduisant avec les mêmes postures qu’à l’époque. [Ma préférée du recueil]
  • « Qui veut remplacer le Père Noël ? », d’Angéline Michel : Destination la Finlande pour Noélie et son petit-ami. Là-bas, Noël est sacré, et pour cause : le père de famille n’est autre que le Papa Noël !
  • « Le réveil des Emotifs Anonymes », de Mary Matthews et Amélie C. Astier : Depuis peu, Callie fait partie d’un groupe d’entraide, « Les Emotifs Anonymes ». Parmi les membres, on trouve aussi bien des timides, des bipolaires, des déprimés, des angoissés que des colériques. Et dans le lot, il y a Stark, qui fait battre le cœur de notre héroïne.
  • «  De l’autre côté du miroir : mission, talons, flocons », de Cécile Chomin : Mélissa et Elina sont jumelles. Pour les fêtes de fin d’année, elles se réunissent en famille et découvrent une lettre que leur a laissée leur grand-mère décédée. Cette dernière les met au défi d’échanger leurs rôles pour renouer les liens.

Le recueil compte donc aussi bien des romances que des comédies, le tout saupoudré de thé aux épices, de biscuits savoureux et de décors hivernaux. Certains ne jurent que par Noël, d’autres ont en horreur cette fête pour bien des raisons. Dans tous les cas, la famille y joue un rôle prépondérant. Je ne suis pas une grande fan des nouvelles en général, mais je dois dire que j’ai particulièrement aimé ce livre. J’essaie depuis peu de lire au moins 2-3 livres autour de Noël quand les fêtes de fin d’année approchent. C’est un peu la lecture doudou, l’envie de se plonger dans une jolie romance enneigée pour rêver un peu et penser à autre chose. En tout cas, avec « P.-S. : Joyeux Noël », la mission est accomplie !

Les vieux qui se faisaient la malle

Les vieux qui se faisaient la malle

Lucien est mort, retrouvé froid sur ses toilettes. Ses amis, Martial, Gilbert, Jacques et Armand sont tristes. Et après réflexion, ils ne veulent pas mourir « bêtement » comme lui. Ils ont alors eu une idée : planifier leur propre mort le 1er août de l’année prochaine. Direction Miami, l’Afrique, les montagnes suisses et Algarve, pour vivre une ultime année de retraite à fond.

Un peu d’humour en ce moment ne fait pas de mal, bien au contraire ! « Les vieux qui se faisaient la malle » est une histoire imaginée par Anne-Lise Besnier. L’idée de départ est assez originale et c’est sans doute celle qui m’a fait pencher sur cette lecture : des amis retraités qui décident d’organiser leur propre mort, il faut oser ! Surtout que parmi eux, il y en a notamment un qui est marié… C’est une comédie grinçante qui nous embarque aux quatre coins du monde. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu, la vie va y mettre son grain de sel, souvent pour le meilleur, parfois pour le pire. Entre voyages, divertissements et bons sentiments, le roman réussit le pari de nous détacher du quotidien grâce à un récit des plus farfelus. « Encore ! » avons-nous envie de dire…

Les dédicaces

Les dédicaces

Claire est une Parisienne passionnée de lecture. Son passe-temps favori ? Ecumer les librairies à la recherche de livres dédicacés dont elle fait la collection. Cette fois-ci, elle dégote chez un bouquiniste un ouvrage à la dédicace vulgaire. L’auteur, Frédéric Hermelage, y a laissé son numéro à une certaine Salomé, avec un compliment plutôt outrancier. Pourtant, le roman n’a rien à voir avec le style de la dédicace. Claire va alors se lancer sur la trace de cet écrivain.

Lire un roman de Cyril Massarotto pour moi, c’est un peu comme une lecture doudou. Jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçue par ses écrits et « Les dédicaces » en est une preuve supplémentaire.  Tout d’abord, parce que le personnage est à la fois drôle et original : une amoureuse des livres certes, mais qui conserve des ouvrages dédicacés, même s’ils ne lui sont pas destinés (2564 au total). Ensuite, parce que le lecteur baigne dans le monde littéraire. Enfin, parce que cette histoire se rapproche d’un vaudeville et j’adore ça ! C’est un roman court, léger, où tout le monde en prendre pour son grade, aussi bien l’héroïne, que l’auteur, les blogueurs que les romanciers à succès. La plume de Cyril Massarotto est addictive. Entre sarcasme et conquête amoureuse, il n’en fallait pas moins pour me séduire.

Baisers ratés de Paris

Baisers ratés de Paris

Paris. Un voyageur rejoint son amie dans la capitale, espérant qu’elle l’embrassera d’un moment à l’autre. Mais à l’aéroport rien. Devant Notre-Dame, non plus. Tout en haut de la Tour Eiffel, rien à signaler. Au fur et à mesure de son escapade, le jeune homme déchante. Aucun lieu ne semble être approprié, mais l’espoir meurt en dernier, paraît-il.

C’est un joli album jeunesse que je vous présente aujourd’hui : il s’agit de « Baisers ratés de Paris » écrit et illustré par Davide Cali et Anne Rouquette. Outre une belle histoire d’amour, c’est avant tout l’occasion pour les lecteurs de découvrir les secteurs les plus emblématiques de Paris, et de Versailles également. Avec une chouette palette de couleurs, le récit nous fait voyager entre le Jardin des Plantes et le Sacré-Cœur, en passant par Le Louvre. Il y a là de quoi donner des envies de balades, et de promenades romantiques au cœur de Paris. Un album drôle, tendre et qui donnera envie de faire plus ample connaissance avec la ville lumière.

Tu verras maman, tu seras bien

Tu verras maman, tu seras bien

Après une carrière dans le secteur de l’automobile, Jean Arcelin a fait un virage à 360° pour devenir directeur d’EHPAD. C’est dans le sud de la France que l’ancien concessionnaire a démarré sa nouvelle carrière, d’abord dans un petit établissement, puis dans une structure pouvant accueillir jusqu’à 120 personnes. Il a côtoyé le pire, mais aussi le beau. Il a été confronté au manque de moyens, de personnels, à des vieilles personnes isolées qui s’accrochent à la vie, à des hommes et des femmes passionnés par leur travail.

A travers son témoignage disponible aux éditions J’ai Lu, l’auteur nous dévoile l’envers du décor de plusieurs EHPAD.  Difficile de ne pas se révolter contre ces grands groupes qui grignotent ici et là pour réaliser des économies, au détriment des personnes âgées. Nourriture qui laisse à désirer, manque de soins, d’attention, certaines situations sont aberrantes. Heureusement, dans le lot, il y a de belles histoires, comme cette dame qui a la maladie d’Alzheimer et qui vit une histoire d’amour avec un homme handicapé, ou Madame Gervais qui s’est liée d’amitié avec Nadia, qui est aux petits soins pour elle…

Au cours de ma lecture, j’ai été parfois attendrie, tantôt bouleversée, mais souvent horrifiée. Je ne comprends pas la stratégie de ces grands groupes qui ont le monopole, qui font de sacrés bénéfices, mais qui ne se mettent pas un seul instant à la place des personnes âgées qu’elles hébergent. En 2060, nous serons environ 5 millions de Français en situation de dépendance. Il faut que les choses bougent, et tout de suite. Tout le monde ne peut pas garder un parent dépendant auprès de lui ; tout le monde n’a pas les moyens de payer une place en maison de retraite. Faisons en sorte que nos personnes âgées aient une belle fin de vie.