Dans les coulisses de Notre-Dame de Paris

Dans les coulisses de Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris est une cathédrale monumentale, un monument historique et emblématique de la ville de Paris. Si nous avons eu l’occasion de visiter les lieux et de nous documenter dessus, il est peu probable que nous en connaissions les coulisses. Cela tombe bien, c’est tout l’objet de la bande dessinée, qui nous emmène là où personne n’est jamais allé (ou presque), et nous fait aller à la rencontre de toutes ces personnes qui animent et font vivre la cathédrale.

Scénarisé par Alfonso Font et illustré par Joël Alessandra, l’ouvrage, sous forme de récit journalistique, marque le début d’une nouvelle série baptisée « Dans les coulisses de… » aux éditions Jungle. L’objectif est de nous faire découvrir l’envers du décor, ainsi que les personnages qui y gravitent. Pari réussi pour « Dans les coulisses de Notre-Dame de Paris » que j’ai trouvée vraiment intéressante et qui m’a donné envie de lire le chef-d’oeuvre de Victor Hugo. L’histoire d’Esmeralda et du Bossu ne sera pas pour tout de suite, mais je me fais la promesse d’acheter l’ouvrage dans les prochains mois !

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Les mijaurées

Les mijaurées

Balzac disait : « L’amitié est le lien de deux âmes similaires, unies par leur force, et néanmoins indépendantes ». Cette citation pourrait très bien résumer le roman « Les Mijaurées » d’Elsa Flageul. Paru aux éditions Milady, l’ouvrage évoque une amitié née sur les bancs de l’école, celle de Lucile et Clara, qui va se prolonger à l’âge adulte.

En 1992, alors que la crise et le Sida font rage, Clara et Lucile fréquentent le même collège élitiste. Les deux adolescentes ont un coup de foudre amical l’une pour l’autre. Le coup de fil quotidien du soir ne suffit pas ; les soirées en duo se multiplient et les vacances d’été en Suède aussi. Les années passent et bien qu’elles ne soient plus dans la même classe, Clara et Lucile sont plus proches que jamais et ce, malgré la mort, la passion, et la maladie qui peuvent les entourer. En 2001, les tours du World Trade Center s’effondrent, le monde change de regard. Certains rêves se réalisent, d’autres pas. Lucile tourne son premier film. Quant à Clara, elle signe son roman avec une maison d’édition. Leur amitié connait aussi des travers, des blessures, des jalousies. Les deux femmes s’éloignent pour mieux se rapprocher. Impossible de ne pas s’attacher à ces deux personnalités très touchantes, à leur fraîcheur de vivre. Voilà une belle amitié fusionnelle, que l’on ne peut qu’envier et admirer.

Adèle et les noces de la Reine Margot

Adèle et les noces de la reine Margot

Nombreux sont les enfants qui n’aiment pas lire. Alors lorsque leur professeur leur donne pour devoir de vacances de lire un livre, ce n’est pas de bon cœur qu’ils se mettent à l’ouvrage. Et pourtant Adèle va bel et bien devoir lire « La Reine Margot » si elle veut remonter sa moyenne. Un peu perdue depuis le décès de sa grand-mère il y a 6 mois et beaucoup plus intéressée par les histoires de garçons, l’adolescente se plonge pourtant dans le roman d’Alexandre Dumas. Et l’incroyable va se produire : chaque nuit, Adèle devient un personnage du roman. Ses rêves sont d’une telle intensité qu’elle va peu à peu perdre pied pour ne plus avoir envie de se réveiller.

Alors que les noces de la Reine Margot battent leur plein, les tensions entre les Catholiques et les Protestants sont de plus en plus fortes. La nuit de la Saint-Barthélemy approche. En pleine période de la Renaissance, Adèle va découvrir que la lecture est un loisir loin d’être ennuyeux. Avec son livre, elle peut désormais remonter le temps, revivre une autre époque et se glisser dans la peau d’un personnage de la vie courante. Paru aux éditions Castelmore, « Adèle et les noces de la Reine Margot » est un petit bijou signé Silène Edgar. Cette dernière, spécialisée dans l’écriture de romans jeunesse, s’est vu décerner en 2014 le prix Gulli, aux côtés de Paul Beorn pour « 14-14 ». Avec son nouvel ouvrage, il ne fait aucun doute qu’elle maîtrise l’art et la manière de faire aimer l’Histoire aux plus jeunes.

 

Au petit bonheur la chance

Au petit bonheur la chance

1968. Jean a alors 6 ans, lorsqu’il se voit confier à Lucette sa grand-mère. Sa mère a en effet claqué la porte de la maison, notamment pour tenter sa chance à Paris. Alors en attendant qu’elle puisse trouver un job et un foyer digne de ce nom, Jean s’envole pour la Normandie, le temps d’un été. Mais ce qui devait être au début qu’une situation temporaire se transforme vite en quelque chose de durable. Jean, véritable moulin à paroles, adopte petit à petit sa mamie au cœur d’or.

« Au petit bonheur la chance » est sans doute le roman le plus abouti d’Aurélie Valognes. L’une des reines du feel good book nous embarque cette fois-ci sur les Terres normandes pour nous immiscer dans la petite famille que forment Jean et Mémé Lucette.  Entre la passion pour le tricot, les visites au cimetière et les après-midis avec les cousins, le petit garçon se crée une nouvelle vie, bien plus plaisante qu’il n’aurait pu l’imaginer. A travers cette histoire, l’auteure nous démontre encore une fois que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie. Et pour nous amuser encore davantage, Aurélie Valognes a trouvé des intitulés très chouettes pour chacun des chapitres, toujours en lien avec des expressions loufoques : « Courir sur le haricot », « Frais comme un gardon », « Beurré comme un P’tit Lu » et j’en passe ! Un vrai régal pour les yeux !

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Quand la nuit devient jour

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Quand la nuit devient jour

Camille a 29 ans. Elle est franco-belge. Elle va mourir dans 3 mois, le 6 avril 2016 très exactement. Par euthanasie volontaire assistée. C’est elle qui a choisi la date. Camille n’a pas de cancer, de tumeur, de maladie neuro-dégénérative. Elle n’est pas en fin de vie. Elle est dépressive. Cela dure depuis des années, depuis l’adolescence. Elle s’est toujours sentie mal dans sa peau. Elle souffre quotidiennement. Sensation de brûlure, de nœuds dans l’estomac, vomissements, migraines. Ce mal intérieur la ronge petit à petit. Elle a des parents aimants, elle a fait de nombreuses thérapies, sans succès. Aussi, elle a décidé d’en finir et d’être enfin libre.

Quelle claque ce roman ! On m’avait prévenue mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi prenant ! « Quand la nuit devient jour » m’a été offert par les éditions J’ai Lu. Le livre est écrit par Sophie Jomain et ce fut une très très belle découverte (même si le roman, lui, est très très triste).

Le premier préjugé qu’on peut avoir dès les premières pages est le suivant : « Quoi ? Se faire euthanasier alors qu’on n’est pas condamné mais seulement dépressif ?! Mais ça se soigne ! » Et encore, c’est le préjugé « light » car tout dépend si le lecteur est pour ou contre l’euthanasie en général… Bref, je passe. Camille est un personnage auquel on s’attache aisément. On se prend d’affection tout d’abord pour cette adolescente mal dans sa peau, trop maigre d’abord, qui décide de se réfugier dans la nourriture et qui, au final, joue au yoyo avec son poids. On imagine sa peine à se regarder dans le miroir. On comprend les interrogations de l’entourage mais aussi et surtout la détresse de Camille. Oui, son mal est invisible mais ce n’est pas parce qu’il ne se voit pas, qu’il n’existe pas. Au fond d’elle, Camille souffre H24. Elle a tout essayé et rien n’y fait, le mal persiste, d’où le recours à l’euthanasie. Mais comment faire comprendre à ses parents, dont Camille est la seule enfant, cette décision ?

« Quand la nuit devient jour » est un roman bouleversant, qui peut vous faire changer d’avis sur l’histoire de Camille entre le début et la fin de votre lecture. Voici là un roman d’exception. Il pourra en déranger certains, en choquer d’autres, mais une chose est sûre : il vous fera réfléchir. Parole de lectrice aguerrie !

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