Le Parc du Petit Prince

le petit prince sur sa planète

Parc du Petit Prince

parc du petit prince

L’entrée du Parc du Petit Prince

Situé à Ungersheim en Alsace, le parc du Petit Prince a ouvert ses portes en 2014. Un emplacement qui n’a pas été choisi au hasard. puisque figurez-vous qu’en novembre 1492, une météorite dénommée « La Pierre de Tonnerre » est tombée à ce même endroit ! Le site s’avérait donc incontournable pour y installer la planète B612, son Petit Prince et sa rose…

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Un des ballons captifs

Le Parc du Petit Prince est le tout premier parc aérien au monde. Il se veut ludique et éducatif, et nous invite à un voyage pour le moins poétique. On y dénombre pour le moment une trentaine d’attractions. Si le parc s’adresse avant tout aux enfants, il s’avère une belle escapade pour les plus grands aussi. Rien de tel qu’un moment dans ce parc pour retomber en enfance…

Dès l’entrée, nous sommes propulsés dans les étoiles et dans un monde imaginaire où le Petit Prince et le renard nous accueillent. Direction ensuite l’un des deux ballons captifs du parc qui vous embarquent à 135m de haut et qui vous permettent d’avoir une vue imprenable sur le ballon des Vosges, Mulhouse, Colmar, le Jura, voire les Alpes, et bien évidemment l’ensemble du parc !

renard

Le renard

Non loin de là, les animaux attendent les visiteurs de pied ferme. Vous avez la possibilité d’admirer la Renardière ou encore le pré des moutons. Dans ce dernier, un petit spectacle est proposé, avec un chien de berger ; ça s’appelle « Danse avec les moutons ». En prime, vous avez le droit à la fin de nourrir les brebis et les agneaux, et c’est super chouette ! A côté du pré, il y a le spectacle de pigeons, qui est tout aussi amusant. Pareil, à la fin du show, vous pouvez nourrir vous-mêmes les oiseaux ; c’est tout simplement génial !

Côté promenade, il y a de quoi faire ! Le jardin des papillons et ses serres, ainsi que la Roseraie ne peuvent que charmer les visiteurs. On peut aussi se perdre et chercher des indices dans le labyrinthe de la fontaine. Si vous souhaitez faire une pause dans votre marche, prenez le petit train pour découvrir un bout du parc. Pour un petit coin d’ombre, rendez-vous au grand cinéma 3D pour voir un court-métrage, ou dans la planète sous-marine 4D pour prendre en photo des poissons dans l’océan ! Les jeux ne sont pas ce qui manque au Parc du Petit Prince. Vous pouvez vous amuser dans l’attraction « Courrier Sud » ou sur les immenses trampolines « De planète en planète ». A l’extérieur, les chaises volantes vous feront tourner la tête. Les plus jeunes pourront s’amuser sur les balançoires ou faire de la tyrolienne. D’autres espaces au sein du parc leur sont intégralement dédiés, tels que « Le serpent » ou « Apprivoise-moi ».

Parc du Petit Prince

Parc du Petit Prince

parc du petit prince

L’aérobar

Pour prendre un peu d’altitude, je vous conseille l’aérobar du buveur. Savourez votre glace ou votre verre à 35m de haut, les pieds dans le vide. Personnes ayant le vertige, s’abstenir ! Si vous vous sentez l’âme d’un aviateur, vous pourrez vous engouffrer dans « Vol de nuit » qui simule un vol dans les années 40 ou 60 en pleine tempête. Testez ensuite vos connaissances en matière d’astronomie avec « Les questions astronomiques » Enfin, vous avez aussi la possibilité de découvrir plus en détails le plus grand biplan du monde et de vous y installer !

boutique du parc du petit prince

La boutique du parc

Avant de repartir du parc, laissez-y votre empreinte sur la fresque « Dessine-moi un mouton ». Des craies sont mises à votre disposition ! Et n’oubliez pas de faire un saut à la boutique. Vous craquerez forcément pour un renard en peluche ou pour le livre incontournable du Petit Prince de St Exupery.

Retrouvez l’intégralité des photos du Parc du Petit Prince sur ma page Facebook.

Quantic Love

Quantic Love

Avant de rejoindre les bancs de l’université, Laïla, une jeune espagnole de 18 ans, part travailler à Genève, au Centre Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN). C’est en tant que serveuse qu’elle va officier durant l’été. Une véritable aubaine pour se confronter au monde des sciences. Sur place, Laïla multiplie les rencontres. Il y a Angie, sa colocataire délurée, intelligente et belle comme un coeur,  Alessandro, un journaliste qui n’hésite pas à la draguer dès le premier jour, et Brian, un scientifique qui la fascine. Une chose est sûre, l’été de Laïla s’annonce un brin excitant !

« Quantic Love », le titre est déjà attrayant. J’avais envie d’une histoire simple, avec un peu d’amour oui bon d’accord, et un univers qui ne m’était pas familier. Ce roman de Sonia Fernàndez-Vidal a su répondre à mes attentes. Une histoire simple : une jeune fille qui part travailler pendant l’été dans un pays étranger. De l’amour : Laïla se retrouve entre deux feux, Brian et Alessandro. Un univers inconnu : le CERN, c’est-à-dire THE place où se trouve le grand collisionneur de hadrons. Si vous n’avez pas l’âme d’un scientifique, n’ayez crainte, vous ne serez pas perdu dans votre lecture. Je n’ai pas le profil non plus et il en est de même pour le personnage principal. Le récit se lit très très vite et il faut dire que c’est assez intéressant que de se plonger dans la communauté du CERN. Bref, vous l’aurez compris, il s’agit d’une belle découverte.

Fastefoode

deux mecs en train de s'empiffrer

Fastefoode

Dans un fast food assez spécial, une équipe un peu barge et très dégoûtante tourne en dérision le problème de la malbouffe, tout en étant d’une impitoyable cruauté avec les clients. Humour noir et humour salace se côtoient au fil des vignettes. 

J’ai bien ri avec « Fastefoode » ! Je ne connaissais pas du tout les auteurs, alias Bernstein et Pluttark, mais ce fut une bonne surprise ! Les petites histoires sont parfois un peu vulgaires, mais ça reste acceptable. Il y a pas mal d’humour noir, ce que j’ai vivement apprécié. Je me serais juste passée de la page dédiée à la pub des produits vendus au sein du fast food, et les pages de « Fast foode comics », que j’ai trouvées vraiment sans intérêt ! 

Un été en enfer

prisonnier dans un camp de concentration derrière les barbelés

Un été en enfer

Juillet 1942 : Nous sommes en pleine Seconde Guerre mondiale. La France est partiellement occupée par l’Allemagne. Bien qu’un système de tickets de rationnement ait été mis en place, la nourriture se fait rare. Raymond, un jeune garçon, est envoyé par sa famille en vacances chez sa tante pour quelques jours. C’est dans la ferme Idoux que Raymond va passer un peu de temps. Cette dernière se trouve sur le lieu-dit du Struthof, en Alsace. Sur place, l’ado va pourtant vite déchanter. Le village si paisible dans ses souvenirs, s’est transformé en une zone militaire interdite aux civils. Pis, un camp de concentration y a été construit…

C’est en fouinant un peu dans le fonds lorrain de ma Médiathèque, que je suis tombée sur la bande dessinée de Roger Seiter et Vincent Wagner, intitulée « Un été en enfer – Camp de Natzweiler-Struthof 1942 ». Ayant visité ce camp il y a un peu plus de dix ans maintenant, il tombait sous le sens que je lise cette BD.

L’histoire n’est absolument pas fictive, elle relève du vécu. Le jeune Raymond a en effet passé quelques jours dans sa famille, laquelle tenait une ferme au Struthof. A l’époque, la famille en question n’a plus le droit d’aller au-delà de son terrain. Quant aux habitants du lieu-dit, ils sont dans l’obligation de rester chez eux et de fermer les volets à chaque fois qu’un convoi de prisonniers passe. Bien qu’une zone militaire ait été délimitée, peu de gens savent ce qui se passe réellement au Struthof. Pourtant, l’horreur est là. Servant à la base de camp de travail pour exploiter le grès, le Struthof est devenu finalement un camp de concentration comme un autre, où des détenus innocents crevaient de faim et de froid. Le camp était par ailleurs doté d’un four crématoire et d’une chambre à gaz. Comme l’indique la bande dessinée « Un été en enfer », seuls quelques prisonniers ont réussi à s’en échapper, chose que j’ignorais complètement.

Côté critique, je dirai seulement que le récit était trop court à mon goût. J’aurai bien aimé que les auteurs approfondissent davantage ce témoignage, mais si ça se trouve, cela n’était tout simplement pas possible. Enfin, ceux qui s’intéressent à ce pan de la guerre apprécieront le carnet explicatif sur le camp à la fin de la BD.

Avant de t’oublier

quelqu'un qui tient un livre en main

Avant de t’oublier

Claire a commencé un journal qu’elle remplit de souvenirs, pour pouvoir se rappeler de tout. Car bientôt, elle ne se souviendra plus de rien. Claire souffre en effet d’une forme précoce de la maladie d’Alzheimer ; elle qui vient de refaire sa vie, qui s’est mariée à Greg et qui est maman pour la seconde fois d’une petite fille de trois ans, prénommée Esther. Pour l’aider au quotidien, Claire peut compter sur sa mère, Ruth. Cette pauvre dame sait comment y faire, puisque son mari souffrait d’Alzheimer également. Le gêne est dans la famille…Face à la maladie, tout le monde a peur. Claire savoure chaque jour, chaque minute où elle se sent encore normale. Mais avant de partir, elle doit encore s’occuper de Caitlin, sa fille aînée, qui est au carrefour de sa vie.

En prenant ce livre en main en librairie, je savais pertinemment que l’histoire allait me plaire. Que voulez-vous, j’aime les histoires tristes c’est comme ça ! La forme précoce de la maladie d’Alzheimer, j’avais pu déjà la découvrir à travers le film « Still Alice » qui m’avait énormément plu. Ici, c’est différent, Claire en souffre aussi mais la maladie progresse encore plus vite. Elle en vient à ne plus savoir où elle va, ou comment se prénomme sa fille. C’est à en pleurer. Rowan Coleman, l’auteure, ne s’attarde pas seulement sur les sentiments du personnage principal, elle donne la parole à tous ses proches et permet au lecteur de se rendre compte comment la maladie est vécue au sein de la famille. On ne peut pas ne pas avoir de compassion pour la mère de Claire, qui a déjà perdu son mari, ou pour Esther qui ne se souviendra peut-être pas de sa maman. Et puis il y a Greg, son époux qui la soutient comme il peut au quotidien, et qui va tout mettre en oeuvre pour faire perdurer leur amour.

« Avant de t’oublier », c’est tout simplement beau, triste, tragique. C’est un hymne à la vie, à l’amour. C’est une histoire bouleversante, bon pas autant que « Avant toi » de Jojo Moyes, mais il y a du niveau quand même ! Le sujet est sensible ; je pense que la maladie d’Alzheimer est celle que je redoute le plus pour mes proches et moi. Perdre la mémoire, les souvenirs, être là sans être là, mourir à petit feu. Alors, n’oublions surtout pas de vivre, comme le sous-entend si bien Rowan Coleman !