Embrasse-moi

Embrasse-moi

Je n’ai jamais été une grande fan de poésie, en tout cas une lectrice de poésie. Je trouve que cela passe beaucoup mieux lorsqu’elle est proclamée, que ce soit sur une scène ouverte, ou dans un film tel que « Bright Star » ; là, j’accroche !

Mais vous comme moi, avez sans doute dû en apprendre un bon nombre sur les bancs de l’école. Je suis sûre que si je vous dis : « Maurice Carême », « Les Fables de la Fontaine » ou encore « Les fleurs du mal » de Baudelaire, cela vous parlera forcément… Il y a quelques poèmes qui m’ont marquée, dont un au collège, écrit par Jacques Prévert, et qui parle d’amour. Je me permets de le retranscrire sur le blog, car il est court. Il s’intitule « Paris at Night » :

Plutôt romantique, non ? Eh bien, lors de mon escapade au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil, je suis tombée sur un ouvrage absolument adorable : « Embrasse-moi » de Jacques Prévert et Ronan Badel, aux éditions Gallimard. Un livre qui regroupe 20 poèmes d’amour du poète avec des illustrations toutes plus belles les unes que les autres.

La quatrième de couverture donne d’ailleurs un aperçu du contenu : « Il n’y a pas cinq ou six merveilles dans le monde, mais une seule : l’amour. » A l’intérieur, les différents poèmes comme « Le Ruisseau », « Le jardin » ou encore « Les enfants qui s’aiment » ont tous droit à leur fabuleux dessin. J’ai été véritablement charmée tant par le contenu que par la beauté du livre. Un livre qui va filer tout droit sur le devant de ma bibliothèque et que je vous conseille vivement si vous savez apprécier l’esthétique des mots !

Tant pis pour l’amour – ou comment j’ai survécu à un manipulateur

Tant pis pour l’amour – ou comment j’ai survécu à un manipulateur

Le jour où Sophie rencontre Marcus, c’est le coup de foudre. Elle qui n’y croyait plus tombe sous le charme de ce jeune homme qui semble fait pour elle. Mais au bout de quelque mois, l’histoire d’amour se révèle chaotique et Marcus devient de plus en plus étrange. Jalouserie, mensonges, le petit-ami devient violent, d’abord verbalement, puis physiquement. A chaque fois, c’est la faute de Sophie. Le mal fait, Marcus s’excuse, promet que ça ne se reproduira plus. Sauf que Sophie aime un manipulateur narcissique et qu’elle se retrouve dès lors dans une spirale infernale.

Avant de lire le résumé, c’est la couverture de « Tant pis pour l’amour – ou comment j’ai survécu à un manipulateur » qui m’a fait fondre. J’adore le dessin, les reflets qui donnent l’impression qu’il n’y a pas seulement les personnages sous la pluie, mais toute la bande dessinée. Sophie Lambda, dont je ne connaissais absolument pas le travail au préalable, m’a beaucoup impressionnée. Tout d’abord, de par son témoignage, car l’histoire qui est contée dans cet ouvrage est vraie ; c’est la sienne. Ensuite, parce que la BD regorge d’informations psychologiques et actuelles sur la perversion, la manipulation et la violence faite aux femmes. Enfin, parce que le récit est tout bonnement prenant. L’ouvrage a beau être volumineux (300 pages pour être précise), il n’en reste pas moins agréable à lire et à regarder. J’ai fondu pour Chocolat, l’ours en peluche qui accompagne partout l’héroïne qui s’avère, elle aussi, très attachante. Outre le fait d’être divertissante, peut-être que cette bande dessinée ouvrira les yeux à certaines lecteurs. Dans tous les cas, que l’on soit concerné ou non, c’est une histoire qui mérite d’être lue. Quant à l’auteure, c’est un véritable talent à découvrir !

A crier dans les ruines

A crier dans les ruines

Tchernobyl, 1986 : Ivan et Lena sont deux adolescents épris l’un de l’autre. Mais l’explosion de la centrale va bouleverser leur vie. Lena émigre en France avec toute sa famille, persuadée qu’Ivan n’a pas survécu aux radiations. De son côté, Ivan n’a pas réellement bougé, et espère chaque jour le retour de sa dulcinée. Vingt années passent. Mal dans sa peau, Lena décide de repartir direction l’Ukraine pour renouer avec ses racines.

« A crier dans les ruines » est un roman qui me faisait vachement envie ! Comme vous l’avez sans doute constaté sur le blog, j’ai beaucoup lu ces derniers temps autour de Tchernobyl. L’ouvrage d’Alexandra Koszelky n’allait donc pas déroger à la règle. Et j’ai adoré cette nouvelle lecture. L’auteure ne s’attarde pas sur la catastrophe (que l’on connait tous), mais sur la relation entre Ivan et Lena.

On y parle d’exil, de crise identitaire, de deuil et bien entendu, d’amour. Un amour qui semble s’effilocher avec le temps mais qui ne perd en fait rien de sa superbe. L’histoire, pleine de lyrisme et d’espoir, n’en est pas mièvre pour autant. Et c’est bien ce qui nous maintient en haleine dans ce récit qui s’étale sur vingt ans. Vingt années d’attente, de doute et d’espoir.

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Après avoir fait « Livre Paris », il y a quelques années, j’ai tenté l’expérience du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil, sur deux journées. Alors certes, la littérature jeunesse n’est pas mon domaine dans la Médiathèque où je travaille, mais j’avais envie de découvrir un peu cet univers. Et qui dit « jeunesse », dit aussi « public adolescent » et il m’arrive de lire du Young Adult.

  • L’intérêt d’y aller en pleine semaine ? L’entrée est gratuite. Il y a peu de monde.
  • Les inconvénients : le public scolaire qui avait une journée dédiée et à laquelle je n’avais absolument pas pensé ; les auteurs et illustrateurs qui sont principalement présents le week-end pour les dédicaces.

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Durant ces deux jours, j’ai arpenté les allées, rencontré des libraires, des éditeurs et quelques illustrateurs en compagnie de mes deux super collègues ! J’ai tenté aussi de me faire des contacts pour d’éventuels partenariats avec le blog, et je croise les doigts pour que cela se réalise.

Nous avons également visité l’exposition sur « L’éloge de la lenteur », thématique de cette année, mais je dois dire que j’ai moyennement accroché, mis à part les tentes ornées de LED pour lire au calme.

Le Salon du Livre et de la Presse Jeunesse est constitué par ailleurs de trois niveaux : un dédié à l’expo justement, et les deux autres aux maisons d’édition, aux spectacles, aux espaces presse. Il y a même un coin « Enfants trouvés », dont le titre prête vraiment à sourire. Je n’ai malheureusement pas assisté à des animations, car il fallait apparemment s’inscrire. Or, ce n’était stipulé nulle part. Bref, passons. Ce fut tout de même une belle expérience. J’ai fait le plein de livres (comme si je n’en avais pas déjà assez) et échangé avec de chouettes exposants.

Salon du Livre et de la Presse Jeunesse

Mon panier shopping littéraire :

  • What light / Jay Asher
  • 54 minutes / Marieke Nijkamp
  • Embrasse-moi / Jacques Prévert & Ronan Badel
  • Five feet apart / Rachel Lippincott
  • Août 61 / Sarah Cohen-Scali
  • Dans la maison / Philip Le Roy
  • Les 7 vies de Léo Belami / Nataël Trapp
  • Shooting Star / Fabrice Colin
  • Lettres d’amour de 0 à 10 / Susie Morgenstern et Thomas Baas

 

Panier auquel il faut ajouter :

  • Un mug « Mortelle Adèle », car je suis fan de la série
  • Un mug à l’effigie du salon, avec la citation : « Le monde appartient à celui qui lit tôt »
  • Un petit carnet tout choupinou !

Et vous, avez-vous déjà eu l’occasion d’aller au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil ?

Ma grossesse, tout le monde s’en mêle !

Ma grossesse, tout le monde s’en mêle !

Que l’on soit célibataire ou en couple, c’est incroyable le nombre de personnes qui décident du jour au lendemain de se mêler de notre vie privée ! C’est le cas de Louise et Clément, qui en ont fait les frais, en annonçant à la famille et aux amis qu’ils attendaient un bébé.

Du test de grossesse à l’accouchement, de la réaction des parents aux inquiétudes, des questions qui se posent sur la future éducation de son enfant, aux envies soudaines, tout est passé au crible au fil des mois.

Écrite, illustrée et colorisée par Sandra Camilleri, Loudia Gentil et Lili l’archi, « Ma grossesse, tout le monde s’en mêle ! » parlera sans aucun doute à bon nombre de couples. Humoristique et féministe, la bande dessinée fait la part belle aux clichés et aux tabous qui peuvent entourer la maternité. Et c’est sans compter la multitude de conseils auxquels le couple a droit, et aux expériences de chacun, dont   on se passerait bien. Qui a franchement envie, au bout de 7 mois de grossesse d’entendre ses amies raconter leur accouchement qui s’est mal passé ? Ou de voir sa belle-mère recourir à la chirurgie esthétique car elle a envie de rajeunir ? Pas grand-monde. Alors, lisez cette bande dessinée, riez, prenez du recul et n’écoutez que votre cœur ; ce sera déjà bien assez.