Le goût d’Emma

Le goût d’Emma

Emma a toujours été passionnée de cuisine. Non pas « faire de la cuisine » mais déguster des plats. Depuis toujours, elle rêve de rejoindre l’équipe du guide Michelin. Et c’est avec une candidature spontanée à l’âge de 30 ans, et beaucoup de persévérance qu’elle devient inspectrice. C’est d’ailleurs la toute première femme à rejoindre le cercle très prestigieux des inspecteurs du guide Michelin. Emma va d’abord être formée par trois maîtres en la matière avant de sillonner seule les routes et de découvrir des hôtels et des restaurants pas toujours sublimes.

« Le goût d’Emma » est une très chouette découverte ! C’est une bande dessinée signée Takahama, Maisonneuve et Pavlowitch qui nous plonge dans l’envers du décor du Guide Michelin. Sans lire l’ouvrage, on peut se dire qu’inspecteur est un job plaisant : on teste des hôtels, des restaurants, et en plus, on est payé pour le faire ! Oui mais le métier a aussi ses inconvénients : on n’est pas toujours attablé à un quatre étoiles et il y a peu de place pour la vie privée. Qui plus est, lorsqu’on inspecte un endroit, on évite de prendre des notes pour se faire remarquer. Aussi, faut-il avoir bonne mémoire et devoir travailler quelques heures plus tard notre critique si l’on veut se montrer irréprochable.

En bref, la bande dessinée est tout simplement passionnante. Le dessin s’apparente au style manga et le vocabulaire est extrêmement précis lorsqu’il s’agit d’évoquer la gastronomie. Et si vous lisez la BD peu de temps avant de passer à table, vous risquez d’avoir rapidement l’eau à la bouche !

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Chroniques burlesques d’une journaliste

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Chroniques burlesques d’une journaliste

J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une bande dessinée, à cause des illustrations de Catel, mais il s’agit bel et bien d’un documentaire que l’on peut classer dans les témoignages. Stéphanie Janicot est journaliste. En 2004, elle a participé à la création du magazine culturel féminin Muze, dont l’aventure a dû malheureusement s’arrêter en 2017.

Dans « Chroniques burlesques d’une journaliste », l’auteure raconte son métier au quotidien, à travers 12 chroniques réparties dans l’année. En janvier, elle se voit contrainte de regarder l’intégralité de la sélection du Festival du film fantastique de Morzine. En février, elle couvre avec un autre collègue Les Victoires de la Musique et raconte sa rencontre avec son idole Benjamin Biolay. En mars, elle rédige un papier sur l’art du rangement à la japonaise, quitte à devoir mettre en pratique tout cela au bureau. Au mois d’avril, grâce à ses contacts, elle parvient à décrocher un entretien avec Francis Ford Coppola. En mai, elle doit réaliser un reportage sur la chatmania et en juin, faire un papier sur un musée mobile un peu étrange. En juillet, elle doit s’attaquer à ces hommes et ces femmes qui passent de la culture…à l’agriculture. En août, elle fait la connaissance de la personne chargée de rédiger toutes les nécrologies au Ministère de la Culture. En septembre, elle s’attaque à une pile de livres du Festival New Romance et en octobre, à la troisième saison des Champs de l’amour. En novembre, c’est la consécration, elle se déplace au Salon du Livre à Brive et en décembre, enfin, elle assiste au spectacle musical de Noël, au Grand Théâtre, à Paris.

Toutes ses chroniques, toutes ses anecdotes sont intéressantes, même si certaines s’avèrent plus plaisantes à lire (j’ai beaucoup aimé celles de mars et de novembre). Toutes ont également un côté cocasse et chacune possède une fin qui nous fait sourire. Vous savez la fin un peu originale, inattendue. C’est un ouvrage qui se lit vite et qui nous plonge irrémédiablement dans la peau d’une pigiste au sein d’un journal culturel. Et si on peut avoir un peu de la peine pour la rédactrice quant à certains sujets qui lui sont confiés, on observe qu’elle prend un malin plaisir à couvrir les événements à sa façon.

Merci Stéphanie Janicot. Pour avoir baigné dans l’univers du journalisme, je me suis régalée !

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane

La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane

Viviane tient depuis toujours une boutique de glaces au bord de la mer, à Brighton. A son décès, ce sont Imogen et Anna, ses deux petites filles qui héritent de la boutique. Une annonce qui va chambouler leur vie. Les sœurs n’ont jamais fait de commerce et vont devoir se lancer dans l’aventure, pour faire honneur à leur grand-mère. Anna se met alors à la cuisine, un rêve de petite fille, tandis qu’Imogen se voit contrainte de quitter son paradis en Thaïlande.  Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’une partie de la famille met en doute leur manière de travailler.

J’ai lu ce livre dans le cadre de la lecture de juillet du Book Club du blog. « La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane » est le feel-good book idéal pour l’été. Imaginez un peu : une boutique de glaces en front de mer, rien de tel pour avoir l’impression d’être déjà en vacances, surtout si comme moi, vous vous installez dehors pour bouquiner.

On est dans la feel good littérature, car il s’agit d’une lecture légère et d’un nouveau départ pour les personnages. Abby Clements dépeint à merveille la boutique de crèmes glacées et tous les efforts des protagonistes pour faire fonctionner le commerce. Cela passe de la décoration, à l’achat d’une camionnette, en passant par la création de nouveaux parfums, et c’est limite si cela ne nous met pas en appétit. Si tel n’est pas le cas, l’auteure a pensé à tout, y compris à achever le roman avec quelques idées de recettes si l’on possède une sorbetière.  Alors bien entendu, l’histoire n’est pas surprenante. Nous savons à l’avance, au fur et à mesure de notre lecture, comment tout cela va se finir. Mais cela ne gâche en rien l’histoire et le roman est idéal si on ne veut pas se prendre la tête avec une lecture trop sérieuse.

Et sinon, quel est votre parfum de glace favori ?

Ce que je n’oserai jamais te dire…

Ce que je n’oserai jamais te dire…

Aujourd’hui, Joy et Guillaume vivent le plus beau jour de leur vie. Entourés de leurs amis les plus proches, ils se marient dans un endroit de toute beauté. Le soir, alors que la fête bat son plein, Joy s’évanouit dans la nature. Fou d’inquiétude, Guillaume alerte la gendarmerie et fouille les alentours avec les invités. Rien n’y fait, Joy reste introuvable. Après avoir mené l’enquête, les gendarmes déclarent que la mariée serait partie d’elle-même. C’est une course contre la montre qui commence.

Je n’ai pas envie d’en dire davantage, je préfère que vous découvriez par vous-même la suite de l’histoire. « Ce que je n’oserais jamais te dire » est le second roman de Bruno Combes. Ce nouvel ouvrage est plus axé thriller que romance. Il est question d’une disparition soudaine, celle de Joy, une jeune femme comblée qui vient de se marier. Si l’accident est d’abord fortement soupçonné, il s’agira finalement d’un départ volontaire. Joy doit en effet affronter les démons du passé si elle veut définitivement ouvrir un nouveau chapitre avec Guillaume. Entre plages paradisiaques et mafia, l’auteur nous embarque pour un vol tourmenté où générosité et courage vont de pair.

Ce qui m’a plu d’emblée dans ce roman, c’est le fait que l’écrivain donne tantôt la parole à Guillaume, tantôt à Joy. Cela nous permet d’avancer plus rapidement que les personnages principaux et de comprendre le pourquoi de la fuite. L’autre chose que j’ai apprécié, c’est le début de chaque chapitre qui est en fait une réflexion sur la vie, à l’instar de celle-ci : « Le mariage est une cérémonie bien étrange : la légèreté du bonheur associée à la lourdeur des responsabilités. Tout à coup, l’insouciance n’a plus sa place. Ce jour-là, nous promettons bien plus que le raisonnable, comme si nous lancions une forme de défi à nos existences, mais nous l’aimons plus que tout, cet être qui nous fait face. Alors, nous serrons un peu plus fort sa main. »

Mon seul regret est que le suspense n’est pas vraiment à son comble. Lorsque nous sommes à un tiers de la lecture, on sait déjà que tout va s’arranger. D’ailleurs, tout s’est arrangé un peu trop vite à mon goût. Hormis cela, le livre reste plaisant à lire. Merci aux éditions J’ai Lu pour cette nouvelle lecture.

Le petit grumeau illustré

Le petit grumeau illustré

Me voici en pleine lecture d’une bande dessinée de Nathalie Jomard : « Le petit grumeau illustré ».

Cet ouvrage est axé sur les chroniques d’une apprentie maman. Le « grumeau » en question n’est autre que le surnom de la progéniture. Les faits sont chronologiques. Le lecteur découvre tout d’abord la jeune femme enceinte et son lot de changements : prise de poids, poussée d’hormones, vergetures, achats compulsifs  et autres frénésies. Puis, vient l’heure de se préparer à la venue de bébé et enfin l’accouchement, que certaines appelleront la délivrance, d’autres la pire douleur de leur vie. Le grumeau est enfin parmi nous et c’est une nouvelle vie qui commence : les nuits plus courtes, les dents, les conseils foireux de l’entourage, les biberons et les couches et j’en passe…

Avec humour, sarcasme et auto-dérision, Nathalie Jomard raconte la vie d’apprentie maman sans aucun filtre. Tout n’est pas toujours rose, tout n’est pas toujours noir et il faut parfois compter sur des nuances de gris. L’ensemble donne de joyeuses saynètes et des dessins plus que sympathiques. La bande dessinée est aussi l’occasion pour l’illustratrice de donner ses propres conseils qui ont plus tendance à nous faire rire qu’à nous tirer de situations cocasses. Merci aux éditions J’ai Lu pour cet ouvrage qui parlera forcément aux parents.