Le livre de l’Ikigai

Le livre de l’Ikigai

L’île d’Okinawa au Japon est surnommée l’île aux centenaires. Sur place, les habitants vivent plus longtemps et souffrent beaucoup moins de maladies chroniques. La cause ? Ils cultivent leur Ikigai, un état qui leur a permis de trouver un sens à la vie et d’être heureux.

Dans cet ouvrage, Bettina Lemke nous apprend à travailler notre Ikigai. On peut traduire ce dernier de la façon suivante : iki par « vivre » et gai par « raison, sens, valeur ». L’Ikigai désigne à la fois le sens de la vie, ce pour quoi la vie mérite d’être vécue, le sentiment qui nous dit que ça vaut la peine qu’on se lève le matin, le bonheur de faire des choses pour le pur bonheur de les faire. Grosso-modo, nous pouvons résumer cela à quatre catégories :

  • Les choses que nous aimons faire ;
  • Nos points forts, nos compétences ;
  • Les choses pour lesquelles nous sommes/pourrions être rémunérées ;
  • Les choses dont le monde a besoin.

L’auteure nous invite à découvrir cet art de vivre, en revenant sur la théorie bien sûr, mais aussi en nous faisant réaliser plusieurs exercices. Plusieurs listes attendent donc le lecteur : ce qui nous passionne, nos rêves d’enfant, nos modèles, nos meilleures décisions, etc. A cela s’ajoutent des exercices de respiration, ainsi qu’une liste de gratitudes que l’on peut adopter quotidiennement ou de façon moins régulière. En clair, déterminer trois choses qui ont fait que notre journée/semaine ait été belle.

Je remercie grandement les éditions J’ai Lu pour m’avoir permis de lire cet ouvrage. J’avoue, je l’ai lu d’une traite, sans faire les exercices mentionnés, histoire de me concentrer sur la théorie. Je laisse ce livre de côté pour m’atteler prochainement aux passages qu’il me faudra remplir. Qui plus est, je suis actuellement des ateliers de développement personnel et le « Le livre de l’Ikigai » rentre complètement dans mon programme !

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Détox

Détox

Mathias est un homme qui vit à 100 à l’heure. Directeur général d’une société en pleine expansion, il ne compte pas ses heures. Son médecin et sa femme ont beau lui dire de mettre la pédale douce, Mathias ne l’entend pas de cette oreille. Avec ses deux téléphones en poche et ses nombreux rendez-vous, il voit à peine la lumière du jour. S’il semble pourtant être un mari comblé, père de deux enfants, Mathias a pourtant une liaison avec son assistante, Victoria. Et puis un jour, tout dérape. La jeune femme décède d’un AVC. Après l’enterrement, Mathias prend la voiture, traverse la France pour s’inscrire à un stage de détox.

« Détox » a été écrit et illustré par Antonin Gallo et Jim. Ce dernier est connu pour avoir notamment écrit et illustré « Un petit livre oublié sur un banc » ou encore « Une nuit à Rome ». Cette nouvelle bande dessinée, qui est en fait un premier volume, est en plein dans l’actualité, puisqu’elle traite de notre société ultra connectée. On y retrouve bien entendu notre addiction au portable, mais aussi le surmenage et le burn-out au travail. Pour en parler, Jim a créé un personnage principal à la fois bourru et attachant. Mathias est un grand patron, surmené, et qui, pour ne rien arranger à sa santé, fume comme un pompier et est à deux doigts d’un arrêt cardiaque. Cette BD m’a beaucoup fait penser à une série qui s’intitule « Le jour où le bus est reparti sans elle » de Beka, Cosson et Marko, où là aussi, l’héroïne met les voiles pour réaliser un stage de développement personnel.

Toute la bande dessinée se situe dans des tons gris-orangés et donne une véritable touche artistique à l’album. Alors faites comme Mathias : durant votre lecture, éteignez votre téléphone portable et profitez de l’instant. Apprenez à vous déconnecter du quotidien, ne serait-ce que quand vous rentrez chez vous le soir. Prenez du temps pour vous et vos proches. Oubliez les écrans.

Entre les lignes

Entre les lignes

En ouvrant les yeux, Chloé n’a plus aucun souvenir de ce qui l’a conduite à l’hôpital. Amnésique, elle ne reconnait personne autour d’elle, pas même son reflet dans le miroir. Hébergée chez ses parents, elle refait peu à peu connaissance avec son passé : elle était une avocate brillante, séparée d’un mari violent et mère d’un petit garçon, décédé dans l’accident de voiture dont elle a réchappé. Les séances d’hypnose en compagnie de son père, psychiatre, virent au cauchemar. Chloé se demande quel rôle a-t-elle joué dans l’accident. Et si on lui mentait sur toute la ligne ?

Paru aux éditions Milady, « Entre les lignes » est le dernier roman de Michelle Adams. L’auteure nous embarque dans un thriller psychologique qui nous maintient en haleine tout du long. Avec une personne qui a perdu la mémoire, difficile de savoir qui dit vrai et qui prêche le faux. Alors certes, le sujet n’est pas nouveau : les thrillers sont remplis de personnages qui ne se souviennent plus de rien, mais cela ne m’a pas dérangée pas pour autant. Dès le départ, je me suis retrouvée dans une atmosphère étouffante où l’on ne sait pas qui joue à un double-jeu. Suspense, manipulation et secrets rythment ce roman glaçant.

Écoute la petite musique du Clos des Anges

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Écoute la petite musique du Clos des Anges

A 39 ans, Raphaëlle est une artiste peintre qui a coupé les ponts avec son père il y a plus de 15 ans. Alors qu’elle se plait dans sa vie parisienne, la voilà rattrapée par le passé : son papa vient de décéder et lui laisse en héritage la demeure familiale du Clos des Anges. Les blessures d’enfance resurgissent alors, au même titre que les crises d’angoisse. Poussée par sa meilleure amie Fanny, Raphaëlle s’installe à Giverny pour démarrer une nouvelle vie au contact de nouvelles personnes.

Paru aux éditions Solar, « Écoute la petite musique du Clos des Anges » est un roman de développement personnel écrit par Ondine Khayat. Nous voici embarqués dans une magnifique demeure à Giverny, bien loin du tumulte parisien, où il est important de cultiver son jardin pour se sentir bien. Raphaëlle vient tout juste d’hériter du Clos des Anges de son père, qu’elle détestait au plus haut point et avec lequel elle n’avait plus aucun contact. Aussi, se retrouver dans cet endroit dont elle ne garde pas un très bon souvenir, malgré la beauté du décor, va mettre en péril son équilibre. Avec l’aide de ses proches, la jeune peintre va confronter son enfance douloureuse et s’y installer en colocation avec de nouveaux amis. Une façon de se libérer du passé et d’apprendre à avancer. Ce roman est en aucun cas moralisateur. Il s’agit là d’une histoire extrêmement bien romancée, dans laquelle nous suivons pas à pas l’évolution du personnage principal. Poids du passé, amitié, amour, deuil, l’auteure aborde de nombreux thèmes dans ce récit un brin feel good, pour nous apprendre à dominer nos peurs et à retrouver la paix intérieure. Le lecteur a droit à une farandole de personnages qui n’ont pas été choisis au hasard puisqu’ils démontrent l’influence que peuvent avoir les liens transgénérationnels. Entre un jardinier plutôt solitaire qui ne la laisse pas indifférente, une danseuse étoile et un ancien psy, Raphaëlle est en effet bien entourée. On arrive facilement à ressentir les émotions qui la tourmentent. Si l’histoire reste en elle-même assez prévisible, elle nous permet aisément de lâcher prise et d’apprendre à devenir bienveillant. Difficile en effet de ne pas lire le roman d’une traite et de ne pas avoir envie de se prélasser dans cet endroit idyllique. Une bien jolie histoire qu’on ne se lasserait pas de relire.

Retrouvez prochainement ma chronique sur Masscritics

Dans les yeux de Lya

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Dans les yeux de Lya

Alors qu’elle s’apprête à fêter ses 17 ans, Lya se fait renverser par un chauffard qui prend la fuite, la laissant pour morte. Elle survivra mais devra rester toute sa vie en fauteuil roulant. Bien déterminée à trouver celui qui lui a fait ça, Lya décroche quatre ans plus tard un stage dans le prestigieux cabinet d’avocats Maître Martin de Villegan. Une adresse qui n’a pas été choisie au hasard, puisque Lya a découvert que c’est ce même cabinet qui, des années auparavant a « réglé son cas ». Ses parents ont en effet été achetés pour éviter toute poursuite juridique.

Scénarisée et illustrée par Carbone et Justine Cunha, « Dans les yeux de Lya » est un premier tome. Celui-ci s’intitule « En quête de vérité ». C’est la couverture tout d’abord qui m’a interpellée, puis les dessins sublimes, et enfin, le résumé. L’histoire, assez tragique, est racontée avec beaucoup d’optimisme. Malgré son accident, Lya est une jeune femme débordante d’enthousiasme, bien entourée et investie dans les tâches qu’elle entreprend.

Comme il s’agit d’un premier tome et d’un récit à suspense, le lecteur reste forcément sur sa faim à la fin de l’album. L’histoire est tout bonnement passionnante et on a hâte de connaître la vérité !