Ça m’agace !

rature encre

Ça m’agace !

C’est un fait : parfois, un rien peut nous rendre heureux. Mais cela fonctionne aussi dans l’autre sens : un rien peut nous agacer. Et c’est sur cette partie que Jean-Louis Fournier a décidé de s’attarder dans son ouvrage : les choses qui nous agacent.

Véritable recueil de billets d’humeur, « Ça m’agace » évoque tout ce qui est susceptible de nous énerver. Cela peut être le mec qui a décidé de se jeter sous le TGV que vous avez pris, le moustique qui vous empêche de dormir, l’ouvre-boîte qui fait des dégâts, ou encore les routiers qui doublent sur l’autoroute…Cela peut-être aussi de simples paroles, comme la personne qui vous demande si vous étiez chez le coiffeur lorsque vous abhorrez une nouvelle coupe de cheveux, ou ceux qui ont tendance à mettre des guillemets à l’oral. Impossible de ne pas se reconnaître dans au moins un des énoncés !

L’anniversaire de Kim Jong-Il

Kim Jong Il puzzle

L’anniversaire de Kim Jong Il

Tout comme le grand leader Kim Jong-Il, Jun Sang est né un certain 16 février. Très fier d’avoir la même date d’anniversaire que le grand patron, il vit comme on le lui appris à l’école. C’est donc tout naturellement qu’il se met à haïr les Américains et les Sud-Coréens et qu’il essaie de faire régner la justice près de chez lui.

« L’anniversaire de Kim Jong-Il » dresse le portrait-type des habitants de Corée du Nord qui ne jurent que par leur dictateur, persuadés que sa politique est la meilleure de toutes. Cette génération endoctrinée ne se rend pas compte qu’elle vit dans une pauvreté qui ne devrait pas être la sienne. C’est à travers l’histoire de Jun Sang et de sa famille que le le lecteur peut se rendre compte des conditions de vie de la population. Enfant, Jun Sang ne jure que par Kim Jong-Il. Mais certains secrets de famille vont changer sa manière de penser et l’amener à vouloir trouver refuge en Chine et en Corée du Sud.

L’album de Ducoudray et Allag est très riche en informations. J’avais déjà lu une BD qui portait sur la Corée du Nord : « La Faute. Une vie en Corée du Nord » de Michael Sztanke ». La différence est que dans ce cas précis, il s’agissait d’un journaliste qui s’infiltrait en Corée, alors que là nous avons affaire à un petit garçon innocent qui va apprendre la vérité au fur et à mesure qu’il grandit. Quoi qu’il en soit, la Corée du Nord fait peur. L’endoctrinement du peuple fait peur, tout comme les sanctions qui tombent pour ceux qui ne respectent pas le régime à la lettre. Avec « L’anniversaire de Kim-Jong-Il », le lecteur peut mieux comprendre comment la propagande fonctionne dans ce pays, mais aussi comment les Nord-Coréens perçoivent leur gouvernement. Malgré la rudesse et la gravité du sujet, le fait de percevoir le pays à travers des yeux d’enfant apporte une petite légèreté. Espérons qu’un jour ce peuple puisse être libre…

La nuit des éventails

salle de spectacle

La nuit des éventails

Début du XXe siècle, en pleine campagne. Émilien, fils bâtard d’une paysanne, fuit la ferme pour devenir saltimbanque. Au détour d’un des spectacles, le jeune homme tombe amoureux et voit sa vie basculer. Cent ans plus tard, Clarisse, la cinquantaine, romancière et auteure de pièces de théâtre, recherche un comédien pour sa toute première pièce. Elle engage Adrien, un trentenaire sensible pour le rôle-phare. S’ils n’ont a priori rien en commun, ils vont pourtant se rapprocher bien au-delà des planches. Un coup du destin ? Pas sûr…

Avec « La nuit des éventails », Cathy Borie nous offre un roman qui se situe entre l’histoire contemporaine et le plein terroir. Les deux histoires que sont celles d’Émilien et de Clarisse, et qui s’avèrent très distinctes à première vue, vont finir par se croiser. Il faudra cependant attendre la fin du roman pour connaître le lien qui unit les deux personnages. En attendant, la vie d’Émilien est tout bonnement passionnante à lire. Ce jeune garçon issu de la ferme va trouver l’espoir d’une vie meilleure grâce au cirque et à l’amour qu’il va croiser sur sa route. Quant à Clarisse, si elle rencontre des difficultés dans sa vie sentimentale, elle reste une femme passionnée par son métier.  Moi qui aime beaucoup le théâtre, je me suis réjouis à l’idée de découvrir la profession de metteur en scène. On pourrait se désoler que le roman soit plus axé sur la vie de cette dernière mais après discussion avec l’auteur, il se pourrait bien que l’histoire Émilien devienne un ouvrage à part entière, pour le plus grand plaisir des lecteurs. Je terminerai cet article en remerciant les Editions de la Rémanence qui m’offrent toujours de belles lectures.

L’âge tendre et impitoyable

L'âge tendre et impitoyable

L’âge tendre et impitoyable

Comme de nombreux papas, Guillaume Hérent a décidé de croquer la vie de sa petite fille à l’aide son crayon. Ce dessinateur d’animation, qui a notamment travaillé sur « Harry Potter et la coupe de feu », mais aussi sur le film « Les Minions », nous livre une bien jolie bande dessinée, intitulée « L’âge tendre et impitoyable ». Le personnage principal, qui n’est autre que sa fille Coline, âgée de 4 ans, en fait voir de toutes les couleurs, aussi bien à ses parents qu’aux lecteurs.

La couleur de la couverture m’a sauté aux yeux en librairie, puis le titre, puis le contenu… Je savais à l’avance que j’allais me régaler et au final, je n’ai pas eu tort. Alors même si Guillaume Hérent n’innove pas vraiment dans le domaine de la BD avec « L’âge tendre et impitoyable », puisque d’autres pères ont évoqué leurs anecdotes de parents à travers des planches, il reste tout de même très plaisant à lire. Coline est vraiment une petite chipie, qui n’en loupe pas une pour clouer le bec aux plus âgés. Elle n’hésite pas à saisir les plus petites perches pour ajouter un sou dans sa tirelire ou faire croire qu’elle a tout d’une grande. Drôle avec ses mots d’enfant et sa façon de voir les choses, Coline vous fera forcément craquer !

 

PhonePlay

fille sur un canapé avec son portable

PhonePlay

Un soir alors qu’elle se trouve dans sa chambre, Allyssa, 16 ans, reçoit un SMS pour le moins étrange : « Devine qui je suis et je serai à toi ». D’abord méfiante, l’adolescente décide de répondre, se disant qu’il s’agit là de l’occasion idéale pour mettre un peu de piquant dans sa vie. Un jeu à la fois pervers et étrange va se mettre en place entre les deux interlocuteurs. Allyssa a quelques mois devant elle pour trouver qui est l’individu qui se cache derrière ce téléphone.

« PhonePlay » a fait beaucoup de bruit sur la toile, et pour cause : l’auteure, Morgane Bicail, est âgée d’à peine 14 ans lorsqu’elle écrit ce roman. Et c’est sur la plateforme littéraire Wattpad qu’elle s’est fait connaître. La jeune fille a en effet publié dessus plusieurs histoires qui ont fait sa renommée, dont « PhonePlay », qui a été la plus lue. Alors forcément, ma curiosité a été attirée par ce titre.

Le roman ado en lui-même est assez banal et contient tous les tracas que peuvent rencontrer les adolescents au quotidien : les problèmes avec les cours, la famille, et bien évidemment les histoires de cœur et d’amitié. La différence avec « PhonePlay », c’est que l’histoire est très addictive. Tout comme l’héroïne, on essaie de deviner qui se cache derrière les nombreux textos. Le jeu est limite pervers mais on s’y accroche coûte que coûte.  Au final, j’ai été très surprise par l’identité de l’individu. Toutes mes théories sont tombées à l’eau. Alors soit je suis nulle à ce jeu, soit c’est rondement bien mené. Je pencherai plutôt pour la seconde option !