Rebecca

Rebecca

Manderley : un an après sa mort, Rebecca de Winter hante encore le manoir et ses habitants. Veuf, Maxim de Winter a retrouvé l’amour et s’installe avec sa nouvelle concubine sur le domaine. La nouvelle épouse, jeune et timide, a cependant du mal à y trouver sa place. Mrs Danvers, la gourvernante, ne lui fait aucun cadeau. Elle qui adulait Rebecca ne lui témoigne qu’hostilité et cruauté. Dans cette maison rongée par les secrets, la jeune femme vit un quotidien plus que mouvementé.

Pourquoi avoir choisi de lire « Rebecca » de Daphné du Maurier ? Trois raisons :

  • Une collègue qui en dit beaucoup de bien ;
  • Un roman noir incontournable selon les dires de professionnels du livre ;
  • La lecture de « Manderley for ever » de Tatiana de Rosnay.

Alors cela faisait un petit moment que « Rebecca » trainait dans ma PAL. Il faut dire que le petit poche de 600 pages me rebutait un peu et puis j’ai fini par me dire que l’été était propice pour se lancer dans cette lecture ! Les cent premières pages m’ont paru atrocement longues. Je lisais sans lire, ne comprenais pas grand-chose, reprenais l’ouvrage sans me souvenir du début, bref, c’était mal barré ! Et puis une fois que les protagonistes s’installent à Manderley, ma lecture devient fluide, limite prenante. On se pose de nombreuses questions : Qui était vraiment Rebecca ? Son fantôme est-il vraiment présent ? Comment est-elle morte ? A deux reprises, on est surpris par la tournure que prennent les événements et cela ne fait qu’accentuer l’envie d’en savoir plus. Au final, « Rebecca » est bel et bien un roman sombre, mystérieux, à la limite du thriller psychologique. Il ne me reste plus qu’à regarder l’adaptation qu’en a faite Hitchcock en 1940 !

Montmorillon : la Cité de l’Écrit et des métiers du Livre

Montmorillon

Librairie de l’Octogone

De séjour de l’autre côté de la France, j’en ai profité pour partir direction Montmorillon, surnommée la Cité de l’Ecrit et des métiers du Livre. Autrement dit, un des nombreux villages du livre que compte la France. J’aimerais en effet tous les voir, mais passons.

Le village de Montmorillon est situé dans le Poitou-Charente. Le côté village du livre se trouve dans le quartier médiéval du bourg, où l’on trouve des librairies bien entendu, des restaurants et des cafés, des expositions permanentes et temporaires, et la possibilité de négoce de livres anciens et d’occasion.

Cité de l’Écrit

Musée de la macine à écrire et à calculer

Le cadre est vraiment charmant et le village regorge d’autres monuments à visiter, comme l’église Notre-Dame et sa Crypte Sainte Catherine, mais aussi le Musée de la Machine à Ecrire et à Calculer. Je dois vous dire que ce fut le point d’orgue de ma visite des lieux car figurez-vous que le jour où j’y suis allée, je suis tombée sur un village fantôme ! Pourtant, il s’agissait d’un dimanche, en haute saison (et je précise qu’à cette époque, il n’y avait pas encore de Covid) et tout village du livre qui se respecte est forcément ouvert en cette période. Ma foi, quelle ne fut pas ma déception de ne trouver que deux libraires ouvertes, un restaurant et quelques boutiques souvenirs. C’est simple, je suis repartie le cabas… Vide ! Pourtant, les pas de porte regorgent d’imagination : on y trouve par exemple « Au cri de la chouette », « Livres à vous ! », « L’Autre Page » ou encore « The Glass Key » spécialisée dans les livres anglais.

Librairie « Au Cri de la Chouette »

Le Musée de la Machine à Écrire et à Calculer est l’endroit incontournable du village. On y trouve une rétrospective de plus d’un siècle et demi grâce à la présence de 200 machines, allant des plus anciennes aux plus rétros, en passant par les machines permettant de rédiger des partitions, d’écrire en braille ou encore en chinois. De vrais petits bijoux pour les yeux qui nous laissent parfois pantois devant de telles mécaniques !

Jardin des écrivains

Autre point sympathique du village si vous vous y rendez au printemps ou en été : La Roseraie du Jardin des Écrivains : un agréable petit parc où l’on peut observer plus d’une trentaine de variétés de rosiers baptisés de noms d’écrivains, à l’instar de Maupassant, Pierre de Ronsard ou George Sand.

Enfin, pour tous ceux qui s’intéressent aux métiers du livre, une douzaine de panneaux ont été installés dans les ruelles pour évoquer le livre ancien et les professions qui l’entourent.

Le voyage de grand ours

Le voyage de grand ours

C’est l’histoire de Grand Ours, un ours blanc qui vit sur la banquise. Pour chasser l’ennui, il pêche. Jusqu’au jour où il remarque sur un morceau de glace une plume multicolore. Etrange dans un monde où tout est blanc ! C’est décidé, il part à l’aventure pour retrouver celui ou celle à qui elle appartient.

Cette grande aventure s’intitule « Le voyage de grand ours ». Elle a été écrite et illustrée par Nadine Brun Cosme et Sébastien Pelon, et vous pouvez la retrouver aux éditions ABC Melody. Dans un style épuré, nous voyageons avec une espèce en voie de disparition. L’amitié et la découverte de paysages lointains, parfois inconnus sont au cœur de l’album. Il s’agit d’une histoire douce, riche en rencontres et joliment illustrée. La fin m’a énormément plu, car on ne s’attend pas au propriétaire de la plume dont il est question. Je ne vous en dis pas plus et vous invite à découvrir ce livre très coloré.

Les contes de Perrault

Contes de Perrault

Comme moi, vous avez forcément découvert les contes de Perrault lorsque vous étiez enfant. Le Petit Chaperon Rouge, Cendrillon, Le Petit Poucet, ces titres sont devenus familiers. Mais saviez-vous qu’il existait plusieurs versions ? Que ceux que vous avez entendu étant petit sont beaucoup plus édulcorés que les « originaux » ? Les « vrais » contes de Perrault ne sont pas forcément agréables à écouter lorsqu’on est enfant, car ces derniers risquent fort de faire des cauchemars. Pour prendre un exemple tout simple, le Petit Chaperon Rouge est dévoré par le loup !

Le confinement a fait que j’ai eu l’idée de raconter les contes afin que tout le monde puisse découvrir les véritables histoires. J’ai alors créé ma chaîne YouTube et un compte audio (au même nom que le blog et accessible à partir de Spotify, AnchorFM…) et réalisé des enregistrements audio. Je viens de terminer les contes de Perrault et j’enchaîne avec les versions des Frères Grimm.

Pour la petite histoire, cela faisait longtemps que j’avais envie de découvrir les « vrais récits ». Je mets ça entre guillemets car en fait, la paternité de certains remonte à bien plus loin que la naissance de Perrault. Il faut savoir qu’à la base, les contes sont issus de la tradition orale, aussi, ils sont passés de bouche en bouche et ont été forcément modifiés, censurés, adoucis avec le temps… Bref, tout ça pour dire que j’ai déniché ma charmante édition dans un thé-librairie à Strasbourg, répondant au nom de Sthélline, et que j’en suis toute contente ! Donc sachez que si vous êtes un adulte, ces contes sont aussi faits pour vous !

C’était mieux avant

C’était mieux avant

« C’était mieux avant » est une bande dessinée écrite et illustrée par Soledad et Hervé Éparvier, qui s’adresse à ceux qui ont connu les années 70-80. Pour ce faire, le duo a découpé l’ouvrage en plusieurs chapitres dédiés à chaque fois à une thématique bien singulière. Il y a :

  • Les départs en vacances, où à l’époque on n’avait pas besoin d’attacher la ceinture,
  • L’école, où l’on s’amusait à chanter « Bali-Balo »,
  • Le jeudi, journée vacante de la semaine,
  • La télévision, où il n’y avait qu’une chaîne à regarder et sur laquelle Nounours nous disait « Bonne nuit » tous les soirs,
  • Nos 16 ans, avec les fameuses Boums et le développement des photos qui prenait des plombes,
  • Le repas du dimanche, où chacun était bien apprêté,
  • Les vieux, qui faisaient vraiment vieux, qui dormaient avec des bigoudis sur la tête et mangeaient des biscottes avec de la chicorée pour le petit-déjeuner,
  • Noël et ses nombreux cadeaux pour les enfants, à l’instar de l’ardoise magique ou du spirographe,
  • Les personnages de notre enfance,
  • Notre look,
  • Le téléphone à cadran, avec l’écouteur,
  • Le service militaire,
  • Les répliques cultes,
  • Les voitures, dotées notamment de manivelles pour descendre ou monter les vites,
  • Des métiers qui ont aujourd’hui disparu comme l’ouvreuse au cinéma ou le pompiste,
  • Le cinéma et sa place à 2€,
  • La décoration intérieure, où la moquette était à la mode, comme la lampe à lave qui n’éclairait rien,
  • La musique avec les compilations sur cassette, les 33 et 45 tours,
  • La cuisine, généralement tout en formica, avec néon et verres à moutarde sur la table,
  • Les bonbons,
  • Les publicités qui mettaient en avant la Mousseline ou encore Monsieur Propre.

A titre personnel, je suis née à la fin des années 80 et pourtant, je me suis reconnue dans certains dessins. C’est une bande dessinée qui devrait plaire à tous les nostalgiques. Après tout, ne dit-on pas « C’était mieux avant ! » quelle que soit notre génération ?! Les auteurs sont nés quant à eux dans les années 60, donc ils savent bien de quoi ils parlent. L’album se clôture par un test : « Êtes-vous un enfant des années 70 ? » Bon, là j’avoue, j’ai regardé les questions, on m’aurait parlé en russe, c’était pareil ! En tout cas, la bande dessinée reste très plaisante à lire car outre le fait de faire remonter des souvenirs, elle permet de découvrir des éléments d’une époque, qui ont parfois disparu de la circulation depuis…