Touchées

Touchées

« Touchées », c’est l’histoire de trois femmes victimes de violences sexuelles. Lucie s’est séparée de son conjoint et vit avec son fils. Malgré la rupture, la jeune femme ne peut s’empêcher de dormir avec un couteau à la main. De son côté, Nicole s’est isolée depuis plusieurs années et ne parvient plus à se mêler aux autres. Quant à Tamara, elle vit dans l’excès depuis que son frère a abusé d’elle lorsqu’elle était enfant. Toutes les trois se rencontrent lors d’un atelier d’escrime thérapeutique. Un programme dont l’objectif est de reprendre la maîtrise de sa vie.

Ecrite et illustrée par Quentin Zutton, la bande dessinée évoque un sujet très actuel. Depuis le début de l’année, plus d’une centaine de femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon. C’est en maniant leur sabre que nos trois héroïnes vont non seulement apprendre à se défendre, mais aussi à extérioriser leurs souffrances. Car ici, tout le monde est au même niveau, et derrière le masque, toutes sont anonymes. A travers un dessin traditionnel, mais aussi une pointe d’aquarelle, l’auteur met en lumière les victimes, en démontrant que parfois, il suffit d’une activité ou de bonnes personnes pour remonter la pente.

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La première fois c’était quand même plus marrant

La première fois c’était quand même plus marrant

Cela fait trois ans que Daisy est en rémission. Alors qu’elle commence à faire des projets sur le long terme avec Jack, son mari, elle apprend qu’elle est atteinte d’un nouveau cancer… en phase terminale. Si la mort reste une perspective effrayante, celle de laisser l’amour de sa vie l’est encore davantage. Daisy se met donc en quête de trouver la femme idéale pour Jack, quitte à oublier le peu de temps qu’il lui reste en sa compagnie.

Il m’a fallu quelques pages tout de même pour me rendre compte que « La première fois c’était quand même plus marrant » n’était pas du tout une suite à « La première fois qu’on m’a embrassée je suis morte ». Cela m’a rassurée sur d’éventuels problèmes de mémoire. Colleen Oakley, l’auteure, fait en réalité un clin d’œil à son premier ouvrage, en indiquant au lecteur que le sujet qui sera traité ici sera beaucoup plus lourd. Et en effet, quoi de plus tragique que la fin d’une vie, que d’apprendre qu’il ne nous reste plus que quelques mois, que les rêves que l’on voulait réaliser vont devoir être abandonnés. Malgré la tristesse, la colère, le désespoir, Colleen Oakley a inséré dans son roman quelques touches d’humour. Authentique, salvateur, le livre nous interroge sur notre rapport à la vie et à la mort. On n’est pas loin de verser sa petite larme.

Entrez dans la danse

Entrez dans la danse

Strasbourg, juillet 1518 : La ville est victime depuis quatre ans déjà de la famine, de la maladie, de la sécheresse en été, mais aussi des grands froids. Enneline, ne supportant plus cette situation, est allée précipiter son enfant depuis le pont au Corbeau. A partir de là, elle se met à danser sans pouvoir s’arrêter. Et elle n’est pas la seule. 2000 habitants sont pris de cet étrange mal, et se jettent dans la rue pour danser ! Ils crient, implorent de l’aide mais ne peuvent s’arrêter. En quelques jours, les cas se multiplient. Une quinzaine de danseurs par jour succombera à cette épidémie étrange, victime de déshydratation ou d’accidents cardio-vasculaires.

« Entrez dans la danse » est à la base un roman de Jean Teulé, qui a été adapté en bande dessinée par Richard Guérineau. Il y conte l’histoire vraie d’une terrible épidémie, qui a été baptisée depuis « La peste dansante » et qui a ravagé la ville de Strasbourg durant le Moyen Âge. On découvre comment la population y fait face, mais aussi les autorités qui semblent totalement désemparées. Une adaptation très réussie qui nous permet de découvrir un événement méconnu de l’Histoire, et qui peut s’avérer une bonne alternative si on préfère lire une BD plutôt qu’un roman !

La Schtroumpf Expérience

Le village des Schtroumpfs

Maison de Schtroumpf

La grande fan des Schtroumpfs que je suis a profité d’un week-end à Paris pour se diriger Porte de Versailles pour participer à la Schtroumpf Expérience. La Schtr… quoi ? La Schtroumpf Expérience ! Un parcours de 1500m² itinérant réalisé à l’occasion du 60e anniversaire des lutins bleus. Si l’exposition semble avant tout faite pour les petits, les grands qui ont conservé leur âme d’enfant y trouvent aussi leur compte.

Je démarre ma visite par une photo avec le Grand Schtroumpf… aussi haut que moi ! Puis, direction une salle obscure où un petit film nous raconte l’histoire des Schtroumpfs. Saviez-vous d’ailleurs que nos chers petits amis étaient nés lors d’un dîner entre Peyo et Franquin ? A table, Peyo ne se rappelant plus du mot « salière » demande alors à son acolyte de lui passer « le schtroumpf ». De là est née une conversation rocamboschtroumpf, puis tout un univers de bande dessinée, qui n’a cessé de grandir depuis…

Azraël

Le visionnage terminé, je poursuis mon exploration en forêt, où je rapetisse au fur et à mesure, tant les décors sont grandioses. Arrivée au village, je découvre l’habitation de la Schtroumpfette. Cette dernière, sous forme d’hologramme, se réjouit à la venue des visiteurs. Le Grand Schtroumpf possède le champignon le plus grand. A l’intérieur, on y trouve des livres, son fameux grimoire et une marmite en train de bouillir. A l’aide d’un écran et d’un filtre, me voici transformée moi aussi en Schtroumpfette ! Je continue ma promenade dans la forêt enchantée. Les lumières confèrent une atmosphère magique au lieu. Le barrage traversé, je me retrouve piégée chez Gargamel. Je me sens toute petite. Heureusement, les Schtroumpfs viennent à mon secours, et le sorcier se retrouve ligoté ! Même Azraël n’ose pas s’approcher ! Je termine ma quête en sabotant la machine infernale de Gargamel qui vise à détruire la planète. Car oui, derrière cette exposition, se cache un message : les Schtroumpfs sont ambassadeurs de l’ONU. A travers cette exposition, ils encouragent les plus petits à préserver la Terre à travers de nombreux jeux et explorations.

Culottes de Schtroumpfs

Les Schtroumpfs

De mon côté, je profite à fond de mon vol en cigogne pour retourner au village des Schtroumpfs. Durant sept minutes, à l’aide d’un casque de réalité virtuelle, je survole des paysages merveilleux, avant d’être parachutée au centre du village, prête à faire la fête.

La promenade est officiellement terminée. A l’accueil, je récupère mon bonnet schtroumpf en carton. Je fais un dernier saut à la boutique, mais n’y trouve pas mon bonheur. Il semblerait que cette dernière ait été quelque peu dévalisée. De plus, les produits y sont chers, beaucoup plus chers qu’au Smurf Store que j’avais eu plaisir à découvrir à Bruxelles. Je troquerai finalement quelques pièces dans une machine spéciale pour me retrouver avec une drôle de pièce à l’effigie du Schtroumpf à lunettes. Un objet que je conserverai précieusement dans mon portefeuille…

Appelez-moi Nathan

Appelez-moi nathan

Lila est une adolescente mal dans sa peau. Si ses parents pensent d’abord à une simple crise liée à son âge, ils vont vite se rendre compte que le problème est bien plus important. Lila se sent garçon. Depuis toujours. Elle aime les filles, mais ne se définit pas comme étant lesbienne. C’est son corps qui la gêne. Aussi, avec le soutien de sa famille et de ses amis, elle entame à 16 ans ses premières transformations pour devenir Nathan, notamment en recevant des injections de testostérone.

Inspiré de faits réels, « Appelez-moi Nathan » est un album qui traite avec une grande sensibilité de la question du transgenre. Écrite et illustrée par Catherine Castro et Quentin Zuttion, la bande dessinée démontre qu’il faut avoir beaucoup de courage pour s’affirmer, et qu’il ne s’agit pas, comme beaucoup pourraient le penser, d’un phénomène de mode. Les auteurs ont réalisé cet ouvrage dans un but pédagogique pour expliquer à ceux qui s’y intéressent ou à ceux qui sont impliqués de près ou de loin ce qu’est la transidentité. L’aquarelle douce et le trait sensible permettent de traiter du sujet avec habileté et de transmettre un message plein d’espoir et de tolérance.