Tribulations d’une fan de Jane Austen

Tribulations d’une fan de jane austen

Jane Mansfield vit dans le Somerset du XIXe siècle. Pas étonnant que du jour au lendemain elle soit déboussolée en arrivant dans notre monde, dans la peau d’une certaine Courtney Stone, résidente à Los Angeles. La jeune femme va devoir s’adapter aux mœurs du XXe siècle. En clair : abandonner son vocabulaire pompeux, se lâcher un peu plus et en profiter pour mettre de l’ordre dans la vie de ladite Courtney. En effet, c’est le bazar total ! Non seulement, elle est exploitée sur son lieu de travail, mais en plus, elle a été trompée par son petit-ami. Le choc des cultures est plutôt rude, heureusement des amis sont là pour l’épauler.

Ecrit par Laurie Viera Rigler, « Tribulations d’une fan de Jane Austen » est une histoire en deux volumes, mais les ouvrages peut se lire indépendamment, car il s’agit de deux récits bien distincts. Dans « Confessions d’une fan de Jane Austen », on retrouve en effet la chère Courtney à l’époque de la Régence. Dans les deux cas, nous découvrons une comédie chick-lit assez classique si ce n’est l’époque/les personnages qui peuvent être assez différents de ce qu’on peut lire d’habitude. Le roman est aussi un bon moyen pour revisiter l’univers de Jane Austen qui reste tout de même la thématique principale. En terminant sa lecture, il n’est d’ailleurs pas impossible d’avoir envie de lire un livre de cette auteure indémodable. Pour ma part, cela reste toujours un plaisir que de me plonger dans l’Angleterre du XVIIIe siècle. Malgré quelques problèmes de rythme, « Tribulations d’une fan de Jane Austen » reste agréable à lire. Mais à choisir, je préfère de loin les Confessions, beaucoup plus cocasse et imprévisible !

Déconfinez-moi !

Déconfinez-moi

Qui aurait cru qu’il y a pratiquement un an, un virus chinois allait se propager dans le monde entier, faire des millions de morts et nous confiner ?! Cette période peu ordinaire a pourtant développé l’imagination de certains auteurs qui n’ont pas hésité à s’en inspirer. C’est le cas également des six écrivaines suivantes : Cécile Chomin, Georgia Caldera, Angéline Michel, Fanny Gayral, Lise Syven et Fanny André. Ces dernières ont rédigé autant de nouvelles sur le confinement, aux éditions J’ai Lu. Tantôt drôles, parfois légères ou empreintes de romantisme, les six histoires ont toutes un style bien à elle :

  •  « Retour en enfance » raconte l’histoire d’un confinement entre frère et sœur ;
  • « Merci à vous, merci à lui » évoque la rencontre entre une jeune femme et un nouveau voisin sur le balcon d’en face ;
  • « Ma mère, son chat, ma dépression » relate les pensées d’un chat qui ne supporte plus la cohabitation avec la mère et la fille.
  • « Rendez-vous en terrain connu » est l’histoire d’une influenceuse, embauchée dans un centre culturel et qui va devoir susciter l’intérêt des séniors ;
  • « La guerre des balcons » ou l’histoire d’un balcon partagé entre une institutrice et un cuistot au chômage forcé ;
  • « Allô Socrate, ici Wondermum » ou le récit d’une mère de trois enfants qui envisage de s’installer en Suède et qui, en attendant que la situation se débloque, tient un carnet de réflexion.

Alors, on pourrait très bien éviter ce livre à cause du sujet : « Quoi ? Le confinement, encore ! Pfff », mais j’ai trouvé celui-ci très divertissant ! Car s’il nous montre les mauvais côtés de devoir rester chez soi, il souligne aussi les points positifs. Coups de cœur pour « Merci à vous, merci à lui » très romantique et « Rendez-vous en terrain connu » pour le personnage principal.

Vie secrète

Vie secrète

Très jeune, Alexandra Winslow est abandonnée par sa mère et élevée par son père, qui lui transmet sa passion dévorante pour les romans policiers. Mais celui-ci meurt prématurément et la jeune fille est alors recueillie par des religieuses au sein du couvent local. Contre toute attente, Alexandra y trouve sa place et se met à écrire à son tour des polars sanglants. A 19 ans, elle termine son premier thriller. Mais pour percer dans le domaine de l’édition, l’auteure prend un pseudonyme masculin. Le succès est immédiatement au rendez-vous.

Si on m’avait dit un jour que je lirai un roman de Danielle Steel… Je suis pleine de préjugés vis-à-vis de cette auteure très prolifique et pourtant, ma maman a réussi à m’encourager à lire son dernier roman, persuadée que celui-ci me plaira. Et forcément, elle avait raison… Cette histoire qui nous plonge dans le monde impitoyable de l’édition a suscité mon intérêt ! Une jeune auteure qui se cache derrière un nom masculin pour publier les pires horreurs ne pouvait que m’intriguer ! D’autant plus que derrière ce jeu d’identité, cette double vie n’est pas sans conséquence sur le travail et les relations amoureuses de la jeune femme. Rivalité, jalousie, solitude, bien qu’elle soit célèbre, Alexandra se sent parfois bien seule, voire parfois rabaissée. Il lui faudra du temps et les bonnes rencontres pour arriver à dépasser ce stade. Voilà un roman qui plaira à coup sûr à tous les bibliophiles !

Je serai là !

Je serai là

L’Homme Etoilé est de retour ! Après un premier roman graphique baptisé « A la vie » dans lequel il évoquait des rencontres marquantes dans son service de soins palliatifs, l’infirmier commence cette fois-ci par raconter comment est née sa vocation, ainsi que ses premiers pas dans le milieu hospitalier. Son chemin travers notamment un service psychiatrique où il fait la connaissance d’une patiente dont la rencontre va le marquer à jamais. L’homme Etoilé profite également de sa nouvelle bande dessinée pour parler de l’euthanasie, de l’importance de l’écoute dans son métier et des liens qu’il avait avec son grand-père. Un album aussi touchant que le premier, voire plus, car beaucoup plus personnel.

Avec « Je serai là ! », l’auteur-illustrateur nous bouleverse encore, tant par ses dessins que par ses réflexions. Empathie, bons sentiments, humanité et sagesse font la force de l’infirmier et de l’homme qu’il est devenu.

Amours solitaires

Amours solitaires

Autrefois, les amoureux s’échangeaient des lettres. Aujourd’hui, les relations épistolaires ont laissé place aux textos et autres commentaires en ligne. Cela n’a pas signé pour autant la disparition de la poésie. Morgane Ortin, une chroniqueuse parisienne, a créé le compte Instagram « Amours solitaires », sur lequel elle regroupe des conversations intimes de couples anonymes. On y trouve des mots doux, des déclarations enflammées, quelques phrases piquantes, drôles et érotiques. Au total, l’éditrice en a sélectionné 278 pour composer un premier ouvrage qui semble raconter une histoire d’amour unique.

Depuis, « Amours solitaires » dispose aussi de son site Internet et même d’un nouveau livre. Le tome 2, dont le sous-titre est « Une petite éternité », est dans la lignée du premier volet. Il raconte l’histoire d’une rupture. Une rupture plutôt amère puisque les deux protagonistes s’écrivent à nouveau et ont du mal à faire une croix sur le passé. Est-il possible de s’aimer à nouveau comme la première fois ? Pas sûr…

J’ai succombé aux paroles très romantiques de cet échange collaboratif. Avant cette lecture, je n’avais pas eu connaissance de ce projet et me suis abonnée de ce pas au compte Instagram pour suivre les publications inédites. Et s’il s’agit la plupart du temps de SMS, que le lecteur se rassure, c’est écrit en « bon français » et non en phonétique… Merci aux éditions J’ai Lu et à l’auteure qui prouve qu’au XXIe siècle, les messages d’amour existent toujours.