Une ville si parfaite

Une ville si parfaite

Parfaite-Ville semble être un endroit utopique. En effet, tout a été pensé pour que tout le monde y vive heureux et serein. Des écrans sont installés un peu partout, sur lesquels sont diffusés des films et des programmes de propagande. Les habitants résident tous dans un seul et même immeuble de plus de 400 étages et visent un objectif : celui d’être promu à l’étage supérieur pour bénéficier d’un niveau de vie encore meilleur. Néanmoins, quelques règles doivent être respectées : interdiction de se plaindre du maire ou de quitter la ville. Alors, résidence de rêve ou véritable cauchemar ?

« Une ville si parfaite » est le second roman de Raphaël Cuvier après « L’antipapillon » (j’en profite pour remercier l’auteur pour sa confiance). Publié aux éditions 5 sens, cette nouvelle histoire s’avère assez courte (55 pages seulement) et j’aurais bien aimé une bonne centaine de pages en plus pour creuser l’idée de la ville parfaite. Illustré par Simone Clément, l’ouvrage plaira sans aucun doute aux adolescents qui sont généralement très fans des dystopies. Ici, nous sommes à contre-courant puisqu’à première vue, il s’agit d’une utopie. Mais cela n’est qu’un leurre, car derrière la façade d’un immeuble pas comme les autres, se cache une des plus grandes supercheries. Non loin du très connu Truman Show, « Une ville si parfaite » est un récit facile, qui se lit vite et qui est plaisant à découvrir. Peut-être serait-ce une idée de lecture pour ceux qui aimeraient se mettre à la lecture ?!

Sacrées sorcières

Sacrées sorcières

Vous ne croyez pas aux sorcières ? Vous allez peut-être changer d’avis en lisant le roman graphique de Pénélope Bagieu, adapté du roman de Roald Dahl, « Sacrées sorcières »… Car, contrairement à ce que vous pouvez penser, les sorcières se fondent dans la masse. Elles portent des perruques pour cacher leur calvitie et des gants pour dissimuler leurs doigts crochus. Elles passent par ailleurs leur temps à établir des plans toujours plus démoniaques pour s’emparer des enfants contre lesquels elles nourrissent une haine profonde. Mais le petit Bruno et sa Mamie vont leur donner du fil à retordre.

Ayant entendu beaucoup de bien de la bande dessinée « Sacrées sorcières » et appréciant le travail de Pénélope Bagieu, je me suis donc naturellement penchée sur cet ouvrage. Ce fut une agréable surprise qui m’a permise dans un second temps de découvrir l’une des œuvres de Roald Dahl, après avoir lu Matilda. Ne connaissant pas le roman original, je ne peux pas établir de comparatif, donc je me contenterai de ce que j’ai lu. Mélange d’horreur et de comédie, « Sacrées sorcières » est un petit bijou à mettre entre les mains de tous. Bien que dense, la bande dessinée séduit par ses tons colorés et ses personnages tous plus expressifs et excentriques les uns que les autres. Voilà une bande dessinée que je noterai parmi les incontournables de 2020.

Les bons gros bâtards de la littérature

Les bons gros bâtards de la littérature

Vous les connaissez, vous avez peut-être lu certaines de leurs œuvres, je veux parler de Baudelaire, Victor Hugo, Flaubert, Sartre… Sachez qu’ils font partie des « bons gros bâtards de la littérature ». Oui, vous avez très bien lu, des bâtards. Ce titre, on le doit à Aurélien Fernandez et PoPésie qui ont intitulé ainsi leur bande dessinée. Car si ces écrivains sont connus de tous, ils ne sont pas parfaits pour autant. Pis, ils ont des vices cachés. Il y en a qui sont accusés de plagiat, comme Michel Houellebecq qui aurait recopié plusieurs lignes sur Wikipédia ; certains ont des passions qui peuvent laisser à désirer comme la corrida ou la chasse ; d’autres font usage de la drogue comme Rimbaud qui était un grand consommateur d’opium.

En amour, des grands auteurs étaient connus pour être de véritables tombeurs comme Victor Hugo par exemple. Quelques-uns ont même pratiqué l’amour en famille. C’est le cas de Colette qui a été l’amante du fils de son mari, fils qui était alors âgé de 17 ans alors que l’écrivaine en avait 47. Ceux qui n’ont pas eu de relations amoureuses épanouissantes en ont profité pour se mettre à l’écriture de livres coquins. Aussi le lecteur apprendra que La Fontaine n’est pas que l’auteur de fables avec des animaux…

A toutes ces petites anecdotes plus croustillantes les unes que les autres, on trouvera également des citations d’auteurs sur d’autres auteurs qu’ils ne peuvent encadrer, les vraies fins de certaines histoires (non, la petite sirène n’aura pas ses jambes et n’épousera pas Eric), ainsi qu’une dictée pas fastoche, celle de Prosper Mérimée, si vous souhaitez vous adonner à un exercice orthographique.

Avec beaucoup d’humour, Aurélien Fernandez et Popésie nous apprennent des savoirs inutiles sur de grands noms de la littérature. Une bande dessinée divertissante à souhait !

Five feet apart

Five feet apart

A 17 ans, Stella est atteinte de fibrose kystique. Ses jours à l’hôpital sont réguliers et l’adolescente s’est créée une chaîne YouTube pour parler de la maladie. Non loin de sa chambre, elle rencontre Will, atteint lui aussi de mucoviscidose et d’une infection chronique. Le protocole médical leur force à maintenir une distance constante entre eux de cinq pieds. Mais lorsqu’on tombe amoureux, comment fait-on pour résister à l’attraction de l’autre ?

« A cinq pieds de toi » est aussi connu sous son titre original, « Five feet apart ». J’ai d’abord vu le film, que j’ai beaucoup aimé, et si vous me connaissez, vous devez savoir que quand le long-métrage m’a plu et que j’apprends qu’il y a un livre à la base, je me jette dessus. J’ai donc fait l’acquisition de l’ouvrage à l’occasion du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, à Montreuil, histoire de prolonger le plaisir.

Ecrit par Rachael Lippincott, Marie Chivot-Buhler, Mikki Daughtry et Tobias Iaconis, le récit m’a fait penser à « Nos étoiles contraires » de John Green, puisqu’il a pour héros deux adolescents qui s’aiment et qui sont condamnés. On sait dès le départ qu’on va être confronté à des émotions fortes, mais c’est aussi l’occasion d’en savoir plus sur la mucoviscidose qui toucherait environ 6500 personnes en France.  Simple mais touchant, le récit est un hymne à la vie et à l’amour.  Vous y trouverez peut-être quelques clichés, pas assez de rebondissements à votre goût, mais rassurez-vous : l’histoire est loin d’être ennuyeuse, bien au contraire !

Et les vivants autour

Et les vivants autour

Depuis 4 ans, Jeanne est dans le coma. A 29 ans, elle ne donne plus aucun signe de vie et se situe dans un état d’éveil non répondant selon les médecins. Ces derniers préconisent depuis plusieurs mois déjà l’arrêt des soins, mais la famille Mercier ne veut pas l’entendre. Les parents, la sœur et le mari de Jeanne tiennent à ce qu’elle reste en vie. Mais lorsque le professeur Goossens convie tout ce petit monde pour un nouvel entretien, la tension est palpable.

Je m’arrête là pour le résumé, car « Et les vivants autour » se situant entre le roman noir et le thriller, je ne voudrai surtout pas spoiler la suite. Après « Je ne sais pas », je me suis donc attaquée à un nouveau roman de Barbara Abel.

Alors que les apparences nous dévoilent une famille soudée, la réalité s’avère bien différente. Après l’annonce faite par le médecin, les liens se déchirent, y compris entre les parents.

Le fait qu’il y ait assez peu de personnages permet de bien se repérer dans l’histoire, notamment lorsque le passé refait surface. Le suspense quant à lui, est présent durant une bonne partie du livre. Outre la tension qui règne dans le roman, on appréciera les diverses thématiques d’actualité abordées par l’auteure, à savoir l’euthanasie, les convictions religieuses, l’avortement, les violences faites aux femmes. Dur dur de lâcher ce roman tant l’on a envie de connaître la vérité et les conséquences…