Les sept maris d’Evelyn Hugo

Les sept maris d’Evelyn Hugo

Elle était belle, sexy, scandaleuse. Elle était une actrice incontournable sa génération, une véritable icône à Hollywood. Elle a été une mère, une épouse aimante et mariée sept fois ! Elle, c’est Evelyn Hugo, le personnage principal du dernier roman de Taylor Jenkins Reid, « Les sept maris d’Evelyn Hugo ».

A l’aube de ses 80 ans, la comédienne se sépare de ses robes les plus mythiques en les vendant aux enchères. Il semblerait qu’Evelyn Hugo soit en train de passer un cap. La voilà qui sollicite Monique, une journaliste du très réputé magazine Vivants, pour écrire sa biographie. Cette dernière a pour objectif de lever le voile sur son histoire.  Aussi bien passionnante que passionnée, l’actrice avoue tout, sans filtre. Prête à faire la paix avec son passé, elle tient une dernière fois à remercier celui sans qui elle serait restée dans l’anonymat : le public.

Ce roman, très axé 7e art, ne raconte pas seulement sept histoires d’amour différentes. Il parle avant tout d’une femme qui a marqué le cinéma et toute une génération. Un récit sensible, tantôt drôle, tantôt triste, qui pourrait très bien être attribué à une actrice contemporaine. Je ne m’attendais pas à avoir un coup de cœur pour ce conte hollywoodien, et pourtant, le voilà sagement rangé dans ma bibliothèque parmi les autres livres que je chéris tant.

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Victor Hugo

Victor Hugo

« Les classiques en BD » est une collection issue des éditions Casterman, qui s’intéresse de près à des classiques de la littérature. Pour le moment, seuls quatre ouvrages sont parus sur Molière, Les Chevaliers de la Table Ronde, Les Fables de La Fontaine, et celui que je vais vous présenter aujourd’hui : Victor Hugo.

Pourquoi avoir opté pour cette lecture ? Premièrement, parce que lire une biographie sous forme de BD reste moins « lourd » qu’un livre (et non, je ne fais pas ma fainéante). Secundo, parce que cette collection que je ne connaissais pas m’a interpellée. Enfin, parce que le livre portait sur Victor Hugo, et pour avoir lu plusieurs de ses ouvrages et visité sa maison sur l’île de Guernesey, j’ai eu envie d’approfondir mes connaissances.

Il faut dire que la vie de l’écrivain fut riche en rebondissements ! Tour à tour poète, dramaturge, romancier, politique, amateur de photographie, il est un véritable monstre de la littérature, mais également tout un symbole. Si la bande dessinée, écrite et illustrée par Jean-Michel Coblence et Sara Quod retrace les plus grandes dates de son parcours, elle offre par ailleurs un aperçu de ses œuvres à travers des extraits et des résumés, aussi bien sur des pièces de théâtre comme « Hernani » que sur les plus grands livres comme « Les Misérables ».

Je ne peux que vous recommander chaudement cette collection si vous souhaitez en savoir plus sur les grands classiques. De mon côté, je vais prochainement me pencher sur d’autres volumes, mais cette fois-ci sur « L’histoire de l’art en BD ».

Opalescence – Le secret de Pripyat

Opalescence – Le secret de Pripyat

Le narrateur nous embarque dans une aventure peu ordinaire, sur les terres ukrainiennes, au plus près de Tchernobyl. Ancien réfugié, l’homme décide de retourner dans la zone d’exclusion pour voir ce qu’elle est devenue, mais également pour se confronter à son passé. Sur place, la « Zone » comme on l’appelle, n’est pas si abandonnée que cela. De nombreuses agences touristiques organisent des visites guidées ; certains agriculteurs n’ont jamais renoncé à leur maison ; d’autres ont décidé de s’y installer, peu importe le danger des radiations. Et aux hommes, s’ajoutent les animaux. Beaucoup de légendes circulent autour du site de Tchernobyl et de la ville de Pripyat. Il paraît que les bêtes sont transformées, que les loups règnent en maître et que là où se situait autrefois le réacteur n°4, il y aurait un trésor. Mais pour notre héros, il n’est pas question de faire machine arrière.

« Opalescence – Le secret de Pripyat » est le premier roman que je lis dans le cadre de mon inscription au site Simplement.Pro, un outil permettant entre autres de mettre en relation des chroniqueurs avec des éditeurs et des auteurs. L’ouvrage d’Amaury Dreher a particulièrement retenu mon attention car Tchernobyl est un sujet qui me fascine. Après avoir vu la série phare et lu « La supplication » de Svetlana Alexievitch (dont je parlerai prochainement sur le blog), je ne pouvais pas passer à côté de « Opalescence ».

L’auteur, Amaury Dreher nous immerge complètement dans ce no man’s land. L’atmosphère est froide, tendue. On sent que l’on erre dans un endroit interdit, contaminé, où notre survie dépend de nos décisions, de nos gestes. On découvre des lieux mythiques : la cité de Pripyat où les travailleurs de la centrale logeaient, le Pont de la Mort, la fête foraine, mais aussi des personnages propres aux lieux, comme les Babushkas, ces grands-mères qui sont nées et qui ont vécu ici, et les Stalkers, ces personnes qui envahissent l’endroit, complètement passionnées ou dérangées.

L’histoire s’apparente davantage à un témoignage qu’à un thriller et est tout bonnement captivante ! Outre le fait de nous interroger sur l’une des plus grandes catastrophes nucléraires, elle nous amène à nous faire réfléchir sur la manière dont le gouvernement se comporte vis-à-vis de cette zone d’exclusion. Une quête identitaire qui ne pourra que plaire aux lecteurs qui, comme moi, vouent une véritable curiosité à cet épisode tragique de 1986.

Madeleine Project

Madeleine Project

Clara a 31 ans. Elle est journaliste, et le jour où elle emménage dans son nouvel appartement refait à neuf, elle remarque que la cave n’a pas été vidée. A l’intérieur, des affaires et des valises ayant appartenu à une certaine Madeleine, qui aurait eu 100 ans en 2015. Cette dernière aurait vécu 20 ans à cet endroit, avant de mourir un an avant que la reporter ne s’y installe. Clara se prend à fouiller dans les cartons. Elle y trouve des objets empaquetés, des lettres, des photographies et se plonge dans cette histoire qui n’est pas la sienne. La journaliste mène alors l’enquête tout en la partageant jour après jour sur Twitter. Qui était Madeleine ? Quelle fut sa vie ? Qui a-t-elle aimé ? Qui se souvient d’elle ?

L’ouvrage paru au Livre de Poche recense les quatre « saisons » de tweets et d’enquête de Clara Beaudoux. Plus de 600 pages contenant des post et des photos légendées donnent vie à ce livre 2.0 pas comme les autres. Englouti en quelques soirs, « Madeleine Project » m’a embarquée à travers un reportage pas comme les autres. Clara Beaudoux va loin. Elle retrouve des voisins, des amis à Madeleine, récolte le soutien d’internautes. Certains l’aident même dans ses recherches, en lui transmettant des images. Sous nos yeux, Madeleine reprend vie. On la découvre bonne institutrice, amatrice de vidéos, amoureuse, très appréciée. Une femme pleine de vie, qui aime faire des listes et voyager. Une dame avec qui l’on aimerait bien faire un brin de causette pour combler les pièces manquantes du puzzle. J’ai adoré découvrir l’histoire de Madeleine, suivre Clara dans sa quête de vérité. Pour tout vous dire, il se pourrait bien que je tienne entre mes mains mon coup de cœur 2019. Je vous recommande chaudement ce reportage écrit et qui sait ? Peut-être qu’à votre tour vous vous mettrez à suivre les traces de quelqu’un…

89 mois

89 mois

89 mois, c’est le temps qu’il reste à Jeanne pour faire un bébé. Car dans 89 mois, elle aura exactement 40 ans et sera considérée comme hors-jeu. Le hic, c’est que cette charmante trentenaire, contrôleuse de train, est célibataire. Et l’obsession de devenir maman prend de l’ampleur jour après jour. A défaut de trouver le prince charmant, Jeanne décide de trouver le futur papa au hasard de ses rencontres, et sans forcément prévenir le premier concerné. Une décision qui est loin de faire l’unanimité auprès de ses proches.

« 89 mois », c’est un livre qui me titillait depuis belle lurette ! On me l’a offert et il a fallu que 9 mois se passent (oui, quelle coïncidence, n’est-ce pas) pour que je me mette à le lire ! L’histoire est pour le moins originale, même si l’on sait qu’à l’heure actuelle, de nombreuses femmes évoquent l’envie de « faire un bébé toute seule ». Caroline Michel, l’auteure, nous raconte une envie qui prend le pas sur toute une vie. Elle parle de l’horloge interne qui agace les femmes, de la difficulté à trouver sa moitié, et sans jamais le souligner vraiment, du Sida, des maladies sexuellement transmissibles.

Le lecteur peut être horrifié par la façon de faire du personnage principal. Moi-même, j’ai été choquée. Cela ne m’a pourtant pas empêchée d’apprécier ma lecture, en prenant tout le recul nécessaire : c’est une fiction, Ok. Ça existe sans doute dans la réalité, Ok. Tiens-toi en à la fiction. C’est l’histoire d’une fille qui voulait être une maman à tout prix. Une fille attachante, aux décisions agaçantes, mais qui reste résolument moderne. Un roman, frais, drôle, actuel et qui démontre qu’on n’a pas forcément besoin d’être en couple pour être heureux.