Ça fait quoi d’être gaucher ?

gaucher

Ça fait quoi d’être gaucher ?

« Ça fait quoi d’être gaucher ? et toutes les questions que tu te poses pour vivre heureux avec les droitiers », fait partie de la collection « Petites et grandes questions » aux éditions Fleurus. Etant moi-même gauchère, le titre de l’ouvrage m’a quelque peu intriguée et c’est tout naturellement que j’ai plongé mon nez dedans.

Le livre, écrit par Géraldine Maincent et Clémence Lallemand est vraiment bien pensé. Chaque double page aborde un thème : « Les gauchers ont-ils toujours existé ? », « Gaucher, est-ce héréditaire ? », « Comment savoir si on est un vrai gaucher », l’ouvrage est assez exhaustif. J’ai appris plein de choses. Je sais par exemple que je fais partie des 8,5 millions de Français qui sont gauchers, que le cerveau est plus musclé que chez les droitiers et que l’on peut faire plus facilement plusieurs choses en même temps. L’ouvrage a par ailleurs un côté ludique, avec des tests, la journée typique du gaucher et l’énumération des gauchers les plus connus en politique, peinture ou musique.

Je conseille « Ça fait quoi d’être gaucher ? » à tous. Aux gauchers contrariés et à ceux qui manquent de confiance en eux ; aux droitiers pour qu’ils puissent se rendre compte qu’au quotidien, être gaucher n’est pas évident et que cela reste encore une tare dans de nombreux pays malheureusement.

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Paris est tout petit

tour eiffel

Paris est tout petit

Inès n’a qu’un objectif en tête : être admise à Sciences-Pô. En parallèle à ses cours, elle vient de dénicher un job de femme de ménage chez la famille Brissac, dans le 7e arrondissement de Paris. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’était de tomber amoureuse de Gabin, le fils aîné des employeurs. Malgré leurs différences, les deux adolescents ne peuvent plus se passer l’un de l’autre. Jusqu’au jour où ils deviennent des victimes collatérales des attentats du 13 novembre.

Le titre « Paris est tout petit » fait référence à une citation de Prévert qui dit : « Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment, comme nous, d’un aussi grand amour ». Dans le cas présent, elle symbolise l’histoire naissante entre Inès et Gabin, une histoire qui va devoir traverser une grosse épreuve : l’attentat au Bataclan.

Le roman de Maïté Bernard est hautement d’actualité : on y évoque les attentats en France bien entendu, mais aussi le fait que les Musulmans soient directement pris pour cibles suite à ces derniers, sans oublier les différences sociales en règle générale. Si l’intrigue peut paraître très clichée au départ (une jeune fille modeste qui tombe amoureuse d’un riche adolescent), on s’en éloigne très vite pour se concentrer sur les sentiments, les espoirs et les rêves de chacun. Avec les attentats qui se multiplient aux quatre coins du monde, la question de profiter de l’instant présent est également sur toutes les lèvres. Et même si l’ouvrage reste profondément dramatique, il est aussi un hymne à la ville de Paris.

Jules

chien

Malgré ses nombreux diplômes scientifiques, Zibal se retrouve vendeur de macarons à Orly, pour le compte de Ladurée. Alors qu’une nouvelle journée somme toute ordinaire commence, Alice débarque sur son stand. Elle est jeune, belle et aveugle. Elle est accompagnée par son labrador, Jules, qui ne la quitte pas d’une semelle. Alice doit prendre l’avion jusqu’à Nice pour se faire opérer. Objectif : recouvrir la vue. L’intervention est un succès mais pour le chien, c’est la catastrophe. Le voilà devenu inutile. Affecté à un autre aveugle, aux opposés d’Alice, Jules déprime, puis fugue afin de retrouver Zibal. Mais l’arrivée du toutou dans sa vie va être tout sauf un cadeau. Zibal décide alors de rechercher Alice.

« Jules » est un roman signé Didier van Cauwelaert, qui a fait beaucoup de bruit lors de sa sortie en librairie. C’était la comédie du moment à lire, mais j’étais à l’époque refroidie par une autre lecture de l’auteur, « L’évangile de Jimmy ». Au fur et à mesure des mois, j’en ai finalement entendu beaucoup de bien, et c’est devenu l’une des lectures du Book Club créé sur Facebook.

La première partie du roman, qui se déroule à l’aéroport m’a beaucoup amusée. Et puis s’il s’agit à la base d’une comédie, Didier van Cauwelaert évoque des sujets beaucoup plus lourds : l’homosexualité, puisqu’Alice est alors en couple avec Fred (une femme, oui), la maltraitance animale, et les pouvoirs extra-sensoriels des chiens. Ici, Jules est un chien guide d’aveugle, mais saviez-vous que certains chiens avaient la capacité de prévenir les crises d’épilepsie ? Sachez d’ailleurs que l’auteur a écrit une suite, baptisée sobrement « Le retour de Jules ». Peut-être la lirai-je à l’occasion…

Haut les cœurs !

Haut les cœurs !

Chloé est une femme accomplie. Elle exerce le métier d’hôtesse de l’air avec passion, est mariée, maman de trois enfants et possède un blog de voyage, baptisé « Clollidays ». Sur ce dernier, elle donne ses bons plans touristiques, ses meilleures adresses pour des vacances en famille, mais aussi pour les couples et les célibataires. Son blog a tellement de succès que Chloé vit à 100 à l’heure, au risque de parfois délaisser ses meilleures amies. Alors qu’elle se voit proposer une offre de rachat par un guide de renom, la jeune femme dynamique décide de prendre du recul en passant un week-end avec ses copines. Au cours de ce séjour, Chloé va assister à une scène de crime qui va la bouleverser. Elle n’en dira rien, ni à ses amies, ni à son mari, quitte à perturber complètement son quotidien et son état d’esprit.

« Haut les cœurs ! » est le premier roman de Caroline Noël, alias Carobookine, la blogueuse. Et c’est un premier ouvrage particulièrement réussi, qui mêle à la fois la comédie, la chick lit et le roman noir.

Alors que tout roule pour Chloé, le personnage principal, voilà qu’un événement surprenant va tout remettre en question. On ne s’y attend absolument pas, tant l’histoire nous semble légère et joyeuse. L’amitié est clairement au centre du roman, tant la bande d’amies de Chloé est soudée. Au fil des pages, on semble intégrer ce groupe de petites bonnes femmes toutes plus pétillantes les unes que les autres. Reste à savoir si leur amitié est aussi solide que la jeune blogueuse le pense…

Merci aux éditions Charleston, ainsi qu’à Caroline pour m’avoir fait parvenir l’ouvrage, dédicacé qui plus est ! J’ai eu la chance de vivre l’année Charleston avec elle et de l’interviewer pour Roster Con sur son « bébé ».

L’odyssée d’Hakim

L’odyssée d’Hakim

Hakim est un jeune homme syrien qui, suite à la guerre, a dû quitter sa famille, ses amis et même sa propre entreprise. Dans un premier temps, il se réfugie chez un copain au Liban, pensant être en sécurité. Mais sur place, le travail vient à manquer. Direction alors la Jordanie, où sa tante se fait une joie de l’héberger. Il trouve un petit job dans une société de nettoyage. Mais là encore, l’arrivée massive de réfugiés est mal acceptée par le pays. Le contrôle du travail au noir est renforcé et Hakim est contraint de faire à nouveau ses valises, direction cette fois la Turquie. A Antalya, faute de réussir sa vie professionnelle, Hakim trouve l’amour et se marie. Suite au prochain épisode…

Fabien Toulmé raconte dans son album « L’odyssée d’Hakim » l’histoire vraie d’Hakim, un réfugié syrien, qui vit désormais à Aix-en-Provence. L’idée d’un tel récit lui est venu au moment où l’on apprenait le crash d’un avion de la GermanWings. Vous allez me demander : « quel est le rapport ? » Le rapport réside dans la façon dont l’info a été traitée par les médias : des grandes Unes sur l’accident et un simple filet pour annoncer en parallèle  le décès de 400 migrants dans la Méditerranée.

Le premier tome, intitulé « De la Syrie à la Turquie », démarre avec le quotidien d’Hakim en Syrie, sa famille, ses amis, son job de pépiniériste, mais aussi le contrôle très oppressant des membres du service de renseignement. Viennent ensuite les manifestations contre le régime et les tensions entre les différentes communautés. Hakim finira même en prison pour avoir simplement aidé un manifestant blessé.

« L’odyssée d’Hakim » est un album vraiment très prenant, qui nous permet de revoir nos préjugés vis-à-vis des migrants. A aucun moment nous ne tombons dans le pathos ; au contraire, nous sommes captivés par le récit de Fabien Toulmé, comme pour chacune de ses bandes dessinées d’ailleurs.