Mamma mia !

Mamma mia !

Ne vous fiez pas au titre de cette bande dessinée. « Mamma mia ! » n’a rien à voir avec le groupe Abba, ni avec le film où figure Amanda Seyfried. Il s’agit d’une série imaginée par Obion et Lewis Trondheim, dont le premier tome s’intitule « La famille à dames ». En voici un résumé : Aurélie débarque un beau matin avec sa fille Emma chez sa grand-mère. Elle lui demande de l’héberger le temps de retrouver un travail stable, ce que la mamie accepte avec grand plaisir. Et puis, c’est au tour de Sophie de débarquer, la mère d’Aurélie. Après des années d’absence (29 ans pour être exacte), celle-ci revient du Brésil, bronzée comme jamais. Les quatre femmes vont donc apprendre à se (re)découvrir et à cohabiter ensemble, chose qui ne semble loin d’être aisée.

Ce premier tome de « Mamma mia ! » m’a beaucoup plu. A la fois humoristique et attendrissant, il m’a beaucoup fait penser à la série jeunesse « Dad » de Nob, dans laquelle un papa élève seul ses quatre filles.

Dans ce premier volume, les tensions sont palpables entre Aurélie et sa mère qui revient de 29 ans de vacances. Elle n’assume ni son rôle de maman, ni de grand-mère et ne cherche qu’une chose : un homme ! La petite Emma de son côté, cherche un prétendant à sa maman dans la cour de l’école. Quant à la mamie, elle se sent parfois un peu dépassée par les événements et les nouvelles technologies. Le tout rend la lecture très sympathique et j’ai hâte de découvrir la suite des histoires de cette famille sur quatre générations.

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Alors voilà : Les 1001 vies aux Urgences

Alors voilà : Les 1001 vies aux Urgences

Baptiste Beaulieu est apprenti médecin et jongle entre les différents services, allant de celui des Urgences aux soins palliatifs du cinquième étage. Durant sept jours, il décrit son quotidien dans cette véritable fourmilière : les patients au stade terminal, ceux qui attendent leur tour, ce qui se passe dans les couloirs et aussi parfois sous les blouses. Situations cocasses ou émouvantes, de nombreuses anecdotes sont passées au scanner pour le plus grand bonheur du lecteur.

Pour écrire « Alors voilà : Les 1001 vies des Urgences », Baptiste Beaulieu s’est inspiré de situations bien réelles, vécues par lui ou par ses collègues. Le médecin a pris le soin de modifier les noms et les descriptifs pour ne pas que d’éventuels patients se reconnaissent. Tantôt drôles, tantôt tristes, les souvenirs de l’urgentiste ne manquent pas de pep’s. Dans tous les cas, il use d’un ton léger, tendre et humoristique pour rendre le récit moins dur. Du simple bobo au cancer incurable, l’hôpital regorge d’histoires, d’humanité. C’est un récit qui fait du bien, même s’il ne se termine pas toujours de la façon que l’on voudrait. Si vous souhaitez prolonger le plaisir de cette lecture, sachez que Baptiste Beaulieu officie également sur RTL le lundi, dans l’émission « Alors voilà », titre qui fait référence aussi bien à son ouvrage qu’à son blog.

 

Le Petit Prince

Le Petit Prince

Le Petit Prince, d’Antoine de Saint-Exupéry, est sans aucun doute mon classique préféré. Figurant parmi les livres les plus vendus au monde, je l’ai lu à trois périodes différentes de ma vie. La première fois, j’avais 8 ans, et bien qu’ayant vu une adaptation théâtrale dans la foulée, je n’y ai pas compris grand-chose si ce n’est qu’un petit garçon devenait ami avec un renard. La seconde fois, j’avais 18 ans et le livre figurait sur une liste d’ouvrages à lire pour un cours de développement personnel. Peut-être était-ce dû à mon âge, mais j’ai nettement plus apprécié ma lecture. Enfin, je l’ai lu une troisième fois il y a deux ans, après avoir visité le Parc du Petit Prince en Alsace et je suis tombée amoureuse de ce conte philosophique. Aujourd’hui, je ne compte plus les produits dérivés qui ornent ma maison, tant je me suis amourachée du personnage.

Le Petit Prince, c’est l’histoire d’un garçon aux cheveux d’or, qui habite sur une planète à peine plus grande que lui, un astéroïde en fait, du nom de B612. Entouré de baobabs, le Petit Prince possède une rose qu’il chérit comme la prunelle de ses yeux, bien qu’elle soit cruellement orgueilleuse. Un jour, le garçonnet décide d’aller visiter les planètes voisines. Sur Terre, il se lie d’amitié avec un renard, et apprend non seulement que l’essentiel est invisible pour les yeux, mais aussi que les grandes personnes ont toutes d’abord été des enfants ; peu d’entre elles s’en souviennent. En plein désert, il rencontre enfin un aviateur qui va nous raconter son histoire.

J’aime cet ouvrage car il comprend différents niveaux de lecture. Nous ne lisons pas véritablement la même histoire lorsque nous sommes enfants et quand nous sommes adultes. Si la tonalité du conte est plutôt enfantine, elle comprend de nombreuses réflexions qui nous amènent à porter un regard différent sur notre monde et notre façon de penser. Poétique, symbolique, cette fable a su traverser les époques depuis sa création, en 1943. Antoine de Saint-Exupéry a créé une œuvre majeure, qui peut amener quiconque à trouver sa voie.

Si tu crois un jour que tu m’aimes

Si tu crois un jour que tu m’aimes

Manon se réveille un beau matin sur le paquebot King of The Seas. Un début de journée qui pourrait paraître normal si elle était touriste comme les autres personnes présentes sur le bateau. Mais non ! Manon est une passagère clandestine. D’ailleurs, elle ne sait même pas comment elle a atterri sur cette croisière inaugurale qui se dirige tout droit vers New York, et n’a aucune affaire avec elle. Ce qui l’inquiète, c’est la disparition de son sac, qui contient un objet extrêmement important. En parallèle à cette aventure rocambolesque, Manon se souvient du passé, et plus particulièrement de Raphaël, son meilleur ami depuis l’enfance. Une histoire qui aurait, semble-t-il des conséquences sur sa situation actuelle.

Je remercie tout d’abord Charlie Wat qui m’a contactée pour lire son nouveau roman; « Si tu crois un jour que tu m’aimes ». Je ne connaissais pas l’auteure auparavant et j’ai été plus que ravie de découvrir son écriture et son univers. A la lecture du résumé, on pourrait s’attendre à une comédie romantique toute mignonne, mais on se situe davantage dans la feel good littérature. La couverture et le titre m’ont plu d’emblée et la quatrième de couverture annonçait une lecture légère sans prise de tête. Ce roman, je l’ai dévoré. J’ai passé un agréable moment dans le présent, où Manon se retrouve employée de force sur le paquebot, et dans le passé en compagnie de Raphaël. Un petit coup de cœur d’ailleurs plutôt pour les souvenirs d’enfance qui m’ont mis la larme à l’œil. Et croyez-moi, il m’en faut beaucoup pour lâcher une larme sur un livre ! Drôle, rafraîchissant, triste, cet ouvrage nous embarque dans une palette d’émotions, et il s’avère difficile de le lâcher avant le fin mot de l’histoire. Il y a d’ailleurs de fortes chances pour que « Si tu crois un jour que tu m’aimes » ne soit pas ma seule lecture de Charlie Wat, tellement sa plume est addictive. Alors, n’attendez plus et embarquez avec Manon pour une croisière hors du commun cet été!

La maison Keats-Shelley

La maison Keats-Shelley

La maison Keats-Shelley

La maison Keats-Shelley est située sur la place d’Espagne, à Rome, en Italie, à côté du célèbre escalier. Il s’agit plus précisément d’un musée dédié aux poètes romantiques britanniques que sont John Keats et Percy Bysshe Shelley, et qui a été créé en 1906. Le premier a réellement vécu dans la maison dès l’automne 1820. A l’époque, il est accompagné par un ami, l’artiste Joseph Severn. John Keats vient en Italie se soigner. Il est en effet très malade et espère que le climat pourra améliorer sa santé. Malheureusement, le poète mourra le 23 février 1821 de la tuberculose, à l’âge de 25 ans seulement.

La maison Keats-Shelley

A l’intérieur du musée-mémorial, il est possible de découvrir la chambre de John Keats, ainsi que de nombreux portraits de lui, et de ses proches. On y découvre également des lettres, dont celles qu’il écrivait à Fanny, son amoureuse, des souvenirs, des peintures, des manuscrits. La salle de la bibliothèque quant à elle, contient plus de 8000 ouvrages consacrés à la littérature romantique.

La maison Keats-Shelley

La maison évoque aussi Lord Byron, Percy Bysshe Shelley, ainsi que sa femme Mary, connue pour son œuvre « Frankenstein ». Ces trois-là ont vécu en Italie, d’où leur « présence » dans ce musée.

J’ai visité cet appartement-musée car j’ai découvert le poète John Keats en regardant un soir le film « Bright Star » axé sur la vie du poète. J’ai littéralement adoré ce long-métrage, qui m’a beaucoup fait penser à d’autres adaptations telles que « Jane » ou « Orgueil et Préjugés ». C’est donc tout naturellement que j’ai réalisé cette visite plutôt brève mais sympathique.