Ginny Moon

Ginny Moon

Ginny Moon a enfin trouvé un foyer, sa « Maison-pour-toujours » comme elle l’appelle, avec une « maman-pour-toujours », un « papa-pour-toujours » et même une petite sœur prénommée Wendy. Elle adore Michael Jackson, le basket et manger neuf grains de raisin au petit-déjeuner. Pourtant, Ginny n’est pas comme toutes les adolescentes de son âge, elle est autiste et n’a qu’une seule idée en tête : se faire kidnapper par sa mère biologique qui, à l’époque, était incapable de s’occuper d’elle, pour prendre soin de sa poupée qui court un grand danger.

C’est un roman d’apprentissage que nous livre Benjamin Ludwig, l’auteur de « Ginny Moon ». Grâce au personnage principal qu’est Ginny, le lecteur peut se plonger dans l’univers mental d’une jeune fille de 14 ans, dont le langage est restreint, mais la détermination, sans limite.

Tout au début de l’ouvrage, on se demande pourquoi Ginny est obsédée par « sa poupée » et tient à tout prix à retrouver sa mère biologique. Même sa famille et le personnel médical ne la comprennent pas. Pourtant, derrière ses airs d’adolescente naïve, Ginny démontre plus d’une fois qu’elle est intelligente et que ses obsessions sont justifiées. Impossible de ne pas s’attacher à cette adolescente qui sort du lot, à sa manière bien à elle de réfléchir et d’observer le monde qui l’entoure. C’est une histoire tendre, émouvante, parfois drôle, parfois dramatique, et totalement unique.

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L’opticien de Lampedusa

mer grise

L’opticien de Lampedusa

A 50 ans passés, l’opticien de Lampedusa mène une vie bien ordinaire. Ses petits bonheurs ? Déguster des sardines grillées, boire des apéros en terrasse avec ses amis et faire du bateau autour de l’île. Mais depuis peu, l’opticien est hanté par de sombres images, celles de ces hommes et de ces femmes qui fuient leurs pays et qui naviguent vers l’île pour retrouver un semblant de liberté. Des hommes et des femmes qui se débattent dans l’eau et qui finissent par se noyer. Au cours d’une balade en bateau, l’opticien et ses amis vont être témoins d’un naufrage en direct et vont tenter de secourir un maximum de personnes. Une anecdote qui va les fragiliser et les marquer à jamais.

« L’opticien de Lampedusa » a été écrit par Emma-Jane Kirby. Il s’agit d’une histoire vraie, celle de l’opticien Carmine Menna, dont l’auteure a eu connaissance lors d’un reportage pour une émission de radio. L’ouvrage a d’ailleurs reçu un prix, celui de Bayeux-Calvados 2015 des reporters de guerre. Ce premier livre est court mais percutant. Il relate avec beaucoup d’émotions le naufrage de milliers de migrants au large de Lampedusa. Pendant de nombreux mois, ces noyades ont fait la Une de l’actualité. A l’heure actuelle, on parle davantage de l’accueil des migrants par les pays européens. Véritable ode à l’humanité, « L’opticien de Lampedusa » est une tragédie qui marque les esprits, au même titre que ceux de ses personnages. Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour cette lecture !

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Hauteville House

maison de victor hugo

Hauteville House

maison escalier de victor hugo

Hauteville House

Hauteville House, c’est l’intitulé d’une série de bande dessinée de science-fiction écrite et illustrée par Fred Duval, Christophe Quet et Thierry Gioux, mais c’est aussi et surtout la maison de Victor Hugo sur l’île de Guernesey.

C’est en mai 1856 que l’écrivain achète cette propriété à St Peter Port, grâce au succès de son recueil de poésie baptisé « Les Contemplations ». Fuyant Napoléon III, Victor Hugo s’exile dans un premier temps en Belgique, puis sur l’île de Jersey. C’est finalement sur l’île de Guernesey que l’auteur restera. Il est en effet impossible d’expulser des personnes étant propriétaires.

cuisine maison de victor hugo

Hauteville House

Victor Hugo y vivra jusqu’en 1870 avant de rentrer en France. Il y fera par la suite de courts séjours. Composée de quatre niveaux, la demeure appartient aujourd’hui à la ville de Paris. Elle a été entièrement décorée par le dramaturge. Si l’on connaît en effet le talent de Victor Hugo pour l’écriture, on ignore cependant sa passion pour la décoration. Tapisseries, meubles en bois de chêne, initiales gravées dans le mobilier, intérêt pour les « chinoiseries », Victor Hugo passe un temps fou à créer, imaginer et réinventer les pièces de sa maison.

maison de victor hugo

Hauteville House

Au rez-de-chaussée bien sombre, figure un petit salon doté d’un billard. Sur les murs, on peut apercevoir plusieurs portraits de famille. A côté, se situe « le salon aux tapisseries », où l’on trouve notamment une porte secrète donnant sur le cabinet de photographie de l’auteur.  Il y a aussi le couloir aux faïences, le jardin d’hiver et la salle à manger réalisée à partir de carreaux de Delft. Dans cette dernière, Victor Hugo organisait ponctuellement des repas pour les plus pauvres de l’île.

maison de victor hugo

Hauteville House

Au premier étage, on découvre deux salons : le rouge et le bleu. C’est dans ses pièces que Victor Hugo recevait ses invités, tels qu’Alexandre Dumas. Au second étage, se trouve sans aucun doute la pièce la plus impressionnante de la maison : le bureau et la chambre du poète, entièrement réalisés en chêne. Victor Hugo y passera seulement quelques nuits, très mauvaises d’ailleurs. Sur le palier, le visiteur peut observer la bibliothèque de l’auteur. Au troisième étage enfin, se situe le « look-out », une sorte de bureau avec une vue magnifique sur la mer. C’est ici que Victor Hugo laissait libre cours à son imagination et qu’il termina notamment « Les Misérables ». La pièce contient par ailleurs un lit. C’est là que l’auteur dormait la plupart du temps.

chambre de victor hugo

Hauteville House

La maison possède évidemment d’autres chambres, à savoir celles des enfants et de la femme de Victor Hugo, mais elles ne peuvent être visitées. Hauteville House dispose par ailleurs d’un grand jardin propice à la rêverie et à la lecture. L’écrivain y a planté un chêne le 14 juillet 1870 juste avant son retour d’exil. Le jardin peut être visité gratuitement.

Si vous souhaitez visiter la demeure, sachez que cela se fait uniquement sur visite guidée par groupe de dix personnes. Comptez approximativement une heure pour découvrir Hauteville House et approfondir vos connaissances sur l’auteur.

Emma et Capucine

ballerine

Emma et Capucine

Emma et Capucine sont deux jeunes sœurs qui ont une passion commune : la danse classique. Toutes deux rêvent d’entrer à l’école de danse de l’Opéra de Paris pour devenir des danseuses étoiles. Soutenues par leur mère, les deux adolescentes s’entraînent intensivement pour passer les auditions. Capucine réussit avec brio mais pas Emma, pour qui le monde s’écroule. Heureusement, il est possible pour la jeune fille d’étudier dans d’autres écoles très intéressantes, mais Emma commence à se demander ce que le ballet représente vraiment pour elle…

Le premier tome de la série « Emma et Capucine » intitulé « Un rêve pour trois » pose le décor : deux adolescentes très douées en danse qui rêvent de fouler la scène de l’Opéra de Paris. Un père qui les soutient et une mère qui les entraîne quotidiennement, quitte à en faire trop. Car, à travers ses filles, elle cherche aussi à réaliser son propre rêve. Malheureusement, tout ne va pas toujours comme on le souhaite et Emma rate les auditions. Dégoûtée, elle se remet complètement en question et commence à délaisser la danse classique au profit du hip-hop. Quant à Capucine, elle se voit mal évoluer à l’Opéra sans avoir sa sœur à ses côtés.

J’attendais impatiemment de pouvoir lire ce premier volume de Jérôme Hamon et Lena Sayaphoum car la couverture et le résumé me plaisaient beaucoup et les avis étaient favorables sur la toile. Cela vous étonne-t-il si je vous dis que je l’ai dévorée en moins de 20 minutes ? Les dessins sont vraiment chouettes et le récit est empreint de réalisme et de douceur. C’est simple, on s’y croirait ! J’ai vraiment hâte de lire la suite des aventures d’Emma et Capucine.

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L’affaire Timothée Bardin

arbre dénudé

L’affaire Timothé Bardin

Etienne vient tout juste de sortir de l’école de gendarmerie. Pour son premier poste, le voilà dans un petit village de Normandie, apparemment bien tranquille. Mais à peine un mois après avoir déposé ses valises, le nouveau venu se voit confier l’affaire d’une disparition d’enfant peu ordinaire…

Ce polar signé Clément Grimbert m’a été offert par les éditions Baudelaire, dans le cadre de notre partenariat. Le récit est très très court, puisqu’on ne dépasse malheureusement pas la quarantaine de pages. Aussi, pour moi, il s’agirait plus d’une nouvelle que d’un roman, mais bon, passons. L’histoire se lit vite et si elle a effectivement les apparences d’un roman policier au départ, elle va vite se tourner vers une dimension plus fantastique. Au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête d’Etienne, le lecteur se rend bien compte que quelque chose cloche et que la disparition en question est assez étrange. « L’affaire Timothé Bardin » contient en effet une légende urbaine, une légende qui va malheureusement se révéler bien réelle.

Dommage que le récit ne soit plus dense, j’aurais facilement imaginé 200 pages de plus à cet ouvrage !