Les perles des bibliothécaires

bibliothécaire

Les perles des bibliothécaires

Les bibliothécaires ont encore malheureusement mauvaise réputation. Beaucoup les imaginent avec des lunettes et un chignon sur la tête, un chemisier très serré, accompagnées d’un chat. Mais vous êtes-vous déjà adressé à un bibliothécaire ? Avez-vous pris une fois la peine de vous rendre dans la Médiathèque de votre ville et de faire ainsi la main basse sur les clichés ?

« Les perles des bibliothécaires », c’est l’envers du décor des bibliothèques. Ce sont les rencontres avec les différents usagers, les quiproquos, les fous rires et les demandes farfelues. Etant moi-même bibliothécaire, j’avais hâte d’acquérir ce livre. D’abord déçue par les premières pages, j’ai finalement bien ri et me suis retrouvée dans certaines situations. Moi-même, j’ai à mon actif un bon nombre de perles et pourtant, je ne suis qu’au début de ma carrière ! Entre les personnes qui vous demandent un livre sans connaître le titre ou l’auteur, celles qui veulent un ouvrage qui n’est même pas encore sorti en librairie, ou encore ceux qui se jettent sur les journaux du jour tels les oiseaux d’Hitchcock, je pourrais moi aussi écrire un livre…
Pour terminer ma chronique sur cet ouvrage paru aux éditions Fortuna, je vous livre mon passage préféré des « Perles de bibliothécaires » :
« Petites répliques habituelles qu’on aimerait bien balancer, mais qu’on ne fait pas :
– Bonjour, je cherche un livre.
– Ah non. Non, non. Non, désolé, on n’a pas ça ici, monsieur !
– S’il vous plaît, la photocopieuse est en panne !
– C’est con, hein !
– Bonjour, où sont les revues ?
– Dans ton cul !
– Où je peux trouver Camus, s’il vous plaît ?
– Ah désolé, Madame, il ne travaille pas ici !
– Je cherche Camus, s’il vous plaît.
– Ah je suis désolée, il est un petit peu mort ! »

Les enquêtes polar de Philippine Lomar

jeune fille détective

Les enquêtes polar de Philippine Lomar

Encore à l’école, Philippine Lomar dédie tout son temps libre à mener des enquêtes et faire régner la justice. Du haut de ses 13 ans, et à l’aide de ses deux comparses que sont Mok et Gégé, elle vient en aide aux plus faibles. Dans ce premier volume baptisée « Scélérats qui rackettent », la future détective privée qui n’a pas sa langue dans sa poche et qui dispose déjà d’un sacré réseau, se confronte à une histoire de racket. Des malfrats ont en effet décidé de s’en prendre à une enfant, puis à sa famille, pour extorquer de l’argent. Heureusement, Philippine Lomar est dans les parages !

Un grand merci aux Editions de la Gouttière pour ce service presse, qui m’a permise de découvrir une nouvelle BD jeunesse intitulée « Les enquêtes de polar de Philippine Lomar » ! J’ai adoré le coup de crayon des scénaristes/dessinateurs que sont Dominique Zay, Greg Blondin et Dawid. Quant à Philippine, le lecteur a affaire à une véritable tornade qui a déjà tout d’une justicière ! La bande dessinée se dévore en quelques minutes à peine et le personnage principal m’a fait étrangement penser à Veronica Mars, vous savez cette série où, là aussi, une adolescente aidait son père, détective, à résoudre des enquêtes.

Je profite de cette chronique pour vous conseiller d’autres BD des Editions de la Gouttière, à l’instar de « SuperS » et « Nora ».

Profession : chômeur

devant un ordinateur

Profession : chômeur

Après s’être donné corps et âme au sein de l’entreprise dans laquelle il travaillait, le narrateur se retrouve au chômage. A travers ce court ouvrage, il décrit ses rendez-vous à Pôle Emploi, ses recherches de travail, et livre sa réflexion sur la société actuelle. Il promet à celui qui le lit que s’il gagne un jour au Loto, il écrira un livre.

Quelle belle surprise ! Je remercie Sandra Monteforte Gardent de m’avoir fait parvenir son ouvrage intitulé « Profession : chômeur ». Pour être honnête, la préface m’a laissé pantoise. Cette sorte de dédicace est tout superbement bien écrite ! D’entrée de jeu, je me suis dit que tout le livre allait me plaire et ce fut le cas. Je pensais d’abord qu’il s’agirait d’un témoignage de l’auteure mais il s’agit en fait d’une histoire. Une histoire courte mais rythmée, et qui donne à réfléchir sur notre système. Le point final m’a également beaucoup surprise (dans le bon sens) car on ne s’attend absolument pas à un tel dénouement ! Le narrateur va en effet réussir à sortir du chômage grâce à un « cul bordé de nouilles » comme dirait ma Mamie. Si vous ne connaissez pas l’expression, cela signifie avoir énormément de chance.

Hep, taxi !

taxi

Hep, taxi !

Pendant près de 40 ans, Armand Valenzi a exercé le métier de chauffeur de taxi. Pour partager son expérience et sa vie professionnelle, il s’est décidé à écrire un livre. Car, un chauffeur de taxi n’est pas un simple conducteur qui vous mène d’un point A à un point B. Pour certains clients, il s’agit d’un confident, pour d’autres d’un psy. A travers ce petit ouvrage, l’écrivain nous livre ses meilleures anecdotes. Entre personnages célèbres et demandes farfelues, le lecteur découvrira l’enfer, euh pardon l’envers du décor des taxis parisiens.

Les taxis parisiens ont souvent mauvaise réputation en province et à l’étranger. On dit que les chauffeurs ne sont pas aimables, ou qu’ils sont malhonnêtes. Alors, si cela peut s’avérer vrai dans certains cas, il ne faut cependant pas mettre tous les chauffeurs dans le même panier. Car, parfois, c’est du côté du client que ça coince, comme en témoignent les nombreuses expériences d’Armand Valenzi. Ce dernier a eu droit à des propositions incongrues, comme ce couple qui voulait que le chauffeur les attende pendant qu’ils faisaient leur petite affaire dans les bois… Ou à ces stars qui sont montées dans son taxi, à l’instar de Dalida ou d’Eric Cantona…

Merci aux éditions Publishroom pour m’avoir permise de lire ce livre dans le cadre de notre partenariat. Je regrette juste que l’ouvrage ne soit pas plus long. En effet, j’aurais bien aimé me mettre davantage d’anecdotes croustillantes sous la dent !

Le premier jour du reste de ma vie

pieds dans l'eau

Le premier jour du reste de ma vie

Pour l’anniversaire de son époux, Marie a décidé de voir les choses en grand : elle n’a rien laissé de côté pour ses 40 ans, que ce soit du point de vue de la décoration, de la maison ou des invités. Cerise sur le gâteau : elle a décidé de le quitter et de commencer à vivre vraiment, de faire ce qu’il lui plaît. Pour ce faire, Marie a réservé un billet pour réaliser une croisière autour du monde. Sur le bateau, elle fait la connaissance de deux femmes, Camille et Anne, qui vont rapidement devenir ses amies. Durant trois mois, elles vont faire le plein d’aventures et prendre le risque d’être enfin heureuses.

En prenant la décision de tout plaquer, Marie, le personnage principal, se laisse enfin une chance de goûter au bonheur. Et pour ce nouveau départ, rien de tel qu’une croisière autour du monde destinée à des personnes souhaitant voyager en solo. Mais voilà, sur le ponton, Marie va faire connaissance avec Camille, qui espère surtout « faire le tour du monde en 80 mecs » pour son blog, et Anne qui a le coeur brisé. A défaut de trouver la solitude à bord, Marie y déniche rapidement l’amitié, une amitié qui va complètement faire chavirer sa vie. Et puis il y a aussi un homme, qui ne va pas la laisser insensible…
Cette croisière que nous décrit Virginie Grimaldi dans son premier roman « Le premier jour du reste de ma vie » est une bouffée d’air frais. Sur les six ouvrages emmenés en vacances, seul celui-ci a retenu finalement mon attention, et se prêtait parfaitement à la période : les vacances, le besoin de se déconnecter, la quête de soi. 
J’avais lu en premier lieu « Tu comprendras quand tu seras plus grande » et l’ayant adoré (je vous le présenterai prochainement), j’ai naturellement voulu me pencher sur le premier opus de l’auteure. Aucun regret ! Pour tout vous dire, j’ai même hâte que Virginie Grimaldi écrive le suivant. Non seulement, ses romans sont parfaits pour réfléchir sur sa propre vie, mais en plus, ils nous détendent complètement !