Elle s’appelait Sarah

fillette qui fuit

Elle s’appelait Sarah

Juillet 1942 : Sarah Stazynski, sa maman et son petit frère sont réveillés en sursaut par les SS qui opèrent une rafle dans un des quartiers de Paris. Michel, 4 ans, est terrorisé et refuse de sortir de l’armoire où il a trouvé refuge. Pour le protéger, Sarah l’y enferme et lui promet de venir le délivrer rapidement. Mais la fillette, tout comme ses parents, est déportée au Vel d’Hiv.

Soixante ans plus tard, Julia Jarmond, journaliste, est sollicitée pour réaliser un reportage pour un magazine américain sur la rafle du Vélodrome d’Hiver. En menant son enquête, elle va se retrouver sur les traces de Sarah.

Après avoir lu le roman de Tatiana de Rosnay et vu l’adaptation cinématographique, il était normal de m’attaquer à la bande dessinée de Pascal Bresson et Horne. Celle-ci est très fidèle à l’ouvrage. On a d’une part l’histoire de Sarah, de l’autre, l’enquête menée par Julia, la reporter. Le dessin quant à lui, est très saisissant. La chevelure blonde de l’héroïne se démarque du reste, et les nazis sont représentés par de grandes formes brunes, que l’on a du mal à identifier, mais qui nous font sans aucun doute penser à des bourreaux.

S’il existe déjà beaucoup de bande dessinées sur le sujet, « Elle s’appelait Sarah » reste un album original de par la façon dont la thématique est traitée, et nécessaire pour le devoir de mémoire. L’album est très réussi et les auteurs arrivent sans problème à faire passer les émotions. En somme, une adaptation bullesque très réussie !

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Chère Mamie

Chère Mamie

« Chère Mamie » est un recueil de lettres écrit par Virginie Grimaldi, à destination de sa grand-mère. A l’intérieur de chaque petite carte, elle évoque son quotidien, sa famille, ses vacances, ses aventures. C’est alors un véritable rendez-vous qui s’instaure entre les deux correspondantes, mais aussi avec les lecteurs.

Ce recueil intitulé « Chère Mamie », vous l’avez peut-être découvert au fur et à mesure sur les réseaux sociaux. Durant plusieurs mois, Virginie Grimaldi a en effet « posté une carte à sa Mamie » sur Facebook, et l’on pouvait lire quotidiennement ses écrits. Les cartes postales ont fini par se transformer en livre, et pour joindre l’utile à l’agréable, l’auteure a décidé de reverser tous les bénéfices à l’association Cekedubonheur, qui œuvre pour le bien-être des enfants séjournant à l’hôpital.

Personnellement, j’avais lu quelques-unes de ces lettres en diagonale, mais quand j’ai appris qu’un ouvrage allait sortir, je l’attendais de pied ferme. Au final, je l’ai lu en une heure top chrono et je me suis régalée ! C’est indéniable : Virginie Grimaldi a une jolie plume. J’ai trouvé ses écrits drôles, tendres, originaux. Le fait que chaque carte postale soit accompagnée d’un polaroïd ajoute vraiment une touche personnelle aux écrits, surtout que certaines images sont assez cocasses… Cela m’a même inspirée et je prépare à mon tour une série de lettres pour mes grands-parents. D’ailleurs, si jamais vous lisez le recueil de Virginie Grimaldi, penchez-vous sur la carte du 17 février ; c’est ma favorite.

La vie rêvée de Margaret

avion

La vie rêvée de margaret

Margaret s’apprête à obtenir le job qu’elle convoite depuis des lustres. A côté de cela, son fiancé semblerait préparer une future demande en mariage. Mais suite à un terrible accident, les rêves s’effondrent. Margaret se retrouve à l’hôpital, paralysée des jambes, brûlée à certains endroits. Sa vie ne sera plus jamais la même. Mais la jeune femme n’a pas dit son dernier mot, et le destin non plus.

« La vie rêvée de Margaret » de Katherine Center est présenté comme étant un feel good book, et c’est effectivement le cas. On y trouve des personnages attachants, dans une histoire qui nous maintient en haleine tout du long. Celle-ci démarre d’ailleurs très fort, avec un accident d’avion, qui va bouleverser à jamais la vie de notre héroïne. Impossible de ne pas se mettre à sa place et d’imaginer le drame qu’elle vit, quand on a aussi peur de l’avion.

Pour écrire ce roman, Katherine Center a mené de nombreuses recherches sur l’avion, et a même effectué un vol entre Houston et Galveston Island à côté du pilote. Cela se ressent d’ailleurs dans ses écrits. Si vous souhaitez vous plonger dans un récit fort, avec une bonne dose d’adrénaline dès le départ, misez sur « La vie rêvée de Margaret » !

Bonjour, c’est l’infirmière !

patients

Bonjour, c’est l’infirmière !

Charline est infirmière libérale en pleine campagne. Chaque jour, elle prend sa voiture pour se rendre chez ses patients, qu’ils soient bien connus de ses services ou totalement nouveaux. Il y a ceux qui vivent en famille, d’autres qui cohabitent avec la solitude ; il y a ceux qui ont juste un pansement à changer, d’autres dont il faut s’occuper pendant des heures. Il y a ceux qui vous accueillent avec le café et le sourire, et ceux qui râlent parce que vous avez cinq minutes de retard. Entre coups de cœur et coups de gueule, Charline dépeint ses tournées et ses journées.

Avant de publier ce livre, il était possible de lire le quotidien de Charline à travers son blog « C’est l’infirmière ! » Le titre de ce dernier sera finalement celui de son premier ouvrage « Bonjour, c’est l’infirmière ! », où elle dépeint le métier d’infirmière libérale avec brio. Dans ce récit de vie, nous découvrons de nombreuses anecdotes de patients, mais aussi et surtout l’envers du décor du métier d’infirmière libérale. De nombreuses infirmières se mettent à leur compte après avoir frôlé le burn-out en milieu hospitalier. Ce que l’on ignore, c’est qu’une fois installées pour elles, certaines finissent par laisser tomber. Il faut dire que la profession fait face à des aberrations administratives. A cela, s’ajoutent les heures perdues dans les transports, le paiement des soins en différé, et quand on s’aperçoit du prix d’un soin, on se demande comme l’infirmière peut rentrer dans ses frais. Comme le démontre Charline, c’est avant tout un métier que l’on exerce par passion, où l’humain est au centre des priorités. Et si on n’a pas compris cela, c’est que l’on n’est tout simplement pas fait pour.

Hygge & Kisses

hygge

Hygge & Kisses

Bo a 26 ans et travaille dans le service marketing d’une boîte d’informatique en plein cœur de Londres. Ce job, elle l’a entrepris dès la fin de ses études, un peu poussée par ses parents qui voyaient en ce travail une certaine sécurité. Mais aujourd’hui, Bo est victime d’un licenciement économique. Sa colocataire Kirsten, d’origine danoise, lui propose d’aller se ressourcer dans la ville de sa mère, à Skagen, au Danemark. Si la météo semble peu clémente, la jeune femme saute sur l’occasion de voir d’autres horizons, d’autant plus qu’avec son petit-ami du moment, les tensions sont palpables. Sur place, elle se fait de nouveaux amis, et se met à pratiquer le hygge, qui va véritablement révolutionner sa vie.

Un grand merci tout d’abord aux éditions Eyrolles pour ce roman hautement hyggelig, qui fut ma toute première lecture de l’année. Pour démarrer 2019, j’avais envie de cocooning, de légèreté. J’ai alors jeté un œil à ma PAL et sorti « Hygge & Kisses » de Clara Christensen. Et ce fut la lecture idéale ! L’histoire de Bo fait tout d’abord penser à un roman chick-lit de base : une Londonienne bien dans ses baskets, qui travaille dans une grande entreprise, qui sort en secret avec l’un de ses collègues et qui se rend compte que ce n’est peut-être pas l’homme idéal après tout. Un licenciement et une dispute plus tard, nous voilà au Danemark avec notre héroïne, pays du hygge par excellence. Sur place, Bo va se ressourcer, revoir ses priorités, faire des rencontres qui vont changer sa vie, et prendre un nouveau cap. Le hygge, qui est la méthode danoise pour vivre heureux au quotidien, prend une place centrale dans le roman, et c’est ce qui fait tout son charme ! Les pages se tournent toutes seules et l’on aurait presque envie, comme les personnages, de s’installer autour d’une table avec des amis et de jouer au Scrabble ! Un roman parfait si vous voulez vous déconnectez !