Chronique du 115, une histoire du SAMU social

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Chronique du 115, une histoire du SAMU social

Aude Massot a décidé de raconter une histoire mais pas n’importe laquelle : celle du Samu social. Sous forme de roman graphique, elle évoque une réalité qui reste encore taboue, voire gênante. Pour mener à bien son travail, la dessinatrice a pris contact avec le SAMU, afin de pouvoir discuter avec son créateur, Xavier Emmanuelli. C’est d’ailleurs leur conversation qui va servir de fil rouge à la bande dessinée.

De par « Chronique du 115, une histoire du SAMU social », on découvre toute une équipe, toute une organisation derrière ce numéro à trois chiffres. Et puis il y a toutes ces personnes, tous ces gens exclus du système. Dans la BD, on apprend d’ailleurs que le SAMU social distingue quatre grandes catégories que sont les sans-abris, les sans domicile fixe, les sans toit stables et les migrants. Vous allez me dire : quelle est la différence ? Eh bien, tout dépend de la situation de la personne. Il y en a qui sont toxicomanes, en situation d’extrême abandon, d’autres sont des marginaux ou des gens du voyage, et tout cela fait qu’elles sont classées dans diverses catégories.

Aude Massot a eu la chance de pouvoir partir en tournée et d’aller au plus près des personnes qui sont dans le besoin. Elle a pu constater que si certaines refusent de l’aide, d’autres sont éternellement reconnaissantes. La preuve, la ligne du 115 est tout bonnement saturée et les lits disponibles se comptent parfois sur les doigts de la main.

J’ai beaucoup apprécié le trait d’Aude Massot et toute la bande dessinée en général, car le récit m’en a appris un peu plus sur le fonctionnement du SAMU social et sur les personnes qui en ont besoin. C’est un service qui a le mérite et qui se doit d’exister !

La brocante du dimanche 20 août

Nouvelle brocante estivale aujourd’hui, avec une sélection de dix livres à vendre. Les ouvrages vendus ici sont dans un excellent état ; certains d’entre eux sont même neufs. Vous pouvez retrouver l’intégralité des livres que je vends sur ma page Facebook, dans l’album « Livres à vendre », avec pour chaque livre (ou presque) un résumé.

  • Gamma / Enora Duvivier – 3€
  • Repose-toi sur moi / Serge Joncour – 3€
  • Tweets post mortem / Jeff Domenech – 2€
  • Imitation / The Harvard Lampoon – 2€
  • Dunkerque / Joshua Levine – 7€
  • La vie est belle ! / Anna – 2€
  • La mystérieuse histoire de l’œillet rose / Lauren Willig – 3€
  • Le masque de la tulipe noire / Lauren Willig – 3€
  • Twilight, les secrets d’une saga fascinante / William Irvin – 2€
  • AntiGuide de Savoir-vivre / Nordine de Rotchilde et Emile Louisdor – 1€

Pour ceux ne résidant pas en Moselle, et ne permettant pas un passage de « main à main », il vous faudra compter quelques euros supplémentaires pour un envoi par la Poste. Si vous avez des questions ou si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous ou à m’envoyer un message via le formulaire de contact. Passez un agréable dimanche 🙂

Tu as promis que tu vivrais pour moi

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Tu as promis que tu vivrais pour moi

A 30 ans, Molly vient de perdre Marie, sa meilleure amie. La maladie l’a emportée en quelques mois à peine. Juste avant de mourir, sa sœur de cœur lui a demandé de lui faire une promesse : vivre sa vie pleinement, pour toutes les deux.  Quelques jours après l’enterrement, Molly réceptionne un paquet contenant 12 lettres de Marie pour lui faire respecter son engagement.

Lorsque j’ai lu le résumé et que j’ai découvert que le personnage principal recevrait des lettres de sa copine défunte, cela m’a beaucoup fait penser au livre de Cecelia Ahern, « PS : I love you ». Pas vraiment de plagiat en vue puisque dans l’histoire, Marie raconte en effet avoir été marquée par ce dernier, d’où l’idée d’écrire des lettres à sa meilleure amie.
Que vous dire ? J’ai adoré « Tu as promis que tu vivrais pour moi ». Vraiment. L’écriture de Carène Ponte est telle que je n’avais pas envie de refermer le livre. Les personnages sont attachants et nous sommes embarqués durant la moitié du récit à Grenoble, une ville que j’ai visitée il y a quelques années et que j’avais beaucoup appréciée. J’étais aussi impatiente que Marie à l’idée de découvrir chaque mois une nouvelle lettre. Le roman est une très belle histoire d’amitié. Il peut s’apparenter aussi à de la littérature feel-good puisque, suite au décès de sa meilleure amie, Molly va opérer un changement radical dans sa vie. Bref, vous l’aurez compris, j’ai été enchantée par cette lecture !

Le voleur de souhaits

Le voleur de souhaits

Félix est un garçon peu ordinaire. Alors que les enfants de son âge collectionnent les timbres, les pièces de monnaie ou les badges, lui collectionne les souhaits ! Lorsque quelqu’un éternue, au lieu de lui dire « A vos souhaits », le petit garçon répond « A mes souhaits ». C’est ainsi qu’il s’approprie les vœux de chacun, qu’il les capture et les met dans des bocaux. Mais un jour, Félix tombe sur une fille bien mystérieuse qui n’émet aucun souhait…

Après avoir lu « Les jours sucrés » de Loïc Clément, voilà que je découvre « Le voleur de souhaits », bande dessinée sur laquelle il a collaboré avec Bertrand Gatignol. Le récit m’a beaucoup fait penser au film « Le bon gros géant » de Steven Spielberg, puisqu’il y est question de capturer des rêves, mais en beaucoup mieux ! Oui, en effet, je n’ai pas du tout accroché à ce film, alors que cette bande dessinée, alala… Elle est magique, pleine de poésie et fait réfléchir. Même si l’histoire est courte, on se prend rapidement d’affection pour les personnages. J’ai trouvé le scénario « mignon », les dessins « jolis » et je regretterai presque que ce soit un one-shot !

Des éclaircies en fin de journée

Des éclaircies en fin de journée

Léopoldine, alias « Léo » a 15 ans et vit avec sa mère Camille, propriétaire de la librairie « Les Contemplations ». Un nom qu’elle doit tout simplement à son livre préféré de Victor Hugo. Camille est séparée du père de Léo, Paul, qui a refait sa vie avec un homme. L’adolescente voit son père un week-end sur deux et s’entend très bien avec le compagnon de ce dernier, Alex. Au détour d’une soirée, les deux concubins apprennent à leur petite princesse qu’ils vont devenir parents et se marier dans la foulée. Une nouvelle lourde à digérer pour la jeune fille et qui va avoir des répercussions sur ses notes et sur sa réputation au lycée.

J’ai presque avalé d’une traite le roman d’Agathe Colombier Hochberg tant il me plaisait, tant j’étais dedans. « Des éclaircies en fin de journée » est une comédie / un drame familial(e) (tout dépend des chapitres), où l’on suit le quotidien d’une adolescente. Moyenne à l’école, Léo va se trouver une nouvelle passion en jouant dans la troupe de théâtre de son lycée. Évidemment, son engouement n’est pas seulement dû à la pièce d’Antigone qu’elle va jouer, mais aussi à Aurélien, le beau jeune homme qui détient le rôle de Pyrrhus. En dehors des cours, Léo peut compter sur le soutien de sa meilleure amie Giulia, et si elle s’avère à la base proche de ses parents, les conflits vont cependant se répéter et donner à notre adolescente un côté un peu paumé. Il faut dire qu’entre l’annonce du futur bébé, le mariage des deux papas et le fait que sa maman fréquente le père d’un camarade de classe qu’elle déteste, cela fait beaucoup de choses à digérer…

« Des éclaircies en fin de journée » a été une bouffée d’air frais parmi quelques lectures décevantes. J’ai adoré tous les personnages, l’entrain de l’adolescente pour le théâtre, la librairie de Camille et les relations de chacun. Si j’avais pu, je me serais volontiers installée toute une journée pour lire le roman en une fois. L’auteure traite de plusieurs sujets importants et notamment de l’adolescence, des relations conflictuelles et désordonnées avec les parents, des familles monoparentales, de la dépendance également aux réseaux sociaux et de l’impact que ces derniers peuvent avoir dans nos vies. Je ne peux que vous recommander chaudement cet ouvrage de 280 et quelques pages, qui ne pourra que vous laisser un très bon souvenir.