Chute libre – carnets du gouffre

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Chute libre – carnets du gouffre

Après la naissance de son premier enfant, Caroline sombre peu à peu dans la dépression. La maladie s’installera à trois reprises dans sa vie. Au début, Caroline ne comprend pas son mal-être, car tout va bien dans sa vie, elle a vraiment tout pour être heureuse. Et pourtant, elle broie du noir, pleure tout le temps. Pour se sortir de là, la jeune femme va avoir recours à des spécialistes et bien entendu, à un traitement. A travers ses planches, Caroline exprime ses émotions, et donne aussi des clés à son entourage pour être mieux comprise.

Je n’avais pas l’habitude de voir une Mademoiselle Caroline aussi sombre. A travers « Chute libre – carnets du gouffre », l’illustratrice démontre que la dépression est une maladie à part entière, qu’il faut prendre au sérieux, sous peine de ne jamais arriver à remonter la pente. Et même avec un traitement médicamenteux, cela peut être très lourd. De plus, la dépression n’est pas forcément visible. Mademoiselle Caroline le prouve à travers ses dessins : de nombreuses personnes de son entourage la trouvent rayonnante, splendide, amincie. La vérité est toute autre : Caroline ne va pas bien, elle ne s’alimente plus et elle a déjà perdu plusieurs kilos. Seulement, elle garde un sourire de façade pour que personne ne s’en aperçoive, pour ne pas inquiéter sa famille aussi. Elle nous livre là un bel album graphique sur un mal qui touche tous les âges et environ une personne sur cinq en France.

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13 raisons

13 reasons why

Hannah Baker, une lycéenne, s’est suicidée. Les étudiants sont sous le choc et Clay n’échappe pas à la règle. Ce dernier reçoit treize cassettes enregistrées par la jeune fille avant qu’elle ne se donne la mort. Sur ces enregistrements, elle évoque les raisons, mais surtout les personnes qui ont joué dans sa décision. Clay, totalement bouleversé, figure parmi elles.

Cet été, j’ai tellement entendu parler de la série « 13 reasons why » diffusées sur Netflix, que j’ai cédé à la tentation. Je savais bien qu’un livre en était à l’origine et pourtant, j’ai décidé cette fois de faire l’inverse en regardant d’abord les deux saisons. J’ai été littéralement happée par l’histoire. J’ai trouvé les deux acteurs principaux simplement fabuleux et leur jeu, très juste. J’ai avalé les épisodes en quelques jours. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai été horrifiée par tout ce qu’Hannah a subi, tout cet acharnement qui lui a été fatal, tous ces élèves qui lui ont fait du mal. Je me suis demandée comment on pouvait se liguer à ce point contre une fille aussi gentille.

En attendant la troisième saison, je me suis plongée dans le livre de Jay Asher, pour découvrir notamment les similitudes et les différences et où l’histoire de « 13 raisons » s’arrête vraiment. Je peux comprendre que ceux qui ont lu le livre avant de regarder la série puissent la trouver lente, mais je ne sais pas pourquoi, j’aime la lenteur dans les séries TV. Passons. Les différences ne sont pas si nombreuses ; la plus frappante pour moi reste la manière dont se suicide Hannah. Autrement, on distingue très bien les cassettes du reste du récit, et on s’attache facilement au couple Hannah-Clay qui finalement, ne sera jamais. J’ai très vite englouti le livre et je lui ai trouvé une place de choix dans ma bibliothèque. Je me dis aussi que ce serait bien de le mettre en avant dans les établissements scolaires pour aborder le harcèlement, parce que dans un monde idyllique, ça ne devrait tout simplement pas exister.

Rien ne se passe jamais comme prévu

Rien ne se passe jamais comme prévu

Elena et Gus forment un couple que tout le monde envie. Lui est ingénieur, elle, est dans le domaine de la communication. Chacun met à profit ses atouts et ses compétences pour que la vie soit la plus réussie possible. Et à l’aube de la trentaine, comme bon nombre de couples, Gus et Elena souhaitent se lancer dans une nouvelle aventure, celle de fonder une famille. Seulement, comme le titre de la bande dessinée l’indique, « Rien ne se passe jamais comme prévu », c’est un parcours semé d’embûches qui attend le couple. Un couple, qui s’avère infertile et qui va osciller entre doutes, petites joies et échecs.

J’ai découvert la BD « Rien ne se passe jamais comme prévu » sur des blogs littéraires qui n’en disaient que du bien. Alors forcément, quand vous appréciez les lectures qui sont notées sur ces blogs-là et que vous voyez passer un ouvrage qui vous était encore inconnu jusque-là, vous n’avez qu’une envie : l’ouvrir ! Ni une, ni deux, j’ai passé commande à mon fournisseur pour l’avoir. Et quelle petite merveille ! Lucile Gorce et Emma Tissier ont fait un joli travail ! Rien que la couverture déjà est sublime. Et les dessins…les dessins sont magiques ! Je suis devenue fan en l’espace de quelques pages du trait, des couleurs, des silhouettes, des décors. Quant au thème abordé : la difficulté d’avoir un enfant, un sujet profondément d’actualité, il est traité ici avec la juste bonne dose d’humour pour dédramatiser certaines des situations. Les héros sont attachants et le dénouement est original. Je ne vous en dis pas plus, je n’aimerais pas vous gâcher la surprise !

(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement)

(Toujours) jeune, (toujours) jolie, maman (mais pas seulement)

Ivana est désormais en couple avec Bruno, avec lequel elle a trouvé le confort et la stabilité. D’ailleurs, elle est désormais maman de deux enfants, Emilie et Raphaël, et belle-maman de Lola. Mais cela ne l’empêche pas à continuer d’enseigner le français et à promouvoir son roman, notamment à la radio. C’est dans l’émission de Jérôme qu’Ivana fait ses armes à l’antenne et entre les deux animateurs, le courant passe tout de suite, à tel point qu’Ivana se voit proposer un second petit job : celui de présenter en soirée et en duo la fameuse émission. La vie semble belle mais derrière les apparences se cache un mal-être. A cause de son travail, son mari est souvent absent de la maison. Et si elle lui fait entièrement confiance, certains événements font commencer à la faire douter de leur amour.

Dans ce second tome, Ivana revient avec de nouveaux challenges et projets.  « (Toujours) jeune, (toujours) jolie, Maman (mais pas seulement) est encore plus divertissant que le premier volume. Stéphanie Pélerin nous embarque dans un tourbillon d’émotions où l’amour et le couple sont au centre des préoccupations. L’héroïne, Ivana, a bien évolué depuis le premier roman et cela se remarque dans ses préoccupations. Il n’est plus question de trouver le prince charmant et de parler du célibat, mais plutôt de se conforter dans sa situation de couple et d’apprendre à faire confiance à l’autre. Autre sujet très important : la place que peut prendre la carrière au sein de la vie de famille. Avec l’écriture de son roman et son nouveau job d’animatrice, la jeune femme enchaîne les longues journées, ce qui n’est pas sans risque pour sa vie privée. Voilà un livre sans prise de tête, qui se destine aussi bien aux hommes qu’aux femmes ! Merci aux éditions Charleston pour m’avoir envoyé la suite ; j’ai passé un chouette moment, avec le sourire aux lèvres et l’envie d’animer une émission littéraire !

Ceux qui restent

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Ceux qui restent

On a tous en tête l’histoire de Peter Pan : alors que les parents sont endormis, Peter Pan pénètre dans la chambre des enfants pour les réveiller et les emmener au Pays imaginaire.

Busquet et Xoül revisitent l’histoire en se mettant cette fois-ci à la place des parents : qu’adviennent-ils d’eux lorsque leurs enfants disparaissent dans un autre univers ? Dans « Ceux qui restent », Ben s’en va un soir pour sauver un royaume magique d’un terrible danger. Mais il ne revient pas. Désemparés, ses parents préviennent la police. Et puis un jour, Ben revient. Des investigations sont menées pour savoir ce qui est arrivé au petit garçon. Ben a beau tenir le même discours, on se met à soupçonner les parents. Y a-t-il eu séquestration ? Maltraitance ? Et puis le jeune héros disparaît à nouveau. Personne ne croit plus les parents, exceptée une association regroupant d’autres couples dans la même situation.

La bande dessinée « Ceux qui restent » est un véritable petit bijou ! Rien qu’à la lecture du résumé, je savais que cet ouvrage allait me plaire. C’est vrai, personne ne s’est jamais mis à la place des parents lorsque les enfants s’envolaient vers le Pays imaginaire. Busquet et Xoül donnent un autre angle de vue à ce type de contes, en prenant la place cette fois de ceux qui restent. On comprend tout à faire le désarroi des familles, mais aussi l’incompréhension de la police face aux événements, encore plus lorsque le petit garçon réapparait du jour au lendemain, après plusieurs mois de disparition, sans avoir pour autant grandi.

Je tire mon chapeau à l’auteur et à l’illustrateur qui font sortir cette bande dessinée du lot. Je la conseille à tous ceux qui aiment les contes et la magie !