Amours solitaires

Amours solitaires

Autrefois, les amoureux s’échangeaient des lettres. Aujourd’hui, les relations épistolaires ont laissé place aux textos et autres commentaires en ligne. Cela n’a pas signé pour autant la disparition de la poésie. Morgane Ortin, une chroniqueuse parisienne, a créé le compte Instagram « Amours solitaires », sur lequel elle regroupe des conversations intimes de couples anonymes. On y trouve des mots doux, des déclarations enflammées, quelques phrases piquantes, drôles et érotiques. Au total, l’éditrice en a sélectionné 278 pour composer un premier ouvrage qui semble raconter une histoire d’amour unique.

Depuis, « Amours solitaires » dispose aussi de son site Internet et même d’un nouveau livre. Le tome 2, dont le sous-titre est « Une petite éternité », est dans la lignée du premier volet. Il raconte l’histoire d’une rupture. Une rupture plutôt amère puisque les deux protagonistes s’écrivent à nouveau et ont du mal à faire une croix sur le passé. Est-il possible de s’aimer à nouveau comme la première fois ? Pas sûr…

J’ai succombé aux paroles très romantiques de cet échange collaboratif. Avant cette lecture, je n’avais pas eu connaissance de ce projet et me suis abonnée de ce pas au compte Instagram pour suivre les publications inédites. Et s’il s’agit la plupart du temps de SMS, que le lecteur se rassure, c’est écrit en « bon français » et non en phonétique… Merci aux éditions J’ai Lu et à l’auteure qui prouve qu’au XXIe siècle, les messages d’amour existent toujours.

La sirène et le scaphandrier

La sirène et le scaphandrier

Dans une cellule de prison new-yorkaise, Zach paie sa dette à la société. Il en a pris pour plusieurs années à Rikers. De l’autre côté de l’Atlantique, Hanna est elle aussi enfermée. Mais dans son cas, c’est volontaire. Depuis un grave accident, la jeune femme souffre d’agoraphobie et vit recluse dans son appartement. Poussée par son psy, Hannah s’inscrire à un programme pour correspondre avec des prisonniers et tombe alors sur Zach. Dès les premiers échanges, une complicité s’installe.

Je ne sais pas pourquoi, j’avais en tête que ce roman était une histoire de science-fiction… Peut-être à cause du titre, « La sirène et le scaphandrier ». Bref, toujours est-il qu’en me lançant dans ce premier roman de Samuelle Barbier, je ne pensais pas que j’allais autant kiffer ma lecture ! Dès le départ, je me suis prise d’affection pour Hannah, qui essaie comme elle peut de combattre son isolement. Grâce à sa correspondance et aux défis que Zach va lui lancer, elle va réussir peut à petit à reprendre sa vie en main, en commençant par se promener sur les bords de la Tamise, jusqu’à entamer un road-trip aux USA.

Ce roman épistolaire est bourré de messages positifs et d’espoir. Si on pourrait reprocher un peu de naïveté à l’histoire, la magie opère tout de même et l’on hâte d’arriver au fameux jour où les deux correspondants pourront enfin se rencontrer. Dans le texte, on trouve par ailleurs quelques références littéraires qui ne sont pas pour nous déplaire, comme Le Petit Prince ou encore Victor Hugo. On a beau savoir que dans « la vraie vie », tout ne serait pas aussi facile, ce récit permet de nous évader (ah, ah) et de voyager depuis notre canapé. Bravo à Samuelle Barbier son premier ouvrage !

Marie d’en haut

Marie d’en haut

Olivier, lieutenant de gendarmerie a demandé sa mutation et débarque dans l’Arriège. Au cours de sa première enquête, il fait la connaissance de Marie, une fermière basée en haute montagne, qui élève seule sa fille Suzie, et qui se montre un brin agressive. Au quotidien, Antoine, son meilleur ami homosexuel, lui donne un coup de main, victime lui aussi de la solitude et de la méchanceté d’autrui. Ce trio de personnages au caractère bien trempé va se découvrir, s’apprécier, pour ne plus se quitter.

Après avoir eu un véritable coup de coeur pour « Juste avant le bonheur » d’Agnès Ledig, je me suis penchée sur un autre ouvrage de l’auteure, intitulé « Marie d’en haut ». J’avoue que je ne l’aurai pas forcément ouvert si ma Mamie ne me l’avait pas prêté, avec un sourire jusqu’aux oreilles, en me disant : « Qu’est-ce qu’il est beau et qu’est-ce qu’il est drôle ! » Comment refuser un conseil pareil. Hop, je l’ai embarqué chez moi et dévoré en l’espace de deux jours. Et vous savez quoi ? Elle avait raison ! Il y a effectivement dans le récit des comportements et des phrases très drôles. La petite Suzie a toujours le mot qui faut, quitte à mettre mal à l’aise les plus grands. Et puis je suppose que par l’adjectif « beau », ma Mamie faisait référence à l’histoire d’amour au centre de l’intrigue. Celle-ci est un peu « facile » je dirai, dans la mesure où ça se concrétise assez rapidement, et du fait que les deux protagonistes s’embarquent tout de suite dans une relation sérieuse avec des projets de déménagement, bébé et j’en passe…Mais bon, ça reste toujours sympathique et divertissant à lire, surtout quand les personnages sont touchants.

Juste quelqu’un de bien

Juste quelqu’un de bien

Bérénice a 34 ans. Elle vit à Paris, en colocation avec Juliette, sa meilleure amie, mais aussi dans la même maison que sa mère et sa grand-mère. Célibataire plutôt désespérée, la jeune working-girl enchaîne les relations sans lendemain. Et pour ne rien arranger, voilà qu’elle a le syndrome de la page blanche face à l’écriture de son énième romance historique. Peut-être est-il venu le moment de faire un break et de se poser les bonnes questions ? Peut-être sur son père qu’elle n’a jamais connu, ou sur Aurélien, son coup de cœur d’adolescente que la vie n’arrête pas de mettre sur son chemin…

Voilà une belle romance ! « Juste quelqu’un de bien » est un nouveau coup de cœur, écrit par Angéla Morelli. Il raconte l’histoire d’une trentenaire qui semble n’être tombée qu’une fois amoureuse dans sa vie. D’un garçon qui était à la même fête, qu’elle a recroisé quelques années plus tard en boîte de nuit, puis au détour d’une séance de dédicaces et enfin dans le salon de sa mère, astrologue.

Qu’est-ce qui différencie cette comédie romantique d’une autre ? Eh bien, j’ai trouvé que ce n’était pas « cul-cul la praline », que le récit était plutôt réaliste, que les personnages étaient tous dotés une forte personnalité (et cela comprend Capitaine Haddock, le perroquet de Bérénice) mais aussi d’une grande sensibilité, et que l’histoire posait des interrogations plutôt intéressantes sur la vie. Malgré ses allures de feel good book, « Juste quelqu’un de bien » n’a pas toujours un ton léger et c’est peut-être le côté fouillé qui rend cet ouvrage particulièrement captivant. Une nouvelle pépite à ajouter à sa bibliothèque !

A un pas de dire oui

A un pas de dire oui

A l’aube de son trentième anniversaire et de son prochain mariage, Eve fait le bilan de sa vie : son boulot, ses envies de bébé, et cette fameuse « joyeuse cérémonie » comme elle aime l’appeler et dont elle fait le décompte. Le jour J, alors que la jeune femme monte les marches de la mairie, les flash-backs s’enchaînent sur les mois qui viennent de s’écouler. Ethan est-il « le bon » ? Ne fait-elle pas une grosse connerie ?

Découvert sur le site simplement.pro qui met en contact les maisons d’’auto-édition et les auteurs qui ont recours à ce moyen de publication avec des chroniqueurs, « A un pas de dire oui » est un joli roman qui déborde d’éclats de rire et de guimauve. Le sujet principal : le mariage. Dire « oui » à quelqu’un pour la vie peut angoisser bon nombre de personnes et les questionnements peuvent se multiplier jusqu’au jour des épousailles. Certains iront jusqu’à peser le pour et le contre, à se remettre en question ou pire : mettre les voiles le jour de la cérémonie même. Eve est une femme pétillante, drôle, qui pourrait facilement faire partie de notre cercle d’amis. Et lorsqu’elle s’interroge sur ses projets, on la comprend parfaitement.

Pour son premier roman, Audrey Sarradin s’approche de grands auteurs, à l’instar de Sophie Kinsella. Mélange de comédie romantique et de chick-lit, « A un pas de dire oui » est une chouette histoire qui parlera aussi bien à celles qui viennent de se mettre la bague au doigt qu’aux célibataires. Avec de drôles des citations, du café sous toutes ses formes et un enterrement de jeune fille qui dépote, impossible de ne pas se détendre avec cet ouvrage entre les mains !