54 minutes

Lycée Opportunity School, en Alabama. Les élèves sont réunis pour écouter le discours de leur directrice, qui ne change pas d’un iota d’année en année. Lorsque la cérémonie se termine, Tyler Browne, un élève qui ne mettait plus que très rarement les pieds à l’école ces derniers temps, se met à verrouiller les portes et à tirer dans la foule. Un massacre qui va durer 54 minutes.

Ecrit par Marieke Nijkamp, « 54 minutes » est un roman ado qui n’est pas sans rappeler les nombreuses tueries du genre qui ont déjà eu lieu aux USA. Pour raconter l’histoire, et notamment le déroulement du massacre, l’auteure fait parler tour à tour plusieurs adolescents du lycée. Des récits qui sont entrecoupés de temps en temps par des SMS venant de l’extérieur et qui s’interrogent sur la situation. Au total, Tyler assassinera 39 personnes et ce n’est pas parce que des membres de sa famille sont présents sur les lieux qu’il les écartera pour autant du danger.

Lorsque j’ai démarré ma lecture, au vu des enchainements entre les différents personnages, j’avais vraiment peur de ne pas accrocher et surtout, de ne pas pouvoir me repérer. Au final, on s’attache davantage à certains individus et l’on découvre que tous ont un rôle à jouer. Un roman facile à lire, qui pourra permettre d’aborder avec les plus jeunes les attentats et les tueries de masse.

Mort et déterré

Mort et déterré

A 14 ans, Yan avait la vie devant lui. « Avait », car il vient de se faire faucher par un camion et il est décédé. Mais contre toute logique, son esprit n’a jamais quitté son corps. Alors lorsque son cercueil est exhumé lors des travaux de réfection du cimetière, Yan peut sortir de terre… C’est ce que l’on peut appeler un mort-vivant, un zombie, à la différence qu’il ne souhaite de mal à personne, qu’il n’est pas assoiffé de sang et qu’il n’a pas envie de mordre qui que ce soit. Ce qu’il voudrait seulement, c’est aider sa famille à surmonter la douleur de sa perte.

Vous n’aimez pas les zombies parce qu’est moche, que ça fait peur et qu’il y a toujours plein de sang partout ?! Vous allez changer d’avis avec « Mort et déterré ». Le roman de Jocelyn Boisvert, paru aux éditions Fleurus, va vous réconcilier avec les morts-vivants. Déjà, parce que c’est drôle (triste à un moment certes, mais surtout drôle) ; ensuite parce qu’il s’agit d’un ado content de revenir sur Terre, de pouvoir à nouveau parler avec ses meilleurs amis et de tenter le tout pour le tout pour que sa famille apprenne à vivre sans lui.

En étant à nouveau parmi les vivants, Yan se rend aussi compte de toutes les choses qu’il n’aura jamais l’occasion de vivre, comme aller à l’université ou embrasser une fille. Heureusement, le personnage est doté d’un humour à toute épreuve. L’intrigue quant à elle, est plutôt bien ficelée, au point où l’histoire a même été adaptée en bande dessinée !

I love you ne veut pas dire je t’aime

I love you ne veut pas dire je t’aime

A 17 ans, Lily est fille unique et passionnée de théâtre. Bien qu’elle soit encore toute jeune, elle a déjà pas mal parcouru le monde, de par les nombreux déplacements familiaux dus à l’exercice diplomatique de son père. Aujourd’hui, elle est peut-être en train de réaliser son rêve : celui de doubler l’une des actrices les plus prometteuses d’Hollywood. Pour Ben, la vie est bien différente. Fils d’un couple divorcé, il survit chaque jour grâce à de petites astuces. Son père s’est désintéressé de lui au profit de sa nouvelle famille ; sa mère est internée dans un asile psychiatrique. On est bien loin des paillettes. Ces deux adolescents n’ont rien en commun si ce n’est le fait d’avoir été engagés pour doubler deux stars. Deux stars qui, à l’écran, vont tomber amoureux. Mais en sera-t-il de même pour les deux héros ?

Cleo Leuchtenberg est l’auteure de ce roman Young Adult, baptisé « I Love You ne veut pas dire je t’aime », paru aux éditions Fleurus. Dans cette comédie romantique pour ados, nous suivons deux personnages que tout oppose, à travers un monde peu connu : celui du doublage au cinéma. Et c’est ça qui m’a le plus plu dans cette histoire : le métier de doubleur. Entre extraits du film dystopique et vie réelle, la narratrice fournit une certaine originalité à son récit en nous plongeant dans cet univers. Le lecteur apprend comment travaille un doubleur, comment il pose sa voix et comment les acteurs sont mis en avant lors de la promotion du long-métrage. De nombreux détails qui aident ce roman à se distinguer des autres romances et qui nous rapprochent des étoiles d’Hollywood.

Five feet apart

Five feet apart

A 17 ans, Stella est atteinte de fibrose kystique. Ses jours à l’hôpital sont réguliers et l’adolescente s’est créée une chaîne YouTube pour parler de la maladie. Non loin de sa chambre, elle rencontre Will, atteint lui aussi de mucoviscidose et d’une infection chronique. Le protocole médical leur force à maintenir une distance constante entre eux de cinq pieds. Mais lorsqu’on tombe amoureux, comment fait-on pour résister à l’attraction de l’autre ?

« A cinq pieds de toi » est aussi connu sous son titre original, « Five feet apart ». J’ai d’abord vu le film, que j’ai beaucoup aimé, et si vous me connaissez, vous devez savoir que quand le long-métrage m’a plu et que j’apprends qu’il y a un livre à la base, je me jette dessus. J’ai donc fait l’acquisition de l’ouvrage à l’occasion du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, à Montreuil, histoire de prolonger le plaisir.

Ecrit par Rachael Lippincott, Marie Chivot-Buhler, Mikki Daughtry et Tobias Iaconis, le récit m’a fait penser à « Nos étoiles contraires » de John Green, puisqu’il a pour héros deux adolescents qui s’aiment et qui sont condamnés. On sait dès le départ qu’on va être confronté à des émotions fortes, mais c’est aussi l’occasion d’en savoir plus sur la mucoviscidose qui toucherait environ 6500 personnes en France.  Simple mais touchant, le récit est un hymne à la vie et à l’amour.  Vous y trouverez peut-être quelques clichés, pas assez de rebondissements à votre goût, mais rassurez-vous : l’histoire est loin d’être ennuyeuse, bien au contraire !

Les 7 vies de Léo Belami

Les 7 vies de Léo Belami

A 17 ans, on peut dire que Léo est un lycéen solitaire sans histoires. L’établissement prépare actuellement la traditionnelle fête annuelle en proposant cette fois un hommage à Jessica Stein, une élève assassinée 30 ans auparavant. Pourtant peu soucieux de cette disparition, Leo va pourtant vivre des journées loin d’être ordinaires dans les temps à venir. Le lendemain matin, il se réveille dans le corps et dans une maison d’un autre, en 1988. Et ce ne sera pas anecdotique…

C’est lors du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil que j’ai fait l’acquisition du roman Young Adult de Nataël Trapp, « Les 7 vies de Léo Belami ». Dès la lecture de la quatrième de couverture, le livre m’a intriguée. Un ado qui fait des allers-retours entre 1988 et 2018 dans plusieurs corps, un assassinat à empêcher, tous les ingrédients était réunis pour passer un bon moment !

Mêlant thriller et science-fiction, Nataël Trapp réussit le pari de rendre l’enquête surnaturelle très intéressante. A cela s’ajoutent des thématiques bien connues de l’adolescence, comme la question de l’identité, de la relation avec les parents, de l’importance du groupe qui parleront forcément au lecteur. Voilà un chouette roman qui ravira sans doute les amateurs de « Retour vers le futur » de Robert Zéméckis ou encore du livre « Le dernier jour du reste de ma vie » de Lauren Oliver.