I love you ne veut pas dire je t’aime

I love you ne veut pas dire je t’aime

A 17 ans, Lily est fille unique et passionnée de théâtre. Bien qu’elle soit encore toute jeune, elle a déjà pas mal parcouru le monde, de par les nombreux déplacements familiaux dus à l’exercice diplomatique de son père. Aujourd’hui, elle est peut-être en train de réaliser son rêve : celui de doubler l’une des actrices les plus prometteuses d’Hollywood. Pour Ben, la vie est bien différente. Fils d’un couple divorcé, il survit chaque jour grâce à de petites astuces. Son père s’est désintéressé de lui au profit de sa nouvelle famille ; sa mère est internée dans un asile psychiatrique. On est bien loin des paillettes. Ces deux adolescents n’ont rien en commun si ce n’est le fait d’avoir été engagés pour doubler deux stars. Deux stars qui, à l’écran, vont tomber amoureux. Mais en sera-t-il de même pour les deux héros ?

Cleo Leuchtenberg est l’auteure de ce roman Young Adult, baptisé « I Love You ne veut pas dire je t’aime », paru aux éditions Fleurus. Dans cette comédie romantique pour ados, nous suivons deux personnages que tout oppose, à travers un monde peu connu : celui du doublage au cinéma. Et c’est ça qui m’a le plus plu dans cette histoire : le métier de doubleur. Entre extraits du film dystopique et vie réelle, la narratrice fournit une certaine originalité à son récit en nous plongeant dans cet univers. Le lecteur apprend comment travaille un doubleur, comment il pose sa voix et comment les acteurs sont mis en avant lors de la promotion du long-métrage. De nombreux détails qui aident ce roman à se distinguer des autres romances et qui nous rapprochent des étoiles d’Hollywood.

Five feet apart

Five feet apart

A 17 ans, Stella est atteinte de fibrose kystique. Ses jours à l’hôpital sont réguliers et l’adolescente s’est créée une chaîne YouTube pour parler de la maladie. Non loin de sa chambre, elle rencontre Will, atteint lui aussi de mucoviscidose et d’une infection chronique. Le protocole médical leur force à maintenir une distance constante entre eux de cinq pieds. Mais lorsqu’on tombe amoureux, comment fait-on pour résister à l’attraction de l’autre ?

« A cinq pieds de toi » est aussi connu sous son titre original, « Five feet apart ». J’ai d’abord vu le film, que j’ai beaucoup aimé, et si vous me connaissez, vous devez savoir que quand le long-métrage m’a plu et que j’apprends qu’il y a un livre à la base, je me jette dessus. J’ai donc fait l’acquisition de l’ouvrage à l’occasion du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse, à Montreuil, histoire de prolonger le plaisir.

Ecrit par Rachael Lippincott, Marie Chivot-Buhler, Mikki Daughtry et Tobias Iaconis, le récit m’a fait penser à « Nos étoiles contraires » de John Green, puisqu’il a pour héros deux adolescents qui s’aiment et qui sont condamnés. On sait dès le départ qu’on va être confronté à des émotions fortes, mais c’est aussi l’occasion d’en savoir plus sur la mucoviscidose qui toucherait environ 6500 personnes en France.  Simple mais touchant, le récit est un hymne à la vie et à l’amour.  Vous y trouverez peut-être quelques clichés, pas assez de rebondissements à votre goût, mais rassurez-vous : l’histoire est loin d’être ennuyeuse, bien au contraire !

Les 7 vies de Léo Belami

Les 7 vies de Léo Belami

A 17 ans, on peut dire que Léo est un lycéen solitaire sans histoires. L’établissement prépare actuellement la traditionnelle fête annuelle en proposant cette fois un hommage à Jessica Stein, une élève assassinée 30 ans auparavant. Pourtant peu soucieux de cette disparition, Leo va pourtant vivre des journées loin d’être ordinaires dans les temps à venir. Le lendemain matin, il se réveille dans le corps et dans une maison d’un autre, en 1988. Et ce ne sera pas anecdotique…

C’est lors du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil que j’ai fait l’acquisition du roman Young Adult de Nataël Trapp, « Les 7 vies de Léo Belami ». Dès la lecture de la quatrième de couverture, le livre m’a intriguée. Un ado qui fait des allers-retours entre 1988 et 2018 dans plusieurs corps, un assassinat à empêcher, tous les ingrédients était réunis pour passer un bon moment !

Mêlant thriller et science-fiction, Nataël Trapp réussit le pari de rendre l’enquête surnaturelle très intéressante. A cela s’ajoutent des thématiques bien connues de l’adolescence, comme la question de l’identité, de la relation avec les parents, de l’importance du groupe qui parleront forcément au lecteur. Voilà un chouette roman qui ravira sans doute les amateurs de « Retour vers le futur » de Robert Zéméckis ou encore du livre « Le dernier jour du reste de ma vie » de Lauren Oliver.

I love you so mochi

I love you so mochi

Kimiko est une lycéenne californienne aux origines japonaises, qui prépare sa prochaine admission dans une université d’arts. Poussée par ses parents, et plus particulièrement par sa mère qui est artiste, Kimiko est pourtant incapable de dessiner quoi que ce soit depuis des mois ; sa toile reste désespérément blanche. Alors quand ses grands-parents, qu’elle n’a jamais vus, l’invitent à passer des vacances au Japon, l’adolescente saute sur l’occasion pour s’oxygéner et mieux réfléchir. A Kyoto, Kimiko s’intègre parfaitement et profite pleinement de chaque journée. Sa rencontre avec un jeune étudiant, Akira, va d’ailleurs lui donner des ailes.

Avec « I love you mochi », la lecture est totalement dépaysante ! L’auteure, Sarah Kuhn, nous fait découvrir le Japon, dans toute sa splendeur, au moment du printemps. Des cerisiers en fleurs, aux havres de méditation, en passant par les mochis, pâtisseries renommées, c’est un nouvel univers qui s’offre au lecteur, bien loin du quotidien morose actuel.

Sur place, l’héroïne fait non seulement la connaissance de ses grands-parents fâchés jusqu’à présent avec sa mère, mais aussi d’Akira, un jeune homme qui ne la laisse pas insensible. On y suit son cheminement personnel et notamment sa passion pour la création de vêtements, qui s’accentue au fil des jours et qui lui permet de tisser des liens avec sa obaasan  (« grand-mère » en japonais).  L’ouvrage est justement propice à la découverte de la langue et l’auteure n’hésite pas à glisser par-ci, par-là, de nombreux mots en japonais pour nous familiariser avec la culture.

« I love you so mochi » est une lecture divertissante, sucrée, pleine de douceur, qui ravira tous ceux qui vouent un culte au Pays du Soleil levant. Merci aux éditions Fleurus pour ce voyage à des milliers de kilomètres de chez moi !

P’tit gros

P’tit gros

Axel est un collégien en surpoids. Il vit avec sa mère et son frère un peu plus âgé, fanatique de boxe. A la maison, l’adolescent passe son temps devant les écrans à se goinfrer de sucreries. Mais c’est aussi un grand amateur de littérature. Il dévore les textes de Michel Tournier et de Marcel Pagnol. A l’école, c’est différent. Axel subit chaque jour les moqueries de ses camarades et se fait harceler. Ne sachant à qui se confier, le garçon crée un journal, dans lequel il s’adresse à un ami imaginaire, Xavier. Il y raconte son combat contre l’obésité et sa vie pas très rose.

« P’tit gros » est un ouvrage sur l’adolescence, l’obésité, la grossophobie, le harcèlement. On y fait la connaissance d’Axel, un garçon qui, malgré son manque de motivation, est touchant. Pour l’aider à prendre confiance en lui, Tony, son frère, va l’amener à pratiquer la boxe. Un sport qui pourrait bien bouleverser la vie de toute la famille.

L’auteur, Benoît Grelaud, nous livre un roman riche en émotions, de par les nombreux thèmes qui y sont abordés. Entre récit et journal intime, les pages s’enchaînent vite, car les chapitres sont courts, l’écriture fluide et la mise en page, aérée. Le lecteur ne tombe jamais dans le mélodrame et c’est sans doute ça qui rend le roman très réaliste et très plaisant à lire. Un grand merci aux éditions Fleurus pour la découverte et une mention spéciale à la couverture à la fois belle et originale.