L’enfermement

L’enfermement

Océane n’est pas une enfant ordinaire. Elle est autiste. Il faudra plusieurs années et moult examens pour que Florence, la maman, sache que sa fille est atteinte de ce mal. Qu’il s’agisse des instituteurs ou des professionnels de santé, tous s’accordent à dire dès le début qu’Océane n’évoluera pas, qu’il ne faut attendre aucune amélioration. Mais Florence a décidé de prendre le taureau par les cornes, de se battre. Elle descolarise sa fille et essaie chaque jour de lui apprendre à lire, à parler, à écrire et à exprimer ses émotions.

« L’enfermement » est un témoignage poignant signé Florence Henry, et qui m’a été offert par les éditions XO. Durant six ans, cette maman se battra contre les préjugés et les obstacles, ne lâchant rien pour faire progresser sa fille. Elle obtiendra gain de cause. En 2013, Océane retournera à l’école, en classe de 5e. Aujourd’hui, elle prépare son Bac S, rêvant de devenir astronome.

Ce qui est désolant dans cet ouvrage, c’est l’injustice à laquelle doit faire face cette famille. Comment ne pas ressentir de la tristesse ou de la colère quand on lit tout ce que fait cette maman pour son enfant, tout ce qu’elle doit endurer chaque jour ?! Ce qui est intéressant, c’est de voir comment Florence ruse pour stimuler sa fille, à l’aide de jeux, de métaphores et de mises en scène. Ce qui aurait été intéressant, c’est d’avoir un aperçu du vécu d’Océane aujourd’hui, à l’heure où elle termine le lycée. Voilà en tout cas un livre qui donne de l’espoir, qui est rempli d’amour, et qui met en lumière les failles du système lorsqu’il s’agit de déficience mentale.

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Chroniques burlesques d’une journaliste

journalisme

Chroniques burlesques d’une journaliste

J’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’une bande dessinée, à cause des illustrations de Catel, mais il s’agit bel et bien d’un documentaire que l’on peut classer dans les témoignages. Stéphanie Janicot est journaliste. En 2004, elle a participé à la création du magazine culturel féminin Muze, dont l’aventure a dû malheureusement s’arrêter en 2017.

Dans « Chroniques burlesques d’une journaliste », l’auteure raconte son métier au quotidien, à travers 12 chroniques réparties dans l’année. En janvier, elle se voit contrainte de regarder l’intégralité de la sélection du Festival du film fantastique de Morzine. En février, elle couvre avec un autre collègue Les Victoires de la Musique et raconte sa rencontre avec son idole Benjamin Biolay. En mars, elle rédige un papier sur l’art du rangement à la japonaise, quitte à devoir mettre en pratique tout cela au bureau. Au mois d’avril, grâce à ses contacts, elle parvient à décrocher un entretien avec Francis Ford Coppola. En mai, elle doit réaliser un reportage sur la chatmania et en juin, faire un papier sur un musée mobile un peu étrange. En juillet, elle doit s’attaquer à ces hommes et ces femmes qui passent de la culture…à l’agriculture. En août, elle fait la connaissance de la personne chargée de rédiger toutes les nécrologies au Ministère de la Culture. En septembre, elle s’attaque à une pile de livres du Festival New Romance et en octobre, à la troisième saison des Champs de l’amour. En novembre, c’est la consécration, elle se déplace au Salon du Livre à Brive et en décembre, enfin, elle assiste au spectacle musical de Noël, au Grand Théâtre, à Paris.

Toutes ses chroniques, toutes ses anecdotes sont intéressantes, même si certaines s’avèrent plus plaisantes à lire (j’ai beaucoup aimé celles de mars et de novembre). Toutes ont également un côté cocasse et chacune possède une fin qui nous fait sourire. Vous savez la fin un peu originale, inattendue. C’est un ouvrage qui se lit vite et qui nous plonge irrémédiablement dans la peau d’une pigiste au sein d’un journal culturel. Et si on peut avoir un peu de la peine pour la rédactrice quant à certains sujets qui lui sont confiés, on observe qu’elle prend un malin plaisir à couvrir les événements à sa façon.

Merci Stéphanie Janicot. Pour avoir baigné dans l’univers du journalisme, je me suis régalée !

Maman dit que c’est ma faute

petite fille recroquevillée

Maman dit que c’est ma faute

Cathy est une femme divorcée, mère de deux enfants, mais aussi mère d’accueil. Un jour, elle se voit confier Donna, une petite fille métissée, âgée de 10 ans. Battue et humiliée, elle a été réduite à l’esclavage par sa mère et ses frères, d’où son placement. Lorsqu’elle dépose ses affaires chez Cathy, Donna ne prononce pas un mot pendant plusieurs jours. Et puis petit à petit, la coquille se brise et l’enfant se met à parler. Mais il va falloir beaucoup de patience à sa nouvelle famille pour l’aider à se libérer de ses cauchemars.

« Maman dit que c’est ma faute » est une histoire vraie, racontée justement par la mère d’accueil, Cathy Glass. Donna est une enfant qui a été traumatisée et qui continue à l’être puisqu’elle voit encore sa famille régulièrement, en compagnie de l’assistante sociale. Sa mère la renie, l’insulte, tout comme sa grande sœur. Ses frères quant à eux, n’ont pas hésité à la frapper plusieurs fois. Aussi, lorsque Donna arrive dans sa nouvelle maison, elle adopte un comportement étrange : mutisme, domination, agressivité, la petite fille passe par différentes phases. Cathy, ses enfants, mais aussi ses instituteurs, vont essayer de l’aider à rattraper son retard à l’école, mais aussi et surtout à lui apprendre à être une enfant comme les autres.

C’est un très beau témoignage que nous offre Cathy Glass. A plusieurs reprises, j’ai été estomaquée en apprenant ce qu’avait pu vivre Donna. Je me suis aussi souvent dit que les choses allaient aller plus loin, que Donna n’arriverait plus à se contrôler et qu’elle ne parviendrait pas à maîtriser ses émotions. Mais comme le souligne si bien certaines quatrièmes de couverture de l’ouvrage selon les éditions, « Aucune vie n’est sans espoir ».

Un million de lettres d’espoir

Un million de lettres d’espoir

A 5 ans, Jodi Ann Bickley a vécu un événement qui a bouleversé sa vie : la mort de sa grand-mère. Pour soulager sa peine, elle va écrire une lettre à la défunte et la poster. Direction : le paradis. La lettre envoyée, la petite fille se sent beaucoup mieux. En 2011, l’auteure est devenue une belle jeune femme. Elle dit enfin adieu aux soucis de l’adolescence. Mais une nouvelle épreuve l’attend… A la suite d’une morsure de tique, Jodi Ann Bickley contracte une grave maladie du cerveau et va être hospitalisée durant des mois. Pour tenir bon, elle crée son site Internet, afin de soutenir ceux qui traversent des épreuves comme elle. Des petits commentaires naitront des grandes lettres manuscrites envoyées aux quatre coins du monde.

Redonner espoir à des millions de gens et ce, peu importe la distance, c’est l’objectif que s’est fixée Jodi Ann Bickley avec ses lettres. Des lettres remplies d’amour, de joie et de belles déclarations. Des lettres qui ont su réchauffer les cœurs et qui se comptent par milliers désormais sur la surface du globe.

Avec « Un million de lettres d’espoir », découvrez le grand cœur de Jodi Ann Bickley. Malgré la maladie, la jeune femme se bat chaque jour, et réussit à trouver les mots pour venir en aide à de nombreuses personnes et ce, peu importe leurs problèmes. Si vous souhaitez suivre le même chemin que Jodi et prendre la plume, rendez-vous sur le site One Million Love Letters. Merci aux éditions Leduc.s pour cette pépite !

Taille mannequin

mannequin grande taille

Taille mannequin

Brune, pulpeuse, souriante, tels pourraient être les adjectifs utilisés pour décrire Johanna Dray. Celle qui fut la première mannequin grande taille en France est tombée amoureuse de la mode dès son plus jeune âge. Aujourd’hui, elle relate son histoire dans un livre paru aux éditions Pygmalion, « Taille mannequin ».

C’est en 1996, alors qu’elle prend le métro que la jeune fille se fait repérer par un photographe. D’abord réticente, Johanna Dray se laisse finalement convaincre et rencontre alors Gilles Lévy, directeur de Giani Forté. Ce tout premier rendez-vous marquera le début de sa carrière de mannequin grande taille.

La top-model a depuis défilé pour les plus grands à travers le monde. Celle qui fait 1m80 et qui affiche une taille 48 sans complexe est désormais maman et écrivaine. Dans son témoignage, elle revient sur ses débuts, sa vie de mère, mais aussi sur le cancer qu’elle a combattu et sur son métier de mannequin, où le diktat de la minceur est omniprésent. La jeune maman en profite pour faire passer un message, en disant que la beauté n’est ni unique, ni universelle et qu’il faut arrêter de vouloir ressembler à quelqu’un d’autre. Voilà qui est bien dit.