Maman dit que c’est ma faute

petite fille recroquevillée

Maman dit que c’est ma faute

Cathy est une femme divorcée, mère de deux enfants, mais aussi mère d’accueil. Un jour, elle se voit confier Donna, une petite fille métissée, âgée de 10 ans. Battue et humiliée, elle a été réduite à l’esclavage par sa mère et ses frères, d’où son placement. Lorsqu’elle dépose ses affaires chez Cathy, Donna ne prononce pas un mot pendant plusieurs jours. Et puis petit à petit, la coquille se brise et l’enfant se met à parler. Mais il va falloir beaucoup de patience à sa nouvelle famille pour l’aider à se libérer de ses cauchemars.

« Maman dit que c’est ma faute » est une histoire vraie, racontée justement par la mère d’accueil, Cathy Glass. Donna est une enfant qui a été traumatisée et qui continue à l’être puisqu’elle voit encore sa famille régulièrement, en compagnie de l’assistante sociale. Sa mère la renie, l’insulte, tout comme sa grande sœur. Ses frères quant à eux, n’ont pas hésité à la frapper plusieurs fois. Aussi, lorsque Donna arrive dans sa nouvelle maison, elle adopte un comportement étrange : mutisme, domination, agressivité, la petite fille passe par différentes phases. Cathy, ses enfants, mais aussi ses instituteurs, vont essayer de l’aider à rattraper son retard à l’école, mais aussi et surtout à lui apprendre à être une enfant comme les autres.

C’est un très beau témoignage que nous offre Cathy Glass. A plusieurs reprises, j’ai été estomaquée en apprenant ce qu’avait pu vivre Donna. Je me suis aussi souvent dit que les choses allaient aller plus loin, que Donna n’arriverait plus à se contrôler et qu’elle ne parviendrait pas à maîtriser ses émotions. Mais comme le souligne si bien certaines quatrièmes de couverture de l’ouvrage selon les éditions, « Aucune vie n’est sans espoir ».

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Un million de lettres d’espoir

Un million de lettres d’espoir

A 5 ans, Jodi Ann Bickley a vécu un événement qui a bouleversé sa vie : la mort de sa grand-mère. Pour soulager sa peine, elle va écrire une lettre à la défunte et la poster. Direction : le paradis. La lettre envoyée, la petite fille se sent beaucoup mieux. En 2011, l’auteure est devenue une belle jeune femme. Elle dit enfin adieu aux soucis de l’adolescence. Mais une nouvelle épreuve l’attend… A la suite d’une morsure de tique, Jodi Ann Bickley contracte une grave maladie du cerveau et va être hospitalisée durant des mois. Pour tenir bon, elle crée son site Internet, afin de soutenir ceux qui traversent des épreuves comme elle. Des petits commentaires naitront des grandes lettres manuscrites envoyées aux quatre coins du monde.

Redonner espoir à des millions de gens et ce, peu importe la distance, c’est l’objectif que s’est fixée Jodi Ann Bickley avec ses lettres. Des lettres remplies d’amour, de joie et de belles déclarations. Des lettres qui ont su réchauffer les cœurs et qui se comptent par milliers désormais sur la surface du globe.

Avec « Un million de lettres d’espoir », découvrez le grand cœur de Jodi Ann Bickley. Malgré la maladie, la jeune femme se bat chaque jour, et réussit à trouver les mots pour venir en aide à de nombreuses personnes et ce, peu importe leurs problèmes. Si vous souhaitez suivre le même chemin que Jodi et prendre la plume, rendez-vous sur le site One Million Love Letters. Merci aux éditions Leduc.s pour cette pépite !

Taille mannequin

mannequin grande taille

Taille mannequin

Brune, pulpeuse, souriante, tels pourraient être les adjectifs utilisés pour décrire Johanna Dray. Celle qui fut la première mannequin grande taille en France est tombée amoureuse de la mode dès son plus jeune âge. Aujourd’hui, elle relate son histoire dans un livre paru aux éditions Pygmalion, « Taille mannequin ».

C’est en 1996, alors qu’elle prend le métro que la jeune fille se fait repérer par un photographe. D’abord réticente, Johanna Dray se laisse finalement convaincre et rencontre alors Gilles Lévy, directeur de Giani Forté. Ce tout premier rendez-vous marquera le début de sa carrière de mannequin grande taille.

La top-model a depuis défilé pour les plus grands à travers le monde. Celle qui fait 1m80 et qui affiche une taille 48 sans complexe est désormais maman et écrivaine. Dans son témoignage, elle revient sur ses débuts, sa vie de mère, mais aussi sur le cancer qu’elle a combattu et sur son métier de mannequin, où le diktat de la minceur est omniprésent. La jeune maman en profite pour faire passer un message, en disant que la beauté n’est ni unique, ni universelle et qu’il faut arrêter de vouloir ressembler à quelqu’un d’autre. Voilà qui est bien dit.

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Un hiver au printemps

femme enceinte

Un hiver au printemps

Aurélie s’apprête à devenir maman pour la seconde fois. Mais après 9 mois de grossesse, c’est le drame, elle perd Clotilde à la naissance. Le monde s’écroule, la tristesse se mêle à la colère. Que s’est-il passé ? Comment une grossesse idéale se transforme-t-elle en cauchemar ? Comment survivre au décès de son enfant ?

A travers son livre baptisé « Un hiver au printemps », Aurélie Drivet raconte le drame qu’elle a vécu. Elle dénonce également un personnel hospitalier débordé et une certaine déshumanisation de l’hôpital. Au fur et à mesure des chapitres, elle raconte l’accouchement, l’horreur, la stupeur, sa lente reconstruction et sa quête de vérité. L’écrivaine souhaite lancer l’alerte sur la mort des bébés à l’accouchement, un sujet encore bien tabou malheureusement aujourd’hui.

Après m’être entretenue avec elle dans le cadre d’une interview pour Youbecom, j’ai appris que l’auteure n’a pas été très soutenue par le personnel hospitalier suite à cette grande perte. Elle n’a pas bénéficié immédiatement d’un soutien psychologique et n’a plus eu aucune nouvelle du centre après avoir quitté son lit. Il semblerait bien que l’hôpital ait encore du travail à faire dans le suivi de ses patients…

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Des mains et des lèvres

peinture

Des mains et des lèvres

Alors qu’elle n’a que 6 ans, Françoise devient sourde. Les premiers moments sont difficiles ; elle est emmurée dans le silence. Il n’y a plus de paroles, plus de chants d’oiseaux, de musique, de bruit tout simplement.  Le langage des signes n’est pas encore reconnu officiellement et les classes spécialisées sont rares.

Autobiographique, « Des mains et des lèvres » permet aux lecteurs de suivre le quotidien d’une personne sourde, depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Françoise Chastel raconte sa jeunesse, son adolescence, sa difficulté à communiquer, à s’intégrer, mais aussi ses voyages, ses amitiés et ses rencontres avec des hommes. A aucun moment l’auteure ne baisse les bras face à son handicap. Courageuse et combative, elle nous fait part tout au long de son roman d’anecdotes amusantes et d’autres beaucoup plus dérangeantes. Elle ira même jusqu’à enseigner à des jeunes sourds dans des classes spéciales.

« Des mains et des lèvres » est un témoignage intéressant, utile. Ce livre permet en effet de mieux comprendre la surdité et d’imaginer à quel point le quotidien d’une personne sourde est différent. La surdité fait partie de ces handicaps que l’on dit invisibles ; on ne les perçoit pas immédiatement lorsqu’on est face à quelqu’un, d’autant plus lorsque la personne n’est pas sourde de naissance.

Il est important de noter que l’écriture du manuscrit avait été vivement encouragée par le cinéaste François Truffaut, mais ce dernier étant décédé entre-temps, le livre était tombé aux oubliettes. Heureusement, il est revenu dans la lumière ! On y apprend plein de choses ; on fait la rencontre d’une écrivaine qui respire la joie de vivre et qui nous enrichit. Un grand merci aux éditions Publishroom pour cette belle découverte !

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