La bibliothécaire d’Auschwitz

A 14 ans, Dita fait partie des nombreuses victimes du régime nazi. D’abord envoyée avec ses parents au camp de concentration de Therensienstadt, elle sera finalement déportée à Auschwitz. Sur place, l’adolescente tchèque devient « la bibliothécaire » pour Fredy Hirsch, un éducateur juif, qui lui confie huit livres qu’il a réussi à dissimuler jusqu’à présent. Parmi ces derniers, figurent notamment « Le Comte de Monte-Christo » d’Alexandre Dumas, ou encore « Introduction à la psychanalyse » de Sigmund Freud. Car au bloc 31, on fait tout ce qui en son pouvoir pour continuer à enseigner à environ 500 enfants, alors que c’est interdit. Au péril de sa vie, Dita protège alors ce trésor inestimable.

« La bibliothécaire d’Auschwitz » est un roman paru en 2012 en Espagne et écrit par Antonio G. Iturbe. Comme moi, vous vous êtes peut-être dit à la lecture du titre : « Encore un livre sur Auschwitz, encore un portrait ! » Oui c’est vrai que dernièrement, de nombreux ouvrages ont fleuri sur le sujet (je pense notamment au « Tatoueur d’Auschwitz » ou au « Voyage de Cilka »). Etant moi-même bibliothécaire, ce nouveau livre a tout de même égayé mon intérêt et en apprenant qu’il s’agissait pour Dita de protéger « seulement » huit livres, je me suis demandée si ce n’était pas un peu exagéré de la surnommer « La bibliothécaire d’Auschwitz ». Je me suis rendu compte que non en découvrant toute l’importance de sa mission, mais aussi l’existence du bloc 31. Le récit s’est révélé passionnant, bien plus que tous les autres que j’ai pu lire récemment sur le sujet. Car derrière la fiction, se cache la véritable histoire. A l’heure où j’écris cette chronique, Dita est toujours en vie, et l’auteur a pu longuement s’entretenir avec elle pour relater au mieux les faits. A la fin du roman, « L’étape finale » comme la surnomme l’écrivain, relate toute l’histoire qu’il y a derrière le livre, mais aussi ce que sont devenus certains personnages, comme Adolf Eichmann (principal idéologue à l’origine de la solution finale), Josef Mengele (le médecin du camp d’Auschwitz) ou David Schmulewski (chef polonais de la résistance à Auschwitz). Le récit se termine par les sept dernières années ayant permis à Antonio G. Iturbe de faire connaître son roman à travers le monde et sa rencontre avec Dita. Un grand merci aux éditions J’ai Lu pour cette lecture.

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