La mésange et l’ogresse

22 juin 2004, en Belgique. Cela fait maintenant un an que Monique Olivier, la compagne du tueur en série Michel Fourniret, est interrogée. Celui que l’on surnomme « L’Ogre des Ardennes » a déjà été condamné en France par le passé. Cette fois-ci, c’est la perpétuité qui l’attend. Et Monique dans tout ça ? Est-elle plutôt une victime ou une complice ? Une mésange ou une ogresse ?

« La mésange et l’ogresse » est un roman que j’avais déjà vu circuler à la Médiathèque et évidemment je m’étais dit : « Il faudrait que je le lise un jour ». Il y a quelque temps, Tf1 a diffusé une adaptation du roman, avec dans les rôles principaux, Mélanie Bernier, Philippe Torreton et François-Xavier Demaison. Baptisée « La Traque », la fiction avait fait couler beaucoup d’encre avant même sa programmation. Voyeurisme, mise en avant d’un criminel, manque de respect pour les victimes et leur famille, la critique n’avait pas été très tendre. Pourtant, elle a réuni en moyenne 4,5 millions de téléspectateurs, ce qui a permis à la chaîne de se placer en tête des audiences. Mais il n’est pas question ici de juger la diffusion. Le fait d’avoir regardé le film m’a incitée à me plonger enfin dans le roman noir.

Au début de notre lecture, Monique Olivier semble être une force tranquille, une grande naïve, qui ne comprend pas tout ce qu’il se passe et qui se contente de l’instant présent. Mais derrière les apparences, le mal est bien présent. Celle qui a rencontré le tueur en prison par correspondance, est toute aussi machiavélique. Son air de sainte nitouche donne au lecteur l’envie de la secouer énergiquement pour qu’elle dévoile enfin la terrible vérité.

Récemment encore, le couple Fourniret faisait régulièrement la Une des médias, avec les fouilles menées dans les Ardennes pour retrouver le corps de la petite Estelle Mouzin, disparue en 2003 et séquestrée par Fourniret. Sans grand succès. Le tueur en série est désormais décédé et a emporté avec lui ses secrets dans la tombe. Seule Monique pourrait encore détenir la vérité. « La mésange et l’ogresse » est l’occasion de se plonger dans l’intimité du couple, de comprendre son mécanisme et de mettre en lumière un personnage apriori secondaire qui détient pourtant bel et bien des clés… Un roman qui se lit comme un polar tant l’écriture d’Harold Cobert semble nous plonger dans la fiction.

Laisser un p'tit mot

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.