
Grace et Tippi sont soeurs siamoises. Elles ont 16 ans et vivent dans la banlieue de New York avec Dragon, leur soeur cadette et leurs parents. Le père est au chômage et boit plus que de raison. La mère est employée dans une banque. Grace et Tippi sont reliées par la hanche. Elles ont chacune deux bras, leur propre coeur, mais leurs intestins finissent par se rejoindre pour ne former plus qu’un. Aujourd’hui, faute d’argent pour poursuivre les cours à domicile, elles doivent se rendre au lycée. Sur place, elles se lient d’amitié avec Yasmeen et Jon. Alors qu’elles avaient fait la promesse de ne jamais tomber amoureuse, Grace commence à développer des sentiments pour Jon.
Après « Songe à la douceur », voici mon second roman en vers libre. Signé Sarah Crossan, « Inséparables » a été traduit par Clémentine Beauvais, l’autrice qui est justement à l’origine de « Songe à la douceur ». Avec ce style particulier, n’importe quel pavé se lit vite. C’est aérien et les phrases sont courtes, comme dans un poème.
L’histoire de Grace et Tippi est touchante. Si nous, lecteurs, pouvons percevoir leur pathologie comme étant une tragédie, les personnes siamoises ne perçoivent pas leur existence comme telle. Le roman est raconté du point de vue de Grace. L’adolescente y dépeint des scènes du quotidien, le regard que les autres leur porte, mais aussi ses rêves, ses envies.
Sarah Crossan s’est inspirée du vécu d’autres siamois pour écrire son livre. Poétique et émouvante, elle délivre un très beau message de tolérance.
