Nymphéas noirs

Giverny, 2010 : Le jour se lève et alors qu’une vieille dame veille en haut de son moulin, prête à observer l’afflux de touristes, voilà qu’un meurtre est découvert non loin des jardins de Monet. Jérôme Morval, homme riche, chirurgien de renom, amateur d’art, marié mais qui reste un homme à femmes, n’est plus. Dès les premières lignes, l’auteur nous présente trois femmes : la fameuse dame du moulin, Stéphanie, l’institutrice du village et Fanette, 11 ans. Alors que Michel Bussi ne les présente pas comme suspectes, notre cerveau d’enquêteur se met en marche : c’est forcément l’une d’elle qui a commis le crime, mais laquelle ? Et surtout, pourquoi ?

C’est presque mon premier Michel Bussi (il en faut bien un) si on fait exception des livres audio écoutés partiellement dans la voiture (je dis partiellement car même quand le livre est bien, je m’endors) ! Je l’ai lu pour deux occasions bien spécifiques : l’apéro littéraire de la médiathèque et le book club à côté qui avait pour thème : « Une couleur dans le titre ».

Ce ne fut pas compliqué de me plonger dans le décor, puisque j’ai visité Giverny il y a quelques années. Un bien joli village, très bucolique dans lequel un meurtre fait tâche ! Outre des anecdotes très intéressantes sur l’art et plus particulièrement sur Monet qui m’ont beaucoup plu (alors que je suis une quiche dans ce domaine), j’ai bien apprécié ce polar, moi qui n’en lis que rarement. Les personnages ont tous leur complexité et le fait de naviguer entre plusieurs générations a pour but, j’ai eu l’impression, de nous égarer et de nous faire revoir à plusieurs reprises nos hypothèses. Jérôme Morval a-t-il été victime d’un amateur d’art ? D’une personne jalouse ? Ou de quelqu’un que nous ne soupçonnons même pas ?! Si je peux reprocher quelques longueurs à l’auteur, je dois dire que j’ai été épatée par le final. Jamais je n’aurais imaginé un tel dénouement. Un grand bravo à Michel Bussi qui a su nous embarquer là où on ne l’attendait pas !

Une réflexion sur “Nymphéas noirs

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