Les jours qui restent

fille recroquevillée sur son lit

Les jours qui restent

Daniel, Catherine et Charlotte sont les trois personnages principaux de cette bande dessinée chorale autour de la maladie. Le premier a la cinquantaine grisonnante et a appris à vivre avec sa maladie sanguine. Problème : il a la fâcheuse manie de boire pour noyer sa solitude. La seconde est plus jeune, introvertie et ne vit plus vraiment depuis le décès de sa mère. La troisième enfin, est étudiante en art. Mais à l’annonce de la maladie, c’est tout son monde qui s’écroule.

« Les jours qui restent » est une chronique sociale qui montre comment chacun vit la maladie, plus particulièrement lorsque cette dernière est taboue. Écrite et illustrée par Eric Derian et Magalie Foutrier (dont je kiffe le dessin) la BD est d’une certaine légèreté malgré la thématique qui est traitée. Impossible de ne pas s’attacher aux personnages qui rythment ces pages. Entre l’étudiante désarçonnée, la vieille fille touchante et le quinqua séduisant, les auteurs nous touchent et nous donnent une belle leçon de vie. Tous ont besoin d’avancer, tous ont besoin que leur maladie soit reconnue, tous ont besoin d’être soutenu. Le récit, plein d’espoir, souligne que l’amour seul guérit les maux ou tout du moins, parvient à les soulager.

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