Les mains lâchées

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Les mains lâchées

Journaliste aux Philippines, Madel assiste, impuissante, à un tsunami et un typhon meurtriers, qui emportent des milliers de personnes sur leur passage. Malgré la disparition de son ami et l’émotion qui la submerge, Madel doit se remettre au travail pour informer les spectateurs. Pour recueillir les paroles des survivants, la jeune femme doit gagner leur confiance et faire attention à ne pas tomber dans le voyeurisme ou le morbide. Mais comment continuer à vivre lorsque l’on a tout perdu ?

C’est dans le cadre des Matchs de la Rentrée Littéraire de Price Minister que je chronique « Les mains lâchées » d’Anaïs Llobet. Il s’agit là de mon premier roman de la rentrée littéraire 2016, et je dois avouer que c’est une belle surprise. Jusqu’à présent, les résumés des ouvrages parus en août/septembre à cette occasion ne m’ont pas plus interpellée que ça… J’ai trouvé que « Les mains lâchées » sortaient du lot ; peut-être parce que le tsunami de 2004 a marqué mon esprit, tout simplement.

Le récit d’Anaïs Llobet est intéressant, car on y suit une journaliste partagée entre son devoir et ses émotions. Comment garder la tête haute face à ces villages détruits, ces familles décimées et cette pauvreté qui grandit de jour en jour ? A côté de Mabel, on découvre Irène, une reporter aguerrie que rien n’effraie et qui n’hésite justement pas à œuvrer dans le spectaculaire pour faire de l’audience. On a affaire à deux comportements complètement différents : d’un côté une femme toute en retenue qui essaie de témoigner sans faire du mal autour d’elle, de l’autre, une journaliste froide qui bat le fer tant qu’il est chaud.

Le roman est parfaitement mené. Le désastre causé par le typhon Haiyan est décrit d’une façon telle que l’on s’y croirait. Bilan des victimes, hôpitaux de fortunes, avis de recherche, inscriptions au registre des décès, manque de ressources, rien n’est omis. Et c’est sans compter tout le panel d’émotions qui est offert au lecteur, qui oscille entre espoir et désespoir.

Un grand merci donc à Price Minister pour m’avoir fait découvrir Anaïs Llobet et son oeuvre.

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Une réflexion sur “Les mains lâchées

  1. Quel roman ! Il a été une de mes lectures les plus marquantes de l’été ! Me plonger dans ce tsunami avec cette femme, qui est écartelée entre son envie de faire son deuil et son désir de satisfaire son patron. Très beau roman !

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