Les heures souterraines

femme dans un escalator

Les heures souterraines

Mathilde a une vie réglée comme du papier à musique. Elle se lève à une heure bien précise, prépare le petit-déjeuner de ses enfants pour ensuite prendre les lignes 9 et 1, avant de s’engouffrer dans le RER jusqu’à son travail. De nombreuses heures passées dans les transports en commun qui favorisent une certaine remise en question. Mathilde est en effet à bout. Sur son lieu de travail, elle qui depuis des années est l’adjointe du directeur, a été mise du jour au lendemain au placard. Ses collègues n’osent prendre sa défense et préfèrent se cacher derrière leurs écrans pour ne pas subir le même sort. La jeune maman n’en démord pas et occupe son temps comme elle peut, jusqu’au jour où elle décide de prendre les choses en main et d’en parler au service des ressources humaines.

De son côté, Thibault oeuvre aux urgences médicales en région parisienne également. Dans les embouteillages, il tente tant bien que mal de se frayer un chemin pour sauver des vies, lui qui n’est toujours pas guéri de son dernier chagrin d’amour. Se donnant corps et âme dans son travail, il en oublierait presque sa vie affective. Car derrière ce personnage dynamique, se cache un homme qui souffre de sa solitude.

J’avoue que j’appréhendais un peu ma lecture des « Heures souterraines ». J’avais en effet essayé de lire « Rien ne s’oppose à la nuit » de Delphine de Vigan, car tout le monde en vantait les mérites et le livre figurait au top des ventes. Au final, je n’avais pas dépassé les 50 pages et ne comprenais pas ce tel succès (après, comme on dit, tous les goûts sont dans la nature). J’ai donc retenté avec « Les heures souterraines » et me voilà réconciliée avec l’auteure puisque cet ouvrage-ci m’a bien plu. J’ai beaucoup aimé l’histoire de Mathilde. Elle ne m’a pas parlé directement mais je suis persuadée que bon nombre de lecteurs sont un jour passés par cette phase très désespérante. Qui plus est, Delphine de Vigan dépeint si bien les émotions de son personnage qu’on ne peut que compatir dès les premières lignes. Le seul reproche que je ferai à ce roman, c’est que la personne de Mathilde est beaucoup plus mise en avant que Thibault. On a l’impression que ce dernier n’est qu’un personnage secondaire, et on ne s’attarde pas assez sur sa propre histoire. Dresser uniquement le portrait de Mathilde aurait sans doute suffi à en faire un roman.

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Une réflexion sur “Les heures souterraines

  1. Je n’ai pas encore lu rien ne s’oppose a la nuit (que j’ai dans ma PAL) donc je suis « vierge » de tout De Vigan! En tout cas ta revue me donne envie de lire ce livre.

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