
Comme de nombreuses femmes en entreprise, Béatrice est nettement moins payée que ses collègues masculins. Son patron a bien essayé de l’inviter à dîner et de lui faire miroiter une promotion à condition qu’elle sorte avec lui, mais elle refuse catégoriquement. Mais lassée de ne pas être reconnue à sa juste valeur, Béatrice décide de tendre un piège à son boss. Elle glisse ainsi subtilement dans son verre de vin quelques gouttes d’une plante magique d’Afrique. En buvant le breuvage, le patron se transforme en femme de l’Est, sans papiers, ni aucun passé, répondant au doux nom de Gisèle. Béatrice décide d’en faire sa femme de ménage, et accessoirement son objet sexuel, avant de prendre carrément sa place à la tête de l’entreprise.
Avec « Gisèle et Béatrice », on peut dire que Féroumont frappe fort. Cette bande dessinée au « contenu coquin pour adulte coquin » est pour le moins originale. Cette satire sociale, qui mêle scènes coquines, propos engagés et humour vengeresque démontre l’inégalité qui peut subsister encore aujourd’hui dans le monde de l’entreprise entre les hommes et les femmes. En devenant « Gisèle », le boss se retrouve ainsi à la place de celles qu’il a pour habitude de dénigrer, et va vite changer de point de vue. Devenu esclave de Béatrice, il va d’abord déchanter avant d’apprécier pleinement sa situation. Du point de vue de la jeune femme, on prend forcément un malin plaisir à voir les rôles du dominant/dominé s’inverser. Une bande dessinée complètement dans l’air du temps, qui nous fait passer un sacré moment !
Elle a l’air bien 🙂
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Tu me tente là 🙂 !!!
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