
Susan est en congé maternité et souffre d’un léger baby blues, son mari ne faisant que le strict minimum quand il rentre du travail. Sur Whatsapp, la jeune mère fait partie d’un groupe d’entraide pour l’ensemble du voisinage. Un jour, agacée par la réaction d’une voisine, Susan se confie en envoyant un message acerbe à ses sœurs, qui tombe malheureusement dans le groupe. Rapidement, ce dernier s’enflamme, et les menaces pleuvent sur sa personne. Le lendemain, une femme est retrouvée assassinée dans une maison portant le même numéro que celle de Susan. Était-ce elle qui était visée au départ ? Les jours passent, les mensonges s’enchaînent et les apparences se brisent les unes après les autres.
Après avoir lu (et vu) « Toutes ses fautes », me voici plongée dans le dernier roman d’Andrea Mara, « Ça aurait dû être toi », paru aux éditions Mera.
Dès le résumé, nous savons que ce livre va nous parler. En effet, qui ne s’est jamais trompé de destinataire dans un mail, un sms ? Pas forcément pour dire des méchancetés, mais parce qu’on est tête en l’air, inattentif ? Dans le cas de Susan, l’effet domino est sans précédent. Car ce qui aurait dû rester confidentiel explose non seulement au grand jour mais a des conséquences dévastatrices sur plusieurs familles. Trop gros pour être vrai ? Peut-être un peu…
Si la liste des personnages énoncée en début de livre m’a d’abord refroidie, je n’ai eu aucun problème à me repérer dans l’histoire. Et pourtant, il m’en faut moins que ça pour me perdre d’habitude !
De rebondissement en rebondissement, Andrea Mara nous livre un thriller aux allures de Desperate Housewives, dans lequel personne n’est tout blanc ni tout noir. Avec des chapitres courts, elle donne au roman une lecture dynamique et tout s’emboîte parfaitement. Les premières pages annoncent une bombe à retardement, prête à exploser à n’importe quel moment. Impossible pour le lecteur de quitter le train en marche tant le récit est haletant.
Merci aux éditions Mera pour ce service presse.
