Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière

Henriette n’est pas une vieille dame, contrairement à ce que pourrait laisser penser son prénom ; c’est une jeune architecte d’intérieur douée, mais pleine de doutes. Anxieuse, hypersensible, elle a le syndrome de trophobie, comprenez qu’elle se sent submergée quand il y a trop d’événements d’un coup (et pour info, ce mot a été inventé pour cette fiction). Alors, le jour où elle se voit contrainte de collaborer avec un bureau d’étude dirigé par un paysagiste quelque peu charismatique et légèrement imbuvable, c’est la panique ! Le duo Henriette-Auguste va-t-il fonctionner ou exploser ?

La lecture du roman « Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière » s’inscrit dans le cadre de mon Book Club du mois de septembre (un titre à rallonge). Un livre déniché il y a plus d’un an dans une boîte à livres et dédicacé quelques mois plus tard par l’autrice. Raphaëlle Giordano est une autrice que j’ai un peu lue déjà et qui s’avère ultra sympathique. Nous avons eu l’occasion d’échanger lors du salon de livre à Colmar et ce fut une belle rencontre. Mais revenons à nos moutons…

Mélange de romance et de feel good, « Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière » aborde les peurs et les doutes que tout un chacun pourraient avoir, à travers ses deux personnages principaux. Situations cocasses, peut-être un poils clichées pour certains, moments touchants, le récit explore avec beaucoup de bienveillance les failles de ses personnages. Et si l’histoire finit forcément sur une note d’amour qu’on avait vu venir à des kilomètres, elle a le mérite de remettre l’église au milieu du village : et si l’on apprenait à être plus empathique ?!


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