Cupidon a des ailes en carton

Cupidon a des ailes en carton

Entre Meredith et Antoine, c’est l’amour fou. Mais (eh oui il y a un « mais ») la jeune femme ne se sent pas prête à s’investir à fond dans cette relation. Comédienne de profession, elle va profiter de sa nouvelle tournée avec son amie Rose, pour entreprendre ce qu’elle appelle le « Love Tour ». En clair, un tour d’elle-même, de sa relation avec Antoine, de l’amour en général. Meredith veut d’abord apprendre à s’aimer, et pour ce faire, elle doit s’éloigner. Prendre de la distance, tout en prenant le risque de le perdre… Le décompte est lancé : les retrouvailles auront lieu dans 6 mois et un 1 jour. Reste à savoir ce que Cupidon leur réserve.

Je n’en suis pas à mon premier essai en ce qui concerne les ouvrages de Raphaëlle Giordano. J’avais déjà lu par le passé « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une », mais je n’avais pas accroché des masses, je trouvais le récit un peu trop moralisateur. C’est d’ailleurs ce que je reproche souvent aux livres axés « développement personnel ».
C’est lors du SWAP St-Valentin que l’on m’a offert « Cupidon a des ailes en carton ». Je trouvais le résumé attractif et je l’avais donc mis tout naturellement sur ma wish-list. A l’occasion du Book Club du mois de janvier consacré à « la quête de soi », j’ai choisi ce livre dans ma PAL. Hormis de le concept de « L’amourability » imaginé par le personnage principal (et que l’on peut réaliser pour soi d’ailleurs à la fin du roman), qui était beaucoup trop abstrait à mon goût, j’ai bien aimé cette histoire. Meredith manque de confiance en elle quand il s’agit de l’amour, et cela peut se comprendre de par son expérience. Faire le point avant de s’engager peut être, pour certains, une bonne manière d’appréhender une relation que l’on veut sérieuse et durable dans le temps. Antoine, lui, n’est pas du tout comme ça. Malgré la distance, il continue, dans l’anonymat le plus profond, à prouver son amour à Meredith. Et c’est beau. Bien que le Happy End est attendu, la lecture reste somme toute agréable.