Des fleurs pour Algernon

Algernon est une souris de laboratoire, dont l’intelligence vient de décupler grâce aux travaux du Professeur Nemur et du Docteur Strauss. Reste à savoir si la formule peut fonctionner sur un humain. Avec l’aide de la psychologue Alice Kinnian, ils réitèrent l’expérience sur Charlie Gordon, un simple d’esprit, qui travaille dans une boulangerie et qui a 70 de QI. Les résultats sont inespérés. L’intelligence de Charlie s’accroît de jour en jour et c’est tout un monde qui s’ouvre au jeune homme. Mais en parallèle, les facultés d’Algernon commencent à décliner.

On parle souvent « Des fleurs pour Algernon » lorsqu’il est question de grands classiques de la science-fiction. Il aura suffi d’un bon d’achat en librairie pour s’y mettre enfin ! Ce roman d’anticipation se lit vite, même si le début est un peu complexe. En effet, le narrateur est ledit Charlie en question. Et on peut dire que Charlie écrit avec ses pieds. Pour certaines phrases, il faut limite lire à voix haute pour en comprendre le sens, tant l’orthographe est recherchée. Et puis, plus Charlie devient intelligent, plus les fautes disparaissent et plus la langue se développe. Mais plus sa personnalité change. L’homme découvre l’amour et toute sa complexité, mais aussi que génie ne rime pas avec bonheur.

Si j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, je trouve que le roman résonne dans l’actualité avec la quasi omniprésence de l’intelligence artificielle dans nos vies. Il ne s’agit pas simplement d’un ouvrage de science-fiction, mais d’une véritable réflexion sur notre monde.

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