On noie bien les petits chats

Betty s’apprête à donner naissance à son premier enfant, espérant que son mari, journaliste à RFI, sera rentré à temps de sa mission. Mais lorsque les contractions se font bien sentir, elle se précipite à l’hôpital. Problème : la sage-femme qui la reçoit la renvoie chez elle, insistant sur le fait qu’elle a encore bien le temps avant de commencer le travail. Déposée par un gentil chauffeur de taxi, Betty n’a pas le temps de remonter chez elle pour accoucher. Elle se réveille à la maternité, ne se souvenant pas des circonstances dramatiques de son accouchement. Pis, elle apprend que son bébé a été prénommé Noé, chose qu’elle n’a jamais souhaité, que son mari est injoignable car kidnappé en Somalie. Mais elle a beau s’expliquer, personne ne la croit. La voici transférée dans l’unité de soins mère-bébé pour récupérer et tisser des liens avec son fils. Mais si son époux est effectivement en Afrique, qui est l’homme qui rend visite au nourrisson et prétend en être le père ?

Thriller psychologique écrit par Françoise Guérin, « On noie bien les petits chats » est le genre du roman qu’on lirait bien d’une traite si le temps nous le permettait. Il faut dire que l’autrice maîtrise le sujet, puisqu’elle est elle-même psychologue spécialisée dans les troubles de la parentalité.

Avec ce roman, je découvre les unités mère-enfant, qui offrent un accompagnement adapté aux mamans, que ce soit en hospitalisation ou en ambulatoire.

Le scénario quant à lui, est bien huilé, si ce n’est quelques légères répétitions dans le récit. Un roman riche en rebondissements, qui combine à merveille le côté thriller et celui de la parentalité désorientée.

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