La tendresse des autres

A Brest, Lucie est mariée et maman de deux enfants. Mais son petit garçon de 10 ans, Thibault, n’a plus vraiment goût à la vie, depuis un accident de trottinette, qui lui a coûté une jambe. Alors Lucie met sa vie entre parenthèse pour l’aider au quotidien, après son séjour dans un centre de rééducation. Crises de colère, solitude, refus des soins, Lucie doit s’armer de patience et savoir prendre du temps pour elle pour faire face à la surcharge mentale. Heureusement, elle va pouvoir compter sur un nouveau compagnon à quatre pattes, répondant au doux nom de Nietzsche et sur un kiné hors-pair pour remonter la pente et aider Thibault à apprivoiser son « cruc » comme il le dit si bien.

Je n’ai pas lu tous les romans de Sophie Tal Men, mais j’ai apprécié ceux qui sont déjà passés entre mes mains. « La tendresse des autres », paru aux éditions Albin Michel, n’échappe à la règle et a su conquérir mon cœur de lectrice dès les premières pages.

Récit émouvant sur le combat d’une famille pour son fils handicapé, « La tendresse des autres » offre plusieurs portraits bouleversants au sein d’une même maison : une fillette perdue ; une maman courageuse ; un papa démuni mais qui garde la tête haute et un garçon en souffrance. Si l’on est dans le flou au début du roman, en ne sachant pas pourquoi Thibault est dans cette situation, le manque d’information pimente un peu l’intrigue. Le récit sur le handicap est d’une profonde justesse, sans jamais tomber dans le pathos. On ne peut que constater tous les défis que doivent relever au quotidien les membres de la famille, qu’il s’agisse de l’école/du travail, du regard des autres ou encore de la vie de couple. L’autrice délivre à travers son histoire un message d’espoir et beaucoup, beaucoup de tendresse.

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