
Rose est réunionnaise et affiche des cheveux crêpus. Mais c’est bien connu : les femmes qui ont les cheveux bouclés aimeraient les avoir lisses et inversement. Moquée au collège, puis dans la rue ou encore sur son lieu de travail, elle décide de gommer son identité métissée et recourt à plusieurs produits quand elle n’entre pas dans différents salons de coiffure. Mais le lissage devient vite une spirale infernale, sur la jeune femme, plane l’ombre de la dysmorphobie.
Une bande dessinée sur les cheveux ? Oui, mais pas que ! Les cheveux crépus de Rose ne sont qu’un sujet parmi d’autres dans cet ouvrage où il est aussi question de quête identitaire, de racisme, d’esclavage et de ce que l’on appelle la taxe rose. Cette dernière se traduit par des prix plus élevés des produits pour femmes par rapport à leur équivalent pour les hommes.
Lou Lubie profite également de la bande dessinée pour réaliser une véritable étude sociologique. Elle nous apprend aussi tout sur le cheveux (du bulbe jusqu’à la pousse), nous fait découvrir les salons afro parisiens qui fonctionnent souvent dans l’illégalité et montrent tous les dangers de certains produits.
En refermant la bande dessinée, on se rend compte qu’il y a encore bien du chemin à faire pour lutter contre les préjugés et le racisme dont sont victimes ceux qui ont une coupe de cheveux « qui n’est pas dans la norme » . Un livre très bien documenté et qui met en lumière les (malheureux) diktats de la beauté.

Cette BD me fait de l’œil depuis quelques temps. je vais peut-être me laisser tenter.
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Bonne idée 😀
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