Café Lowendal & autres nouvelles

Café Lowendal & autres nouvelles

Ce livre regroupe une dizaine de nouvelles, toutes écrites par Tatiana de Rosnay. Intitulé « Café Lowendal et autres nouvelles », il aborde plusieurs thématiques contemporaines : la vengeance, l’infidélité, ou encore l’admiration. En une douzaine de pages en moyenne, Tatiana de Rosnay nous embarque à travers un court récit, la plupart du temps haletant, et qui mériterait presque un roman.

Pour ma part, voici les trois nouvelles que j’ai préférées :
  • Café Lowendal : il s’agit de la plus consistante, mais je crois que c’est ma favorite. Dans cette histoire, Gabrielle, qui est écrivaine, rencontre autour d’un café l’ex-copine de son ex, Victoria, décédé il y a peu. Cette dernière vient à elle pour bénéficier de conseils. Elle aimerait en effet écrire son histoire d’amour avec le dernier homme de sa vie. Notre héroïne réceptionne alors des brouillons, des idées, qu’elle dévore littéralement. Elle pense enfin détenir entre ses mains sa vengeance.
  • Ozalide : Ozalide est une jeune femme fanatique d’un célébre écrivain, L.R. Persuadée que ses romans lui sont dédiés, Ozalide parvient à se faire embaucher chez l’auteur en tant que nounou. Connaissant ses goûts et son emploi du temps sur le bout des doigts, la jeune fille s’apprête à commettre l’irréparable…
  • Constat d’adultère : un homme se rend compte que sa femme le trompe. Il décide d’engager un détective privé, chargé de lui rapporter des preuves. Subtilité de sa demande : il ne veut que des écrits, aucune photo. Le détective lui livre alors les SMS et les descriptions les plus intimes. Entre lettres romantiques et sextos, l’homme découvre parfois avec brutalité la double vie menée par sa femme.
Evidemment, comme dans tout ouvrage de nouvelles, certaines sont plus plaisantes que d’autres. « Café Lowendal et autres nouvelles » m’est quand même particulier parce qu’il contient la dédicace de Tatiana de Rosnay, avec laquelle j’ai eu la chance d’échanger quelques mots, lors du « Livre sur la Place » à Nancy. Comprenez donc qu’il tient une place spéciale dans ma bibliothèque…

Manderley for ever

portrait de daphné du maurier

Manderley for ever

C’est l’histoire d’une femme mais pas n’importe laquelle : Daphné Du Maurier, l’auteure de « Rebecca » et « Les oiseaux », film propulsé par Hitchcock au cinéma. Cette anglaise est à elle toute seule un personnage de roman. Amoureuse des Cornouailles où elle s’installera définitivement, Daphné Du Maurier deviendra très vite un écrivain à succès. Avec plus d’une vingtaine d’ouvrages à son actif, ce joli brin de femme a su s’imposer comme l’un des auteurs les plus emblématiques du XXe siècle.

Tatiana de Rosnay fait partie de mes auteurs favoris. A part deux romans qui m’ont laissée de marbre, j’ai accroché jusqu’à présent à toutes ses histoires. Mais avec « Manderley for ever », il s’agit de tout autre chose. C’est une biographie romancée. Avant ce roman, Daphné Du Maurier, je n’en avais jamais entendu parler, honte à moi. Pour beaucoup, elle fait partie des grands classiques de la littérature. Du coup, je dois dire que je n’étais pas vraiment emballée à l’idée de lire le livre. Personne ne m’a forcée. On m’a convaincue.

« Manderley for ever » se lit comme un roman. Comme « Charlotte » de David Foenkinos. Comme « Oona & Salinger » de Frédéric Beigbeder. Désormais, je peux dire que je connais Daphné Du Maurier, ou du moins son histoire, grâce à Tatiana de Rosnay. Cette femme est connue pour avoir écrit des romans noirs, parfois plébiscités par la critique, de temps en temps démontés ou passés inaperçus. En tout cas, à la fin de ma lecture, j’avais envie de lire un de ses livres.

L’histoire est belle. Une jeune femme de 19 ans qui devient un grand écrivain, qui s’amourache de certaines femmes mais qui épouse finalement un militaire. Une jeune femme qui se crée un double qu’elle prénomme Eric Avon. Une jeune femme qui tombe amoureuse des Cornouailles, et du manoir de Menabilly. Une jeune femme pas prête à être mère, mais qui rêve d’avoir un garçon. Bien qu’elle ait été sous le feu des projecteurs, Daphné Du Maurier a su conserver son intimité à bien des égards. « Manderley for ever » est intéressant, instructif même. Les 400 et quelques pages se lisent aisément, même si j’y ai trouvé des répétitions lassantes du point de vue bibliographique. L’écrivaine a en effet réalisé plus d’une vingtaine de romans. Tous ou presque sont décrits dans « Manderley for ever ». Ce roman s’adresse donc aux curieux, aux fans de Daphné du Maurier qui apprendront sans doute des choses, même s’ils ont déjà lu d’autres biographies, et à ceux de Tatiana de Rosnay, bien évidemment, qui montre là toute sa fascination pour le personnage.

13 à table !

13 à table !

13 à table, c’est un recueil de nouvelles inédites publié chez Pocket expressément pour venir en aide aux Restos du Coeur. Dans ce recueil, on retrouve des histoires écrites par les plus grands écrivains français contemporains : Bernard Werber, Marc Levy, Tatiana de Rosnay, Françoise Bourdin, Emmanuel Carrère, Agnès Ledig, Guillaume Musso, Franck Thilliez, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Pierre Lemaître, Gilles Legardinier, Eric-Emmanuel Schmitt et Jean-Marie Perier.

Toutes les nouvelles rassemblées dans « 13 à table » ont un point commun : le repas. Certains ont lieu en famille, d’autres sont organisés pour des retrouvailles. Il y a du rire, du suspense, du noir, de l’absurde ou encore de la tendresse, tout dépend de l’auteur que nous lisons.

Voici mon top 3 :

– Fantôme / Guillaume Musso : l’histoire se déroule dans un hôpital. Une jeune femme sur son lit de mort copine avec un médecin. Refusant le plat qui lui est servi, cette dernière accepte avec grand plaisir que le jeune homme lui rapporte un bon fast-food. Mais en discutant avec les infirmières, elle se rend compte que ledit médecin est mort depuis plus d’une vingtaine d’années…

– Maligne / Maxime Chattam : moi qui n’ai jamais lu de livres de cet auteur (même si je sais qu’il est fortement apprécié), j’ai été séduite ! Le récit est très noir, certes, et évoque la boulimie et le cannibalisme dans toute sa… splendeur ?! La nouvelle la plus sombre mais aussi la plus surprenante.

– Langouste blues / Bernard Werber : la nouvelle la plus originale du recueil, ça ne fait aucun doute ! L’écrivain se prend pour Bob, une langouste qui ne veut pas finir dans l’assiette.

Pour chaque livre acheté, 3 repas sont distribués par les Restos du Coeur. Alors si vous voulez faire une bonne action et lire un bon bouquin dans la foulée, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Du 12 au 14 septembre, Nancy organisait pour la 36e année consécutive sa manifestation littéraire « Le Livre sur la place ». Un événement incontournable pour les passionnés de littérature puisqu’il s’agit du premier salon national de la rentrée littéraire. L’occasion de découvrir les nouveaux romans qui ont déboulé sur le marché du livre, d’aller à la rencontre des éditeurs, auteurs et libraires, et de faire de belles rencontres.

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Pour ma part, il s’agissait de mon tout premier « Livre sur la place ». La découverte a commencé le vendredi 12 septembre avec l’enregistrement de l’émission radiophonique « Le masque et la plume », mais je reviendrai sur cet épisode dans un autre billet. Je vais me concentrer sur le samedi 13 septembre, une journée riche en émotions qui m’a convaincue d’y retourner l’année prochaine.

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

Le livre sur la place

La journée a commencé sous le chapiteau, sous lequel des dizaines et des dizaines de stands étaient installés. Premier défi proposé par le Crédit Mutuel : deviner le nombre de livres que contient leur immense boîte en verre. Je tente le coup, sait-on jamais, il y a tout de même 600€ de bons d’achat en librairie à la clé. Et puis je me laisse porter au gré des tables. Je vois « en vrai » des auteurs dont j’ai entendu parler, que j’ai parfois lus, Yasmina Khadra, Katherine Pancol, Elise Fisher, Charlotte Valandrey, ou encore Riad Sattouf. Les auteurs adressent un petit mot à leurs fans, tandis que les illustrateurs peaufinent des dessins uniques.

De mon côté, je suis rapidement comblée. Je prends des photos, je vais à la rencontre de Samantha Bailly, l’écrivaine de « Ce qui nous lie » ; je lui dis que j’ai adoré son livre. Je me laisse tenter par un de ses nouveaux ouvrages, « A pile ou face », un roman Young Adult, qu’elle me dédicace (ma toute première dédicace d’auteur, un grand moment !) Nous échangeons encore quelques mots ; elle s’avère très accessible et sympathique.

Tatiana de Rosnay

Quelques mètres plus loin, nouveau coup de bol : Tatiana de Rosnay vient de s’installer à son stand et il n’y a pas encore foule. Je m’empresse de rejoindre la file d’attente ; c’est une de mes auteures favorites. Je lui dis que j’ai tout lu d’elle, elle me répond : « Poursuivez sur votre lancée ». Elle me dédicace « Café Lowendal & autres nouvelles » son dernier ouvrage, et me parle d’un autre livre qu’elle vient de rééditer, celui qu’a écrit sa grand-mère, Natasha de Rosnay, il y a de nombreuses années, et qui s’intitule « La promesse d’Odessa ». Je lui promets que je le lirai aussi.

Le livre sur la place

La journée s’enchaîne avec de belles rencontres. J’assiste à la table ronde « Les héroïnes de la rentrée littéraire », animée par Olivia de Lamberterie, rédactrice en chef du magazine Elle. Sur son plateau, elle accueille une toute jeune auteure, Amalia Finkelstein, mais aussi Geneviève Brisac et surtout, David Foenkinos. Les écrivains évoquent tour à tour leurs ouvrages, dans les moindres détails. En sortant, le hasard fait que je me trouve à côté de David Foenkinos. J’ai hâte de lire son dernier roman, « Charlotte ». Je m’empresse de lui dire que « j’adore ce qu’il fait », comme une groupie, ce qui le fait sourire.

Katherine Pancol

Frédéric Beigbeder

Peu avant 18h, je me dirige vers l’hôtel de ville pour une dernière rencontre mais pas des moindres : Frédéric Beigbeder, là encore, un auteur que j’affectionne particulièrement. Il y a au moins 300 personnes dans la salle. Son dernier livre s’est épuisé dans la journée. Durant une heure, il évoque « Oona et Sallinger » qui me met à l’eau à la bouche. C’est un personnage drôle, intelligent et plus que sympathique lui aussi.

Je repars du « Livre sur la place » avec des étoiles plein les yeux et l’espoir de renouveler l’expérience le plus tôt possible.

Son carnet rouge

porte ouverte donnant sur une chambre

Son carnet rouge

L’infidélité, tel est le thème abordé par Tatiana de Rosnay dans son dernier ouvrage intitulé « Son carnet rouge ». Au programme, des nouvelles sur l’adultère sous toutes ses formes : la femme qui trompe le mari depuis des années et qui s’avère trompée aussi, la découverte du pot aux roses grâce aux dernières technologies (le répondeur, les SMS ou encore le baby phone), le mari qui rencontre des prostituées, sans oublier celui qui se rend à l’hôtel pour voir sa maîtresse, bref nous avons là différents cas de figure. Quelques situations s’avèrent cocasses, d’autres le plus souvent sont tout simplement tragiques. Les profils des amants sont multiples, la fin des nouvelles parfois surprenantes.

Les questions qui se posent sont les suivantes : « Est-il savoureux / défendu d’avoir une relation hors mariage ? », « Peut-on tout pardonner ? » Le ton de Tatiana de Rosnay au fil de « Son carnet rouge » est léger, malgré le sujet abordé. On peut facilement s’amuser d’une nouvelle quand la suivante va au contraire appeler à la compassion.

Avec cet ouvrage, Tatiana de Rosnay change de registre, mais aussi de genre, elle qui a l’habitude d’écrire des romans. La nouvelle lui réussit particulièrement bien et l’on aurait sans problème lu encore quelques petites histoires sur cette thématique (ou sur une autre). L’infidélité, un thème actuel, un comportement répandu qui aurait déjà touché selon certains sondages un homme sur deux et une femme sur trois. De quoi donner de la matière aux écrivains d’aujourd’hui.