La vie est un roman

La vie est un roman

Brooklyn, avril 2010 : Flora Conway, romancière discrète mais célèbre, s’amuse à une partie de cache-cache, avec Carrie, sa fille de 3 ans. Mais le jeu tourne au drame : alors que les portes et les fenêtres sont fermées, la fillette s’évapore. Les caméras de surveillance de l’immeuble ne montrent rien d’anormal et l’enquête de police fait choux blanc. Seul un écrivain de l’autre côté de l’Atlantique pourrait connaître la vérité. Reste à Flora à le débusquer.

L’an dernier, je n’ai pas lu « La vie secrète des écrivains », car depuis quelque temps, Guillaume Musso donne une dimension très policière à ses histoires et ce n’est absolument pas ma tasse de thé. En voyant le résumé de « La vie est un roman », je me suis dit : « Ça y est, l’auteur revient à ses premiers amours », et hop je me suis lancée. Et quelle claque !  C’est simple : je n’ai jamais lu un ouvrage pareil. Le récit est d’une originalité telle qu’il m’a laissée sans voix et l’on voit qu’il a été très travaillé.
On y fait la connaissance de deux écrivains populaires mais dévastés. L’un par la disparition mystérieuse de sa fille, l’autre par son divorce et le départ imminent de son ex-femme et de son fils pour les Etats-Unis. Un lien insoupçonnable les unit.
Comme à chaque fois, Guillaume Musso s’amuse avec son lecteur, le surprenant là où il ne l’attend pas. Et l’intérêt supplémentaire de « La vie est un roman » réside dans la place consacrée justement au métier d’écrivain. Animé par cette passion, l’auteur n’hésite pas pour chacun de ses chapitres, à mettre en avant des citations en lien avec la profession, et à évoquer dès qu’il le peut la création littéraire dans toute sa splendeur. Encore une fois, celui qui est numéro 1 des ventes en France prouve qu’il a de l’imagination à revendre et qu’il n’a pas fini de nous étonner…

L’instant présent

L’instant présent

Arthur Costello, médecin urgentiste, vient d’hériter d’un phare. Son père l’a cependant mis en garde : il doit ni le vendre, ni détruire la porte qui a été murée. Mais Arthur désobéit et pénètre dans la pièce interdite. Une fois à l’intérieur, il a le tournis, des palpitations, ne se sent pas bien… et se réveille un an plus tard, nu comme un ver dans une église. Arthur ne le sait pas encore, mais il est en train de subir la malédiction du phare, et cela pour les 24 prochaines années. Au cours de sa vie, il va pourtant faire la rencontre de Lisa, une jeune femme qui n’a qu’un rêve : devenir comédienne. Mais comment tomber amoureux quand le temps nous échappe ?

Nombreux sont les lecteurs à avoir attendu le nouveau roman de Guillaume Musso, intitulé « L’instant présent ». Le côté thriller était à nouveau mis en avant, tant sur la quatrième de couverture que parmi les critiques. A première vue, l’ouvrage semblait plaisant. Eh bien vous savez quoi, je l’ai dévoré !
Le premier chapitre nous fait tomber de haut. Il est cruel. L’histoire commence lorsque le personnage principal est encore enfant. Il s’agit juste d’une scène, mais pas des moindres. Et puis au second chapitre, on retrouve notre héros, près de vingt ans plus tard, adulte, assagi, avec quelques problèmes familiaux cependant. Il y a cet héritage qui lui tombe dessus, un phare abandonné, rempli de mystères. Viennent ensuite ce côté surnaturel, avec cette impression de ne vivre qu’une journée par an, cette passion amoureuse qui meurt à petit feu, cette morale sous-entendue qui vous fait comprendre qu’il faut justement vivre « L’instant présent » et ce dénouement qui, comme à son habitude, nous surprend toujours. Vous avez beau faire toutes les suppositions possibles que vous voulez au cours de votre lecture, vous n’imaginez pas un seul instant ce final. Et c’est sans doute ça qui me plaît chez Guillaume Musso, sa capacité à raconter des histoires parfois invraisemblables mais qui vous font tomber de votre chaise ; et puis ses citations omniprésentes à chaque début de chapitre. Je n’ai qu’une chose à dire : vivement le prochain !

13 à table !

13 à table !

13 à table, c’est un recueil de nouvelles inédites publié chez Pocket expressément pour venir en aide aux Restos du Coeur. Dans ce recueil, on retrouve des histoires écrites par les plus grands écrivains français contemporains : Bernard Werber, Marc Levy, Tatiana de Rosnay, Françoise Bourdin, Emmanuel Carrère, Agnès Ledig, Guillaume Musso, Franck Thilliez, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Pierre Lemaître, Gilles Legardinier, Eric-Emmanuel Schmitt et Jean-Marie Perier.

Toutes les nouvelles rassemblées dans « 13 à table » ont un point commun : le repas. Certains ont lieu en famille, d’autres sont organisés pour des retrouvailles. Il y a du rire, du suspense, du noir, de l’absurde ou encore de la tendresse, tout dépend de l’auteur que nous lisons.

Voici mon top 3 :

– Fantôme / Guillaume Musso : l’histoire se déroule dans un hôpital. Une jeune femme sur son lit de mort copine avec un médecin. Refusant le plat qui lui est servi, cette dernière accepte avec grand plaisir que le jeune homme lui rapporte un bon fast-food. Mais en discutant avec les infirmières, elle se rend compte que ledit médecin est mort depuis plus d’une vingtaine d’années…

– Maligne / Maxime Chattam : moi qui n’ai jamais lu de livres de cet auteur (même si je sais qu’il est fortement apprécié), j’ai été séduite ! Le récit est très noir, certes, et évoque la boulimie et le cannibalisme dans toute sa… splendeur ?! La nouvelle la plus sombre mais aussi la plus surprenante.

– Langouste blues / Bernard Werber : la nouvelle la plus originale du recueil, ça ne fait aucun doute ! L’écrivain se prend pour Bob, une langouste qui ne veut pas finir dans l’assiette.

Pour chaque livre acheté, 3 repas sont distribués par les Restos du Coeur. Alors si vous voulez faire une bonne action et lire un bon bouquin dans la foulée, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Central Park

femme de dos sur un toit avec un pistolet

Central Park

Alice, policière, et Gabriel, musicien de jazz, se réveillent un matin dans Central Park sans se souvenir des événements de la veille. Menottés l’un à l’autre, ils ne se connaissent absolument pas. Alice, qui se rappelle seulement avoir fait la fête avec ses copines sur les Champs Elysées, a sa chemise tâchée de sang, sans blessure apparente cependant. Dans cette situation périlleuse, Gabriel et Alice n’ont d’autre choix que de faire équipe pour découvrir la vérité.Guillaume Musso démarre fort son histoire, qui prend ses quartiers cette fois dans le gigantesque parc de New York. Les événements s’enchaînent assez vite, et les rebondissements sont de la partie. Les questions fusent : qui est vraiment Gabriel ? Pourquoi personne ne se rappelle de quoi que ce soit ? Qui veut leur peau ? Leurs proches sont-ils vraiment dans leur camp ?  Au fur et à mesure du récit, on s’attarde davantage sur le personnage d’Alice, qui a eu jusqu’à présent une vie mouvementée. Elle a perdu un enfant, un mari ; elle se passionne chaque jour pour son travail et ne démord pas lorsqu’elle a quelque chose en tête. Si le puzzle prend forme peu à peu, il arrive que nous fassions fausse route sur ce qui nous attend. Comme d’habitude, le final de Musso nous laisse sans voix, et rares sont sûrement les lecteurs à avoir deviné ce qui se cachait réellement derrière tout ce mystère.

Jusqu’à présent, j’ai lu tous les ouvrages de Guillaume Musso, même si parfois le résumé ne m’emballait pas. C’était le cas par exemple avec « Central Park ». Je ne suis pas une adepte du thriller en général ; il m’arrive d’en lire mais ce n’est pas fréquent. Néanmoins, je sais qu’avec cet écrivain, je ne serai pas déçue ; le final de ses histoires étant toujours magistral, et au-delà de toute espérance. Avec ce onzième ouvrage,  Guillaume Musso démontre définitivement qu’il fait partie des grands auteurs français.

Demain

femme qui court sur un ponton avec un building au loin

Demain

Emma est une sommelière vivant à New York. Si la jeune femme excelle dans son travail, il en est tout autre dans sa vie sentimentale. La dernière rupture l’a rendue fragile et l’a même amenée à faire une tentative de suicide. Matthew, lui, est un brillant professeur de philosophie à l’université de Boston. Il est veuf depuis peu, et a une petite fille prénommée Emily. La vie ne lui a pas vraiment fait de cadeau. En 2011, au détour d’un marché aux puces, Matthew achète un ordinateur. A travers un échange d’e-mails, il fait la connaissance d’Emma et tombe sous le charme. Les deux jeunes gens vont alors se donner rendez-vous pour dîner. A l’heure fatidique du rencard, aucun des deux n’arrive à se croiser…

Bon, je n’ai pas souhaité développer plus que ça mon résumé de « Demain » de Guillaume Musso, afin de laisser planer le mystère comme sur la quatrième de couverture. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il ne s’agit que du début d’une aventure à travers le temps…

Ce nouveau roman a été très plaisant à lire. J’ai eu l’impression de retrouver les toutes premières histoires de Guillaume Musso, celles qui mêlent la science-fiction à la réalité ; j’avoue être une addict du genre. Et comme tous les ouvrages de cet auteur, le thriller est également omniprésent. L’écrivain arrive à nous surprendre. Alors bien sûr, dans ses anciens best-sellers, le suspense est palpable jusqu’au bout et c’est seulement en lisant les dernières chapitres qu’on tombe des nues. Dans « Demain », le mystère se dévoile peu à peu. Il y a des rebondissements bien évidemment, mais ils n’arrivent pas comme un bouquet final. Comme à chaque fois que je lis un roman de Guillaume Musso, je me fais une joie d’arriver à un nouveau chapitre, ne serait-ce que pour découvrir la citation qui l’accompagne. Un très bon bouquin qui, j’en suis sûre, restera au top des ventes pendant quelque temps. Et il le mérite.