
Ginette Kolinka a eu 101 ans en février dernier. Elle a toujours vécu au même endroit, ou presque. Durant trois ans, de 1942 à 1945, elle n’a pas vécu à Paris. Elle a été déportée à Auschwitz-Birkenau. Dans l’appartement qu’elle habite, c’est toute sa vie qui défile sous nos yeux : les portraits des gens de sa famille, ceux qui ont survécu et les autres. Il y a aussi les disques d’or de son fils Richard, batteur du groupe Telephone et des dessins d’écoliers qu’elle a rencontrés lors de ses visites dans les établissements scolaires. Car, depuis les années 2000, Ginette témoigne. Elle voyage aux quatre coins de la France pour raconter son histoire, sensibiliser les jeunes et devient une véritable ambassadrice.
Je l’ai déjà sûrement dit sur le blog, mais j’ai eu la chance de rencontrer il y a quelques années Ginette Kolinka, lors d’une intervention auprès de lycéens de Sarreguemines. Cette femme est épatante, souriante et très agréable à écouter. Elle témoigne de l’horreur de la Shoah pour dénoncer, éviter que les erreurs du passé se reproduisent.
Dans « Une vie heureuse », elle se remémore son enfance, sa vie de famille, son travail, mais aussi la déportation, les personnes qu’elle a perdues. Les souvenirs sont livrés en pêle-mêle et c’est un peu déroutant. Ne cherchez pas le style, il n’y en a pas vraiment. C’est un peu comme si Ginette Kolinka se retrouvait en face de vous, sans filtre.
Et pour la petite anecdote, le livre m’est tombé dessus un peu par hasard et devinez quoi… A l’intérieur, figure un autographe de Ginette Kolinka ! Un livre que je vais donc conserver précieusement.
