
Tony n’est pas encore majeur, mais il fait tout comme. Complètement paumé, il fuit les coups de son père et intègre un cirque itinérant au détour d’une promenade. Parmi les Tziganes, Tony tente de se faire une place en nettoyant tout d’abord les cages des fauves. En observant le travail de dompteur de Chavon, le chef du clan, le jeune homme n’a plus qu’une idée en tête : dompter à son tour les fauves et être dans la lumière.
De Mélissa Da Costa, je n’ai pour l’instant lu que « Tout le bleu du ciel » que j’ai adoré. Est en attente dans ma PAL « la doublure ». « Fauves », son petit dernier, ne m’avait pas tapé plus que cela dans l’oeil et pour être honnête, je n’envisageais pas de le lire jusqu’à ce qu’on me le prête.
A travers ce pavé de quasiment 500 pages, l’autrice la plus lue de France nous embarque dans l’univers du cirque dans les années 80. Elle y décrit le quotidien de ces gens du voyage, leurs traditions, mais aussi les numéros présentés et notamment les plus dangereux avec les fauves en captivité. Elle y traite également du rapport homme/femme pas toujours tendre et des rôles de chacun.
Tony ayant vécu avec un père violent et une mère absente, sa considération pour les femmes est presque absente. Difficile de ne pas reproduire les schémas familiaux ou de ne pas se montrer impulsif lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veut. Or la patience est essentiel quand on souhaite devenir dompteur.
Un récit initiatique, une immersion totale qui donne presque l’impression que Mélissa Da Costa s’est immiscée dans un cirque durant plusieurs mois pour nous livrer une histoire des plus réalistes.

Clairement dans ma wish list.
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