
6h du matin dans la campagne profonde : Berthe, 102 ans est cueillie par les flics pour avoir tiré dans les fesses de son voisin, puis placée en garde à vue. Face à l’inspecteur Ventura, elle déballe toute sa vie : le nazi qu’elle a enterré dans la cave, le Luger dont elle est devenue propriétaire, les cadavres sous la maison et sa réputation de veuve noire. Après tout, à son âge, que risque-t-elle ? Entre aveux et règlements de compte, le policier ne sait plus quoi penser, ni quoi faire. Une première dans sa carrière.
Ce livre, je suis tombée par hasard dessus dans une boîte à livres et je me suis dit : « Allez ! » Et puis, il a traîné dans ma PAL (vous savez comment que c’est) et là, je l’ai enfin sorti ! Que vous dire ? C’est une belle surprise ! Je ne suis pas une lectrice de polar, encore moins de polar drôle, mais celui-ci m’a beaucoup plu !
Berthe est une personne profondément attachante, en dépit de ses actes. Des actes que l’on pourrait associer à de la simple légitime défense car des hommes, la dame en a connu dans sa vie. Des bons, beaucoup moins. Pas vraiment la langue dans sa poche, Berthe a en plus de cela, un sens de la répartie et un vocabulaire très fleuri, qui m’a beaucoup fait rire. Féministe avant l’heure, elle a toujours su se défendre face au masculinisme et aux irrespectueux. Parfois avec les mots, mais souvent avec la manière forte. Un moment de détente en direct du poste !
