
C’est l’histoire d’un frère et d’une sœur. Le premier a 19 ans, vit désormais à Paris de sa passion pour la danse ; la seconde, 13 ans. Par téléphone, cette dernière apprend à son frère que leur père a tué leur mère, avant de disparaître. Démarre alors une enquête. Les interrogations se succèdent, le médecin légiste fait son job et, passée l’horreur, la fratrie tente de se reconstruire, aux côtés du grand-père maternel. Mais le silence et les cauchemars deviennent le quotidien de Léa, la jeune sœur, traumatisée et toujours sous l’autorité parentale du père.
C’est mon premier roman de Philippe Besson (il en fallait bien un pour commencer). Je connaissais « Ceci n’est pas un fait divers » de nom, mais sans plus. Et c’est lors du Festival du Livre à Colmar que j’ai jeté mon dévolu sur celui-ci, après avoir bien sûr échangé et pris une petite photo en compagnie de l’auteur. Le livre se lit vite ; il est court, percutant et ce, dès les premiers mots : « Papa vient de tuer Maman ». Comment ne pas être happé par cette phrase ? Avec pudeur, l’écrivain s’inspire de faits réels, démontrant que ce qui peut paraître un fait divers aux yeux de certains est ordinaire quand il nous arrive. Rappelons qu’en France, en 2024, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-compagnon et que la moitié avait signalé les violences au préalable (source : fondationdesfemmes)
