
Un titre, un chiffre : « 4,1 ». Celui-ci représente le taux de mortalité infantile dans notre pays, soit 4,1 décès pour 1000 naissances. Ce qui est alarmant, c’est bien entendu le taux, mais aussi et surtout le fait que ce chiffre est en augmentation depuis 2020. La question qui se pose est la suivante : Pourquoi ? Pour faire la lumière sur ce bilan, Anthony Cortes et Sébastien Leurquin ont mené l’enquête. Une enquête aujourd’hui disponible sous forme de livre baptisé : « 4,1 – le scandale des accouchements en France ».
Le reportage révèle notamment que chaque année, 2800 bébés ne soufflent pas leur première bougie. Les causes sont multiples : fermeture des petites maternités, des cliniques privées, mauvais suivi des prématurés, budgets en baisse pour les hôpitaux ou la Protection Maternelle Infantile (PMI), manque de personnels, de moyens, voire le taux d’occupation extrême des lits et le non-recours à certaines césariennes. Comment ne pas être choqué lorsqu’on apprend qu’il faut parfois faire 1h de route pour atteindre la maternité ? Que parce que le service n’a pas atteint un certain seuil de naissances l’an passé, il doit fermer ? Que, « non non non, on ne fera pas de césarienne, ça va passer ! » Le livre est par ailleurs alimenté de témoignages de sages-femmes qui ne peuvent pas nous laisser indifférents.
Comme pour bien d’autres choses malheureusement dans ce monde, ce n’est qu’une affaire de fric. Il faut que ça soit rentable, il faut des chiffres et des bons, et tant pis pour ce faire, certains doivent payer de leur vie. Plutôt que de se demander pourquoi les Français souhaitent faire moins d’enfants, il faudrait peut-être commencer le travail ailleurs, se remettre en question et ne pas se contenter de parler d’actions qui ne seront jamais mises en place.
