
Un jour de novembre, Claude est percuté par un chauffard et décède des suites de ses blessures. Il laisse derrière lui Chloé et ses deux enfants, Basile et Théo. La jeune femme n’a plus goût à rien ; les jumeaux sont en colère et les parents du défunt, anéantis. Chloé peut néanmoins compter sur le soutien de sa voisine et meilleure amie, ainsi que sur sa belle-sœur, pour remonter petit à petit la pente. Et puis elle reçoit une lettre posthume de Claude. Dans l’enveloppe, quelques mots doux mais pas seulement ; Chloé apprend que Claude a une fille. Une fille qu’il a eue lors d’un coup d’un soir, alors qu’ils avaient à ce moment-là rompus. De la tristesse, elle passe à la colère. Claude n’est jamais parvenu à lui en parler de son vivant, redoutant sa réaction. Un lourd secret avec lequel elle va devoir désormais vivre.
Camille Gallard, c’est une rencontre au Forum du Livre de Saint-Louis l’an passé, quelques mots échangés et un livre, qui au vu du résumé, ne pouvait que me plaire. Quelques mois plus tard, me voici plongée dans cette lecture et j’en suis ressortie avec une certitude : j’avais bien fait de prendre ce livre !
Les mots de Camille Gallard m’ont beaucoup touchée, en particulier les déclarations d’amour que Chloé fait à Claude après son décès. Il y est question de reconstruction, mais aussi de résilience et si la perte de l’être cher est déjà difficile à imaginer, une étape supérieure est franchie lorsqu’on apprend le contenu de la lettre de Claude. Et puis le fait que le roman soit choral permet de recueillir les points de vue des différents personnages, et notamment celui des enfants qu’on entend pas toujours, ou de la belle-soeur qui a beaucoup souffert de la place de Claude au sein de la famille. Un roman comme un cri du cœur à ceux qu’on aime.
