
On ne peut pas dire que la famille Dugast ait la chance de son côté. Depuis quelques années, les membres disparaissent peu à peu. Non pas parce qu’ils sont malades, mais parce qu’ils se suicident ! Sont-ils dépressifs ? Pas spécialement, même si leur situation est loin d’être enviable. Cela survient plutôt brutalement, comme un coup de tête, ou comme si une petite voix leur disait par exemple de sauter dans le vide. Pour Christophe, 18 ans, l’important est de vivre, et il compte bien tout mettre en œuvre pour échapper à cette terrible tradition.
« Les chiens de faïence » est un roman qui pourrait d’abord être perçu comme une comédie pour son côté farfelu, mais plus on avance dans la lecture, plus le récit s’apparente à un drame. Pour le personnage principal qu’est Christophe, cela en devient même traumatique. Tous autour de lui meurent, du plus âgé au plus jeune. Alors lorsque la mort se rapproche petit à petit de lui, il est normal de vouloir prendre la poudre d’escampette. La question est : va-t-il parvenir à échapper à ce qui semble être son destin ?
Lu dans le cadre du Prix Roman Points 2024, « Les chiens de faïence » a limite de quoi donner la chair de poule avec ces morts sans raison. La lecture a été des plus plaisantes pour cet ouvrage des plus bizarres. Le côté saugrenu ne m’a jamais dérangée en général lorsque je regarde un film ou lis un livre. Gardons à l’esprit que tout cela n’est heureusement que de la fiction !
