En quarantaine

En quarantaine

On le sait, le confinement en a inspiré beaucoup, et parmi les auteurs qui méritent le détour, il y a Lapuss’. Déjà connu pour sa série « Putain de chat », l’auteur-illustrateur s’est lié à Tartuff pour imaginer un petit album tout jaune portant le titre : « En quarantaine – journal d’un confinement ».

Sur un peu plus de 60 pages, le duo a imaginé des stripes tous plus drôles les uns que les autres, qui nous vont revivre le confinement depuis le premier jour, avec tout son lot d’inepties. Parmi les éléments qui ont marqué, on retrouve :

  • Le premier discours du Président, mal sous-titré ;
  • La ruée sur le papier toilettes dans les supermarchés ;
  • La prise de poids à force de passer son temps en cuisine (et à table) ;
  • Les devoirs à la maison ;
  • Le grand ménage de printemps ;
  • La baisse de la pollution dans le monde ;
  • Le port du masque

Et j’en passe…

Encore aujourd’hui, il serait possible d’écrire un tome 2, 3, 4…Car le virus n’a pas dit son dernier mot.

Beaucoup de dérision et d’humour noir, Lapuss’ et Tartuff démontrent à quel point l’être humain peut être… Bête, oui tout simplement, pour ne pas être vulgaire. Si « En quarantaine » reste avant tout une BD humoristique, elle est surtout criante de vérité quant à nos différents comportements. L’album ne vise pas seulement les fendus du bocal, tout le monde en prend pour son compte, que ce soit les politiciens, le gouvernement, les parents, mon voisin, et même toi ! Qui sait, peut-être que ce livre nous ouvrira les yeux sur ce qui est réellement important, ce dont on peut se passer, et ce qu’on doit éviter de faire.

Putain de chat

chat

Putain de chat

Stéphane Lapuss’ a décrété qu’il était temps d’arrêter de se voiler la face et d’affronter la réalité en ce qui concerne les chats, à savoir que ces bêtes sont cruelles. Pour les chats, nous ne sommes pas des humains, mais des moins-que-rien ; nous sommes leurs esclaves, nous sommes sales, incultes et ternes.  Les chats sont fourbes. Ils savent nous manipuler, jouer avec nos sentiments et méfiez-vous s’ils se montrent soudainement câlins ; cela cache forcément quelque chose…

« Putain de chat » a fait énormément de bruit ces derniers mois. Réalisée à partir des dessins que Lapuss’ diffuse sur son site, la bande dessinée a déjà conquis des milliers de personnes, propriétaires ou non d’un félin. Le succès est tel que l’illustrateur a déjà commercialisé un second volume tout aussi poilant que le premier.
Alors je n’ai pas de chat, certes, mais cela ne m’a pas empêchée de kiffer cette petite BD. Adorant l’humour noir, je me suis régalée avec les gags de Lapuss’. Moustique, le chat, est tout simplement ignoble avec son maître. Il est parfois vulgaire, plutôt gourmand, et n’a pas une profonde affection pour les hommes, hormis lorsque le repas doit être servi. L’ouvrage est vite croqué et il ne fait aucun doute qu’après l’avoir refermé, on ne regardera plus jamais les chats de la même manière !

Walk of the dead

groupe entouré de zombies

Walk of the dead

Après quelques minutes dans le coma, Eric se réveille dans un hôpital désert en n’ayant aucun souvenir de ce qui vient de se produire. Heureusement, une infirmière vient rapidement à son secours pour lui remettre les idées en place. De l’autre côté de la ville, un professeur tente une expérience sur une jeune femme qui a ce qu’il faut où il faut, en lui inoculant un virus. Malheureusement, cette dernière s’échappe et sème la zizanie partout où elle passe…

Comme vous pourriez vous en douter, « Walk of the dead » est une parodie de Walking Dead en un seul volume. Elle est signée Lapuss’, Ztnarf et Tartuff et contient un dessin vraiment très plaisant, tout en rondeur et décadences.

Moi qui ne connais absolument rien à Walking Dead (shame on me!), enfin qui ne s’y est jamais intéressée de plus près, je me suis quand même laissée tenter par « Walk of the dead ». Les grands fans m’ont assuré qu’il n’y a avait pas besoin de connaître la saga, que ça ne dérangerait en rien ma lecture. Le récit est assez drôle ! On a affaire notamment à un brillant scientifique qui fait une gaffe monumentale, qui n’est pas sans rappeler les héros de la série Big Bang Theory.

Je pensais que cette BD serait un premier opus d’une nouvelle série mais il s’agit juste d’un one-shot. C’est bien mon seul regret !