Anatole et Léontine

« Le dernier voyage », c’est le nom peu glorieux de la résidence pour seniors où Anatole a posé ses valises, il y a 15 ans déjà. Contrairement à bon nombre de ses camarades, le papy est encore bien dégourdi et possède toute sa tête. Et pour ne pas s’ennuyer, il n’hésite pas à embêter le directeur, les infirmières, voire les patients les moins alertes. Et puis un jour, débarque Léontine, une nouvelle résidente qui sous ses airs de sainte nitouche s’avère une véritable terreur. Anatole aurait-il trouvé plus fort que lui ? Leur cohabitation va, en tout cas, provoquer des étincelles !

Après sa série « Putain de chat » et son récit « En quarantaine », Lapuss’ s’attaque à une nouvelle série bullesque avec « Anatole et Léontine », en compagnie de Julien Flamand. Le premier tome, « Suspends ton vol » pose le décor et les personnages. Bien qu’enquiquinant au possible, Anatole reste un vieillard très attachant, qui a plus d’un tour dans son sac. Il profite des plus affaiblis pour leur soutirer de l’argent, remplacer le muesli du matin par des graines d’oiseau, et va même jusqu’à commander pour la maison de retraite toute une cargaison de revues pornographiques ! Léontine quant à elle, met un peu de temps à arriver dans le récit, mais son installation au « Dernier voyage » ne laisse personne insensible. Sales coups et humour noir sont au rendez-vous pour nous amuser et c’est très réussi ! J’ai hâte de découvrir les prochains tomes !

 

Bon chien !

Bon chien !

Ils sont joueurs, affectueux, réputés fidèles et pour être les meilleurs amis de l’homme ; « ils », ce sont les chiens ! D’accord, ils font parfois des catastrophes sans le vouloir et ne comprennent pas toujours les ordres, mais les maitres peuvent eux aussi en tenir une couche.

Avec « Bon chien ! », le lecteur fait la connaissance de Nestor, un Jack Russel un peu gaffeur, à la mémoire courte et à l’humeur joyeuse. Après « Putain de chat », Lapuss’ nous offre un spin-off en compagnie de Baba et Tartuff. Dans ce petit album, on rit, on compatit et on se prend d’affection pour les personnages. Nestor aimerait mesurer quelques centimètres de plus, déguster une glace à la viande et éviter de porter les mêmes vêtements que sa maîtresse. Mais celle-ci en a décidé autrement. Certains diront que cette BD a du chien (pour faire un joli jeu de mot) ; moi je me contenterai de vous dire : lisez-la, rigolez un bon coup et offrez-la à tout propriétaire d’un poilu à 4 pattes !

En quarantaine

En quarantaine

On le sait, le confinement en a inspiré beaucoup, et parmi les auteurs qui méritent le détour, il y a Lapuss’. Déjà connu pour sa série « Putain de chat », l’auteur-illustrateur s’est lié à Tartuff pour imaginer un petit album tout jaune portant le titre : « En quarantaine – journal d’un confinement ».

Sur un peu plus de 60 pages, le duo a imaginé des stripes tous plus drôles les uns que les autres, qui nous vont revivre le confinement depuis le premier jour, avec tout son lot d’inepties. Parmi les éléments qui ont marqué, on retrouve :

  • Le premier discours du Président, mal sous-titré ;
  • La ruée sur le papier toilettes dans les supermarchés ;
  • La prise de poids à force de passer son temps en cuisine (et à table) ;
  • Les devoirs à la maison ;
  • Le grand ménage de printemps ;
  • La baisse de la pollution dans le monde ;
  • Le port du masque

Et j’en passe…

Encore aujourd’hui, il serait possible d’écrire un tome 2, 3, 4…Car le virus n’a pas dit son dernier mot.

Beaucoup de dérision et d’humour noir, Lapuss’ et Tartuff démontrent à quel point l’être humain peut être… Bête, oui tout simplement, pour ne pas être vulgaire. Si « En quarantaine » reste avant tout une BD humoristique, elle est surtout criante de vérité quant à nos différents comportements. L’album ne vise pas seulement les fendus du bocal, tout le monde en prend pour son compte, que ce soit les politiciens, le gouvernement, les parents, mon voisin, et même toi ! Qui sait, peut-être que ce livre nous ouvrira les yeux sur ce qui est réellement important, ce dont on peut se passer, et ce qu’on doit éviter de faire.

Putain de chat

chat

Putain de chat

Stéphane Lapuss’ a décrété qu’il était temps d’arrêter de se voiler la face et d’affronter la réalité en ce qui concerne les chats, à savoir que ces bêtes sont cruelles. Pour les chats, nous ne sommes pas des humains, mais des moins-que-rien ; nous sommes leurs esclaves, nous sommes sales, incultes et ternes.  Les chats sont fourbes. Ils savent nous manipuler, jouer avec nos sentiments et méfiez-vous s’ils se montrent soudainement câlins ; cela cache forcément quelque chose…

« Putain de chat » a fait énormément de bruit ces derniers mois. Réalisée à partir des dessins que Lapuss’ diffuse sur son site, la bande dessinée a déjà conquis des milliers de personnes, propriétaires ou non d’un félin. Le succès est tel que l’illustrateur a déjà commercialisé un second volume tout aussi poilant que le premier.
Alors je n’ai pas de chat, certes, mais cela ne m’a pas empêchée de kiffer cette petite BD. Adorant l’humour noir, je me suis régalée avec les gags de Lapuss’. Moustique, le chat, est tout simplement ignoble avec son maître. Il est parfois vulgaire, plutôt gourmand, et n’a pas une profonde affection pour les hommes, hormis lorsque le repas doit être servi. L’ouvrage est vite croqué et il ne fait aucun doute qu’après l’avoir refermé, on ne regardera plus jamais les chats de la même manière !

Walk of the dead

groupe entouré de zombies

Walk of the dead

Après quelques minutes dans le coma, Eric se réveille dans un hôpital désert en n’ayant aucun souvenir de ce qui vient de se produire. Heureusement, une infirmière vient rapidement à son secours pour lui remettre les idées en place. De l’autre côté de la ville, un professeur tente une expérience sur une jeune femme qui a ce qu’il faut où il faut, en lui inoculant un virus. Malheureusement, cette dernière s’échappe et sème la zizanie partout où elle passe…

Comme vous pourriez vous en douter, « Walk of the dead » est une parodie de Walking Dead en un seul volume. Elle est signée Lapuss’, Ztnarf et Tartuff et contient un dessin vraiment très plaisant, tout en rondeur et décadences.

Moi qui ne connais absolument rien à Walking Dead (shame on me!), enfin qui ne s’y est jamais intéressée de plus près, je me suis quand même laissée tenter par « Walk of the dead ». Les grands fans m’ont assuré qu’il n’y a avait pas besoin de connaître la saga, que ça ne dérangerait en rien ma lecture. Le récit est assez drôle ! On a affaire notamment à un brillant scientifique qui fait une gaffe monumentale, qui n’est pas sans rappeler les héros de la série Big Bang Theory.

Je pensais que cette BD serait un premier opus d’une nouvelle série mais il s’agit juste d’un one-shot. C’est bien mon seul regret !