J’ai encore menti !

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J’ai encore menti

Laura travaille dans le social. S’occuper des autres est sa priorité. Mais Laura est pleine de doutes. Elle a du mal à se contenter de son simple quotidien et ne parvient pas être heureuse. Un tragique accident de poney va effacer sa mémoire. Du jour au lendemain, la jeune femme se prend pour une reine, et ne comprend plus rien au monde qui l’entoure. Les rencards, les courses, conduire une voiture ; elle doit tout réapprendre de zéro. Quant aux expressions de la vie de tous les jours, Laura les prend au premier degré. Fous rires assurés !

Cela faisait un moment que je n’avais pas lu de romans de Gilles Legardinier. Il faut dire que l’auteur avait placé la barre très haut en matière de comédie avec « Demain j’arrête ». Mais lorsque les éditions J’ai Lu m’ont proposé de lire « J’ai encore menti ! », j’ai sauté sur l’occasion. Le résumé annonçait une histoire tellement drôle que je n’ai pas su y résister. Qui plus est, ces derniers temps, je n’ai pas lu d’ouvrages très prenants.

« J’ai encore menti ! » prouve plusieurs choses en ce qui concerne son auteur : il sait nous faire rire, nous embarquer dans un autre univers et surtout, il a une plume très féminine. Après lecture, on n’imagine absolument pas que derrière cette histoire se cache un homme ! J’ai eu de nombreux fous rires durant ma lecture en compagnie de Laura, une héroïne attachante et souvent drôle malgré elle. Un livre très agréable à lire en somme, que je vous conseille vivement lorsque vous avez le moral dans les chaussettes !

Quelqu’un pour qui trembler

Quelqu’un pour qui trembler

Thomas est médecin. Mais pas dans un cabinet ou à l’hôpital non, il est médecin humanitaire et pendant des années, il a vécu dans un village reculé en Inde. A la fin d’une journée somme toute ordinaire, il apprend par des amis proches que la femme qu’il a quittée autrefois a eu une fille de lui. Totalement déboussolé par la nouvelle, Thomas va quitter son travail pour se retrouver au plus près de sa fille, actuellement âgée d’une vingtaine d’années. Il se dégote un boulot de directeur dans une toute petite maison de retraite. Entouré d’une infirmière hors-pair et de personnes âgées en quête d’un peu d’animations, il va tout faire pour tisser des liens avec cette inconnue qui est entrée dans sa vie pour toujours.

« Quelqu’un pour qui trembler » est le dernier roman de Gilles Legardinier. Il n’est pas triste. Il n’est pas aussi drôle que « Demain, j’arrête » mais il est agréable à lire. 
Je vais vous faire une confidence : au début de ma lecture, je me suis demandée où l’écrivain voulait m’embarquer. Je n’accrochais pas plus que cela. Et puis il y a eu l’arrivée de Thomas dans la maison de retraite qui a tout changé et qui m’a aidée à me plonger dans l’histoire. Tous les seniors sont attachants ! Et puis pour se rapprocher de sa fille, Thomas imagine tous les prétextes, ce qui n’est pas sans rappeler « Demain j’arrête », roman dans lequel l’héroïne mettait tout en oeuvre pour se faire remarquer par son voisin. Je vous passe les détails… 
 
« Quelqu’un pour qui trembler » est au final un roman attendrissant, un brin philosophique et drôle. Oui, durant deux chapitres entiers, j’ai ri ! Pas simplement souri non. Ri ! Gilles Legardinier nous informe aussi d’une chose : dans notre vie, il faut quelqu’un pour qui trembler (d’où le titre) et si l’on trouve cette personne, alors c’est le bonheur absolu. Vous savez quoi ? Il a entièrement raison.
 
Enfin, à la dernière page, Gilles Legardinier réserve une surprise à certains de ses fans. Si vous avez été parmi les premiers en librairie à vous jeter sur son dernier ouvrage, il se peut que celui-ci soit doté d’un numéro, inscrit sur la première page. De ce numéro découle un jeu-concours inattendu mis en place par l’auteur lui-même. A gagner notamment : un repas avec l’écrivain, une journée de dédicaces ou encore la possibilité d’être figurant sur le tournage de l’une des adaptations. Moi, j’ai tenté ma chance. Et vous ?

 

13 à table !

13 à table !

13 à table, c’est un recueil de nouvelles inédites publié chez Pocket expressément pour venir en aide aux Restos du Coeur. Dans ce recueil, on retrouve des histoires écrites par les plus grands écrivains français contemporains : Bernard Werber, Marc Levy, Tatiana de Rosnay, Françoise Bourdin, Emmanuel Carrère, Agnès Ledig, Guillaume Musso, Franck Thilliez, Maxime Chattam, Alexandra Lapierre, Pierre Lemaître, Gilles Legardinier, Eric-Emmanuel Schmitt et Jean-Marie Perier.

Toutes les nouvelles rassemblées dans « 13 à table » ont un point commun : le repas. Certains ont lieu en famille, d’autres sont organisés pour des retrouvailles. Il y a du rire, du suspense, du noir, de l’absurde ou encore de la tendresse, tout dépend de l’auteur que nous lisons.

Voici mon top 3 :

– Fantôme / Guillaume Musso : l’histoire se déroule dans un hôpital. Une jeune femme sur son lit de mort copine avec un médecin. Refusant le plat qui lui est servi, cette dernière accepte avec grand plaisir que le jeune homme lui rapporte un bon fast-food. Mais en discutant avec les infirmières, elle se rend compte que ledit médecin est mort depuis plus d’une vingtaine d’années…

– Maligne / Maxime Chattam : moi qui n’ai jamais lu de livres de cet auteur (même si je sais qu’il est fortement apprécié), j’ai été séduite ! Le récit est très noir, certes, et évoque la boulimie et le cannibalisme dans toute sa… splendeur ?! La nouvelle la plus sombre mais aussi la plus surprenante.

– Langouste blues / Bernard Werber : la nouvelle la plus originale du recueil, ça ne fait aucun doute ! L’écrivain se prend pour Bob, une langouste qui ne veut pas finir dans l’assiette.

Pour chaque livre acheté, 3 repas sont distribués par les Restos du Coeur. Alors si vous voulez faire une bonne action et lire un bon bouquin dans la foulée, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Et soudain tout change

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Et soudain tout change

Camille est une adolescente ordinaire, entourée d’une bande d’amis soudée comme jamais. A l’approche du Bac, Camille, Léa, Léo et Alex profitent de leurs derniers jours de répit avant les révisions pour passer du temps ensemble. Leur avenir est encore flou mais ils semblent sereins. Seulement voilà, Léa ne va pas très bien et après plusieurs examens médicaux, le verdict tombe : la jeune fille n’en a plus que pour quelques mois. Tout le quotidien du groupe est bouleversé. Et pour Camille comme pour tous les autres, « soudain, tout change ».

Après avoir lu « Demain, j’arrête » de Gilles Legardinier, que j’avais adoré au passage, j’avais enchaîné avec « Complètement cramé » qui m’avait profondément déçue. J’avais trouvé l’intrigue plate, l’histoire tirait en longueur et ce n’était même pas drôle. Et puis quand j’ai vu le résumé de « Et soudain, tout change », je me suis dit que ça pouvait être plaisant et qu’il ne fallait pas rester sur un échec. Arrivée à la page 100, je me suis dit : « Bon, ça craint, il ne se passe rien, je m’ennuie ». J’étais à deux doigts de refermer le livre, lorsque j’ai atterri page 143 et là effectivement « tout change » ! J’ai été happée par le récit et j’ai dévoré les 200 autres pages. Cet ouvrage est un hymne à la vie et m’a presque fait verser une petite larme, bien que la fin soit rapidement dévoilée. L’histoire est belle, touchante, pas larmoyante pour un sou. Gilles Legardinier a une facilité déconcertante à se glisser dans la peau de n’importe quelle personne et en l’occurrence ici, celle d’une adolescente. L’amour, l’amitié et la vie sont les thèmes récurrents du roman et il n’est pas impossible que le lecteur tire une belle leçon de « Et soudain, tout change ». Léa qui se sait condamnée, voit la vie autrement, et veut profiter intensément de l’instant présent, le seul valable. Ce n’est pas pour autant qu’elle va accumuler les bêtises, façon « YOLO » et vivre dangereusement. Non. Elle va juste s’entourer des gens qu’elle aime et vivre. VIVRE.