Dans le même bateau ?

Dans le même bateau ?

Alors que le mariage devait avoir lieu le mois prochain, Emily se fait plaquer par son petit-ami tombé amoureux d’une autre femme. Complètement exaspérée, elle plie ses bagages pour New York, où elle intègre une agence événementielle. Emily croule alors sous les demandes de couples à l’approche de la St-Valentin. Ces derniers rêvent d’offrir à leur moitié une escapade originale et insolite. La voici donc en pleine organisation d’une croisière de luxe pour satisfaire la demande. Mais coup du sort, son ex figure sur la liste des passagers. Ne reste plus qu’à Emily à ruser en faisant croire qu’elle est aussi à bord en compagnie de son fiancé…

Voilà un roman chick-lit agréable à lire ! Merci au Label LJ de m’avoir fait découvrir la plume de Cassandra Rocca et de m’avoir donné envie de faire une croisière ! Si le scénario n’est pas très original, il a le mérite de nous détendre et de nous divertir. Les chapitres sont extrêmement courts, ce qui donne du rythme au récit. Le personnage d’Emily est très touchant et les situations parfois abracadabrantes font rappeler l’écriture de Sophie Kinsella. Un ouvrage idéal pour l’été, pour se faire plaisir et pour les adeptes de comédies romantiques !

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Il fallait que je vous le dise

Il fallait que je vous le dise

C’est une histoire vraie. Celle d’Aude Mermilliod, dessinatrice, qui décide un jour d’avorter. Avec sincérité et sans aucun filtre, elle fait part de son vécu au lecteur, abordant les étapes les plus douloureuses, tout comme celle de la remise en cause. Admiratrice de Martin Winckler, qui est un défenseur des droits des femmes, Aude s’en va à sa rencontre. Ensemble, ils abordent le sujet tabou que reste l’IVG.

Bien qu’il soit autorisé en France, l’avortement fait partie des thématiques qui divisent les Français. Quant à celles qui le vivent, il n’en reste pas moins un événement traumatisant, douloureux et angoissant. Dans la bande dessinée « Il fallait que je vous le dise », Aude Mermilliod, l’auteure, évoque son parcours, l’angoisse, la souffrance physique, mais aussi la solitude.  Martin Winckler de son côté, est un médecin qui s’est spécialisé dans l’avortement. Ensemble, ils témoignent, évoquent leurs expériences et rompent le silence.

J’ai bien aimé la manière dont cette bande dessinée a été réalisée. J’ai apprécié les dessins, les témoignages, les histoires croisées, et surtout le récit de Martin Winckler. J’ai déjà eu l’occasion de lire un de ses livres, « Le chœur des femmes« , qui m’avait beaucoup plu. L’ouvrage m’a permis de découvrir une partie de sa profession, et plus particulièrement le moment où celui-ci a décidé de se spécialiser dans l’avortement. Aidé par d’autres collègues, le médecin a appris à travailler sur l’écoute et le confort des patientes, deux points forts à ne surtout pas négliger lorsqu’il s’agit d’IVG. L’illustratrice fait d’ailleurs référence à « La vacation », un autre roman de Martin Winckler axé là-dessus justement, et que je vais m’empresser de lire.

Une semaine à l’UCPA – Manuel pratique

Une semaine à l’UCPA – Manuel pratique

L’UCPA se définit par : « l’Union nationale des Centres Sportifs de Plein Air ». Il s’agit d’une association française créée en 1965, dotée de trois missions principales, à savoir : les vacances sportives, la formation professionnelle aux métiers du sport, et les loisirs sportifs de proximité en délégation de service public. Pour ma part, ayant été à l’UCPA deux fois, je dirai qu’il s’agit d’une colonie de vacances pour les grandes personnes. Enfin, tous ceux qui sont passés par l’UCPA vous diront tout bonnement que cet acronyme se traduit par : « Un Coup Par An » ou plus romantiquement parlant « Union pour Célibataires en Peine d’Amour ». Eh oui, l’organisme est en effet connu pour faire naître des relations au cours des séjours, que ce soit entre stagiaires ou avec des moniteurs. Ce n’est d’ailleurs pas tombé aux oubliettes pour Jules Canard qui a sorti un manuel pratique baptisé : « Une semaine à l’UCPA – ou comment séduire en vacances ».

A travers son ouvrage, l’auteur livre ses impressions sur ces séjours sportifs, mais aussi ses techniques de drague. Entre le roman anecdotique et le témoignage, Jules Canard parlera sans aucun doute à ceux qui ont déjà goûté aux vacances dans ces centres remplis d’amateurs de sports et avides d’aventures. Au fil de la lecture, on découvre les différents profils que l’on peut rencontrer au sein de l’UCPA, des idées pour se faire des amis, séduire, voire repérer sa proie et conclure dans des endroits divers et variés ! Un ouvrage humoristique, bien que trop axé sur la séduction à mon goût, mais qui peut donner des clés à tout célibataire en mal d’amour.

L’arrache-mots

L’arrache-mots

Au cœur de la bibliothèque de Bergame, officie une bibliothécaire pas comme les autres : Iliade fait figure de personnage extraordinaire. Normal, elle possède un don : celui de donner vie aux mots et aux histoires. Cela fait d’elle l’une des personnes les plus célèbres du royaume d’Esmérie. Et puis un jour, la jeune Iliade reçoit une demande en mariage plus ou moins anonyme. Persuadée que son prétendant fait partie de la famille royale, elle se rend dans la capitale pour s’intéresser de plus près à la cour. Sur place, on lui propose un contrat de mariage des plus avantageux, mais son fiancé ne lui correspond pas du tout.

« L’arrache-mots », c’est le surnom donné au personnage principal qu’est Iliade, et c’est aussi le titre du roman fantastique de Judith Bouilloc. Si vous avez eu l’occasion de lire la saga de « La passe-miroir » de Christelle Dabos, vous ne pourrez qu’être enchanté par ce roman.

Moi qui ne suis pas une adepte du genre, j’ai assez bien accroché à « L’arrache-mots ». Iliade est une personne assez féérique et l’écriture poétique de Judith Bouilloc, plutôt agréable. J’aime beaucoup par ailleurs la couverture, ainsi que toute la mise en page du livre ; elle est simplement splendide ! Le roman, au-delà du merveilleux est une ode à la littérature. Quiconque aime les livres sera charmé par la bibliothécaire et ses pouvoirs surnaturels. Il ne me reste plus qu’à obtenir une dédicace dans ce bel objet, par cette auteure qui ne vit qu’à quelques kilomètres de chez moi !

 

Les quatre sœurs March

Les quatre soeurs March

« Les quatre filles du Docteur March » font partie de la littérature classique américaine, au même titre que « Les raisins de la colère » de John Steinbeck ou « Moby Dick » d’Herman Melville. Comme bon nombre de ces ouvrages intemporels, le livre signé Louisa May Alcott, paru pour la première fois en 1869, a droit à son lot d’adaptations et de réécritures. Aux éditions Jungle, Rey Terciero et Bre Indigo ont publié dernièrement « Les quatre sœurs March », un roman graphique revisité.

La bande dessinée remet au goût du jour une vieille histoire en la transposant au XXIe siècle. Meg, Jo, Beth et Amy sont quatre jeunes new-yorkaises dont le père est parti en intervention militaire au Moyen Orient. Leur mère, infirmière, accumule les heures supplémentaires pour subvenir aux besoins de la famille. Mails, journaux intimes, illustrations, la BD mélange les styles pour devenir un ouvrage 2.0. Il est question de famille bien sûr, mais aussi d’amour et d’identité. L’originalité réside par ailleurs dans la mise en avant du droit des femmes et de la cause LGBT. Un roman graphique somme toute réussi qui ne pourra que parler aux adolescentes d’aujourd’hui.