J’ai toujours cette musique dans la tête

femme avec main dans le dos

J’ai toujours cette musique dans la tête

A quarante ans, Yanis et Vera forment un couple heureux que tout le monde envie. Parents de trois beaux enfants, ils vivent dans un appartement correspondant totalement à leur art de vivre. Yanis travaille dans un cabinet d’architecture avec Luc, qui n’est autre que le frère de Vera. Alors qu’un sublime chantier se profil à l’horizon, Yanis, enthousiaste, fait part de son coup de cœur à son collaborateur. Mais comme à chaque fois, Luc, plus pragmatique, refuse la proposition. Lassé de devoir faire face à un patron qui compromet à chaque fois ses plans, Yanis décide tout simplement de claquer la porte et de voler de ses propres ailes. Grâce à l’aide de Tristan, un nouveau client qui ne jure que par son talent, Yanis se met à travailler sur le fameux chantier pharaonique. Ce qu’il ignore encore, c’est que Tristan ne souhaite pas que son bien…

Difficile de vous faire un résumé du dernier roman d’Agnès Martin-Lugand sans vous spoiler ! Mais dès le début de l’histoire, on se doute bien que quelque chose ne tourne pas rond dans l’esprit de Tristan. En effet, cette affection soudaine qu’il a pour Yanis et l’ensemble de sa famille ne semble pas saine, c’est d’ailleurs ce que pense Vera elle-même. Mais au fur et à mesure des rendez-vous, des propositions de Tristan, des vacances, le couple se laisse charmer par ce nouvel ami qui les aide au quotidien. Pourtant, depuis que ce dernier est entré dans leur vie, Yanis et Vera ne côtoient plus leurs meilleurs amis, et Yanis en vient même à s’éloigner de sa femme et de ses enfants. Un changement pas si anodin que cela.
Le titre du roman d’Agnès Martin-Lugand, « J’ai toujours cette musique dans la tête » n’est autre qu’une petite phrase amoureuse que le couple se dit régulièrement. Comme à chaque fois, j’attendais avec impatience le dernier ouvrage de l’auteure et je n’ai point été déçue. Le livre a été vite avalé et même si mon préféré reste « Les gens heureux lisent et boivent du café », je prends toujours autant de plaisir à me plonger dans son écriture, dans ses histoires empreintes de réalisme.

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Désolée, je suis attendue

femme pressée avec un imperméable

Désolée, je suis attendue

La trentaine passée, Yaël ne vit que pour son travail d’interprète dans une agence renommée. Lorsqu’elle n’est pas en réunion à son travail, elle est en dîner d’affaires. Plus souvent présente à son bureau qu’à son domicile, la jeune femme est devenue au fil des années le bras droit de son patron. Yaël aime son job, au point d’avoir fait une croix sur les vacances. Sa famille et ses amis s’inquiètent de son attitude et de son style de vie. Mais quand Marc, son meilleur ami, refait surface, Yaël est bouleversée. Elle qui se voyait déjà associée dans l’entreprise, voit son quotidien se transformer. Et si l’ancienne Yaël était de retour ?
 
Ah je peux vous dire que je l’attendais le nouveau roman d’Agnès Martin-Lugand ! Le titre, « Désolée je suis attendue » reflète très bien la personnalité de l’héroïne, toujours sur le qui-vive, accro aux nouvelles technologies et à son travail. C’est un personnage principal vraiment différent des autres que l’on trouve dans les romans de l’auteure. D’ailleurs, cette dernière profite de son nouvel ouvrage pour faire un clin d’œil à un autre de ses livres, « Autour de moi, le bonheur se faufile » en intégrant dans cette histoire des personnages du roman.
Toujours est-il que nous devons faire face à une femme débordée, qui ne se laisse pas une minute pour elle. C’est limite stressant ! On a envie de la secouer et de lui dire : « Stop, profite un peu de la vie et des tiens ! » Mais malgré ce caractère très déterminé, on s’attache à Yaël. Il est en effet rare de croiser sur sa route des gens passionnés par leur travail, au point où ils sont capables de faire une croix sur tout le reste.
Bon évidemment, « Désolée je suis attendue » est une belle histoire aussi parce qu’elle contient une grosse dose d’amitié et d’amour. Il y est aussi question de choix et de direction à prendre, ce qui peut donner au lecteur l’envie de réfléchir à son tour sur sa propre vie.
 
Avec son quatrième roman, c’est officiel, Agnès Martin-Lugand fait partie de mes auteurs préférés !

Entre mes mains le bonheur se faufile

Entre mes mains le bonheur se faufile

Depuis son plus jeune âge, Iris voue une passion invétérée pour la couture. A défaut d’avoir intégré l’école de ses rêves, Iris travaille dans une banque dans laquelle elle s’ennuie profondément. Quant à son époux, il est médecin dans un hôpital. Et puis un jour, lors d’un repas de famille, Iris apprend qu’elle aurait pu devenir couturière si ses parents l’avaient laissée faire. Bien décidée à ne pas œuvrer comme banquière toute sa vie, la jeune femme décide de suivre une formation de 6 mois à Paris. Sur place, elle rencontre Marthe, qui va très vite devenir son mentor, mais aussi Gabriel, un homme à femmes qui semble être tombé sous le charme de la nouvelle Coco Chanel…

En l’espace de quelques mois, Agnès Martin-Lugand est devenue une de mes auteures préférées ! Après avoir lu « Les gens heureux lisent et boivent du café », puis la suite « La vie est facile, ne t’inquiète pas », il ne me restait plus qu’à ouvrir « Entre mes mains le bonheur se faufile ». Il est clair qu’Agnès Martin-Lugand a un don pour l’écriture car, dès les premières lignes, je suis plongée dans ses histoires et pas seulement parce que le personnage principal est féminin ; ce n’est qu’une pure coïncidence.

La couture est un univers qui ne m’est absolument pas familier et pourtant le récit m’a plu d’emblée. Iris est une femme qui décide de reprendre sa vie en main du jour au lendemain, de réaliser ses rêves, quitte à devoir s’éloigner de son mari quelque temps. Elle n’oublie pas son époux pour autant et n’hésite pas à faire l’aller-retour le week-end pour passer des moments avec lui. Si certains passages du roman peuvent être prémédités, il y en a d’autres qui m’ont surprise. En effet, quelques-uns des personnages principaux cachent bien des mystères, ce qui donne un final assez haut en couleur.

La vie est facile, ne t’inquiète pas

La vie est facile, ne t’inquiète pas

De retour d’Irlande, Diane est bien décidée à tourner la page et à remettre sa vie sur les rails. A Paris, à l’aide de son meilleur ami Félix, elle reprend en main son café littéraire « Les gens heureux lisent et boivent du café ». Dans ce lieu qu’elle chérit tant, elle rencontre Olivier, un jeune homme attentionné qui ne lui est pas insensible. Avec lui, Diane semble enfin prête à se lancer. Mais sur les terres d’émeraude, un événement inattendu vient chambouler la jeune propriétaire. L’un des êtres auxquels elle tient le plus est gravement malade. 

« La vie est facile, ne t’inquiète pas » n’est autre que la suite de « Les gens heureux lisent et boivent du café », premier roman d’Agnès Martin-Lugand (qui sera d’ailleurs bientôt adapté au cinéma). Dans le premier opus, Diane, une Parisienne faisait le deuil de son mari et de sa petite-fille, perdus de façon tragique dans un accident de voiture. Pour se remettre d’aplomb (et fuir peut-être aussi un peu ses problèmes), Diane s’était envolée pour l’Irlande, dans un village choisi soigneusement au pif. Sur place, elle avait fait la rencontre d’une famille attachante, et s’était surtout amourachée d’Edward, un homme bourru mais plein de charme.

N’y allons pas par quatre chemins : quand vous avez adoré et dévoré un bouquin, et que vous apprenez qu’il y a une suite, vous êtes un peu excité comme un acarien qui a eu son invitation pour le salon de la moquette ! « La vie est facile, ne t’inquiète pas » s’est lu exactement de la même manière que le premier volume. J’ai replongé dans le passé de Diane, j’ai à nouveau mis les pieds en Irlande, j’ai eu envie de prendre un chocolat chaud dans son café littéraire, je me suis amusée du comportement de Félix et j’ai rêvé, frissonné. L’auteure aborde de nombreux thèmes à l’instar de l’amour, du deuil, de l’amitié, avec beaucoup de justesse.

Agnès Martin-Lugand a très bien réussi la suite de son histoire (qui pourrait d’ailleurs voir encore une suite) et nous donne tout simplement envie de plonger dans son univers. Prochaine lecture : « Entre mes mains le bonheur se faufile », son autre roman.

Les gens heureux lisent et boivent du café

femme qui fume à la terrasse d'un café

Les gens heureux lisent et boivent du café

Diane avait tout pour être heureuse. Une belle vie, une famille attachante, et un matin, le bonheur s’est envolé. Son mari et sa petite fille décèdent brutalement dans un accident de voiture. Pour Diane, la vie est désormais fichue, le retour à un quotidien « normal », impossible. Le temps s’est arrêté. Elle n’a plus la tête à travailler, plus le cœur à fêter depuis que les êtres auxquels elle tenait le plus sont partis à tout jamais. Même son meilleur ami n’arrive pas à lui redonner le sourire. Sur un coup de tête, la jeune femme décide de s’exiler en Irlande, un pays qu’elle avait toujours rêvé de visiter en compagnie de son époux. Elle choisit au pif une petite bourgade pour être sûre d’être tranquille. Là-bas, elle espère pouvoir faire le point sur elle-même et peut-être se donner une nouvelle chance.

Agnès Martin-Lugand a envoyé à maintes reprises son script à plusieurs maisons d’édition lorsqu’elle acheva son histoire. Personne n’a donné suite. Loin de se décourager, l’auteure a alors eu recours à l’auto-publication. Les nombreuses critiques positives des lecteurs finissent par attirer l’œil des éditeurs. Et c’est le gros lot. « Les gens heureux lisent et boivent du café » devient un best-seller, figure au top des ventes pendant plusieurs semaines d’affilées.

Je me méfie toujours de l’engouement autour de ces histoires qui séduisent autant de lecteurs. Le titre m’attirait mais je me suis dit que je le lirai « à l’occasion ». Et l’occasion a fini par se présenter. Je me suis tout de suite plongée dans le récit. Le roman a beau être ordinaire, j’ai été happée par la vie de Diane, par cet exil dans les plaines verdoyantes, par ces personnages qui ont tous leur caractère, et j’ai très vite compris pourquoi autant de lecteurs ont apprécié cette histoire. Ce roman est un hymne à l’espoir tout simplement et comme le dit ce cher Marc Levy : « L’espoir meurt en dernier ». Certains trouveront sans doute ce roman banal et l’écriture sans grand intérêt. Pour ma part, j’ai toujours préféré les paroles sincères et les phrases courtes aux longues descriptions alambiquées qui ne mènent nulle part. Heureusement que l’écrivaine a eu recours à l’auto-édition pour se faire connaître. Amoureux de la littérature, nous serions passés à côté d’une pépite…